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00:00...allégé, je sais même pas si Régine, elle a pas perdu un peu ces temps-ci.
00:04Et puis mon vieux, tout le monde s'y met, les clubs sont allégés, même la Tour Eiffel, ils l
00:09'ont allégé.
00:10Ça aussi c'est marrant d'ailleurs, parce que quand on regarde bien sur Terre,
00:14vous avez à peu près un cinquième des gens, en tout cas c'est, dont la principale préoccupation est de
00:21pas grossir,
00:22puis vous avez quand même les quatre cinquièmes qui restent, qui eux voudraient simplement manger, si c'était possible.
00:29Même si c'est un peu lourd à digérer, ça les dérange pas, tu vois.
00:33Tu vois, moi j'ai dans l'idée que du lait entier, il le boirait, tu vois.
00:36Si, si, si, il le boirait.
00:39Bon, il fera un peu la gueule au début, mais il le boirait.
00:42Ta, ta, ta, il le boirait.
00:46C'est marrant ça.
00:47C'est d'autant plus marrant que nous, en France, on a des expressions.
00:50Par exemple, nous en France, on se souhaite bon appétit, vous avez remarqué ?
00:53C'est marrant parce que nous, on a à manger dans l'assiette.
00:56Si on est venu à table, c'est sûrement parce qu'on avait faim, tu vois.
00:59Et alors, il reste une vieille angoisse qui plane comme ça sur nos tables à nous,
01:04c'est est-ce qu'on va avoir de l'appétit ?
01:08Ça, ça nous fout les jetons, hein.
01:09D'ailleurs, on s'encourage les uns les autres, hein.
01:11On se dit, allez, bon appétit, hein.
01:14On y croit, on se bat, tu vois.
01:16On va pas se laisser emmerder par une blanquette de veau, tu vois.
01:19Bon, on n'est pas des pédés, on va la bouffer, tu vois.
01:23Parce qu'avant, on a eu de l'appétit ce matin, on en a eu à midi, mais ce soir,
01:27on n'est pas à l'abri, tu comprends.
01:29C'est vrai, alors des expressions comme ça, il y en a plein.
01:31Par exemple, vous vous pointez au resto avec un copain.
01:34Vous arrivez, le garçon, il vient vous accueillir, il dit, c'est pour dîner ?
01:38Non, c'est pour faire un tennis, connard.
01:41Vous avez des cours de libre, non ?
01:44Non, vous en avez pas ?
01:45Bon, bon, on va dîner, alors, à ce moment-là.
01:48Connard.
01:50Puis après, il insiste, il dit, de couvert ?
01:52Non, non, mon pote, il va manger avec ses doigts, et puis je lui repasserai la fourchette de temps en
01:56temps.
01:58Connard.
01:59Alors, attention, attention, hein.
02:00Des fois, c'est le client qui est con, hein.
02:03Des fois, le client, il prend le menu comme ça, il dit, il est frais, votre poisson ?
02:06Non, non, il est pourri depuis quatre jours, mais on va essayer de le fourguer quand même.
02:10C'est le jeu.
02:12C'est le jeu.
02:12Et moi, le jour, j'étais au resto, je venais de finir mon assiette, j'avais tout bien nettoyé, elle
02:17brillait, mon vieux, on aurait pu la remettre en vitrine, hein.
02:20Et là, le garçon, il arrive et il me dit, vous avez terminé ?
02:24Je lui dis, non, je vais manger l'assiette, puis après, je vais voir ce que je peux faire avec
02:27la table.
02:29Connard.
02:30Eh oui.
02:31Alors, il y en a plein d'autres, il y en a plein d'autres, par exemple, vous êtes invités
02:34chez des amis.
02:35Puis, vous arrivez, c'est une petite soirée, la maîtresse de maison, elle ouvre la porte et elle fait, ah,
02:40c'est vous !
02:42Déjà, si ça n'avait pas été toi, elle n'aurait peut-être pas ouvert, on ne sait pas, toi.
02:46Alors bon, après, toi, tu as amené un bouquet pour être poli, tu vois.
02:50Et alors là, la maîtresse de maison, dès qu'elle aperçoit le bouquet, elle se met à hurler à la
02:54mort, elle fait, oh, des fleurs !
02:58Parce que d'habitude, on doit y offrir des carottes rampées, ou des boulons, ou des roues de bagnole.
03:04Donc là, elle est vachement étonnée, c'est des fleurs, tu vois.
03:07On n'y avait encore jamais fait le coup.
03:09Alors bon, tu rentres quand même, et là, à l'intérieur, à gauche, tu as les chambres à coucher, tu
03:14vois.
03:14À droite, tu as la cuisine.
03:16Puis devant, tu as une pièce pleine d'invités.
03:19Et là, elle croit bon d'ajouter, c'est par là.
03:23Pour le cas où tu aurais voulu aller dormir une heure ou deux,
03:26ou si tu voulais aller faire un peu de vaisselle avant, ou te faire la main, toi.
03:30Alors après, elle insiste, elle dit, si vous voulez bien me suivre,
03:34ben, un peu que je veux la suivre.
03:36Je ne me suis quand même pas tapé deux heures d'embouteillage dans Paris
03:39pour craquer à trois mètres du bol de sangria, quand même.
03:43Alors, il y a pire.
03:44Il y a pire parce qu'une fois à l'intérieur, tu tombes sur un autre copain qui te dit,
03:48« Tiens, tu as été invité aussi ? »
03:51Ah, tu dis, « Non, j'ai cassé un carreau pour rentrer, connard ! »
03:54Puis il y a entre nous, si j'étais venu pour recoller la moquette,
03:57tu crois que j'aurais mis un smoking, je te demande ! »
04:01Alors, j'entre vous une tous les jours en ce moment.
04:03Par exemple, tu croises un copain dans la rue, il te dit,
04:05« Tiens, tu as été chez le coiffeur ? »
04:07Non, non, ils sont tombés tout seuls cette nuit.
04:10« Tiens, tu es revenu de vacances ? »
04:12« Ben non, tu vois bien que j'y suis encore, connard ! »
04:15Et puis dans les grands classiques, il y a le fameux
04:17« Faites comme chez vous ! »
04:19« Eh ben, ça va être un beau bordel dans cinq minutes, je te le dis ! »
04:23Et c'est même dangereux, je vais vous dire,
04:25parce que moi, l'autre jour, je suis rentré dans une boulangerie,
04:27j'ai dit, « Bonjour, madame, est-ce que vous avez des grosses miches ? »
04:30« Eh ben, elle m'a mis un pain dans la gueule ! »
04:33« Je m'a mis un pain dans la gueule ! »
04:41« Je m'a mis un pain dans la gueule ! »
05:02« Je m'a mis un pain dans la gueule ! »
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14:43comme un diable. Et puis si on dit que j'ai créé l'homme à mon image, j'ai l
14:49'impression que l'homme
14:51ne me ressemble pas du tout, surtout la femme d'ailleurs. Ah bon? Comment ça se fait ça? Mais
14:55en tout cas, il y a une chose, c'est que tous les deux ils s'entendent, ils s'entendent
14:58pour me
14:59mitter ma couche d'ozone. C'est votre lit, c'est votre lit la couche d'ozone. C'est mon
15:02lit, ma couche
15:03d'ozone, c'est mon oxygène. Ils me mitent la couche d'ozone, la couche d'ozone et tout, ou
15:08une
15:08mythe. Non c'est pas une mythe ça. Mon dieu c'est un ange. Oui et puis en plus c
15:12'est pas dans le texte ça.
15:13Mon dieu. On l'a pas écrit ça. On peut passer à la question suivante. On dirait une nouvelle
15:17live. En tout cas, je vais le plumer. En tout cas, j'avais quelque chose à dire. Non non, laisse
15:22tomber, laisse le continuer.
15:23Ben c'est la créature de Dieu hein. On avait pas dit dans le texte qu'on plumait les anges
15:28à l'antenne.
15:28Oui, je l'arrose à la broche avec un... Tu le fais qu'au barbecue en plus. Bon, dites-moi
15:35ma chère Mireille, qu'est-ce que vous
15:36voulez dire ? Oui, justement, je voulais vous dire qu'en ce qui me concerne, moi je suis droite, je
15:40suis amour, je suis
15:41tendresse, je suis tolérante, je suis contente, oui je crois. Ouiiii, je crois. Ça c'est la terre, ça c
15:48'est la terre. Ouiiii, je crois.
15:49Ça va tiens, prenez-lui un marron dans la gueule. Un marron dans la gueule, voilà. Ah, merci, ça va
15:53tiens.
15:54Ah, vous savez qu'on pouvait compter sur vous. Vous me rappelez, mon archange Saint-Michel, vous avez terrassé la
15:59gueule, non ? Non pas la gueule en fait, voyons, voyons.
16:01Le dragon, le dragon. Dites-moi, je vous trouve plutôt amer Dieu. Non, mais amer, mais je suis pas amer
16:09du tout, puis je vais vous dire une chose, je suis pas Dieu, mais non, je suis pas le prévoir.
16:14C'est pas possible. Alors écoutez, quelle surprise, mais vraiment. Excusez-moi, je suis désolé, chers téléspectateurs, je croyais que
16:22c'était le vrai Dieu qui m'a reçoit, je l'ai eu personnellement au téléphone.
16:25Comment ça se fait ? Ouiiii. Parce que c'était une blague. Pourquoi ? C'était une blague pour l
16:30'émission. Surprise, surprise.
16:32Oh, c'est gentil. Je ne m'y attendais pas, c'est merveilleux. C'est extraordinaire. C'est merveilleux. J
16:37'ai eu Dieu au téléphone ce matin, je ne peux pas savoir. Vraiment, vous m'avez eu. C'est merveilleux.
16:42C'est merveilleux. Ça a pu fermer sa gueule. Oh, c'est merveilleux. C'est extraordinaire. Quel plaisir. Merci. Merci
16:49beaucoup. Merci. C'est bien. Envoyez la pub. Envoyez la pub. C'est super. Il fait beau dessous.
16:54C'est quoi ? C'est quoi ? C'est la parole ? La parole que la défense. C'est
17:06moi.
17:12Mesdames, Messieurs les jurés, Monsieur le procureur, Monsieur le juge, client. Mon client comparaît aujourd'hui devant la deuxième chambre
17:21d'accusation pour viol. Quoi de plus normal qu'une chambre pour un viol ? On ne va pas dramatiser.
17:29C'est fait, c'est fait.
17:32Quelle est la définition du viol ? Si l'on en croit le petit Robert, encore qu'à son âge,
17:38qu'est-ce qu'il peut bien savoir du viol ?
17:41Bon, alors, si vous êtes venus pour faire la gueule, il faut le dire tout de suite. C'est l
17:45'utilisation de moyens violents pour un rapport sexuel.
17:49Si l'on en croit, la définition du petit Robert disait, c'est l'utilisation de moyens violents pour un
17:52rapport sexuel.
17:53Si l'on en croit la rumeur populaire, en combien plus juste, c'est qu'en femme, pas vouloir, qu
17:57'est-ce qu'elle ?
17:59Alors, de quel procès s'agit-il ici ? De quel procès s'agit-il ici ? Il n'y
18:04a pas de femme. La victime et l'accusée sont du même sexe.
18:07Pardon ? Le tien est plus gros. Ah, quelle horreur. Il n'y a pas, il n'y a pas
18:13de... Ce sont les mêmes.
18:15La victime et l'accusée sont du même sexe, disais-je. Alors, que s'est-il passé entre les deux
18:19enfants ?
18:20Quel jeu anodin les a attirés l'un vers l'autre ? Il n'y a que deux adolescents de
18:2340 et de 15 ans.
18:27Attirés l'un par l'autre, peut-être plus l'un que l'autre, c'est vrai, mais pas de
18:29femme.
18:31La victime et l'accusée sont du même sexe, disais-je. Alors, de quel procès s'agit-il ici ?
18:35De celui de l'amour des hommes par d'autres hommes ?
18:38Mais enfin, mais qui sommes-nous pour tourner le dos, homosexuels ?
18:42Des inconscients ou quoi ?
18:45Remontons à l'Antiquité, époque fertile en amour stérile, et citons, cartons le vieux.
18:50Homosexualité, c'est comme la planche à voile, il suffit de s'y mettre.
18:59Quel génie, quelle clairvoyance ! Alors certes, quoi que fréquente, l'homosexualité n'est pas obligatoire.
19:04Est-ce une bonne chose ? La question n'est pas là.
19:06Toujours est-il, c'est très vrai Monsieur le Président, mon client n'avait pas obligé la victime, et ça
19:10c'est très vrai.
19:11Alors, que s'est-il passé entre les deux enfants encore une fois ?
19:14Quel jeu anodin les a attirés l'un vers l'autre ?
19:16Cache-cache, pas la maillard, la marraine, le skateboard, ou plus probablement saute-mouton ?
19:23Le fait que la victime s'appelle Vouton, et que mon client est un peu dur d'oreille, ne doit
19:28certainement pas être étranger à l'affaire.
19:29Saute-mouton, saute-vouton, saute qui ça ? Oh, il a sauté-vouton !
19:36Comment ? J'ai pas le droit. Excusez-moi, j'ai un gage ?
19:39Non, je... Oui, je continue tout de suite.
19:42Passons au deuxième chef d'accusation, meurtre.
19:46Mon client n'est pas un morégat, mais il aime tuer.
19:50Alors, d'où lui vient ce hobby ?
19:55Pochons-nous sur son passé et que voyons-nous ? Nous voyons un métier !
19:58Qui a dit que mon client était un crétin, un analphabète, un alcoolique, un syphilitique ?
20:03Pas du tout ! Mon client est un militaire !
20:07Et de carrière !
20:08Alors, certes, la mort, elle est fréquente et elle est un peu obligatoire.
20:12Sans la mort, la vie serait longue.
20:13Et est-ce qu'on s'ennuierait pas un peu ?
20:15À la naissance, on se dirait, mais alors, c'est pour la vie !
20:17Mais non, il y a la mort ! Oh !
20:20Alors, comme l'instituteur qui vous met une mauvaise note pour vous dire, t'as pas bien travaillé, bonhomme.
20:25La contractuelle qui vous met un PV pour vous dire, tu t'es mal jarré, bonhomme.
20:28L'assassin foutu pour vous dire, t'étais pas éternel, bonhomme.
20:33Comment ? J'ai pas le droit non plus.
20:35Ok, j'ai encore un gage.
20:37Ah, c'est terminé.
20:38Ok, excusez-vous.
20:39Comment ?
20:40Perpète.
20:41Oh putain !
20:42On peut dire que j'ai raté la plénoirie.
20:44Oui, oui, je m'en vais tout de suite.
20:45Comment ?
20:46Oui, je débute.
20:46Oui, j'aime bien ça, les décors.
20:48Ah, il faut le BEPS !
20:49Je savais pas.
20:51On se téléphone quand même pour le squash.
20:53Allez, salut !
20:54Allez, c'est en cul !
20:56Allez, allez !
20:57Allez, allez, allez !
21:11Il est mort, Chaco ! Il est mort, Chaco !
21:19Il est mort, Chaco ! Il est mort, Chaco !
21:21En tant que mère de mère, en tant que mère de Paris,
21:23En tant que mère de Paris,
21:24En tant que mère de Paris,
21:27Allons, c'est un change.
21:31Allô ?
21:33Allô, telle de ville, alors telle de ville,
21:35Je prends des décisions et tout autour de moi,
21:37J'ai des tas de camps, j'ai des tas de camps.
21:39Des tas de camp, des tas de compagnons, des bouettes,
21:41Que j'ai placés ici, que j'ai placés là,
21:43A la tête d'honneur, à la tête d'honneur,
21:45A la tête de Neuilly, sur scène !
21:48Siens, comme dans !
21:50Il est mort, Chaco ! Il est mort, Chaco !
21:53Écoutes ! Écoutes ! Écoutes ! Écoutes ! Écoutes ! Écoutes ! Écoutes !
22:18Allô ?
22:19C'est Franchois ?
22:22Allô ?
22:24Allô, terre de ville, allô, terre de ville
22:26Je m'intéresse à tout, je dis à mes amis
22:28Les enfants zoppes, les enfants zoppes
22:30Sortons observer les parisiens
22:32Grève à l'Elysée, il est tout au fond de moi
22:34Et moi je nique, et moi je nique
22:35Et moi je n'y crois plus, c'est fini
22:40C'est grâce, c'est Franchois, ta gueule
22:42Il est mort, ça compte, il est mort, ça compte
22:44Écoutez-les
22:46Écoutez-les
22:48Écoutez-les
22:52Écoutez-les
22:54Écoutez-les
23:05Écoutez-les
23:05Il est mort, ça compte, il est mort, ça compte
23:07Je fais pitié, pitié, pitié, pitié, pitié, pitié
23:14Allô, je suis jusqu'à
23:38Écoutez-les
23:40Écoutez-les
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