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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Charles Consigny est avec nous. Bonsoir. François Calfon. Bonsoir messieurs. Bonsoir. Vous avez suivi. Normalement on a un petit jingle.
00:06Il arrive. Voilà c'est un homme de thé. Sinon Charles ne parle pas s'il n'a pas le
00:11jingle. C'est lui-même qui lance son jingle maintenant.
00:13Vous avez vu ça M. Calfon ? Je suis impressionné. Il a bien changé Charles Consigny. Non sérieusement vous avez
00:18entendu ce qu'a dit le Premier ministre.
00:19C'est Serge Calfon mon réalisateur. Vous avez entendu M. Lecornu. Est-ce qu'il y a enfin une prise
00:25de conscience politique ?
00:26Non mais c'est grotesque. Franchement arriver au bout de dix ans de pouvoir et dire on va faire ci
00:30on va faire ça.
00:31Je suis désolé c'est accablant. Et le faire en plus avec cet air sérieux des gens qui sont très
00:39professionnels et qui ont tout compris.
00:41Et qui font la leçon à tous les autres sur le thème. Tous ceux qui ne sont pas nous sont
00:45des fascistes, des complotistes, des extrémistes.
00:48C'est hallucinant. Ce sont des diseux et pas des feuseux. C'est ce qu'il vient dire comme on
00:52dit en Normandie.
00:53Quoi de plus diseux qu'un macroniste au fond. Et quoi de moins feuseux. Qu'est-ce qu'ils ont
00:58fait en disant sur le sujet ?
00:59Dans les EHPAD ça a tenu. C'est ce que dit M. Lecornu. En revanche il y a un problème
01:04effectivement avec cette surmortalité à domicile.
01:07Avec les écoles on en a beaucoup parlé la semaine dernière. Les hôpitaux aussi. Donc effectivement il y a du
01:11travail. Le travail reste à faire.
01:13Et le réseau ferroviaire aussi. Je ne sais pas si vous avez vu ces dernières semaines. Rien qu'hier il
01:18y avait un nombre de trains qui avaient une heure, deux heures, trois heures de retard ou qui étaient carrément
01:23supprimés.
01:24Donc on n'est pas prêt quoi en fait pour vous.
01:25Non mais donc en fait la promesse de modernité n'est pas tenue. Et de modernisation. Voilà. C'est ça
01:32que je vois.
01:33Je suis entièrement d'accord. Mais je voudrais quand même qu'on prenne conscience que c'est toute la société
01:37qui fait du stop and go sur le climat.
01:39En ce moment même au Parlement européen je négocie le paquet automobile. Mais qu'est-ce que c'est le
01:44paquet automobile ?
01:45On a voté le pacte vert pour aller en 2035 aux véhicules électriques. C'est 25% des émissions carbone
01:50la mobilité.
01:52Et bien vous avez la droite et l'extrême droite qui dit ah ben non pas maintenant, pas tout de
01:55suite, dans deux ans.
01:56Et ils sont même en retard par rapport aux consommateurs qui pendant la crise du détroit d'Hormuz ont massivement
02:02acheté les véhicules électriques.
02:03Je te donne un deuxième exemple quand même. Grosse production de carbone de la mobilité.
02:08Grosse production de carbone, encore plus le logement.
02:10Il y a eu un signal qui a été donné.
02:13DPE, AFG, on n'a plus le droit de louer.
02:15Et bien vous allez voir ce qui va se passer.
02:16On va voir dans les chambres de bonne des immeubles osmaniens à Paris.
02:19On va retrouver des tas de gens morts.
02:21Pourquoi ? Parce que ces chambres de bonne, on ne peut pas les adapter au climat.
02:25Il ne faut plus les louer.
02:26Si, on peut les climatiser.
02:27Très peu, très très peu.
02:28En tout cas, elles sont très difficiles à isoler.
02:31Et à un moment donné, quand on dit plan hors sec, blablabla, la vérité, c'est que quand, oui, bien
02:36sûr, le marché de l'immobilier s'est arrêté.
02:38De nouveau, le gouvernement, après avoir dit, on n'a plus le droit de mettre sur le marché les DPE,
02:42F et G, il dit, finalement, on a le droit.
02:45Et bien finalement, on a le droit, à l'arrivée, vous aurez des morts.
02:48On n'a pas eu les morts dans les EHPAD, on aura des morts à domicile et on le sait
02:51très bien.
02:52J'ai donné deux exemples très précis.
02:54Enfin, et c'est là que je vous rejoins complètement, le débat ubuesque que j'entends sur la climatisation.
03:01On accuse même la gauche d'avoir tout fait pour freiner la climatisation de ce pays, notamment les écologistes.
03:07Moi, j'ai été pendant dix ans à la région Île-de-France, j'ai voté tout le matériel roulant,
03:11donc les trains, pour parler simplement pour qu'il soit climatisé.
03:13Et quand j'entends M. Castex, parce que, pardon, j'ai un peu une dent contre lui, non pas à
03:18titre personnel.
03:19L'actuel président de la SNCF.
03:19Papi, mamie, doit rester à la maison.
03:21Je supprime mille trains et que finalement, la victime collatérale de tout ça, ce soit encore et toujours l'usager,
03:28comme au moment du Covid.
03:29Moi, je trouve ça hallucinant.
03:30Le préfet, le jour de police, qui a su dire qu'une chose, c'est qu'il y a un
03:34arrêté anti-alcool à partir de 18h.
03:37Mais enfin, à un moment donné, l'incurie, et là, ce n'est pas de droite ou de gauche,
03:40l'incurie des pouvoirs publics ne peut pas avoir comme variable d'ajustement le consommateur.
03:46Vous voyez, je fais un peu du consigne histoire.
03:47Non, mais oui, mais on va voir si vous allez au bout.
03:50Moi, ce que je vois aussi, c'est que, par exemple, notre réseau ferroviaire,
03:54nous avons des rails qui sont parfois vieux de...
03:58Je ne sais plus si on dit un rail ou une rail.
04:00Un rail.
04:00Des rails.
04:01Qui sont parfois vieux de plusieurs décennies.
04:0550 ans, vous pouvez même dire 40 ans, 50 ans.
04:07Ou largement, parce que certains datent encore de début 20e.
04:11De même, les hôpitaux insuffisamment climatisés, etc.
04:14Moi, ce que je vois quand même, c'est que la non-gestion, la non-réforme des dépenses publiques,
04:21elle nous amène quand même à des dommages collatéraux terribles.
04:25C'est-à-dire que, par exemple, je suis désolé, mais à la SNCF, la suradministration de cette entreprise,
04:33le fait qu'on paye 1 000 personnes à la communication,
04:36et le fait que ce soit une des dernières boîtes dans lesquelles on prend sa retraite avant l'âge de
04:4160 ans,
04:42je suis désolé, c'est ça aussi qui ne permet pas de dégager des marges de manœuvre pour refaire les
04:47rails,
04:48pour mettre à niveau le matériel roulant.
04:51On ne peut pas tout faire, il y a des choix à faire.
04:54– Et je pense que c'est comme ça, malheureusement, à l'échelle du pays.
04:58C'est-à-dire que je crois que, tant qu'on continue avec ce système
05:02où la protection sociale nous coûte 650 milliards d'euros,
05:06eh bien, forcément, on n'a pas de marge de manœuvre pour climatiser les hôpitaux,
05:11climatiser les EHPAD et refaire les rails du train, par exemple.
05:15– Là où je ne vous suis pas, c'est votre marrant sur la question sociale,
05:18là où je vous suis, c'est qu'il y a un sous-enregistrement chronique.
05:21– Ce n'est pas la question sociale, c'est les dépenses qui sont pas considérées.
05:23– Mais je vais répondre, depuis 50 ans, sur le rail,
05:26et ça encore, on rejette, y compris avec le prix du train,
05:29des gens qui voudraient prendre le train dans les voitures.
05:32Donc c'est complètement débile, pour ne pas dire les choses autrement.
05:35Il y a un plan de financement du Ferrand-Vière,
05:37qui a été, là pour le coup, je soutiens, du gouvernement,
05:39qui consiste à prendre les surplus des compagnies d'autoroutes,
05:43qui n'étaient pas là pour, finalement, remplacer tous les hommes par des machines,
05:46et les affecter au, finalement, remplacement.
05:49– Comme par hasard, les autoroutes, ça marche bien.
05:51– Pardon ?
05:51– Comme par hasard, les autoroutes qui sont gérées par le privé,
05:54– Soyons cohérents jusqu'au bout.
05:55– Elles sont nickels.
05:56– Soyons cohérents jusqu'au bout.
05:57– Non, mais c'est intéressant.
05:58– Le climat, est-ce qu'on rejette des camions sur la route,
06:00des voitures sur la route,
06:02avec des bénéfices records des compagnies d'autoroutes ?
06:04– Et bien, celles-ci doivent financer les reviens.
06:07– C'est que, comme par hasard, les autoroutes françaises sont nickels,
06:10le monde entier parle de nos autoroutes,
06:12pas que de nos autoroutes, il faut être juste de nos routes départementales, etc.
06:16C'est géré par le privé.
06:17– Mais prenons un exemple, les climatiseurs, dans les hôpitaux.
06:21M. Lecornu se félicite que les climatiseurs,
06:23les 30 000 qu'il a commandés, seront livrés à la fin de la semaine,
06:27début de la semaine prochaine.
06:28Alors, j'ai envie de dire, heureusement pour lui,
06:31il y a une troisième canicule qui va arriver,
06:32donc ils serviront à quelque chose cette fois-ci.
06:34Mais ces climatiseurs, ces 30 000 climatiseurs,
06:36on les achète au dernier moment.
06:38D'ailleurs, il faudrait savoir à quel prix on les achète.
06:39– Ils achètent en Chine, ils sont fabriqués en Chine et au Japon,
06:42ils sont les leaders de la climatisation.
06:43– Oui, on n'a pas de filière en France, mais ça, c'est un autre problème.
06:45Mais pourquoi on ne les a-t-on pas achetés cet hiver ?
06:48– Alors, la vérité, c'est qu'il y a eu un débat idéologique
06:51sur la question des climatiseurs.
06:52Moi, je dis, il faut traiter l'écho,
06:54c'est pour ça que je parle de l'électrification de la voiture,
06:56c'est pour ça que je parle du train de long terme.
06:58Mais en même temps, il faut répondre aux conséquences de court terme.
07:02Et donc ça, je crois qu'il faut tordre le coup.
07:04En 2003, on a tordu le coup à, finalement,
07:06les conditions de vie dans les EHPAD.
07:08Il faut tordre le coup aux conditions de vie des travailleurs,
07:11mais aussi des usagers dans les transports.
07:13Il faut des trains climatisés.
07:14Il faut tordre le coup à cette idée que, par frugalité,
07:17on ne va pas réfrigérer les hôpitaux.
07:20Parce que moi, je pense aux malades,
07:21il y a des gens qui ont mourir dans les hôpitaux.
07:23– C'est 35 dans leur chambre.
07:24– Et je pense aussi aux personnels soignants qui tombent en syncope.
07:28Donc ça, au nom d'une vision dogmatique de l'écologie,
07:32je n'accepte pas.
07:32– Comme ça, ce sont vos amis, quand même.
07:34– Oui, mais d'autres ont défendu ça.
07:34– Je suis capable de vous dire qu'il y a des évolutions,
07:37il y a des ruptures dans chaque crise.
07:39Et la rupture qui doit être prise, c'est, un,
07:41de rester ferme sur la décarbonation de long terme,
07:43voiture, train…
07:44– Et l'un n'en prêche pas l'autre.
07:45– Absolument, c'est complémentaire.
07:47Et deux, de traiter les conséquences de la crise.
07:49Moi, je suis désolé, les gens qui, en Ile-de-France et ailleurs,
07:53brandissaient un thermomètre à 51 degrés dans les transports,
07:56eh bien, j'ai envie de dire, c'est une cause réelle et sérieuse
07:59de court terme de décès possibles.
08:00– Oui, mais M. Calfon, je ne vais pas vous ressortir
08:03la citation éculée de Bossuet sur les gens qui déplorent
08:07les conséquences dont ils chérissent les causes.
08:09Il y a un moment donné, il n'y a pas de frugalité en France
08:12dans les dépenses publiques, ce n'est pas vrai.
08:14– Je parle de la frugalité écologique.
08:16– Oui, il parle de la frugalité écologique.
08:18– Ah, la frugalité écologique, je pensais la frugalité économique sur le thème.
08:21– On n'a pas d'argent, je veux dire, par exemple,
08:24on a su créer un jour férié aux Français, vous étiez sans doute…
08:26– D'ailleurs, on ne sait pas où il est parti l'argent.
08:27– Vous étiez sans doute contre cette mesure.
08:29– D'ailleurs, ce pauvre Afarin, il a eu le même jour
08:33ses problèmes de bagnole, supprimons déjà…
08:34– Le gyrophare.
08:35– Déjà, supprimons sa voiture.
08:37– Ça fait combien de clim, ça ?
08:39– Mais commençons par le commencement.
08:41Je veux dire, supprimons sa voiture.
08:43– Oui, mais vous voyez quand même…
08:44– Non, mais pour rester sur la clim, on voit quand même qu'on arrive enfin
08:49à un consensus sur la clim, parce que même Sandrine Rousseau a dit
08:52qu'il fallait combattiser les hôpitaux.
08:53– Vous voyez bien que notre priorité…
08:55– Donc on peut arriver à des consensus, Claire.
08:56– Vous voyez bien que la priorité en France, elle n'est pas la modernité.
09:00Écoutez la ministre de l'Écologie, enfin, je veux dire, la priorité…
09:03– Elle m'a lussi, elle m'a lussi.
09:04– Madame Barbu.
09:04– On voit qu'on est quand même extrêmement loin…
09:06– Madame Barbu n'est pas encore très clim, non ?
09:08– On est extrêmement loin de la Corée du Sud ou des pays qui ont fait le choix
09:13de la modernité, je suis désolé, on est très très loin de la modernité.
09:17Donc vous parlez des trains, dans le train par exemple, il n'y a toujours pas un Wi-Fi
09:20qui fonctionne, je veux dire…
09:22– Oh, de plus en plus, vous êtes un peu durs.
09:23– Ben non, ben non, je suis désolé, non, ça ne marche pas et on ne peut pas s'en
09:27satisfaire.
09:28– Ah non, je suis d'accord avec vous.
09:29– Il faut faire des choix.
09:29Soit on devient un pays de terroristes écologiques, d'éco-cup, de zadistes,
09:35complètement enténébrés dans le gauchisme, qui refusent à la fois l'intelligence artificielle,
09:40la climatisation, le Wi-Fi dans les transports, etc.
09:44Ok, qui refusent la construction d'aéroports, qui refusent tout.
09:47On peut devenir ça, moi je n'ai pas envie.
09:49Soit on fait le choix de la modernité.
09:52Et je constate quand même qu'on a été bercés, bassinés par une idéologie de gauche
09:57qui à la fois nous a empêchés de prendre des mesures basiques comme l'écologie
10:02et deuxièmement, nous a empêchés d'avoir des marges de manœuvre budgétaires
10:05pour être un pays moderne.
10:07Parce que quand on paye la retraite à 60 ans, on n'a pas de marge de manœuvre.
10:10Mais ce n'est pas mes marottes.
10:12Quand on est suradministré, quand on ne fait aucune réforme,
10:16on n'a pas de marge de manœuvre pour moderniser la paix.
10:18– C'est un peu l'hôpital qui se fout de l'infirmerie, votre truc.
10:20Parce qu'en réalité, s'il y a une prise de conscience climat,
10:23c'est par les écologistes, par la gauche.
10:25Et je vous en donne une preuve vivante, venez avec moi au Parlement européen,
10:28qui est contre l'électrification du véhicule, qui veut des revoyures en permanence.
10:34C'est la droite, c'est l'extrême droite.
10:36Madame Leclerc, son seul plan, c'est clim partout, mais voiture thermique partout.
10:41Eh bien, elle, le long terme, elle le sacrifie.
10:43Et le court terme, en bonne preuve, elle dit, je vais l'accueillir.
10:45– Et la voiture électrique, elle va arriver toute seule, vous voyez bien.
10:48– Les gens s'y convertissent déjà.
10:49– Monsieur Consigny, là, vous avez parfaitement tort.
10:51Pas dans le passé, lointain.
10:53Aujourd'hui, à la minute où on parle, c'est la droite et l'extrême droite
10:57qui nous disent qu'il faut attendre pour passer les véhicules électriques.
11:00– Non, mais parce qu'attendez, là, c'est très intéressant.
11:02Regardez, quelles voitures électriques se vend en ce moment ?
11:05L'usine tourne à plein régime.
11:07Ça, pour le coup, c'est fait en France, pas comme l'éclimétation.
11:09C'est la Renault Alpine. Pourquoi ?
11:11– Et c'est vrai que la Renault 5 aussi.
11:12Il n'y a pas grand-chose de français dans la Renault Alpine.
11:17– Effectivement, moi, je pense au modèle plus joli que le modèle de base.
11:21Il y a deux modèles. Il y a la R5 et la R5 Alpine.
11:24– Allons au point, allons au point.
11:24– Et elles sont très belles les deux. Il y a même une autre Alpine très belle.
11:28Bref, parce que ce sont des voitures que les gens ont envie d'acheter.
11:32– Ce n'est pas parce que le Parlement européen a forcé les gens
11:35à s'acheter des voitures électriques.
11:37– Non, c'est parce qu'on crée des supercrédits pour les petites voitures.
11:40– Oui, mais c'est aussi le marché.
11:42– Moi, je suis d'accord avec le marché.
11:44Mais enfin, quand vous avez des parlementaires qui passent leur temps
11:47finalement à couper les ailes de la décarbonation partout,
11:50nous n'allons pas dans le bon sens.
11:51Mais pour aller un peu plus loin que nos débats,
11:53parce qu'à l'instant, tout ne nous oppose pas,
11:56il faut à la fois prévoir la transition écologique.
11:59Et puisque vous parlez des Renault et des Alpines,
12:01elles sont fabriquées soit à Dieppe, soit à Douai.
12:04– Elles sont assemblées.
12:04– Et je souhaite, puisqu'on a parlé des…
12:06– Assemblées, parce qu'il n'y a pas beaucoup de choses.
12:08– Oui, d'accord, mais vous savez, les climatiseurs, ils ne sont que chinois.
12:10– Oui, c'est un dommage.
12:12– Bien sûr.
12:12– Je souhaite aussi que nous ayons, un, au long terme,
12:15les moyens de la décarbonation par la réindustrialisation
12:18et les entrepreneurs, moi, je ne les renvoie pas d'un revers de main,
12:22et que nous ayons cette décarbonation.
12:24– Oui, mais regardez, la semaine dernière,
12:26on était au cœur d'un problème, on parlait beaucoup de l'hôpital,
12:28mais on a beaucoup parlé des écoles.
12:30Vous avez vu le nombre d'écoles ?
12:31– Ça, ce sont les maires.
12:32– Voilà, mais est-ce qu'on est…
12:33On ne touche pas du doigt à chaque fois un peu le problème français
12:36qui est celui de l'administration, de la courroie de transmission,
12:40je dis dans la prise de décision.
12:42C'est-à-dire, à l'heure où, en 25 secondes, on pose une question,
12:46où on commande quelque chose à l'autre bout du monde
12:47et on l'a en deux jours,
12:48là, on se rend compte que pour climatiser une école,
12:51climatiser un hôpital, installer, vous voyez, des coins réfrigérés,
12:56il faut demander aux régions, aux départements, aux communes.
12:59– La vérité, c'est que les écoles et ce type d'équipement public,
13:01il y a toujours des architectes, moi, je ne suis pas technicien,
13:04qui expliquent que par le low-tech, c'est-à-dire par des courants d'air, etc.,
13:09on va pouvoir se passer de la climatisation.
13:11– Non mais d'accord, mais il faut mettre cette tête-là.
13:12– Les deux ne sont pas incroyables, je suis d'accord.
13:14– Non mais vous savez, oui, la rénovation du bâti,
13:17ça prend plus de temps.
13:18– Quand on voit la gare de Nantes, on s'aperçoit que la promesse
13:20d'une gare avec des courants d'air, c'est révélé, c'est une serre.
13:24– Non mais quand il fait 45 degrés, vous allez peut-être baisser à 42, 41,
13:28mais il faudra toujours 41 degrés.
13:29– Eh bien, je le dis, c'est ce que j'ai dit tout à l'heure sur ce plateau,
13:31il y a aussi une forme d'idéologie anti-clime pendant des années.
13:38Et comme vous l'avez dit, j'espère, j'espère qu'on va aller au-delà de l'idéologie anti
13:44-clime.
13:45Parce que le côté, pour la planète, on va mourir guéri,
13:48on va laisser nos vieux crever à 51 degrés,
13:50je pense que tout le monde comprend que c'est un problème.
13:52– Par ailleurs, on a tous vu, c'est un peu anecdotique,
13:55mais on a tous vu fleurir en France ces gares modernes.
13:58Vous savez qu'on s'est mis à construire à côté des vieilles gares,
14:02moi j'ai des exemples très concrets.
14:05Non, non, non, mais parfois vous avez l'ancienne gare,
14:08qui est donc une jolie petite gare à la française comme on connaît,
14:10et puis 3 mètres à côté, vous avez un grand bâtiment effectivement en verre,
14:15parce qu'on a décidé que c'était plus moderne,
14:17et sans doute on ne savait pas quoi faire du pognon.
14:20Et vous pouvez être sûr que dans la vieille gare qui est en pierre,
14:23vous avez beaucoup plus frais que dans la nouvelle gare.
14:26Donc ça c'est aussi un sujet.
14:29Moi je maintiens quand même que tout ça c'est une question de choix budgétaire
14:33et de réforme, puisque typiquement le millefeuille administratif,
14:37je crois que vous êtes un soutien de François Hollande,
14:39il me semble que c'est François Hollande qui a créé l'échelon de la métropole.
14:42On manquait d'un échelon administratif,
14:44François Hollande est venu en ajouter un, absolument, vous vérifierez,
14:47c'est lui qui a créé la métropole.
14:48– Vous me faites penser au médecin de Molière,
14:50à chaque fois c'est le foie, le foie, le foie.
14:52– Avec vous c'est la dépense publique, la dépense publique c'est la dépense publique.
14:55– En même temps il y a des choix budgétaires à faire.
14:57– Si vous aviez une notion de médecine,
15:00vous sauriez que souvent il ne faut pas grand-chose pour se remettre.
15:03Un peu de jeûne, un peu de repos ça suffit.
15:05Moi je pense que c'est pareil pour la France.
15:07Travaillez plus, taxez moins, dépensez moins d'argent public.
15:10Mais croyez-moi ça va dégager.
15:11– C'est les préceptes que M. Milley ou M. Trump utilisent,
15:15c'est les pays qui sont les bonnés dames de la décarbonation dans le monde.
15:20– Oui enfin M. Milley, il sort les Argentins de la pauvreté,
15:24ça devrait vous plaire quand même, il a 7 points de croissance,
15:27peut-être qu'on pourrait quand même regarder ce qu'ils font,
15:29mais il n'y a pas besoin d'aller voir Milley,
15:30il suffit d'aller voir nos voisins européens, on est quand même…
15:33– Je crois que c'est Nicolas Sarkozy qui a créé les métropoles.
15:35– Sur ce sujet-là comme sur les autres, c'est Hollande qui l'a mis en place.
15:37– Non c'est les régions François Hollande, c'est les régions.
15:39– Hollande il a réuni des régions.
15:40– Non non c'est 86 la création de la région.
15:42– Non non non, il a redessiné les régions, les métropoles et les Sarkozy.
15:46– Toujours est-il qu'il faut évidemment supprimer ces strates,
15:49à quoi ça sert d'avoir régions plus départements par exemple ?
15:52Est-ce que vous êtes d'accord au moins là-dessus ?
15:54– Non, je suppose qu'il y a des échelons de trop,
15:57mais d'expérience pour avoir été serviteur de l'État et conseiller régional,
16:02je trouve que nos lycées sont mieux entretenus depuis que c'est les régions,
16:05quel que soit le bord politique,
16:06parce qu'au moins ils se souviennent qu'ils ont des électeurs en bout de course,
16:09et je trouve particulièrement que nos transports…
16:11– Vous savez quand c'était l'État qui gérait le syndicat des transports parisiens,
16:15c'était une catastrophe,
16:15et je trouve que les transports, le métro du Grand Paris,
16:18on a créé 260 kilomètres nouveaux de métro,
16:21c'est pas mal que les élus locaux…
16:23– Il sera climatisé ce métro ?
16:25– Oui, les nouveaux ils sont climatisés,
16:26mais là tout à l'heure, moi j'étais dans une rame qui n'était pas climatisée,
16:29où tout le monde était en train de…
16:31– Il y a certaines rames, moi j'allais à l'école il y a 50 ans,
16:34sur la ligne 12 notamment, c'est les mêmes qu'il y a 50 ans.
16:36– Oui mais voilà, c'est une question de choix budgétaire,
16:38regardez la ligne 14 que tout le monde adore,
16:40c'est parce qu'on a mis le paquet, il faut faire des choix.
16:43– Merci François Calfon, merci Charles Consigny.
16:46– Merci François Calfon.
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