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  • il y a 2 jours
Bonjour DICI présentée par Angelo Petrov-Rodrigues, c’est le rendez-vous info en direct pour démarrer la journée avec un tour de l’actualité locale, la météo, les conditions de circulation et un journal dédié à la métropole. Au sommaire : Violences sur mineurs, comment la justice agit. Manosque/Lycée Martin Bret, 3 postes menacés. Hautes-Alpes, la tendance des vacances insolites.

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00:00Et dans l'actualité de nos communes, les enquêtes sur les violences sexuelles sur mineurs dans les Hautes-Alpes,
00:05160 procédures sont actuellement en cours, plongées dans le traitement de ces dossiers judiciaires sensibles, c'est dans un instant.
00:13La grogne reprend au lycée Martin-Brette de Manos que trois assistants d'éducation seraient menacés de perdre leur poste
00:19après avoir exercé leur droit de retrait. Un rassemblement de soutien a eu lieu, c'était hier.
00:24Et puis des vacances hors du temps, au bord du lac de Serpensons, cabanes perchées, bulles ou minuscules maisons,
00:32les logements insolites séduisent de plus en plus découvertes de ce marché très prisé, c'est en fin de journal.
00:42Mais d'abord, c'est la météo qui inquiète avec de nouveaux orages et des rafales jusqu'à 60 km
00:47par heure,
00:48attendu ce soir sur tout notre territoire.
00:50À Espinas, les habitants se réveillent encore sous le choc des intempéries de lundi.
00:55De nombreuses opérations de nettoyage ont été menées après les dégâts matériels causés par le vent.
01:00Heureusement, sans faire de blessés, leur gonzalès.
01:03Voilà, chez moi, regardez.
01:05Une heure aura suffi pour tout détruire.
01:08Après les intempéries, ces habitants ne pouvaient plus sortir de chez eux.
01:13Voilà, ça c'est devant le portail, au chemin de Chantosset.
01:18On ne pouvait plus sortir ce dernier.
01:21Plus de peur que de mal, mais les dégâts matériels sont nombreux.
01:25Murs arrachés, chutes d'arbres, tuiles envolées.
01:27Depuis ce matin, les habitants s'activent pour nettoyer leur maison.
01:31À la noire, on a nettoyé, mais il y a encore des coulées debout.
01:36Un peu plus bas dans le village, même constat.
01:38Un truc de fou.
01:39Je me dis, moi j'ai vu ça en trois fois, ça fait 35 ans que j'habite ici.
01:42Ça fait 35 ans, ça fait trois fois que je suis inondée.
01:43Voilà, ça c'est mon chemin de mon allée, qui va chez moi, qui va dans mon jardin.
01:48Et l'arbre, il était en plein milieu.
01:50Vous voyez ?
01:51Et là, l'arbre, il est tombé, il est tombé chez la voisine.
01:54Voilà.
01:55Comme de nombreux habitants, Régis a vu sa toiture endommagée.
01:59Pour cet artisan charpentier, la journée est particulièrement chargée.
02:02Ce matin, il y a pas mal d'appels à droite à gauche.
02:05C'est déjà de réparer chaque fois qu'on peut pour éviter qu'il y ait d'autres dégâts en
02:11attendant.
02:11Non.
02:12Les pompiers et les agents municipaux participent aux opérations de nettoyage et de sécurisation.
02:17Si le village pense s'épler, tous gardent un oeil sur la météo des prochains jours.
02:22Autre titre de l'actualité, cette question judiciaire très sensible qui suscite de vives réactions dans l'opinion publique.
02:28Comment la justice traite-t-elle les affaires de violences sexuelles sur mineurs dans les Hautes-Alpes ?
02:33160 procédures sont actuellement recensées par la police et la gendarmerie.
02:37Leur Gonzalès nous explique le parcours d'un enfant victime.
02:42C'est ici, dans le bureau de la procureure du tribunal judiciaire de Gap,
02:46que 70 dossiers de violences sexuelles sur mineurs sont actuellement suivis par le parquet.
02:51Ces dossiers sont des priorités absolues qui seront tous revues et sur lesquelles il y aura des instructions prises.
02:58Après un signalement ou un dépôt de plainte, la priorité est de protéger l'enfant et de recueillir sa parole
03:03dans les meilleures conditions.
03:04C'est ce qu'on appelle les auditions de Mélanie, qui correspondent à des protocoles de libération de la parole,
03:12sans qu'il y ait des questions qui visent à orienter les réponses, etc.
03:16Donc c'est un protocole bien précis, qui est fait par des enquêteurs qui sont formés.
03:19À partir de là, la procédure se poursuit avec différentes étapes.
03:23Après, il y a un travail de retranscription de la parole de l'enfant.
03:26Le but étant qu'on la recueille une fois, évidemment.
03:29Après, il y a toutes les auditions de témoins.
03:33Évidemment, aussi en urgence, il faut que j'en parle, le médical.
03:37Et puis, entendre avec ces éléments-là la personne mise en cause.
03:42Une fois les investigations terminées, la procureure décide de la suite à donner au dossier.
03:47Mais comment protéger les victimes en attente du procès ?
03:50Le contrôle judiciaire de l'auteur présumé est une des solutions qui fait débat dans l'opinion publique.
03:55La loi prévoit effectivement que le contrôle judiciaire est le principe et la détention provisoire l'exception.
04:01Et donc, effectivement, pour certains dossiers, les personnes sont placées sous contrôle judiciaire.
04:06Mais en tous les cas, ce n'est pas rien du tout, ce n'est pas lâché dans la nature.
04:09Et les manquements, ils sont suivis et ils sont punis.
04:14Et les gens sont placés en détention si le contrôle judiciaire n'est pas respecté.
04:18Malgré la difficulté de réunir les preuves, le parquet de Gave cherche à limiter l'attente des victimes et des
04:23familles.
04:23Les délais de poursuite et les délais d'audiencement, c'est-à-dire le moment où, quand un dossier est
04:28terminé, il est jugé par le tribunal,
04:30à Gave, ils sont bons, ils sont courts, puisqu'aujourd'hui, on juge encore en 2026, alors que dans beaucoup
04:36de tribunaux, c'est beaucoup plus lointain.
04:38La cour criminelle départementale se réunit deux fois par an.
04:42Celle du lundi 15 juin a examiné dans la semaine trois affaires de violence sexuelle sur mineurs.
04:47Et au-delà du travail des enquêteurs, les associations sont en première ligne pour faire de la prévention et recueillir
04:53la parole à Gap.
04:55La structure Enfants en danger milite pour une meilleure protection pendant les investigations.
05:00Écoutez sa présidente, Daphné Pichet.
05:02L'enfant a toujours peur de ne pas être cru.
05:05Alors, l'enfant a peur de ne pas être cru, mais l'enfant aussi a peur de désigner quelqu'un,
05:10parce que c'est souvent quelqu'un qu'il aime.
05:12Et il n'a pas du tout envie que cette personne soit punie.
05:16C'est très important que l'enfant soit protégé à partir du moment où il a fait des révélations et
05:22qu'il ne soit plus en contact avec le parent ou avec l'agresseur.
05:27On le voit encore trop souvent, des enfants qui ont révélé, où l'entourage a vu que l'enfant n
05:36'était pas bien, et où quand même l'enfant continue à aller chez son agresseur.
05:41Et ça, c'est insupportable.
05:44Autre titre de l'actualité, cette nouvelle alerte au lycée Martin-Brette de Manos.
05:48Que souvenez-vous de ce récent mouvement de grève lié à des odeurs nauséabondes dans l'établissement aujourd'hui ?
05:54Trois assistants d'éducation voient leur contrat menacé.
05:57Une convocation qui lie directement à leur mobilisation passée.
06:01Un rassemblement de soutien s'est tenu hier.
06:04Amélie Descher était sur place.
06:06À midi, tous s'étaient donnés rendez-vous devant le lycée.
06:09Des syndicats, les trois assistants d'éducation menacés, mais aussi des élèves venus montrer leur soutien.
06:15Je suis venu pour soutenir Anthony, parce que je pense que ce n'est pas sympa ce qui lui arrive.
06:20C'est un bon champion, même je pense que c'est le meilleur.
06:22C'est important de lui rendre ce qu'il a fait pour nous pendant trois ans.
06:26Niveau soutien mental déjà, dès qu'on a quelque chose, un problème, même si on ne lui dit pas forcément,
06:31il remarque, il vient poser des questions, il s'interroge souvent sur la vie des élèves.
06:34Avec Marie, c'est vraiment la maman de l'internat.
06:37Je pense qu'on peut demander à chaque fille qu'il y a un internat, c'est vraiment notre maman.
06:39Il y a 15 jours, Marie, Anthony et Léo, trois assistants d'éducation reçoivent une convocation de la part de
06:45la direction.
06:46Pas de bonne augure selon eux, mais plutôt la menace d'un non-renouvellement.
06:49On a beaucoup de témoignages, surtout d'élèves, qui sont tristes de nous voir partir.
06:53Donc bien évidemment, c'est très touchant.
06:56Bien sûr, on est émus quand on nous dit qu'on ne pourra pas retourner travailler dans l'endroit qu
07:01'on aime et dans lequel on se sentait bien depuis quatre ans.
07:04D'après les assistants d'éducation, leur mobilisation lorsqu'une odeur d'origine inconnue s'est propagée dans l'établissement
07:09serait à l'origine de cette décision.
07:11Moi, je reste persuadé que c'est à cause de l'année qu'on a passé, de notre engagement syndical,
07:17justement, pour venir sur le syndicat, et que ce n'est pas du tout à cause de notre rôle d
07:22'AED.
07:23Réponse attendue fin juin après leur rendez-vous avec la direction, direction et inspection académique qui n'ont pour le
07:28moment pas répondu à nos sollicitations.
07:31Les assistants d'éducation préviennent.
07:33Si nécessaire, ils saisiront le tribunal administratif.
07:37Revenons maintenant sur ce campement estival qui fait désormais partie du paysage local à Chorges.
07:42Les gens du voyage sont installés depuis plusieurs semaines sur leur terrain habituel.
07:46Une présence récurrente chaque année pour ces travailleurs qui viennent faire la saison sur les marchés de la région.
07:52Leur Gonzalès est allé à leur rencontre.
07:54Ça, c'est mon camion. J'ai un peu aménagé pour avoir un gain de place.
07:58Installés à Chorges depuis deux semaines, ces familles du voyage préparent leurs étals pour les marchés.
08:03Leur principal rendez-vous de l'été dans les Hautes-Alpes.
08:06Abricots, melons, pêche. On va directement chercher à la source les alentours de Cavaillon.
08:13Je prends un producteur à Avignon.
08:15Vu que ça se conserve très bien, je n'ai pas besoin de descendre toutes les deux semaines comme les
08:19fruits et légumes.
08:20La semaine prochaine, la saison démarrera vraiment pour ce père et son fils, entre Chorges, Gap et les communes alentours.
08:27Le lundi, je fais Lamure. Le mardi, je fais Châteauroux. Le mercredi, je fais Briançon.
08:33Le jeudi, je fais Seillac. Le vendredi, je fais l'argentière. Le samedi, je fais Gap. Et le dimanche, je
08:41fais Ancel.
08:42Ça fait à peu près 3-4 mois que j'ai commencé les marchés. Je me suis mis à faire
08:45les olives. J'ai aussi de la tapenade. Je fais aussi des amandes grillées.
08:49Un métier qui, chez eux, se transmet de génération en génération. Au fil des années, les clients sont devenus des
08:55habitués.
08:56Et les Hautes-Alpes, bien plus qu'une simple étape sur la route.
08:59Je viens depuis que je suis né. Mon père, il faisait l'école ici. Mon grand-père, il venait ici
09:03quand il était jeune.
09:04Les gens, ils sont beaucoup, beaucoup, beaucoup sympathiques ici comparé aux autres régions.
09:08Ils sont très, très amicals, très familiers.
09:11On est bien accueillis déjà. On n'est pas venus en force ici. C'est le maire même qui nous
09:15a appelés pour nous prévenir, pour nous couper l'herbe ici.
09:18A la fin de l'été, les caravanes quitteront Chorges. Mais pour eux, le rendez-vous est déjà pris pour
09:24l'été prochain.
09:26Allez, il est temps de se faire plaisir. On va aujourd'hui rêver un peu pour vos prochaines vacances sur
09:31le marché.
09:32Des logements insolites attirent toujours plus d'adeptes sur les rives du lac de Serpenson, cabanes perchées ou bulles sous
09:38les étoiles.
09:38L'expérience, vous allez voir, séduit les touristes en quête de déconnexion. Alexandre Prissier.
09:45Pour ces logements insolites sur le lac de Serpenson, c'est le lancement de la saison estivale et le succès
09:51est déjà au rendez-vous.
09:53On entame une très belle saison avec des réservations qui ont été prises bien en amont.
09:58Les clients veulent vraiment être sûrs d'avoir leur place et donc du coup réservent dès le mois de novembre,
10:05voire nous font des pré-réservations pour l'année suivante.
10:08Je pense que c'est le petit plus de leurs vacances.
10:12Une expérience de luxe qui a un coût de 180 à 500 euros la nuitée.
10:17Des prix qui favorisent des séjours courts mais intenses d'un à trois jours maximum.
10:23On a 20% de cette clientèle qui justement viennent chez nous sur une ou deux nuits en complément de
10:29leur séjour déjà passé sur la station.
10:31Et après, sinon, c'est vraiment des personnes qui nous découvrent soit du bouche à oreille, soit via les réseaux
10:38sociaux et qui viennent les années d'après.
10:41Un séjour unique, des partenariats stratégiques et une clientèle spécifique qui profite aussi aux acteurs du tourisme local.
10:50Nous, ça nous aide déjà à avoir un petit peu de clientèle.
10:52C'est vrai que le fait d'avoir des réductions et que nous, on soit partenaire avec eux, ça aide
10:56à faire venir des gens.
10:57Et là, on va récupérer un peu du client un petit peu plus fortuné.
11:00Donc, c'est vrai que c'est un autre type de location pour le coup.
11:05Une recette magique qui, été comme hiver, fidélise et attire de plus en plus de vacanciers de tous les horizons.
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