- il y a 9 heures
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.
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00:00Europe 1, Eliott Deval et vous.
00:03Il est midi moins 20, merci à vous si vous nous rejoignez à l'instant pour Eliott Deval et vous,
00:06en direct sur Europe 1 jusqu'à 13h.
00:092003-2026, qu'est-ce qui a changé depuis la canicule d'août 2003 avec cet épisode caniculaire exceptionnel toujours
00:15en cours ?
00:15C'est la question qu'on vous pose ce midi dans Eliott Deval et vous et José nous a appelé
00:19justement au 01 80 20 39 21.
00:22Et José est en direct avec nous, il nous appelle de Narbonne. Bonjour José.
00:27Bonjour Eliott, c'est Joseph.
00:29Ah pardon, moi j'avais marqué, vous savez alors j'ai un petit écran avec marqué José, canicule, les écologistes
00:37disent des conneries.
00:38Voilà ce qu'il y a marqué, près de Narbonne.
00:41Exactement. Bon, ce que je veux vous dire c'est que la climatisation c'est comme un frigo à une
00:48échelle beaucoup plus grande.
00:49C'est de la thermodynamique et toutes les conneries qu'ils disent, par exemple on rejette des gaz à effet
00:57de serre avec une pique,
00:58mais qu'est-ce que c'est comme connerie ? On ne rejette que de l'air chaud, point.
01:03Et actuellement, moi, mes équipes rejettent de l'air à peu près à 32 degrés.
01:07Alors quand j'ai 35-40, en réalité je refroidis l'atmosphère.
01:12Et ce que je voulais vous dire, c'est qu'en ce qui concerne les pompes à chaleur qu'on
01:16installe,
01:17j'ai fait construire près de Narbonne en 2016, livraison au mois de juin 2016.
01:22Au mois de juillet, il commence à faire chaud, je vais mettre en route la clim, mode inactif.
01:27Alors j'appelle l'installateur, il me dit, mais monsieur, c'est la loi,
01:32votre pompe à chaleur, vous pouvez l'utiliser que pour chauffer l'hiver.
01:35La clim est bridée.
01:37Et je dis, attendez, je ne vais pas crever de chaleur.
01:39Moi, il me dit, mais ne vous inquiétez pas, tout le monde débride les pompes à chaleur pour que vous
01:44ayez la clim.
01:44Il est venu deux jours après, ça a pris trois minutes pour débrider la pompe à chaleur, pour avoir la
01:50clim.
01:51Par contre, ça m'a coûté 240 euros.
01:54Alors je peux dire, dans le lotissement, tout le monde a une pompe à chaleur et tout le monde l
01:58'a fait débrider.
01:59Donc ce qui fait que dans le sud de la France, où les pompes à chaleur pour les constructions neuves,
02:04c'est l'énorme RT, il y a eu 2002, 2007, 2012, moi c'est RT 2012, et actuellement c
02:10'est RE 2020.
02:11Eh bien, les gens font installer une pompe à chaleur et elle est bridée.
02:15On ne peut pas climatiser, il faut la faire débrider.
02:18Et là, on est hors la loi.
02:19Mais on s'en fout, on est des millions de Français, on est hors la loi,
02:24et on s'en fout de ces écologistes qui ne connaissent rien à la science.
02:28Je ne sais pas s'ils ne connaissent rien à la science, c'est votre avis.
02:32Moi je pense en revanche qu'ils ont au contraire une idéologie, poussée parfois à son extrême,
02:39et qu'au nom de cette idéologie, 1 plus 1 n'est pas égal à 2.
02:45C'est plus ça, c'est qu'ils mettent en avant non pas le pragmatisme, mais le dogmatisme.
02:52Et on en voit les effets, très récemment, avec la ministre de la Transition écologique,
03:00qu'on pourrait appeler la ministre de l'écologisme,
03:02qui nous dit, je suis horrifié quand j'entends des gens dire qu'il faut climatiser partout.
03:10Mais déjà, personne ne dit ça, c'est climatiser dans les lieux où il n'y avait personne les plus
03:14fragiles.
03:15Dans les transports en commun, dans les EHPAD, dans les hôpitaux.
03:17Tony Pitaro est avec nous.
03:19Il y a une chaleur, non mais moi j'ai pris le RER B.
03:22Ah oui, vous avez fait un buzz, un buzz.
03:23Un buzz, comme disent les jeunes.
03:25Non, j'ai pris le RER B, mais des chaleurs, mais ce n'est pas climatisé.
03:29C'est une catastrophe, on était dans ce RER, on y allait, mais on est en eau,
03:33et on discute avec des gens, ils arrivent au travail en eau,
03:35ils rentrent le soir chez eux, ils transpirent, etc.
03:38Il n'y a pas de clim dans ce RER B, et je ne vous parle même pas des TGV,
03:41parce que moi j'ai pris le TGV.
03:42Oui, ils en avaient fait un aussi, le TGV.
03:44Dans un TGV, et je peux vous dire qu'il faisait 40 degrés dans le TGV pendant deux heures
03:47pour faire Bordeaux-Paris.
03:49Les gens quittaient la rame, et c'était extrêmement tendu,
03:52et on essayait de trouver de l'air, il n'y avait pas d'air du tout dans tout le
03:55train.
03:56Non, mais parce que la clim a sauté, parce que normalement il y a la clim dans le TGV.
03:58Non, parce que dans certains TGV, au-delà de 40 degrés,
04:01c'est ce que nous a dit le contrôleur,
04:03les clims ne sont pas aptes à tenir.
04:05Oui, c'est ça, la clim a sauté.
04:07Parce que pour avoir pris, moi j'ai pris le train lundi dernier,
04:11j'ai fait Paris-Nice en train,
04:14donc en plus ce n'est pas deux heures et demie,
04:16c'est six heures de train, quasiment,
04:19et il y avait la climatisation.
04:23Mais si ça saute, effectivement, ça devient un enfer.
04:28Ah non, mais c'était un enfer, on a transpiré vraiment.
04:31J'entends.
04:33Tony Pitaro qui est avec nous,
04:34on va pouvoir écouter cette petite pastille
04:36que vous proposez sur les réseaux sociaux.
04:39Vous avez en quelque sorte répondu à Yann Barthès
04:41qui se moque, l'animateur de TMC, de Quotidien,
04:45qui se moque des gens à Paris qui vivent sous les toits.
04:50On s'en fout, ceux qui précisent, je vis sous les toits.
04:53Ben oui, c'est important de penser à ceux qui vivent sous les toits à Paris
04:58parce que la température n'est pas la même que dans son appartement,
05:02j'imagine, ni même sur son plateau qui est climatisé.
05:06Donc il pourrait, plutôt que d'être dans le mépris et l'arrogance,
05:11d'être dans l'empathie et de comprendre.
05:14Je ne comprends pas.
05:14Ça s'appelle une blague ratée, je pense.
05:16Et si ce n'est pas une blague, effectivement, c'est assez pathétique.
05:20Il est 11h51, on écoute cette séquence
05:22puisque vous êtes allé chez un professeur.
05:26Oui, c'est ça.
05:26Alors lui, ce professeur, il n'habite pas dans une chambre de bonne.
05:29Racontez-nous.
05:29Non, il habite dans le 14e arrondissement de Paris.
05:31Et sa chambre, là où il dort, c'est juste sous les toits.
05:34Donc c'est du zinc dans les toits de Paris.
05:35Donc je peux vous dire qu'on y est allé.
05:3738,2 degrés, on a relevé à 1h13 du matin au moment du tournage.
05:41Et évidemment, c'est impossible de dormir.
05:43Moi, j'ai eu une migraine encore toute hier.
05:45Et ensuite, lui, du coup, il dort.
05:47Il descend une petite échelle.
05:49Il dort dans son appartement.
05:51Et je lui ai dit, mais professeur, pourquoi vous ne mettez pas de clim ?
05:54Tout simplement, il dit, non, mais il faut qu'on fasse tous un peu des efforts.
05:57Donc moi, je ne mets pas de clim chez moi.
05:59Je suis d'accord pour qu'il y en ait dans les erreurs et tout.
06:00Mais moi, j'essaie de faire un peu attention.
06:02Et je lui ai dit, mais là, quand même, c'est invivable.
06:05Parce que sa chambre, il ne peut plus y aller pendant toute la période de canicule.
06:08Donc il dort sur le canapé.
06:09Alors qu'il a les moyens de s'en payer une.
06:11Il a les moyens de s'en payer deux, même.
06:14C'est là où je vous dis que l'idéologie, le dogmatisme, prend le pas parfois sur le pragmatisme.
06:22Mais en revanche, moi, je pense à tous les étudiants qui sont dans les chambres de bonne,
06:27ou même ceux qui habitent sous les toits, qui n'ont pas les moyens de s'acheter une clim actuellement.
06:34Et de payer combien ça coûtera.
06:35Parce que la clim, je crois que par jour, si on la laisse tourner toute la journée ou toute la
06:37nuit,
06:38je crois que c'est extrêmement cher.
06:38Mais personne ne la laisse tourner toute la journée ou toute la nuit.
06:41Encore une fois, les Français, ils sont intelligents, ils le font de manière sensée.
06:45La clim, vous l'utilisez là, par exemple, pendant les deux heures, on aura la clim dans le studio.
06:49C'est agréable d'être chez vous.
06:50Ben, c'est pas si agréable que ça.
06:52On se pèle un petit peu.
06:53Moi, je commence à avoir froid.
06:55Et puis, heureusement, il fait un peu froid, parce que sinon, Alexandre Pévecchio, il s'endort.
06:59Elle la provoque.
07:01Non, mais c'est vrai, il faut faire attention.
07:04Il faut l'utiliser avec parcimonie, la clim.
07:06Sinon, vous tombez malade.
07:07Fanny est en direct avec nous, avant d'avoir Fanny encore en direction de Marseille.
07:12C'est bien que Marseille nous appelle.
07:14Écoutons cette petite pastille, votre vidéo qu'on peut retrouver sur les réseaux sociaux
07:18et notamment Instagram, où vous êtes chez un homme qui, par idéologie, refuse la clim chez lui.
07:25On se retrouve à 38 degrés dans sa chambre.
07:28Professeur, je suis désolé.
07:29Il fait vraiment trop chaud, je n'arrive pas à dormir.
07:31Bien sûr, Tony, il fait 38 degrés, 2.
07:34Je vous avais dit, ma chambre, elle est sous les toits, c'est un toit en zinc, c'est ultra
07:38-chauffant.
07:39C'est bien plus chauffant que les toits en tuiles qui protègent un peu plus à la chaleur.
07:43On est en pleine nuit.
07:45Il est exactement 1h13.
07:47Donc, je fais comme beaucoup de Parisiens.
07:49Je vais dormir sur mon canapé.
07:51Et on n'a pas le choix.
07:52Alors qu'il suffirait d'investir, que la ville de Paris investisse dans des peintures sur des zincs,
07:57pour que les toits soient moins réfléchissants.
07:59Tony, ça va ?
08:01Non, mais c'est très compliqué.
08:03Très compliqué, oui.
08:04Et là, il y a même un Vélux, donc direct ça tape.
08:06Exactement, oui.
08:07C'est le problème des Vélux, effectivement, qui filtre moins la chaleur.
08:09Non, mais Tony, on va descendre, parce que là, vous n'allez pas tenir.
08:11Non, mais c'est le sonnant.
08:12Venez, venez, venez.
08:13Il faut vraiment que les climato-sceptiques commencent à prendre conscience que c'est une réalité scientifique, ce réchauffement.
08:18Tony, prenez ça, et épongez-vous un peu.
08:22Ça va ? Vous vous sentez mieux ?
08:24J'imagine qu'après, vous étiez très épongé, parce que vous étiez mal.
08:28Non, je suis rentré chez moi, j'ai pris une douche glaciale, et j'ai essayé de dormir.
08:32Oui, mais j'étais obligé, là, c'était soit ça, soit le coup de chaud.
08:36Vraiment, et donc j'ai essayé de dormir, mais j'ai une migraine terrible toute la journée, hier encore.
08:41Hier encore, j'avais 20 ans.
08:42Fanny est en direct avec nous.
08:44Elle nous appelle de Marseille.
08:45Bonjour, Fanny.
08:46Oui, bonjour.
08:48Comment ça va, Fanny ?
08:49Écoutez, chaudement, comme tout le monde.
08:51Et alors là, c'est important d'avoir Fanny, parce que Fanny est infirmière libérale.
08:56Tout à fait.
08:56Et vous travaillez également dans les hôpitaux.
08:59Et je travaille, je continue à faire des vacations dans les hôpitaux, mais plus par patient.
09:03Votre semaine.
09:05La semaine, écoutez, alors là, je suis en semaine de travail libérale.
09:09Vous voyez, quand vous faites chauffer votre four, vous faites bien, bien, bien chauffer jusqu'à 200, 240 pour mettre
09:17votre poulet dedans.
09:18Moi, ma voiture, c'est le four et moi, je suis le poulet.
09:22En fait, les infirmières libérales, ce sont des très petits trajets.
09:26Donc, notre voiture, la climatisation n'a absolument pas le temps de fonctionner.
09:29On peut faire 200, 400, 500 mètres.
09:32Et quand on rentre à l'intérieur, la voiture qui est toute la journée en plein soleil, en exposition, c
09:38'est vraiment un four.
09:39Le volant aussi, à chaque fois.
09:40Ah, le volant, effectivement.
09:41La sortie, le volant.
09:42Le volant, le siège.
09:44Et dans les hôpitaux, la question qu'on va se poser, et qu'on va continuer de se poser tout
09:49au long de cette émission, 2003-2026,
09:52en 23 ans, est-ce que vous êtes mieux préparé, mieux adapté ? Est-ce qu'il y a plus
09:57de monde ?
09:59Ah non, absolument pas.
10:01À part sur les nouveaux hôpitaux qui viennent de se construire, où là, ils ont un petit peu mis des
10:06choses en place, et pas tous encore.
10:10Sinon, non, il n'y a absolument qu'une différence.
10:12Il y a des hôpitaux qui fonctionnent encore à Marseille, où les fenêtres ne se ferment même pas.
10:16Ça fait 20 ans que je travaillais déjà, il y a 20 ans là-bas.
10:19Je fais encore des vacations, les fenêtres n'ont toujours pas été réparées.
10:22Donc en hiver, il fait très froid.
10:24Et en été, il fait très chaud.
10:26Il fait une chaleur de bœuf.
10:27Mais attendez, les nouveaux hôpitaux, il faut creuser, parce que ce n'est pas tous les nouveaux hôpitaux.
10:31Regardez ce qui se passe du côté de Nantes, notamment.
10:34Mais je crois que le nouvel hôpital, il n'y a pas la volonté de le climatiser.
10:40Voilà, on en est par dogmatisme.
10:43Ça implique des frais supplémentaires.
10:46Ça implique une consommation d'énergie supplémentaire.
10:49Ça implique aussi potentiellement de futurs vols supplémentaires.
10:53Parce que malheureusement, dans les hôpitaux, vous savez, les gens volent tout.
10:56Même des savonnettes.
11:00En fait, plus vous rajoutez de choses, plus des frais.
11:03Mais des frais dans le futur tout le temps, parce qu'il y aura des vols, des vols, des vols.
11:06Fanny, j'entends une sonnerie autour de vous.
11:10J'imagine que vous êtes toujours au travail, donc je ne veux pas vous retarder.
11:15Il est mi-11h57, on fait une courte pause.
11:19Bon courage, chère Fanny.
11:20C'est bien d'avoir une infirmière libérale qui nous a appelées.
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