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00:10Générique
00:16Mesdames, Messieurs, bonsoir. Merci de vous informer sur Média TV.
00:19Voici les principaux titres de votre soir info.
00:25Les Lyons de l'Atlas affronteront les Pays-Bas en 16e de finale cette nuit, dès 2h du matin.
00:31Les hommes de Mohamed Wahbi affichent d'ailleurs une grande sérénité après une phase de groupe réussie.
00:40L'Iran et Oman ont confronté leur point de vue pour la première fois depuis la signature de l'accord
00:47entre Téhéran et Washington sur la gestion future du détroit d'Hormuz.
00:53Et enfin au Liban, Téhéran avait exigé d'inclure pour parler avec les Etats-Unis.
00:58Israël a poursuivi ses frappes ce week-end malgré la signature vendredi à Washington d'un accord cadre pour une
01:05paix durable.
01:10On ouvre ce journal à Monterey où la Coupe du Monde se poursuit pour les Lyons de l'Atlas qui
01:15affronteront en 16e de finale dans la nuit de ce lundi à mardi, dès 2h, les Pays-Bas.
01:20Une dernière séance d'entraînement a eu lieu avec une concentration maximale.
01:25Les hommes de Mohamed Wahbi affichent d'ailleurs une grande sérénité après une phase de groupe réussie conclue à la
01:31deuxième place derrière le Brésil uniquement au goal average.
01:35En face, les Néerlandais montent également en puissance après un nul contre le Japon.
01:42Puis deux larges succès face à la Suède et à la Tunisie.
01:46Deux sélections ambitieuses, deux philosophies offensives, un seul billet pour Houston.
01:53C'est un 4e match de Coupe du Monde, c'est un match à l'élimination directe.
01:56On a montré sur les trois premiers matchs qu'on avait très très bien géré l'adversaire, le profil d
02:01'adversaire qui était différent,
02:03qui nous posait d'autres problèmes, qu'il fallait trouver d'autres solutions.
02:06On a montré sur les trois premiers matchs qu'on était très très appliqués à ce niveau là.
02:12Et donc voilà, c'est une autre équipe, un autre profil, d'autres solutions à trouver, un match à l
02:18'élimination directe, un contexte différent.
02:20Mais nous on va rester sur ce qu'on sait faire de bien et en adaptant bien entendu par rapport
02:26à ce que les Pays-Bas pourraient nous poser comme problème.
02:28Donc voilà, c'est le seul plan que je peux expliquer.
02:31La ministre des Affaires étrangères, de la coopération internationale et des communautés de la République de Guinée-Bissau, Fatoumata Jo,
02:39a réitéré ce lundi à Rabat la position constante et indéfectible de son pays en faveur de l'intégrité territoriale
02:46et de la souveraineté du Maroc sur l'ensemble de son territoire, y compris la région du Sahara.
02:52Dans une déclaration à la presse à l'issue de ses entretiens avec le ministre des Affaires étrangères,
02:56de la coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger Nasser Boreta,
03:00la ministre Jo a également souligné à cet égard l'importance de l'ouverture d'un consulat général
03:07par la République de Guinée-Bissau à Darla en octobre 2020.
03:11Action qui confirme, a-t-elle précisé la solidité du partenariat liant les deux pays frères ?
03:20L'Iran et Oman ont confronté leur point de vue pour la première fois depuis la signature de l'accord
03:28entre Téhéran et Washington
03:29sur la gestion future du détroit d'Hormuz.
03:32C'est ce qu'a rapporté ce lundi le ministère iranien des Affaires étrangères.
03:36L'avenir du détroit d'Hormuz, de facto verrouillé par l'Iran pendant la guerre,
03:41reste un contentieux dans les pourparlers entre Téhéran et Washington.
03:46L'Iran réfléchit à l'imposition de droits de redevances qui n'existaient pas avant la guerre,
03:51tandis que les États-Unis s'y opposent,
03:53arguant qu'il s'agit d'une voie navigable internationale,
03:56bien que les eaux du détroit bordent les côtes iraniennes et celles du sultanat d'Oman.
04:01Le Oman, d'ailleurs, a affiché ces derniers jours des positions ambiguës sur cette question.
04:06Mardi, après la visite des responsables iraniens,
04:09Oman et l'Iran avaient annoncé dans un communiqué commun
04:12se pencher sur les coûts de la future gestion du détroit d'Hormuz.
04:20Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Arrachi, a prévenu dimanche
04:23que toute tentative d'opter pour une autre route risquait d'accroître les tensions dans la région
04:30après une reprise des hostilités ces derniers jours dans le golfe avec les États-Unis.
04:35L'Iran a vu d'un mauvais oeil cette annonce,
04:37car le seul passage autorisé par Téhéran se fait dans un couloir qui longe ses côtes.
04:43Toute ingérence dans la gestion du détroit conduira à des retards dans sa réouverture
04:47et augmentera les tensions, a mis en garde Abbas Arrachi
04:50à l'occasion d'une visite officielle à Bagdad.
04:56Aucune réunion entre l'Iran et les États-Unis n'est prévue cette semaine au Qatar,
05:00a affirmé ce lundi la diplomatie iranienne,
05:03démentant les affirmations de médias américains,
05:06évoquant une rencontre prévue mardi sur la question du détroit d'Hormuz.
05:10Le Qatar est un pays médiateur,
05:12avec le Pakistan dans les pourparlers entre l'Iran et les États-Unis,
05:16visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
05:19Les dernières discussions entre Téhéran et Washington se sont d'ailleurs tenues en Suisse le 21 juin dernier.
05:25Le média américain Axios, citant des responsables américains,
05:28a affirmé dimanche que l'Iran et les États-Unis tiendraient mardi une rencontre au Qatar
05:33afin de résoudre leurs différends concernant le détroit d'Hormuz.
05:40C'est au Liban que Téhéran avait exigé d'inclure dans les pourparlers avec les États-Unis.
05:46Israël a poursuivi ses frappes ce week-end,
05:49malgré la signature vendredi à Washington d'un accord cadre
05:52pour une paix durable tuant une personne samedi
05:55et blessant deux dimanches, selon les autorités libanaises.
05:59Cet accord prévoit notamment qu'Israël continue à occuper le sud du Liban
06:04comme depuis le début de cette nouvelle guerre contre le Hezbollah,
06:07jusqu'à ce que le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rende les armes.
06:11Le Hezbollah qui rejette d'ailleurs cet accord
06:13et s'est opposé aux négociations directes organisées à Washington
06:16entre Israël et le Liban,
06:18a dit se réserver le droit de défendre sa patrie
06:20après ses dernières attaques israéliennes.
06:26Au Venezuela, 1450 morts et 50 000 personnes
06:30sont toujours portées disparues quatre jours après le double séisme.
06:33Des équipes de secours accompagnées de chiens renifleurs
06:37recherchent des derniers survivants dimanche
06:40après les deux puissants séismes ayant frappé le pays.
06:43Les dommages causés sont évalués
06:45à près de 7 milliards de dollars,
06:48soit 6% du PIB du pays
06:50à évaluer le programme des Nations Unies
06:52pour le développement.
06:54Le Venezuela est un pays à risque sismique
06:56même si aucun grand tremblement de terre
06:58n'y avait été enregistré depuis 1997.
07:01Je vous propose d'ailleurs d'écouter
07:02quelques réactions de Vénézuéliens.
07:06Nous recherchons nos jumeaux
07:07qui apparemment auraient pu être retrouvés
07:09la nuit dernière dans les décombres
07:11et je me rends dans plusieurs endroits de Caracas
07:13dont des hôpitaux
07:14pour voir si je peux retrouver mes enfants.
07:18La situation est extrêmement critique.
07:21Nous avons reçu un nombre incalculable de patients.
07:24Beaucoup sont arrivés seuls, sans famille ou maison
07:26et d'autres n'ont plus rien du tout
07:27si ce n'est les vêtements qu'ils portent.
07:28Beaucoup d'enfants sont aussi arrivés sans leurs parents
07:31ou aucun de leurs proches à leur côté.
07:33Retour au Maroc où les résultats des comptes nationaux
07:36du premier trimestre 2026
07:37montrent que l'économie nationale
07:39a maintenu un rythme de croissance soutenu
07:42de 4,6% après 5% au premier trimestre 2025
07:47selon une note d'information
07:48sur la situation économique nationale
07:51du Haut Commissariat au plan.
07:53Cette évolution traduit un léger ralentissement
07:55de l'activité largement récompensée
07:57par la forte progression de la valeur ajoutée agricole.
08:02Les activités non agricoles ont vu
08:05leur rythme de croissance ralentir,
08:07passant de 4% à 2,6%.
08:13Direction Tanger à présent,
08:15où s'est tenue la seconde édition
08:16de Tanger International Swimming Meeting
08:18à la piscine olympique de la ville.
08:20organisée par le club IRT Natation
08:23Itihad Riyadi de Tanger,
08:25l'événement s'est déroulé sous l'égide
08:27de la Fédération royale marocaine de natation
08:29et a offert une démonstration de très haut niveau
08:31de la part des 24 clubs en compétition.
08:34Outre les performances,
08:36ce meeting a aussi été l'occasion
08:37de nouer des liens culturels
08:39avec certaines délégations étrangères.
08:41Elie Selam Raoui et Samuel Chiron-Gomez
08:43sont allés à la rencontre des graines de champions.
08:49Dans une ambiance solennelle,
08:5224 clubs et 309 nageurs s'affrontent
08:54dont les équipes espagnoles de Huelba,
08:57Cadix et Barcelone.
08:58Le club Andalou et l'IRT de Tanger
09:00ont passé une semaine d'entraînement ensemble.
09:03Oui, on a appris leur culture,
09:05on a appris leur sens à vivre et tout ça.
09:09On s'est bien parlé,
09:11on a joué water polo avec eux,
09:14qui a mes amis,
09:15et on partage les idées.
09:18Et c'est une nouvelle expérience quand même.
09:20On s'est bien amusés,
09:22on s'est entraînés,
09:24on s'est échangé plein de choses.
09:26On a vécu comme des amis,
09:27comme des frères, comme des potes.
09:30De 10 ans à 25 ans,
09:32tous les âges se retrouvent dans le bassin.
09:34Les nageurs s'exercent de 50 mètres à 400 mètres
09:40et réalisent les quatre nages individuels.
09:48Tout se déroule dans d'excellentes conditions,
09:51les participants sont très bien accueillis,
09:53les enfants échangent en anglais et en français,
09:55et l'ambiance est particulièrement conviviale.
10:02Zineb El Hazaz est une ancienne championne marocaine de natation.
10:06Elle a été la première marocaine à se qualifier
10:08pour les Jeux Olympiques de la jeunesse.
10:11Elle est désormais entraîneuse à l'IRT Tangier
10:13et a encadré cet échange entre marocains et espagnols.
10:17C'était un peu intense pour nos nageurs
10:21parce que c'est vrai qu'on a un groupe qui est assez jeune
10:24et c'était l'occasion pour eux de challenger les plus grands
10:28et surtout une équipe qui est, on va dire, internationale.
10:32Ce tournoi rend hommage à Feu Ahmed Matallah.
10:35En effet, il a dédié sa vie à l'engagement associatif au Maroc.
10:40Place à présent à notre entretien avec l'invité de la rédaction.
10:51À mesure que le Maroc affirme son poids diplomatique, économique, sportif et continental,
10:58sa visibilité internationale s'intensifie.
11:00Mais cette exposition s'accompagne également d'une multiplication
11:03des récits parfois favorables, parfois critiques,
11:06qui façonnent la perception du Royaume du Maroc bien au-delà de ses réalisations.
11:11Pendant six mois, le cabinet Affinitix a analysé plus de 4100 articles
11:16publié par 363 médias dans 53 pays afin de mesurer pour la première fois
11:22la manière dont le Maroc est raconté dans la presse internationale.
11:26Une étude qui pose une question centrale.
11:29À l'heure du soft power et de la guerre informationnelle,
11:33la puissance d'un État se mesure-t-elle autant à sa capacité d'agir
11:37qu'à celle de raconter son action ?
11:39Et bien pour en parler, nous sommes en direct depuis Casablanca
11:42avec Omar Alaoui, fondateur d'Affinitix, expert en intelligence de la donnée
11:47et en analyse d'opinion, et également représentant du Financial Times au Maroc.
11:51Omar Alaoui, bonsoir et merci d'être avec nous.
11:54Bonsoir, merci beaucoup d'avoir reçu.
11:57Soyez le bienvenu.
11:58Alors votre étude repose sur l'analyse de plus de 4100 articles publiés
12:02dans 53 pays.
12:04Quel est selon vous le principal enseignement de cette cartographie médiatique ?
12:09Est-ce que le Maroc est aujourd'hui davantage observé ou davantage scruté ?
12:16À mon sens, on a distingué une nuance claire dans le rapport.
12:20C'est qu'il y a un équilibrage net entre le Sud et le Nord.
12:25Ce fait est causé par le type de cadrage médiatique qui se fait dans ces économies,
12:31c'est-à-dire dans les économies du Nord.
12:33Je parle du Nord en général, c'est les États-Unis, c'est l'Europe du Nord,
12:38les démocraties occidentales.
12:40Ils ont une façon très particulière de trouver l'information.
12:46Alors vous montrez ?
12:47Oui.
12:48Et puis on a le Sud, qui est beaucoup plus, qui cadre les informations
12:55du manière beaucoup plus fraternelle, beaucoup plus émotionnelle.
13:00Et honnêtement, certains d'entre eux ne leur rendent pas service forcément,
13:04parce que les éloges et disons le favoritisme de couverture,
13:11à un certain moment, deviennent une opinion et n'est plus pris au sérieux.
13:16Alors vous montrez que certains pays très proches du Maroc,
13:20sur le plan diplomatique, portent pourtant un regard médiatique plus critique,
13:24tandis que d'autres lui sont beaucoup plus favorables.
13:26Comment est-ce que vous expliquez ce paradoxe ?
13:28L'image d'un pays dépend-elle davantage des intérêts géopolitiques
13:32que de ses performances réelles ?
13:35Non, c'est vraiment le type, l'expertise éditoriale des médias.
13:43C'est-à-dire que quand vous adressez un média du type de New York Times
13:49ou de Guardian ou de Financial Times,
13:52leur façon de recevoir et de lire un communiqué de presse est totalement différente
13:56de la manière qu'il va être approché, perçu et interprété,
14:01disons, par les rédactions en Afrique ou dans les pays du Golfe
14:06ou même en Asie du Sud-Est.
14:08Alors les journalistes des pays occidentaux,
14:12ils veulent toujours connaître le « why » de la chose.
14:17Alors, M. Allaoui, après vous, je vous écoute.
14:22Alors, vous leur donnez l'information et ils veulent toujours savoir le « why ».
14:27C'est-à-dire que vous pouvez dire au New York Times,
14:29on construit une infrastructure sportive qui coûte X dollars.
14:34Le journaliste, il va dire « oui, mais… »
14:41Dans le parti sud du monde, vous leur donnez un article qui dit
14:44« on construit une infrastructure sportive de X dollars »,
14:47ils vont dire « oui, bravo ».
14:49Vous voyez ?
14:50Alors, j'ai schématisé un peu, c'est beaucoup plus complexe et compliqué,
14:54mais c'est grosso modo la nuance qui se dégage du rapport.
14:59Omar Aoulaoui, vous défendez l'idée que les États
15:02ne sont plus seulement en concurrence sur les plans économiques ou diplomatiques,
15:06mais aussi dans la production des récits.
15:09Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que vous entendez
15:11par cette bataille des récits, justement ?
15:14En fait, il y a un change qui est posé là, que pose le rapport,
15:19c'est que le Maroc a un capital réputationnel très important,
15:25dans le monde entier.
15:27On ne va pas traiter des pays qui sont dans une position de contestation bruyante,
15:34mais la plupart des pays du monde ont une perception très favorable du Maroc.
15:38Pourtant, il ne faut pas mélanger capital de réputation et influence,
15:44parce que les médias ne rapportent pas seulement les faits,
15:49ils les hiérarchisent, ils les cadrent dans des schémas interprétatifs
15:53qui favorisent une certaine opinion à leur marché.
15:58Donc, nous, on est soumis à ces cadrages médiatiques
16:04qui varient selon les marchés.
16:06Dès lors, nous, on dit qu'il ne faut plus produire du contenu
16:10qui soit « one size fits all ».
16:12Il faut que les contenus soient taillés et denses par rapport au marché.
16:17Certains marchés auront un certain type de contenu,
16:20d'autres auront d'autres types de contenu.
16:23Alors, là, aussi, un autre challenge,
16:25si vous permettez, c'est qu'on est dans une situation
16:31où on compte trop sur le soft power de séduction,
16:40c'est-à-dire le sport, l'économie soft, la culture, le tourisme.
16:47Et ces choses-là ne sont pas les vecteurs de construction
16:50de ce dont on a besoin le Maroc pour s'imposer comme puissance industrielle,
16:55qui n'entre que l'autorité intellectuelle.
16:58Nous devons devenir une source d'informations
17:00qui ne sont pas contestées, mais qui sont engagées.
17:03Pour arriver à ce stade, il faut développer du contenu
17:06qui soit basé sur des données, des intervenants de haut niveau,
17:11des think tanks de haute réputation, des centres académiques,
17:15des centres de recherche.
17:16Et quand on produit ce genre de données,
17:18les rédactions du monde, qui nous importent aujourd'hui,
17:21à mon avis, qui sont les médias des économies libérales,
17:27qui ne sont pas contre nous, détrompez-vous,
17:29ils sont pour nous, mais ils veulent des preuves,
17:34ils veulent du narratif qui soit documenté.
17:37Alors, votre étude montre également
17:39qu'à mesure qu'un pays gagne en influence,
17:41il devient aussi plus exposé aux contre-récits
17:44et aux campagnes informationnelles.
17:46Est-ce qu'on peut dire que la guerre de l'information
17:48est devenue le revers de la puissance ?
17:50Est-ce que les succès d'un pays deviennent-ils désormais
17:53des objets de compétition narrative ?
17:59Je dirais que oui.
18:00Les grands pays qui communiquent et exportent leur culture
18:08maîtrisent cet outil depuis très longtemps.
18:11La plus grande exportation des États-Unis,
18:13ce n'est pas la technologie.
18:16C'est leurs films, c'est leurs habits,
18:19c'est leur méthode de manger,
18:21c'est leur culture.
18:23Ils exportent dans toutes les parties du monde.
18:27Et ils ne sont pas dans une approche
18:31où s'ils sont critiqués,
18:34ils sont critiqués parce qu'ils sont leaders.
18:36Donc, si le Maroc aujourd'hui
18:38veut assumer sa position
18:40qu'il est en train de dire haut et fort,
18:43il doit accepter les contestations,
18:45pas seulement les célébrations.
18:48Quand quelqu'un va contester,
18:50il faut lui répondre
18:51avec une méthode chirurgique,
18:53avec des données, des précisions
18:55et jamais avec le silence
18:57ou, disons, la réponse violente, entre guillemets.
19:03Ces gens-là, on veut tout simplement
19:05besoin que lorsqu'ils créent un incident
19:08par une couverture,
19:09on doit tout simplement leur parler,
19:11leur donner des facts,
19:13du fact-checking.
19:14Ce sont des rédactions qui sont dans le fact-checking.
19:18Ils accepteront totalement
19:19un document de fact-checking.
19:20Bien entendu, cela nécessite une infrastructure.
19:24Il faudrait des experts autour
19:27qui maîtrisent ces outils
19:28et qui puissent suivre les articles,
19:32suivre les tendances des pays et des régions.
19:35Vous écrivez que le Maroc doit passer
19:37de statut de pays séduisant
19:39à celui de pays qui fait autorité.
19:41Quelle différence faites-vous
19:42entre ces deux notions ?
19:43Qu'est-ce qui fonde aujourd'hui
19:45l'autorité intellectuelle d'un État,
19:46d'après vous ?
19:50L'autorité intellectuelle,
19:54c'est ce qui fait qu'on ne conteste pas
19:58une information lorsqu'elle vient
20:00du New York Times
20:02ou du Financial Times.
20:04Ce sont des autorités dans leur industrie.
20:07Donc nous, aujourd'hui,
20:09comme je disais tout à l'heure,
20:10notre soft power,
20:11il est bâti sur le tourisme,
20:14la culture, un peu de société,
20:18la diplomatie royale, etc.
20:20Ces choses-là ne vont pas bâtir
20:22l'autorité intellectuelle
20:24qui va supporter, disons,
20:26la moralité d'une puissance industrielle.
20:30On est dans une économie de France,
20:33de technologie,
20:35d'économie verte,
20:37de logistique,
20:38et on a ces instruments-là.
20:39On a tantgénèles,
20:41on a l'hydrogène,
20:42on a l'énergie verte.
20:44On a, on a, on a.
20:45Il suffit juste
20:46d'alimenter ces vecteurs
20:49avec de la donnée
20:50et les soumettre
20:53pour construire
20:54un autre type de narratif.
20:56Aujourd'hui,
20:57qui écrit le récit international du Maroc ?
20:59Est-ce que ce sont les médias,
21:01les think tanks,
21:02les plateformes numériques
21:03ou encore les influenceurs
21:04ou bien les algorithmes eux-mêmes ?
21:10En fait,
21:11notre diagnostic a été fait
21:14sur la couverture médiatique.
21:16Tout ce qui a été écrit
21:17par 363 médias dans le monde
21:21et ces gens-là reprennent les dépêches
21:25ou reprennent les articles de confrères.
21:27Ce ne sont pas des reprises
21:29des réseaux sociaux
21:30ou des postes, etc.
21:32Non, ce sont des contenus
21:33qui ont été générés
21:34par les agences de presse,
21:36ou par des médias X, Y, Z.
21:40Et ils sont repris
21:41et ils sont interprétés.
21:42Bien entendu,
21:43quand ils écrivent,
21:45comme je disais tout à l'heure,
21:46ils vont cadrer cette information,
21:48ils vont les hiérarchiser
21:49pour qu'elles s'inscrivent
21:50dans des schémas interprétatifs
21:53qui orientent leur opinion.
21:55C'est-à-dire que là,
21:56il y a un facteur idéologique
21:58et on a identifié également
22:00les idéologies
22:01qui viennent créer
22:02une sorte de ségrégation
22:04dans comment l'information est traitée.
22:06Donc, le Maroc,
22:07aujourd'hui, à mon avis,
22:09c'est bien qu'il soit fort
22:10en tant que pays séducteur,
22:12mais pour passer
22:13à l'autorité intellectuelle,
22:15il y a un chantier.
22:17C'est-à-dire qu'il doit se focaliser
22:20sur ce que moi,
22:21j'appelle
22:22la newsroom expertise.
22:23C'est-à-dire qu'il faut qu'on se focalise
22:26sur la partie business
22:28et c'est là
22:29où l'autorité intellectuelle
22:30se construit.
22:32Elle se construira.
22:34Oui.
22:35Le Maroc dispose
22:36d'atouts considérables.
22:37Pour n'en citer que quelques-uns,
22:39il y a la stabilité diplomatique,
22:41la diplomatie africaine,
22:42la diaspora,
22:44les grands événements sportifs
22:45ou encore la Coupe du Monde 2030
22:46qui approche.
22:47Pourquoi est-ce que ces réussites
22:48ne suffisent plus
22:50à elles seules
22:51à construire une influence durable ?
22:52Est-ce qu'il faut désormais
22:53raconter autrement
22:55le Maroc
22:55plutôt que simplement
22:56communiquer
22:57sur ces réussites ?
23:00Ce que vous avez cité là,
23:02l'ensemble représente
23:04le soft power
23:05séducteur.
23:06Le sport,
23:08le tourisme,
23:09la diplomatie africaine,
23:10etc.
23:11D'accord ?
23:12Maintenant,
23:12il ne faut pas oublier
23:13qu'il y a une vingtaine
23:15de médias dans le monde
23:16qui influencent
23:18le reste des médias du monde.
23:21Je peux vous les citer
23:21un par un.
23:23Ces médias-là
23:25sont des générateurs
23:26de contenu.
23:27Je dis n'importe quoi,
23:29c'est lorsque,
23:30par exemple,
23:30le Wall Street Journal
23:32écrit un article
23:33sur le Maroc,
23:35cet article
23:36va parcourir
23:37toutes les salles
23:38de rédaction
23:40qui couvrent le Maroc.
23:42Donc,
23:43ce sont des médias,
23:44même s'ils sont peu nombreux,
23:45en fait,
23:45ils ont représenté
23:46un peu moins de voix,
23:4725%
23:48des contenus
23:50qu'on a collectés,
23:51mais ils ont
23:52un fort pouvoir
23:53de dissuasion
23:54sur le reste du monde.
23:57Donc,
23:58je ne dis pas
23:59qu'il faut abandonner
24:00le soft power
24:02séducteur,
24:03mais il faut migrer
24:04et intégrer
24:05le soft power
24:06de l'autorité intellectuelle.
24:10Revenons sur une
24:11de vos affirmations
24:12au lendemain
24:13de la Cannes
24:13qui disait
24:14que ce n'était pas
24:15seulement un tournoi,
24:16mais une projection
24:17de puissance.
24:18Est-ce qu'on peut dire
24:18que le Maroc a tiré
24:19les enseignements
24:20de cette expérience
24:21pour renforcer
24:22sa stratégie d'influence
24:23et comment mieux
24:24se prémunir
24:25justement
24:25contre les campagnes
24:27de dénigrement ?
24:31Écoutez,
24:32les campagnes
24:32de dénigrement,
24:34c'est ce qu'on appelle
24:35nous la contestation
24:36bruyante.
24:37Il n'y a pas grand-chose
24:39que vous pouvez faire
24:40pour ça.
24:41Il faut juste,
24:41comme j'ai dit une fois
24:43avec mon frère,
24:44accepter la critique.
24:46Il ne faut pas se braquer
24:47à chaque fois
24:48qu'il y a une critique.
24:50Il faut s'armer
24:50de données
24:51et d'informations
24:52pour expliquer.
24:53S'il y a des inondations,
24:56il faut expliquer
24:57pourquoi,
24:58comment,
24:59les montants
24:59qui ont été mis,
25:01etc.
25:01Tout le monde
25:02a des inondations.
25:03On n'est pas laissé
25:03avoir des inondations.
25:04S'il y a quoi que ce soit,
25:05il faut juste expliquer.
25:06Il ne faut pas laisser
25:07le vide.
25:09Et il ne faut pas
25:10rentrer dans un mode
25:11de vigilance agressive.
25:13Non.
25:13Une vigilance
25:16intelligente
25:17basée sur l'observation
25:18et la veille
25:19et être préparé
25:21avec des data packs
25:22qu'on puisse rapidement
25:24soumettre
25:24à ces rédactions.
25:26Il se peut que,
25:26l'idée,
25:27ce n'est pas
25:27que ces rédactions
25:29écrivent pour nous
25:30ou soient avec nous.
25:32On veut juste
25:32qu'elles soient justes
25:33dans leur couverture.
25:37C'est tout.
25:38On ne peut pas
25:39demander à des rédactions
25:39écrivées pour nous
25:43à perpétuité.
25:44Il faut les respecter
25:46et leur dire
25:46« On a vu
25:47ce que vous avez écrit,
25:48c'est tenu en compte,
25:50voici un complément
25:51d'information. »
25:53Moi, je vous dis
25:53tout à l'heure,
25:53vous avez dit
25:54que je travaille
25:54avec les fans
25:55mais effectivement,
25:56les salles de rédaction
25:57là-bas sont fermées
25:58aux communiqués de presse.
26:00C'est comme ça.
26:01Si vous envoyez
26:02une étude complète,
26:05audité, etc.,
26:06ils vont l'apprendre
26:07avec grand plaisir
26:08à l'étudier.
26:09Alors, votre étude
26:10repose notamment
26:10sur le BS Narrative Index.
26:13Comment est-ce
26:13que cet indicateur
26:14permet-il
26:14de distinguer
26:15un biais éditorial
26:17d'une simple ligne éditoriale ?
26:21Dans chaque article
26:24ou titre,
26:25vous avez une tournure.
26:28D'accord ?
26:29Je vais vous donner
26:29un exemple.
26:31Un journal écrit
26:33un article sur,
26:35disons,
26:38une usine automobile
26:40qui va être lancée
26:41à Tangemet.
26:42D'accord ?
26:43Et dans cet article,
26:44vous allez vous retrouver
26:46avec une densité
26:47de 30 %
26:48des enjeux régaliens.
26:51Les salaires,
26:53les problèmes d'accès,
26:57la justice,
26:59les conditions de travail.
27:02Vous voyez ?
27:03Là, c'est un biais.
27:05C'est sur le nombre de...
27:07Pardon.
27:09Excusez-moi,
27:09avant de conclure,
27:10on est pris par le temps,
27:11malheureusement.
27:11Une dernière petite question.
27:13Est-ce que, selon vous,
27:14le Maroc devrait se doter
27:16d'une véritable doctrine
27:17nationale d'influence
27:18au même titre
27:19qu'il dispose
27:20d'une doctrine
27:21diplomatique
27:21ou économique ?
27:26Doctrine,
27:27je ne sais pas.
27:28Mais il faudrait
27:30mettre en place
27:31une cellule
27:32qui puisse travailler
27:34sur ça.
27:35Et je ne dirais pas
27:36sérieusement,
27:37parce qu'il travaille
27:38sérieusement,
27:39mais travailler,
27:41nouer des relations.
27:42et par ailleurs,
27:44je voudrais assurer
27:45que cette autorité
27:46ne va pas
27:47être construite
27:48que par l'État.
27:49Le secteur privé
27:50a un grand rôle à jouer.
27:51Le secteur académique
27:52a un grand rôle à jouer.
27:54Parce que tous ces gens-là
27:55doivent s'unir
27:56et travailler
27:57pour pouvoir
27:58bâtir cette autorité.
28:03Merci beaucoup
28:04Omar Al-Alaoui
28:04pour votre analyse
28:05et d'avoir répondu
28:06à toutes nos questions.
28:07Je rappelle que vous êtes
28:08fondateur
28:08d'Affinitix,
28:09expert en intelligence
28:10de la donnée,
28:11en analyse d'opinion
28:12et aussi représentant
28:13du Financial Times
28:14au Maroc
28:15et que vous étiez
28:15avec nous en direct
28:16depuis Casablanca.
28:17Merci infiniment.
28:19Merci à vous.
28:20Bonsoir.
28:23Il est l'heure à présent
28:24de faire le tour
28:24de l'actualité économique
28:26nationale et internationale
28:27et c'est avec
28:27Younes Benzineb.
28:37À la une de l'actualité économique
28:39de ce lundi,
28:40les derniers chiffres
28:41de la croissance économique
28:42au Maroc.
28:43Selon le HCP,
28:44le produit intérieur brut
28:45a progressé de 4,6%
28:47contre 5%
28:48à la même période
28:49de l'année précédente,
28:50plusieurs secteurs
28:51ont affiché
28:52des résultats
28:52moins favorables,
28:54les activités industrielles,
28:55l'extraction minière,
28:56l'électricité et l'eau
28:57ainsi que la construction
28:58ont toutes connu
28:59un ralentissement.
29:00Le secteur non agricole
29:02a ainsi vu sa croissance
29:03passer de 4 à 2,6%
29:05en un an.
29:06En revanche,
29:06le secteur primaire
29:07a fortement soutenu
29:08l'activité économique.
29:10L'agriculture a enregistré
29:11une nette progression
29:12portée par une hausse
29:13de 18,4%
29:15de son activité.
29:16Les services financiers,
29:18le transport
29:19et les télécommunications
29:19ont également
29:21poursuivi
29:21leur dynamique.
29:26Autre indicateur
29:28encourageant,
29:28la demande intérieure
29:29continue de soutenir
29:30l'économie nationale.
29:32Au premier trimestre,
29:33elle a progressé
29:34de 6,5%,
29:35un rythme légèrement supérieur
29:37à celui enregistré
29:38un an auparavant.
29:39Selon le HCP,
29:40cette évolution
29:41est principalement portée
29:42par la consommation
29:43des ménages.
29:43les dépenses
29:44des familles marocaines
29:45ont nettement accéléré
29:46avec une hausse
29:47de 4,6%
29:48contre 1,1%
29:50un an plus tôt.
29:51La consommation
29:52des administrations publiques
29:53est également
29:54restée bien orientée
29:55affichant une progression
29:56de 4,9%.
29:57L'investissement
29:58de son côté
29:59continue d'augmenter
30:00mais à un rythme
30:01moins soutenu.
30:02Sa croissance
30:03est passée
30:03de 19,6%
30:05à 10,8%.
30:07Malgré ce ralentissement,
30:08elle reste un levier
30:09important de l'activité économique
30:10et contribue toujours
30:12de manière significative
30:13à la croissance
30:14du pays.
30:17On reste toujours au Maroc
30:19avec les derniers chiffres
30:20du HCP.
30:21Les importations
30:22de biens et de services
30:23ont fortement augmenté
30:24au premier trimestre
30:25avec une hausse
30:26de 12,7%.
30:28Cette progression
30:29est bien supérieure
30:30à celles enregistrées
30:31l'année précédente
30:32et s'explique
30:32par une demande
30:33toujours importante
30:34en produits importés.
30:36Les exportations
30:36poursuivent
30:37elles aussi
30:38leur progression
30:38et l'affiche
30:39une croissance
30:40de 9,2%
30:41supérieure
30:42à celle
30:42de l'an dernier.
30:43Cependant,
30:44cette bonne performance
30:45n'a pas suffi
30:46à compenser
30:46l'augmentation
30:47encore plus rapide
30:48des importations.
30:49Résultat,
30:50les échanges extérieurs
30:51ont eu
30:51une contribution
30:52négative
30:53de 2,3 points
30:54à la croissance
30:55économique nationale.
30:59Autre renseignement
31:00de cette note
31:01du HCP,
31:02l'amélioration
31:02de l'épargne nationale.
31:04Elle représente
31:05désormais
31:0631,4%
31:07du produit intérieur brut
31:08contre 29,5%
31:11un an par avant.
31:12Cette évolution
31:12s'explique
31:13notamment par la hausse
31:14du revenu national
31:15brut disponible,
31:16soutenue par la progression
31:17du PIB
31:18à prix courant
31:19et par l'augmentation
31:20des revenus nets
31:21reçus de l'étranger.
31:22Parallèlement,
31:23la consommation finale
31:24nationale est restée
31:25dynamique.
31:26Malgré cette amélioration,
31:27les investissements
31:28demeurent supérieurs
31:29au niveau
31:29de l'épargne disponible.
31:31Le besoin
31:31de financement
31:32de l'économie
31:32est ainsi estimé
31:33à 1,5%
31:35du PIB
31:35au terme
31:36du premier trimestre
31:37de cette année.
31:40Direction maintenant
31:41l'Europe
31:42avec des perspectives
31:43plus favorables
31:44pour l'économie espagnole.
31:45Le gouvernement
31:46a relevé
31:46sa prévision
31:47de croissance
31:48pour cette année.
31:49Elle passe
31:49de 2,2 à 2,6%
31:51signe de la confiance
31:53des autorités
31:54dans la capacité
31:54de l'économie
31:55à résister
31:56aux tensions
31:57internationales.
31:57Cette révision
31:58intervient pourtant
31:59dans un contexte
32:00marqué par un retour
32:01de l'inflation
32:02qui atteint
32:023,2% en juin.
32:04Les autorités
32:05estiment toutefois
32:06que les différentes
32:07mesures de soutien
32:08mises en place
32:09ces derniers mois
32:09ont permis
32:10de limiter l'impact
32:11de la hausse
32:12des prix de l'énergie
32:13sur les ménages
32:14et les entreprises.
32:15L'exécutif espagnol
32:17poursuit également
32:17ses réformes
32:18pour soutenir
32:19l'activité économique.
32:20Parmi elles
32:21figurent un vaste
32:22programme de régularisation
32:23de travailleurs étrangers
32:25afin de répondre
32:26aux besoins
32:26du marché de l'emploi
32:27et au vieillissement
32:28de la population active.
32:32Restons en Europe
32:33avec un signal positif
32:34pour le financement
32:35de l'économie.
32:36Les prêts
32:37accordés aux entreprises
32:38de la zone euro
32:39ont enregistré
32:39en mai
32:40leur plus forte progression
32:41depuis trois ans.
32:42Ils augmentent
32:43de 4% sur un an
32:45selon la Banque Centrale Européenne.
32:47Les crédits
32:47aux ménages
32:48poursuivent eux aussi
32:49leur progression
32:50aussi bien
32:51dans la consommation
32:51que dans l'immobilier.
32:53Cette évolution
32:54traduit une reprise progressive
32:55de l'accès au financement
32:57après plusieurs années
32:58de conditions monétaires
32:59plus strictes.
33:00Pour autant,
33:01la Banque Centrale Européenne
33:02reste prudente.
33:03Après avoir relevé
33:04ses taux d'intérêt
33:05en juin,
33:06elle estime
33:07qu'il n'y a pas
33:07à ce stade d'urgence
33:09à procéder
33:09à un nouveau durcissement
33:10de sa politique monétaire
33:12tout en restant attentive
33:14à l'évolution
33:14de l'inflation.
33:17Votre soir-info se poursuit
33:19avec l'invité culture.
33:21Méliane Premlitchi
33:21reçoit aujourd'hui
33:22l'artiste peintre
33:23et maître de conférences
33:24en Marseille.
33:33Mesdames et messieurs,
33:35bonsoir et bienvenue
33:36dans l'invité culture.
33:38Il y a des artistes
33:39qui choisissent
33:40de regarder la finitude
33:41humaine droit dans les yeux,
33:43non pas avec gravité,
33:44mais avec un sourire subversif
33:46et une énergie folle.
33:48Mon invité d'aujourd'hui
33:50et de cette trempe-là,
33:51plasticien, vidéaste
33:53et performeur marocain
33:54en rayonnement international,
33:56son nom est indissociable
33:59d'un motif
34:00devenu sa signature,
34:02un crâne.
34:03Mais loin des vanités sombres
34:06de l'histoire de l'art classique
34:07dont il s'inspire,
34:09ses têtes de mort à lui
34:10sont parées de paillettes
34:12couronnées de lauriers
34:13et vibrantes de couleurs.
34:15À travers une myriade d'éclats
34:18qui rappellent les pixels
34:20de notre quotidien connecté,
34:21il transforme le symbole
34:23de la mort
34:24en une célébration absolue
34:26de la vie,
34:27du désir
34:28et de l'instant présent.
34:30Il va exposer très prochainement
34:32à la Marina de Salé
34:33le 7 juillet.
34:36Carte blanche,
34:36Love, c'est le nom
34:38de cette exposition.
34:40Et Omar,
34:41c'est un plaisir
34:42de vous avoir avec nous.
34:44Omar Cédoun,
34:45plaisir de vous recevoir
34:46en tant qu'artiste
34:47et d'annoncer
34:48cette exposition prochaine.
34:50Il est donc plaisir à moi
34:51d'être parmi vous.
34:52Ma chaîne favori
34:54est Médé 1
34:55et sur les ans de Médé 1
34:57qu'on écoute chaque fois
34:59dans les radios,
35:00même la télévision.
35:02Voilà,
35:02donc heureux
35:03d'être parmi vous.
35:04Merci en tout cas
35:04d'avoir accepté
35:05cette invitation.
35:07Alors je le disais
35:08à l'instant
35:09en parlant d'introduction,
35:10votre signature
35:11c'est le crâne.
35:12expliquez-nous
35:13un petit peu
35:14ce choix.
35:16C'est un choix
35:17qui m'a venu par hasard
35:20et en 2017
35:22j'étais
35:24sanctionné
35:24par le ministère
35:25de la Culture
35:26pour faire
35:27la performance
35:28et c'était
35:29la performance
35:29le corps
35:30dans l'espace.
35:31Et donc
35:32mon projet
35:33constitué
35:34sur le corps
35:35et l'espace
35:35et donc
35:38on l'était
35:38en préparant
35:41les performances
35:42sur cette performance
35:43et donc
35:45il m'avait
35:46arrivé
35:46un accident.
35:47Un accident
35:48je tombais
35:49ici sur ma tête
35:51et j'étais
35:52en coma
35:52pendant deux jours.
35:54D'accord.
35:54Et donc
35:55de revenir
35:57à la vie
35:57avec plein
35:58d'images
36:00plein
36:00d'analyses
36:01et mon docteur
36:03il est heureux
36:04que ma tête
36:04elle est dure.
36:05donc ma tête
36:06elle est dure
36:07et c'est grâce
36:08à ma tête
36:08elle est dure
36:08que j'ai commencé
36:09à chercher
36:11cette plaisanter
36:12qui me devient
36:13réelle.
36:14C'est quoi
36:15le craint ?
36:16C'est quoi
36:16la funitude ?
36:18C'est quoi
36:20être vivant
36:20mais avec
36:21quelque chose
36:22qui est fragile ?
36:23Il est dur
36:24oui, tête dure
36:24mais aussi
36:25il est fragile.
36:26Et donc
36:26cette fragilité
36:27m'a conscience
36:28comme chercheur.
36:30Et donc
36:30je commençais
36:30à travailler
36:31sur cette recherche
36:32entre les bananiers
36:34et les plantes
36:35ici par exemple
36:36il y a
36:37une tête
36:37en or
36:38et donc
36:40je question
36:41cette tête
36:42crâne
36:43qui est vivante
36:45mais pas en mort
36:46parce que
36:47je touche ici
36:48il est vivant
36:49il est avec moi
36:50il écoute
36:51il prend
36:52mes émotions
36:52il est heureux
36:54il est malheureux
36:55mais j'aimerais
36:56être heureux
36:57que malheureux.
36:59c'est le commencement
37:01de mon projet
37:02Seré Human
37:04Seré Human
37:05c'est ça
37:05le nom
37:06de tous les crânes
37:07qu'ils ont passés.
37:08D'accord
37:08donc
37:09une inspiration
37:10qui est venue
37:11d'une expérience
37:12de vie
37:13finalement
37:13une expérience
37:15tout de même traumatisante
37:16parce que c'est pas évident
37:17vous l'avez dit
37:18vous étiez dans le coma
37:18pendant deux jours
37:20c'est ce rapport
37:21je comprends maintenant
37:22pourquoi vous dites
37:23que le crâne
37:24ça représente pour vous
37:25la vie
37:26alors que généralement
37:28on a l'impression
37:28que c'est le symbole
37:29de la mort
37:30donc il y a un petit peu
37:31et donc
37:32et donc la performance
37:34c'était le crâne
37:35emballé avec un
37:38un débon
37:39écrit fragile
37:40et avec ça
37:42je travaille aussi
37:43l'objet d'art
37:44mais
37:46quand ce crâne
37:47il est arrivé
37:48à mon atelier
37:48j'étais obligé
37:49de revenir en classe
37:50le crâne
37:52en plastique
37:53d'un docteur
37:54pour préparer
37:55pour voir les dents
37:57pour voir
37:57où il y a le cerveau
37:59toutes les choses
38:00il m'a devenu
38:01le premier prof
38:03d'apprendre le dessin
38:04donc je me contente
38:05de faire le dessin
38:07à l'objet
38:08à l'objet
38:08qui est devenu
38:09après l'objet d'art
38:10et donc
38:11il y a le dessin
38:12après il y a la peinture
38:13il y a la peinture
38:14à l'huile
38:14après
38:15en 2001
38:18je commençais
38:19de ré
38:21étudier
38:22la peinture
38:22à l'huile
38:24Isli
38:24par exemple
38:25Isli
38:25ou Tislit
38:27les deux crânes
38:28qui
38:29on prend
38:30de travailler
38:32ces deux crânes
38:33six mois
38:34de peinture
38:35à l'huile
38:36mais un vrai
38:36cours
38:37de revenir
38:38arrière
38:39les classiques
38:41de la peinture
38:41à l'huile
38:42donc voilà
38:43il y a cette
38:44démarche
38:45qui commence
38:46de crayon
38:47fusain
38:48peinture
38:49et après
38:49il y a d'autres choses
38:51et donc
38:52c'est une vie
38:53d'artiste
38:53finalement
38:54qu'on est en train
38:54de suivre
38:57tout est parti
38:58d'un accident
38:58finalement
38:59comme quoi
39:00on ne sait jamais
39:00ce qui peut nous arriver
39:01vous m'avez dit
39:02qu'on allait bien
39:02rigoler lors de cette
39:03interview
39:04c'est bien
39:06ça fait plaisir
39:07je m'attendais
39:08tous
39:08au faire cela
39:10en tout cas
39:11cette exposition
39:12qui doit démarrer
39:12le 7 juillet
39:14qui s'appelle
39:15carte blanche
39:16love
39:18expliquez-nous
39:18d'abord
39:19ce titre
39:21pourquoi love
39:22et puis carte blanche
39:23aussi
39:23qu'est-ce que ça signifie
39:25donc
39:27ma galerie
39:28c'est mon galerie
39:29ils ont choisi
39:30de me donner
39:31la carte blanche
39:33je remercie
39:35je remercie
39:36eux
39:36de cette
39:37confiance
39:38c'est parce que
39:39ce n'est pas évident
39:41de faire
39:42une carte blanche
39:43carte blanche
39:44c'est-à-dire
39:45que vous faites
39:45ce que vous voulez
39:46et donc
39:47en discutant
39:49avec
39:50monsieur Youssef
39:51et madame Hind
39:52c'était
39:53une carte blanche
39:55de ta vision
39:57aussi
39:57et donc
39:58je me dis
39:59ah bon
40:00je veux
40:01présenter
40:02pour la première fois
40:03des œuvres
40:03qui n'ont jamais été
40:04sorties dans mon atelier
40:05d'ailleurs
40:06qui ne sont pas
40:07forcément récentes
40:08oui
40:09mais
40:10elles sont intactes
40:11elles sont comme
40:12par exemple
40:13l'œuvre
40:14qui s'est intitulée
40:15l'arbre de paix
40:16va être présent
40:17et donc
40:18l'arbre de paix
40:19j'ai fait ça
40:20en 2008
40:22mais elle n'a jamais été
40:23exposée
40:23jamais exposée
40:24dans un galeriste
40:26elle était exposée
40:27dans les ruelles
40:28de Chefchaouen
40:30je le sors
40:32de mon atelier
40:32pour que les gens
40:34voient seulement
40:34mais pas
40:35exposés
40:36vont
40:36exposer
40:37et donc
40:38il y a
40:39il y a
40:40la série
40:41human
40:42il y a
40:44la série
40:45des arts
40:46et
40:47questionnement
40:48de l'environnement
40:49c'est la nouvelle
40:50Omar Saadoun
40:52c'est
40:53la continuité
40:54après
40:54l'escalde
40:56après
40:56l'écran
40:57et donc
40:58j'étais
41:00inspiré
41:00de mes visites
41:01au Sahara
41:04pour la première fois
41:05j'étais
41:06étonné
41:07de l'acacia
41:08l'acacia
41:10talha
41:10maghribi
41:11et donc
41:12comment
41:12elle est
41:14beau
41:14et aussi
41:15elle est
41:16dans la structure
41:18architecturale
41:19divine
41:20complexe
41:21et beau
41:22et donc
41:23je commençais
41:24à étudier
41:25comment je peux
41:26faire la peinture
41:27ou faire des installations
41:29sonores
41:30sur
41:31le thème
41:32acacia
41:33et
41:34voilà
41:35donc
41:36j'expose
41:37céré-crin
41:39céré-arbre
41:40et céré-acacia
41:41avec
41:43le type
41:44sonore
41:45de
41:46cette installation
41:47qui
41:48j'ai acheté
41:49sur
41:50Kasmara
41:50ce sont des
41:51petites
41:51rondelles
41:52avec ça
41:54on peut
41:54attacher
41:55les cordes
41:56de tantes
41:57les grandes
41:57tantes
41:58de Sahara
41:58et donc
41:59avec ça
42:00je peux
42:01je peux
42:02faire aussi
42:03l'art sonore
42:04ici
42:05par exemple
42:07l'oeuvre
42:08magistrale
42:09de porte
42:10de l'Iyon
42:11à l'Ub
42:12donc
42:13et donc
42:14c'était
42:15un dessin
42:16qui représente
42:18pour moi
42:19beaucoup de choses
42:20et surtout
42:21il est apparu
42:22dans un ouvrage
42:23se contente
42:24de la Sahara
42:25au sillage
42:25de Sahara
42:26de la marche verte
42:27qui a fait
42:28l'agence
42:29du sud
42:29de Sahara
42:30donc ça
42:30c'était
42:31la porte
42:33et la porte
42:34de bonheur
42:34et la porte
42:35de beau livre
42:36il faut dire
42:37que vous êtes
42:37effectivement
42:38artiste peintre
42:39mais aussi
42:40historien
42:40enfin vous avez
42:41une thèse
42:41en histoire
42:43professeur
42:43donc vous
42:44vous inspirez
42:45un petit peu
42:45de tout cela
42:46j'imagine
42:47on a l'impression
42:47que cette exposition
42:48c'est une sorte
42:49de rétrospective
42:51un petit peu
42:51de votre
42:52non déclarée
42:52non déclarée
42:53tout à fait
42:54maintenant c'est
42:55déclarée
42:55pour médian
42:57pour médian
43:00exclusivité
43:00exclusivité
43:01donc ici
43:02par exemple
43:03on voit
43:03une oeuvre
43:042011
43:05oui 2011
43:06et c'était
43:08à la recherche
43:08de cubes
43:09quand on ouvre
43:10un cube
43:11et les deux fleurs
43:13par exemple
43:14ces deux fleurs
43:14dernièrement
43:15je trouvais
43:16les mêmes
43:16Asah Asmara
43:18qui l'intitulait
43:20la main de Marie
43:21j'étais étonnant
43:23moi j'ai fait ça
43:24en 2011
43:24je le trouve
43:25la même forme
43:26qui existe
43:27dans notre Sahara
43:29c'est génial
43:29donc quelque chose
43:31de divin
43:31qui m'a laissé arriver
43:34jusqu'à ce que je trouve
43:35mes objets
43:36que j'ai dessinés
43:37sans avoir vus
43:39incarnés vivants
43:40incarnés vivants
43:41oui
43:41c'est le coup du destin
43:43ça pour le coup
43:44Alhamdallah
43:45dans cette carte blanche
43:47en tout cas
43:47comment avez-vous
43:48orchestré un petit peu
43:49le dialogue
43:50entre les différents
43:51médiums
43:52que vous utilisez
43:55dans l'art contemporain
43:56j'ai appris
43:57quelque chose
43:57de très intéressant
43:58il n'y a pas
43:59de médiums
43:59il n'y a pas
44:00de murs
44:01il n'y a que
44:02le questionnement
44:03que m'intéresse
44:05à moi
44:05et au spectateur
44:07et dans ce questionnement
44:08je trouve
44:10qu'il faut
44:11aller oser
44:13détruire les médiums
44:14et les séparations
44:15entre les médiums
44:16pour avoir un art
44:18à part entière
44:19qui transfigure
44:23du banalité
44:24qu'est-ce que vous voulez dire
44:26par le fait
44:27de détruire le médium
44:28par exemple
44:28si je prends
44:29par exemple
44:30images, photos
44:31je ne me contente
44:32pas seulement
44:33d'avoir tirage photo
44:35je peux aller vers
44:36un autre médium
44:37numérique
44:38et ce médium
44:39numérique
44:40vivre
44:40dans le
44:42par exemple
44:43photo
44:43une oeuvre
44:44d'art
44:45peinture
44:45elle peut aller
44:47vers un code cuillère
44:48qui devient
44:49après
44:51vidéo
44:51et donc
44:54le même objet
44:55je pars
44:55du plan de jade
44:56un plan de jade
44:58je le pris
44:59en photo
45:00et après
45:01je dessinais
45:02ma plan de jade
45:03née
45:03dans mon atelier
45:04par hasard
45:05aussi
45:06et donc
45:07je transforme
45:09le dessin
45:09vers la peinture
45:10et la peinture
45:11vers la photo
45:11et la photo
45:12vers un code cuillère
45:13et le code cuillère
45:14qui est devenu
45:15MP4
45:16vidéo
45:16qui ne vive
45:17pas dans mon séport
45:19dans le séport
45:20du visiteur
45:21dans le smartphone
45:22du visiteur
45:23donc je donne
45:24dans cette carte blanche
45:25une oeuvre numérique
45:27qui prend
45:27mes visiteurs
45:29les visiteurs
45:29qui viennent
45:30à la galerie
45:31et donc
45:32c'est comme ça
45:32l'art aussi
45:34c'est un sort
45:35de partage
45:36pas seulement
45:37il faut exposer
45:38mais partager
45:39quelque chose
45:40dans la finitude
45:41de l'oeuvre
45:41il commence
45:44notre oeuvre numérique
45:45c'est ça
45:45dont
45:46il faut briser
45:48les frontières
45:49les frontières
45:50entre les
45:51les
45:52les mediums
45:53et pour vous
45:54aujourd'hui
45:54le digital
45:55joue un rôle
45:55important
45:57dans mes cours
46:01j'enseigne
46:02ça
46:02et je dis
46:03toujours
46:04à mes étudiants
46:04aller chercher
46:05la nouvelle technologie
46:07oui
46:08certes
46:09il faut
46:10rester aussi
46:11capable
46:12de faire
46:13des dessins
46:13avec crayon
46:14et après
46:15avec fusain
46:17et après
46:17avec tous
46:18les mediums
46:19classiques
46:19mais
46:20avec une grande
46:21ouverture
46:22qu'est-ce qu'il y a
46:23qu'est-ce qu'il y a
46:24aussi l'intelligence
46:26et aussi
46:27l'autre type
46:28d'intelligence
46:29et aussi
46:29l'art numérique
46:31peut-être un jour
46:32on aura un marché
46:33de NFT
46:33au Maroc
46:35il y a quelques gens
46:36qui ont déjà
46:37commencé
46:38le NFT
46:38donc voilà
46:40on comprend
46:41ou apprend
46:42l'art
46:43c'est aussi
46:43apprendre
46:44toutes leurs facettes
46:46et justement
46:47comment conciliez-vous
46:49cette technique
46:49que vous avez
46:50aujourd'hui
46:50très
46:51on va dire
46:52moderne
46:52presque technologique
46:54avec
46:54l'histoire
46:56de l'art
46:56classique
46:58moi je trouve
46:59toujours
47:00mon plaisir
47:03de revenir
47:05arrière
47:05voir Rembrandt
47:07ça veut pas dire
47:09que Rembrandt
47:11il est fini
47:11non
47:12c'est un leçon
47:13d'aujourd'hui
47:15aussi
47:15mais
47:16voir
47:17les derniers
47:19types
47:19de technologies
47:20aussi
47:21c'est intéressant
47:21et donc
47:22il faut être
47:24hybride
47:24entre classique
47:26comme méthode
47:27et technicité
47:29la technicité
47:30des choses
47:31et moderne
47:33contemporain
47:33quand on pose
47:36des questions
47:37sur le pourquoi
47:38des choses
47:39et aussi
47:40le pourquoi
47:41esthétique
47:41et donc
47:42dans ce choix
47:43entre classique
47:44et contemporain
47:45il faut qu'il y ait
47:47un fil conducteur
47:48et la recherche
47:50que de la recherche
47:51dans l'art
47:53et le partage
47:54Merci à vous
47:55Omar Saadou
47:56c'était un plaisir
47:57de vous avoir
47:58comme invité
47:58ce soir
47:58on rappelle
47:59votre exposition
48:00à Marina de Salé
48:01le 7 juillet
48:02Marhabam
48:03notre téléspectateur
48:04moi j'y traîne
48:05ch'Allah
48:05merci à vous
48:06d'avoir été mon invité
48:07ce soir
48:08c'est la fin
48:09d'Invité Culture
48:10pour ce soir
48:10je vous souhaite
48:11une très bonne soirée
48:16et c'est aussi
48:17la fin de ce journal
48:17merci à vous
48:18de nous suivre
48:18l'information revient
48:19dans un instant
48:20sur Médien TV