- il y a 6 heures
Championnes de France pour la quatrième fois consécutive, Les lionnes du stade bordelais sont venues avec le bouclier dans les studios d'ICI Gironde.
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00:01Ici Gironde qui vous fait suivre régulièrement la saison des Lyonnes du stade Bordelais et ces
00:07Lyonnes du stade Bordelais nous ont bouleversé de joie hier soir au stade Aguilera de Biarritz en
00:12remportant leur quatrième titre consécutif face à Romagna. Une partie serrée, tendue mais une
00:20partie gagnée donc c'est bien joué. Et les Lyonnes du stade Bordelais nous font l'amitié d'amener
00:24le Brennus que vous voyez juste derrière moi, quatrième Brennus consécutif ce qui n'était
00:29jamais arrivé dans l'histoire du rugby féminin. Emma Coudère, bonjour. Carla Arbez, bonjour.
00:36Et Justine Pelletier, bonjour Justine. Et Arnaud Carré qui était à Aguilera hier soir également.
00:42Salut Arnaud. Salut Dominique. On fait un premier constat, c'est qu'a priori les trois quarts
00:46supportent mieux la fête que les avant. Constat vrai. Je pense que c'est le cas de le dire.
00:55La fête a été belle, Carla Arbez, ce soir ? Enfin, elle ne fait que commencer j'imagine ?
01:00Ouais, ouais, non ça va. Belle petite soirée hier soir et on verra comment se passe la semaine.
01:05Une semaine qui est traditionnellement marquée par la fête évidemment. Comment vous avez vécu
01:09cette partie ? Alors Arnaud va apporter son regard de technicien évidemment. J'ai eu le sentiment que vous
01:16vous maîtrisiez énormément, notamment les 30 premières minutes où vous passez tout
01:21le temps dans le camp de Romania, mais sans arriver à marquer. Comme si l'enjeu vous avait
01:26un peu submergé par rapport au jeu, Carla. C'est ça un peu que vous avez ressenti ou pas ?
01:31En vrai, on fait une super belle entame. C'est vrai qu'on a pas mal de frustration parce
01:35qu'on passe toute la première partie dans leur camp sans scorer. Mais finalement, il n'y a
01:40personne qui s'est affolé. Et je pense que le premier tournant, c'est quand on marque
01:43juste avant 6 à mi-temps et qui montre qu'on marque le score. Donc oui, c'était important
01:48de marquer.
01:50Arnaud Carré ?
01:51Moi, je pense qu'il peut y avoir 25 points d'écart à la mi-temps. Je crois qu'elles
01:54vont 3 fois dans l'embut. On a ces images. Il a manqué de réalisme. Mais bon, moi,
02:03j'ai senti plus joueuse déjà avec la volonté, je pense, de bouger cette équipe qui est plus
02:08lourde que vous, avec cette volonté peut-être de... Moi, c'est une question que je me suis
02:14posée de ce jour de récupération en plus. Pourquoi c'est pas l'équipe qui est première
02:20du championnat, qui a un jour de plus ? Et vu la chaleur qu'il y avait le week-end
02:25dernier pour les demi, vu la chaleur qu'il y a eu cette semaine, Justine, c'était non
02:31négligeable cet avantage.
02:32Oui. Nous, c'est un choix de notre club et du club de Toulouse aussi de devancer. Et
02:38je pense que c'est judicieux. Justement, tu le dis, la température, on n'y pense pas
02:44vraiment forcément. Mais la chaleur, c'est quelque chose de très dur pour l'organisme.
02:48Et je pense que juste la saison en soi, elle est dure pour l'organisme. Et là, c'est
02:53la fin. Tu veux être sûr d'être au top. Et donc, le plus de repos, c'est le meilleur.
03:00Et je pense que souvent, en finale, c'est l'équipe la plus reposée, l'équipe la plus
03:04fraîche qui remporte. Parce qu'à ce niveau-là, c'est deux bonnes équipes.
03:08Vous êtes vice-championne du monde avec le Canada, Justine. C'était impossible de
03:11perdre une deuxième finale la même année ?
03:14Oui, je l'aurais pris difficilement, je pense.
03:18Quand on perd des finales, on en gagne d'autres plus facilement. C'est une légende urbaine
03:22ou c'est vrai que ça sert dans les moments tendus comme il y a eu dimanche soir ?
03:26C'est sûr que, oui, dans la défaite, il y a toujours de l'apprentissage, de l'expérience.
03:30Donc, je pense qu'à force de faire des finales, l'expérience y est et la sérénité
03:36règne. Et c'est un peu notre mot d'ordre aussi. Donc, on avait des leaders d'expérience
03:40sur le terrain qui savaient comment garder son calme et continuer d'avancer.
03:45Carla, Justine, vous, c'est votre quatrième titre. Emma, vous êtes arrivée à Bordeaux
03:49en 2025, en plus en venant de Romagna. Est-ce qu'il y avait sur le terrain hier des copines,
03:56des amis peut-être de votre passage à Romagna ? Est-ce que ça a rajouté une émotion supplémentaire ?
04:01Oui, il y a beaucoup de filles avec qui j'ai joué à Clermont, avec qui j'ai gagné le
04:08titre
04:08en 2021. Après, ça reste un match de rugby. Pendant 80 minutes, on n'est plus forcément
04:16des amis. Mais à la fin, on se salue et on s'aime tout autant.
04:22Mais vous avez vu quand même la tristesse chez des copines. J'imagine, à la fin, quand
04:27les 80 minutes sont passées, ça redevient les amis ?
04:30Oui, forcément. Il y avait une heureuse, une triste. Pour le coup, c'était elle qui était triste.
04:37Mais voilà, elles sont aussi reconnaissantes de notre équipe, de ce qu'on a fait et de la
04:44domination, entre guillemets, qu'on a créée sur cette finale. Donc forcément, de la tristesse
04:49pour elles. Mais au fond, elles étaient contentes.
04:52Et vous, de vous dire que vous avez fait le bon choix ?
04:56Oui.
04:57Vous avez senti que vous êtes... C'est Morgane Bourget, je crois, qui a dit... On nous dit
05:02souvent que les Lyon, on ne sait pas perdre. Vous avez le sentiment d'être arrivée dans
05:06un club qui ne sait pas perdre ?
05:07Non, c'est sûr que quand on arrive dans ce club, il y a cette fibre, cet ADN qui fait
05:13que tu as envie de te surpasser à chaque entraînement, d'augmenter tes exigences, d'aller
05:19chercher un peu plus toujours de toi-même. Et donc, je pense que vraiment, c'est un club
05:26qui a cette âme de la gagne. Et surtout, c'est une équipe qui, quand on arrive en phase
05:32finale, elle se transcende et c'est toute une autre équipe.
05:35Arnaud Carré.
05:36Oui, c'est vrai qu'on rappelle, pour ceux qui descendent de la planète Marsque, la
05:40saison, elle a été tout sauf linéaire. Car là, il y a eu la gestion d'une coupe
05:46du monde qui a quand même été décevante pour les internationales. Il y a eu des grosses
05:50blessures. On pense à Johanna Griset. Il y a eu le départ, bien évidemment, du manager.
05:55Vous perdez les deux mages. Vous êtes un peu en chasse-patate en étant sûr de ne pas
06:00pouvoir récupérer la première place. Et après, on remet les compteurs à zéro.
06:05Et sur deux mages, vous dites qu'on reste les patronnes et on va le faire ?
06:10Oui, c'est vrai que comme Emma a dit, sur les phases finales, je pense que c'est l'expérience
06:15collective et la confiance qu'on a engrangées ces quatre dernières saisons. On se dit qu'on
06:30nous attendait là où on est. Même nous, on ne savait plus trop au milieu de saison. Mais non,
06:34finalement, on a sorti les rames et on a changé de braquet pour les phases finales.
06:39Moi, il y a deux images qui m'ont marqué. Ce n'était pas du tout sur la pelouse. C
06:44'était
06:44sur le parking. Quand les bus sont arrivés, le bus de l'ASM arrive et on voit les orvignades
06:50qui descendent avec des visages très fermés. Et on voit les bordelaises qui arrivent.
06:55Et il y avait la sono à fond. Et moi, j'ai vu Justine danser en descendant du bus. Je
07:00me suis dit, elle oubliait que dans une heure et demie, elle a une finale à jouer. Plus
07:05sérieusement, c'est votre expérience de ces rendez-vous-là. Ça ne sert à rien d'être
07:11bon dix jours avant ou deux heures avant. Ce qu'il faut, c'est être bon au coup d'envoi.
07:17Oui, oui. Et moi, je suis un peu dans cette optique-là. J'ai toujours beaucoup dansé,
07:22relâché. C'est une façon aussi de rester détendu. Parce que quand tu es tendu, c'est
07:28là que tu fais des erreurs. Tu n'es pas dans ton aise. Donc, pour moi, danser avant
07:33les matchs et juste essayer de relâcher, je pense que c'est important pour la performance.
07:39Il faut profiter. Après, le rugby, c'est un sport où les filles disent beaucoup en bon
07:44français de kiff. Donc, il faut kiffer du début. Donc, ça commence
07:52à la sortie de bus à l'après.
07:54On sent une espèce de force tranquille qui se dégage de cette équipe. Elle est sûre
08:00de ses forces. Elle a appris à gagner. Elle aime ça. Et puis, il y a toute cette transmission
08:06entre celles qui étaient là pour le premier titre, celles même qui étaient là avant,
08:11quand vous gagnez beaucoup moins de matchs qu'aujourd'hui. Et puis, les jeunes qui arrivent.
08:16Moi, j'ai aussi l'image de la petite talonneuse qui va succéder à Agathe Gérard, qui a 18 ans,
08:25qui n'avait pas touché un ballon de rugby il y a encore 4 ans et qui a un futur
08:29OVNI.
08:30Donc, votre rôle dans cette transmission, dans ce relais de cette culture, de cet état
08:36d'esprit ?
08:37Ben oui. Comme vous dites, on est un club qui aime la gagne et qui gagne. Mais on a appris
08:43cette culture parce qu'on a vécu la défaite et parce qu'on a dit, on est tanné de...
08:48On ne veut plus perdre. On est tanné de perdre. Nous, on veut gagner. Bon, c'était
08:52un peu comme ça, mais personne ne veut perdre. Mais c'était se dire, OK, nous, on se donne
08:57les moyens pour avoir un groupe qui est gagnant, qui est confiant. Et je pense que là, on a
09:03un corps de groupe qui a cette expérience. Donc, les jeunes qui embarquent, ils apprennent
09:10de cette expérience et justement, je pense que ça les pousse vers le haut et ils gardent
09:14cette confiance. Et j'espère, justement, on a beaucoup de jeunes qui commencent à rentrer
09:19et qui ont fort potentiel. Donc, c'est de continuer à les accompagner et justement que
09:25c'est elles les futurs leaders du groupe.
09:27Ça veut dire que ça va durer ?
09:28Ben, c'est l'objectif.
09:30Confirmer le danser relâché de Justine Pelletier à Carla Emma Coudert ou pas ?
09:34J'ai vu que tu m'as regardé du coin de l'oeil, mais déjà que je n'avais pas
09:37beaucoup
09:37dansé hier soir. Encore moins, je pense à une heure d'un match. Chacun ses routines.
09:43Oui, chacun ses routines, effectivement. C'est vrai que c'est assez particulier. Alors
09:46moi, j'ai vu une Carla Arbez que je ne connaissais pas pendant le match. Et à un moment donné,
09:50ça a chicaillé un peu quand même avec l'adversaire.
09:53C'est vrai. Mais c'est elle qui nous a chicaillé parce que moi, je suis quand même
09:56très calme et je me suis un petit peu énervée.
09:59Oui, c'est un peu surpris. Ça fait partie du tempérament de la sportive de très haut niveau.
10:05Oui, et en plus, je pense que c'est comme ça qu'on voit aussi l'expérience. C'est
10:09qu'en face, ça a essayé de nous faire des jouets, à faire des petits coups, des petits
10:13trucs, des sourires. Mais au final, nous, on reste dans notre jeu. On sourit, on laisse
10:18faire et il ne faut pas qu'on rentre dans un jeu comme ça, au final.
10:22Il y avait la VAR hier. Ça a changé quelque chose pour vous sur le terrain ou c'est vraiment
10:27pour les spectateurs et les observateurs à ma coup d'air ?
10:31Ça a changé quelque chose, non. Après, forcément, s'il y a des actions qui, tout au long
10:37du championnat, ne sont pas vues, là, avec les images, ça ne passe pas. Je ne dirais pas
10:44que ça a changé quelque chose, mais il fallait être plus vigilant. On en avait parlé.
10:47C'était quelque chose qu'il fallait savoir, anticiper et faire attention. Et donc, non.
10:53Et puis, je trouve que c'est une mise en valeur d'avoir ça sur une finale pour notre
10:57championnat d'Axali Thune.
10:59C'était une décision de la Fédération Française de Rugby qui est la VAR. C'est vrai
11:04que ça n'a pas sensiblement changé les choses, mais c'est une bonne évolution. Arnaud
11:07Carré, on est tous d'accord là-dessus, comme dit Emma.
11:10Oui, quand on est dans le haut niveau, on est dans le détail et tout ça. La vidéo,
11:15ça fait aussi partie du détail. Des bons arbitres, du vidéo arbitrage, c'est évidemment
11:23essentiel.
11:23Il va y avoir un peu de vacances maintenant ? Il y a vite des échanges internationales
11:28qui vont vous rattraper ou ça souffle un peu ?
11:32C'est important de souffler quand même. Il y a une grande saison, on vient de terminer,
11:36donc je pense que c'est vraiment nécessaire et important de souffler un peu, prendre
11:40quelques semaines pour déconnecter parce qu'effectivement, ça va arriver vite. Déjà
11:45nous, c'est de la grosse prépa parce qu'à l'automne, il y a un calendrier international
11:50qui s'impose. Donc, oui, mais d'abord, profitez parce qu'il faut qu'on déconnecte
11:57un peu. Le système nerveux, il est fatigué.
11:59Oui, j'imagine. Fatigue mentale aussi, Carla Haravez et Emma Coudert ?
12:04Forcément, la saison est longue, mais après, quand on finit comme ça, la charge, elle
12:10est toujours plus facile à laisser tomber et à switcher. Donc, non, comme Justine
12:18a dit, on va prendre quelques semaines pour se reposer et on va rattaquer pour aller
12:23chercher un cinquième titre l'année prochaine.
12:25Repos, Carla Haravez également ?
12:27Oui, mental et physique, ça va être de bon augure. C'est vrai qu'on est arrivé
12:32au bout du bout. La saison a été longue. Coupe du monde, 6 nations.
12:35Oui, c'est ça. Et là, les phases finales qui ont été déplacées jusqu'à fin juin,
12:39on n'avait pas forcément l'habitude de vivre une saison aussi longue. Donc, non, finir
12:43sur un titre, ça va être plus facile de partir en vacances aussi, mais il serait important
12:46de couper.
12:47Au rang des émotions, il y avait la dernière d'Agathe Gérin-Socha qui a fait beaucoup
12:52pour ce club. Elle y est arrivée très jeune, elle est partie à Montpellier, gagner des
12:56titres. Elle est revenue pour ramener cette culture de la gagne. On a vu qu'elle prenait
13:01la parole sur les réseaux en ce moment en disant, je crois que c'était assez marquant,
13:05parce qu'on n'a pas fait 258 entraînements pour ne pas l'emporter. C'était quelque chose
13:09comme ça. C'était particulier comme situation aussi, ça, pour vous, Carla notamment, qui
13:16l'a suivie depuis longtemps, y compris en équipe de France.
13:18Je pense que tout le monde rêve de choisir sa fin de carrière. Elle a pu le choisir
13:23et surtout, elle a pu finir sur un titre aussi. Donc, nous, c'est plus facile aussi
13:27de la laisser partir comme ça. Et non, ça nous tenait à cœur de lui faire vivre
13:33encore cette victoire.
13:36Il y a eu une remise de maillot par l'ancien préparateur physique des Lyon, Frédéric
13:41Ouraba. Alors, Emma, je pense que vous n'étiez pas là quand il est arrivé, mais Justine
13:44et Carla, oui. Ça aussi, ce moment très rituel de la remise des maillots, le fait que ce
13:48soit. Frédéric est aujourd'hui directeur de la performance du Biarritz Olympique.
13:52C'était dans son stade, donc ça a été spécial.
13:54Oui, effectivement. En plus, Fred, c'est une grande partie de là où les Lyon sont rendus
14:00parce qu'il a amené beaucoup ce professionnalisme, cette culture de l'entraînement, cette culture
14:06de la cohésion, de prendre soin de soi. Et donc, il a apporté beaucoup. Donc, c'était
14:11assez émotif de le voir parce qu'il nous rappelait un peu d'où on venait. Et c'est important
14:16de se rappeler de ce genre de moment-là. Et il y a toujours les beaux mots pour comment
14:22il sait, comment nous parler. Alors, vraiment, c'était vraiment touchant qu'il soit là.
14:27Et il nous a suivis. Il était là dans les estrades et tout jusqu'à la fin. Donc, très, très
14:30contente de la voir parmi nous.
14:31On peut savoir ce qu'il a dit un peu.
14:33Il nous a sorti des belles anecdotes sur Elsa Péras, notamment.
14:37Et ça a détendu l'atmosphère.
14:39Qu'est-ce des deux, troisième liste des Lyon ?
14:43C'est ça.
14:43Donc, il a joué là-dessus.
14:45Il a joué là-dessus. Non, non, ça nous a fait plaisir à tout le monde. Celles qui
14:48ont pu le côtoyer, puis les autres qui ont aussi vu qu'ils étaient deux noms.
14:51Mais non, c'est vrai que c'était une personne qui était calme, qui nous a amené beaucoup
14:55au début. Et c'est vrai que c'est de là où tout est parti. Donc, c'était important
14:59pour nous qu'il soit là.
15:00Oui, et il nous parlait de cette puissance qu'on avait parce que lui, il a toujours
15:04cru en nous. Et tu vois, les filles qui trouvaient ça dure, il les montait. Il a parlé de
15:09cette puissance. Il a sorti un mot, je ne m'en souviens pas, mais une espèce de puissance
15:13qu'on a tout le monde en nous. Et il faut juste la sortir et la lâcher. Donc, voilà.
15:19Pour en revenir et faire écho à ce que vous dites, il y a en conférence de presse avec
15:24Agathe Gérin. On lui a demandé quelle était la recette pour gagner.
15:30année après année. Donc, bien évidemment que le talent des filles, c'est quelque chose
15:34que le travail, parce que sans travail, on n'arrive à rien. Mais elle a dit que c'est
15:37un club où il y a beaucoup d'amour. Et j'ai trouvé que c'était... Alors, ça peut
15:42sembler un peu une lapalissade, mais je pense que dans le cas du stade Bordelais, il y a
15:46des liens qui se sont créés très, très forts sur et en dehors du terrain qui font
15:50que même dans une saison, entre guillemets, un peu merdique comme celle-ci, à la fin,
15:54il y a la gagne.
15:55Bon, alors s'il y a beaucoup d'amour, je pense qu'on peut en rester là-dessus.
15:58On n'aura pas meilleure fin. On ne va évidemment pas vous parler de la saison prochaine, mais
16:02on sait qu'il y aura un nouveau staff qui va arriver au Lyon du stade Bordelais. On
16:06sait qu'il y a des nouvelles joueuses qui vont arriver. Je crois que la colonie canadienne
16:10va se renforcer un petit peu, Justine Pelletier.
16:13Oui, peut-être bien. Je pense qu'on va amener notre fleur un peu.
16:16Et puis, on aura l'occasion de parler d'un France-Canada au mois de septembre aussi.
16:19Oui, ça j'ai bien hâte.
16:23Vous en parlez, parce que Carla a minuit et on le souhaite à Emma sera en face, mais vous
16:29en parlez déjà de ce France-Canada ou pas encore ?
16:31Un peu quand l'affiche est sortie. Ça va être dans un super stade à La Rochelle,
16:34donc on y allait tranquillement. Mais oui, on espère tout pouvoir le jouer. Un France-Canada,
16:39c'est vrai que c'est quelque chose de particulier. Et en plus, vivre une atmosphère en France,
16:43dans les stades remplis, je pense que même pour le Canada aussi, c'est les rendre...
16:47Oui, je pense que c'est une belle rivalité qu'on a. Jouer proche de la maison, en plus,
16:52et avec tous les supporters qui nous suivent. Même moi, que je suis canadienne,
16:57ils seront pour la France, je le comprends. Mais bon, ça va me faire plaisir de partager
17:03le terrain, mais sous une autre couleur.
17:05Un grand, grand merci à toutes les trois, parce qu'après le coup de sifflet final,
17:08on avait dit que si vous pouviez passer avec le bouclier, ça nous ferait grand plaisir.
17:12Et vous avez tenu parole. Donc, vraiment, merci beaucoup pour ça.
17:15Un grand, grand bravo. Quadruple championne de France de rugby,
17:20avec les quatre médailles. Ah, et j'ai une dernière anecdote.
17:23Est-ce que les présidents et coprésidents vont faire le tatouage ?
17:27Oui. Ils ont dit que oui.
17:28On attend les photos.
17:31Qui c'est qui peut expliquer le défi qui a été lancé ? Carla, peut-être ?
17:35C'est les présidents qui ont d'eux-mêmes dit que si on faisait le quadruple...
17:40Elles se sont mis dans la nace tous ceux-là.
17:41Oui, c'est ça. Je pense que la saison était tellement compliquée qu'ils se sont dit qu'on risque
17:43rien.
17:44Donc, on va être joueurs et on va se dire qu'on va se tatouer le gros.
17:48Donc, nous, on espère qu'il sera sur la fesse, mais on verra la prochaine semaine.
17:53On attend avec impatience que Guièque Osebéri, le consultant rugby de Radio France...
17:58J'espère qu'il sera invité pour montrer son tatouage.
18:00Le président des Lyon, c'est le G avec quatre R, puisqu'il y a quatre titres, le greux des
18:07Lyon.
18:08Bravo, bravo et surtout un grand, grand merci pour tout ce que vous nous avez apporté tout au long de
18:13la saison.
18:13Et merci à Arnaud Carré.
18:15Merci.
18:15Merci.
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