- il y a 2 mois
Bonsoir DICI accompagne les téléspectateurs de BFM DICI dans leur soirée avec un focus sur l'actualité locale : infos, météo, sport, trafic. Au sommaire : Violences sur mineurs, comment la justice agit. Éliane Barreille : le point sur sa mandature. Ubaye : un whisky vieilli dans un tunnel.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Comment la justice traite-t-elle les affaires de violences sexuelles sur mineurs ?
00:04Depuis les révélations sur l'enquête Liana, les magistrats subissent des critiques de toutes parts, même de leur propre ministère.
00:11Nous avons donc tenté de comprendre comment ces dossiers très sensibles étaient suivis et instruits.
00:16Elle est à la tête du Conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence depuis juillet 2021.
00:21Eliane Barreil fait le point sur ses 5 ans de mandature.
00:25Protection de l'enfance, station du Cénus, endettement et travaux, entretien dans ce journal.
00:31Du whisky dans des anciens tunnels ferroviaires abandonnés, ça se passe en Ubaï.
00:35Deux frères ont eu l'idée originale d'utiliser l'humidité ambiante pour faire vieillir leurs précieux breuvages, découvertes tout
00:42à l'heure.
00:43La météo, les jours passent et se ressemblent.
00:46Du soleil le matin, mais toujours un risque d'orage localisé l'après-midi.
00:50Dans vos villages, au lever du jour, comptez 18 degrés à Montsalier dans les Alpes-de-Haute-Provence,
00:5520 à Bradas, 15 au Vernet, 18 à Puissanières dans les Hautes-Alpes, 15 à Saint-Crépin et 16 du
01:01côté de Poligny.
01:07Mais avant de développer ces titres, cet appel à la prudence, encore une fois ce soir, en raison des orages,
01:13surtout dans la vallée de la Durance et dans le Quéra, des orages qui ont déjà fait des dégâts.
01:19Hier soir, notamment du côté de Remolons, Espinas ou encore Valser, des éboulements ont obligé la fermeture de l'accès
01:26au barrage de Serponçon et au Col-Lebro
01:29depuis la commune de Rousset-Serponçon.
01:31La route devrait rester bloquée jusqu'en fin de journée, demain.
01:34Mais le vent et la grêle ont aussi causé des dommages dans les villages.
01:39Des toitures ont notamment été abîmées et certaines habitations en partie inondées.
01:44Exemple à Espinas avec Laure Gonzales.
01:49Une heure aura suffi pour tout détruire.
01:52Après les intempéries, ces habitants ne pouvaient plus sortir de chez eux.
01:56Voilà, ça c'est devant le portail au chemin de Chantosset.
02:02On ne pouvait plus sortir.
02:05Plus de peur que de mal, mais les dégâts matériels sont nombreux.
02:08Murs arrachés, chutes d'arbres, tuiles envolées.
02:11Depuis ce matin, les habitants s'activent pour nettoyer leur maison.
02:17Un peu plus bas dans le village, même constat.
02:22Je me dis, moi j'ai vu ça en trois fois, ça fait 35 ans que j'habite ici, ça
02:26fait 35 ans, ça fait trois fois que je suis inondé.
02:28Voilà, alors là, ça c'est mon chemin de mon allée, qui va chez moi, qui va dans mon jardin.
02:32Et l'arbre, il était en plein milieu.
02:34Vous voyez ?
02:35Et là, l'arbre, il est tombé, il est tombé chez la voisine.
02:38Voilà.
02:38Comme de nombreux habitants, Régis a vu sa toiture endommagée.
02:42Pour cet artisan charpentier, la journée est particulièrement chargée.
02:46Ce matin, il y a pas mal d'appels à droite à gauche.
02:49C'est déjà de réparer chaque fois qu'on peut pour éviter qu'il y ait d'autres dégâts en
02:55attendant.
02:56Les pompiers et les agents municipaux participent aux opérations de nettoyage et de sécurisation.
03:00Si le village pense s'épeler, tous gardent un oeil sur la météo des prochains jours.
03:06Et nos départements ont justement été placés en vigilance jaune, pluie, orage et inondation jusqu'à demain minuit par Météo
03:13France.
03:14Ouvrons désormais notre grand format du jour consacré aux violences sexuelles sur mineurs.
03:20Depuis l'affaire Liana, le traitement de ces dossiers par la justice a suscité de vives réactions,
03:24parfois très critiques de la part de l'opinion publique, mais également de la part de politiques et d'élus.
03:29Alors nous avons voulu savoir comment le parquet de Gap travaillait, comment la parole des victimes était recueillie
03:35et quelles mesures la justice mettait en oeuvre pour les protéger.
03:39La procureure de la République a répondu aux questions de Laure González.
03:44C'est ici, dans le bureau de la procureure du tribunal judiciaire de Gap,
03:49que 70 dossiers de violences sexuelles sur mineurs sont actuellement suivis par le parquet.
03:54Ces dossiers sont des priorités absolues qui seront tous revus
03:59et sur lesquels il y aura des instructions prises.
04:01Après un signalement ou un dépôt de plainte,
04:03la priorité est de protéger l'enfant et de recueillir sa parole dans les meilleures conditions.
04:08C'est ce qu'on appelle les auditions Mélanie,
04:11qui correspondent à des protocoles de libération de la parole,
04:15sans qu'il y ait des questions qui visent à orienter les réponses, etc.
04:19Donc c'est un protocole bien précis, qui est fait par des enquêteurs qui sont formés.
04:21À partir de là, la procédure se poursuit avec différentes étapes.
04:25Après, il y a un travail de retranscription de la parole de l'enfant.
04:29Le but étant qu'on la recueille une fois, évidemment.
04:32Après, il y a toutes les auditions de témoins.
04:36Évidemment, aussi en urgence, il faut que j'en parle, le médical.
04:40Et puis, entendre avec ces éléments-là la personne mise en cause.
04:45Une fois les investigations terminées,
04:47la procureure décide de la suite à donner au dossier.
04:50Mais comment protéger les victimes en attente du procès ?
04:53Le contrôle judiciaire de l'auteur présumé est une des solutions
04:56qui fait débat dans l'opinion publique.
04:58La loi prévoit effectivement que le contrôle judiciaire est le principe
05:02et la détention provisoire l'exception.
05:04Et donc, effectivement, pour certains dossiers,
05:06les personnes sont placées sous contrôle judiciaire.
05:09Mais en tous les cas, ce n'est pas rien du tout,
05:11ce n'est pas lâché dans la nature.
05:12Et les manquements, ils sont suivis
05:16et ils sont punis et les gens sont placés en détention
05:18si le contrôle judiciaire n'est pas respecté.
05:20Malgré la difficulté de réunir les preuves,
05:23le parquet de GAPE cherche à limiter l'attente des victimes et des familles.
05:26Les délais de poursuite et les délais d'audiencement,
05:29c'est-à-dire le moment où, quand un dossier est terminé,
05:31il est jugé par le tribunal à GAPE,
05:33ils sont bons, ils sont courts,
05:34puisqu'aujourd'hui, on juge encore en 2026,
05:37alors que dans beaucoup de tribunaux, c'est beaucoup plus lointain.
05:41La cour criminelle départementale se réunit deux fois par an.
05:44Celle du lundi 15 juin a examiné dans la semaine
05:47trois affaires de violences sexuelles sur mineurs.
05:51Le Premier ministre a aussi annoncé ce mardi
05:54que la proposition de loi intégrale sur les violences sexistes et sexuelles
05:58qui comportent plus de 70 mesures
06:00allait être examinée à partir de la rentrée.
06:03Outre le travail des magistrats et des enquêteurs,
06:06des associations font aussi de la prévention,
06:08écoutent et recueillent la parole des enfants victimes.
06:11C'est le cas de l'association Enfants en danger à GAPE
06:14qui milite pour que les enfants soient mieux protégés
06:17le temps des investigations.
06:19Écoutez Daphné Bichet, la présidente de la structure.
06:21L'enfant a toujours peur de ne pas être cru.
06:24Alors l'enfant a peur de ne pas être cru,
06:26mais l'enfant aussi a peur de désigner quelqu'un,
06:29parce que c'est souvent quelqu'un qu'il aime.
06:31Et il n'a pas du tout envie que cette personne soit punie.
06:35C'est très important que l'enfant soit protégé
06:38à partir du moment où il a fait des révélations
06:41et qu'il ne soit plus en contact avec le parent
06:44ou avec l'agresseur.
06:46On le voit encore trop souvent,
06:48des enfants qui ont révélé
06:52où l'entourage a vu que l'enfant n'était pas bien
06:55et où quand même l'enfant continue à aller chez son agresseur.
07:00Et ça, c'est insupportable.
07:03La protection de l'enfance,
07:05qui est aussi l'une des prérogatives des départements,
07:07Eliane Barreil, la présidente du Conseil départemental
07:10des Alpes-de-Haute-Provence,
07:11est notre invitée ce soir.
07:13Elle revient sur cette mission primordiale
07:15et sur les moyens qui lui sont alloués.
07:17Elle fait aussi le point sur les chantiers en cours,
07:19notamment en ce qui concerne les routes.
07:22Interview enregistré jeudi dernier avec Amélie Deschers.
07:26Eliane Barreil, bonsoir.
07:27Bonsoir.
07:28Merci d'être avec nous.
07:29Vous êtes donc la présidente du Conseil départemental
07:31des Alpes-de-Haute-Provence.
07:32Ça fait cinq ans que vous occupez ce siège
07:34et c'est l'occasion ce soir de faire une sorte de point d'étape
07:37sur votre mandat.
07:38Une question d'actualité.
07:39D'abord, on a beaucoup parlé ces temps-ci de l'affaire Liana,
07:42cette petite fille tuée dans le Gers.
07:44L'enfance, la protection de l'enfance,
07:46c'est le domaine du département.
07:47Est-ce qu'aujourd'hui, vous avez les moyens nécessaires
07:49pour protéger les enfants de l'aide sociale à l'enfance ?
07:52Permettez-moi d'abord d'avoir une réaction sur l'affaire Liana.
07:55Je trouve ça absolument scandaleux.
07:57Qu'il y ait autant d'erreurs dans le déroulé de la procédure,
08:02d'erreurs ou en tous les cas de laisser aller,
08:05je trouve ça absolument scandaleux.
08:06Ça, je tiens à le dire.
08:07Je pense que je comprends et je soutiens totalement les parents
08:12parce que réellement, c'est pas acceptable quand on connaît le passé de ce monsieur.
08:17Voilà, c'est ma première réaction.
08:20Sur l'aide à l'enfance,
08:22ce sont 28 millions que nous mettons dans l'aide sociale à l'enfance.
08:26C'est énorme, c'est un très gros budget.
08:28C'est un quart du budget de l'aide sociale.
08:32Donc vous voyez, c'est un très très gros budget.
08:34Nous avons un grand nombre d'enfants accueillis
08:37puisque nous avons 400 et quelques enfants accueillis.
08:43Donc sur les 28 millions,
08:45il y a déjà 12 millions qui sont réservés aux établissements.
08:48Nous avons un grand nombre d'établissements
08:51puisque nous avons 242 places,
08:54ce qui est énorme.
08:55Ce qui nous permet d'accueillir non seulement les enfants du 04,
08:58puisqu'on accueille grosso modo 60%,
09:00entre 50 et 60% des enfants du 04,
09:03le reste venant des départements voisins.
09:06Voisins ou plus éloignés d'ailleurs.
09:09Donc pour nous, c'est un pan de l'aide sociale extrêmement important.
09:16Voilà.
09:17Allez-y.
09:17Allez-y, je vous en prie.
09:18Cette affaire est aussi en lumière la parole des enfants
09:20qui est trop souvent ignorée.
09:22On a vu dans plusieurs départements,
09:24dans plusieurs circonscriptions,
09:26il y a des audits, des sortes d'audits qui ont été mis en place.
09:29Est-ce que vous, peut-être, c'est quelque chose que vous allez faire ici ?
09:31Ce n'est pas que je vais faire, c'est que c'est déjà en place.
09:35Et que nous avons, vous savez que nous sommes habilités
09:38à contrôler ces maisons d'enfants.
09:40C'est ce que nous faisons.
09:42Et dès lors qu'on nous signale qu'il pourrait y avoir,
09:45je dis bien qu'il pourrait y avoir un problème,
09:48nous contrôlons et nous prenons acte immédiatement de la situation.
09:52Et si nécessaire, nous prenons nos dispositions,
09:55quitte à fermer la structure.
09:56Et ça nous est arrivé il n'y a pas longtemps.
09:58Vous parliez des budgets tout à l'heure.
10:00Est-ce que ça mérite cette question des budgets renforcés ?
10:02Le problème des budgets renforcés,
10:04c'est que pour avoir des budgets renforcés,
10:06comme c'est le département qui l'a en charge à 100%,
10:09pour avoir des budgets renforcés, il faudrait avoir des recettes.
10:13Or, nous n'avons pas de recettes pour les départements,
10:15vous le savez bien.
10:17Et l'État ne compense pas complètement
10:22toutes les aides qu'il a mises en place.
10:24Donc c'est très compliqué.
10:25Ceci étant, on ne fait pas l'impasse,
10:27puisque, encore une fois, c'est un quart du budget de l'aide sociale.
10:31On va parler de votre mandat maintenant.
10:33Durant ce mandat, la dette du département,
10:35elle a notamment baissé d'environ 130 millions à 75 millions.
10:38Comment est-ce qu'on fait baisser d'une dette comme ça de près de la moitié ?
10:42Écoutez, c'est très simple.
10:45Les deux premières années, les excédents de fonctionnement,
10:47nous les avons positionnés sur la dette
10:49parce que nous avons fait tout de suite, en arrivant,
10:52un programme pluriannuel d'investissement.
10:55Donc nous savions à partir de quelle année
10:57nous aurions des investissements très importants
11:00et comment les financer.
11:01Donc du coup, on a fait baisser la dette
11:03pour être en capacité d'emprunter beaucoup
11:06et ça commence dès cette année.
11:08Et il vous reste aujourd'hui deux ans de mandat ?
11:12Il y avait des très gros chantiers.
11:13Est-ce que vous espérez, je reste toujours sur cette dette,
11:15encore la réduire la dette ?
11:17Alors, à l'instant T, ça me paraît bien compliqué
11:21puisque nous avons des chantiers très importants
11:24que l'on porte actuellement et qu'on va porter pour les trois ans restants.
11:28Donc je ne vois pas comment on pourrait diminuer la dette aujourd'hui.
11:32Ceci étant, dès lors que nous aurons terminé cette phase de chantier,
11:37je m'emploierai de nouveau, évidemment, à stabiliser la dette.
11:41Sur les points sautreaux, justement, on va parler des routes.
11:43On avait suivi les intempéries en Ubaï en 2025.
11:46Les travaux du Pas-de-la-Rochaye, ces dépenses en plus
11:49qui n'étaient pas prévues, du coup, au budget initial, comment ça se gère ?
11:52Non. Alors le Pas-de-la-Rochaye, ce qui n'était pas prévu, c'est le surcoût.
11:55Mais le Pas-de-la-Rochaye, c'était prévu.
11:58Simplement, ça a été énormément augmenté
12:00puisque tout a augmenté.
12:02Et dans les travaux publics, tout ce qui touche,
12:06notamment au pétrole, donc à la Roubaix particulièrement,
12:10ça a généré des hausses très importantes.
12:13Donc c'est vrai qu'on avait sous-estimé,
12:15on était grosso modo à 40 millions d'euros, un peu moins,
12:18et que nous sommes à 69 millions d'euros TTC.
12:22Aujourd'hui, là-dessus, nous avons...
12:25Alors, un coup je parle en TTC, un coup je parle en taxes.
12:28Aujourd'hui, nous avons des subventions de l'État et de la région sur ce chantier.
12:32Et il nous reste 38 millions hors taxes apportés par le département.
12:37Donc j'étais en Italie il y a 10 jours.
12:40Et je m'efforce d'obtenir des fonds européens ou au moins italiens.
12:47Parce que je considère que cette route, elle a une vocation transfrontalière,
12:51qu'elle est utilisée aujourd'hui par 60% des camions italiens.
12:56Et que donc, il n'est pas normal que le département seulement supporte ces surcoûts.
13:02Vous pensez que justement ces subventions de l'État, des régions, elles sont peu suffisantes, pas assez suffisantes ?
13:08Au moment où elles ont été attribuées, elles étaient plutôt très intéressantes puisqu'on était sur un montant nettement plus
13:15bas.
13:16Donc l'État et la région ont revu leur copie, puisque tous les deux ont augmenté leur participation.
13:21Mais il n'empêche que n'ayant pas de fonds européens, c'est quand même compliqué.
13:26On va parler maintenant des stations de ski.
13:28On avait suivi donc le Grand Puy a fermé fin 2024.
13:31Quel est votre engagement aujourd'hui vis-à-vis des stations de ski ?
13:33C'est très simple. Il y a deux stations phares qui sont dans l'étude de Clemsnow de la région,
13:40qui sont à une altitude suffisante pour être pérennes au moins au-delà de 2050.
13:45Donc c'est celles sur lesquelles on a mis l'accent et c'est celles sur lesquelles le département investit
13:51beaucoup,
13:51puisqu'il en est le partenaire, même le porteur, à 55%.
13:55Donc à savoir Praloup et la Foudalos.
13:58Toutes les autres stations sont gérées soit par les communes, soit par les intercôts,
14:04plutôt par les communes d'ailleurs.
14:06Restez le Sénus.
14:07Je vous refais l'histoire du Sénus.
14:10Lorsque nous avons décidé de fusionner les deux syndicats,
14:14syndicat de Praloup et syndicat du Val d'Alos,
14:16à l'époque, la présidente de la communauté et de la commune de la vallée de Lubaï
14:20avait mis comme préalable qu'on en sorte le Sénus.
14:24Donc nous avons sorti le Sénus en plein accord avec le maire,
14:29en s'engageant, en tous les cas, pour être présents à leur côté un temps,
14:33pour ne pas les mettre en grande difficulté.
14:35Aujourd'hui, force est de constater que nous n'avons pas du tout la même vision du modèle économique
14:41et donc nous avons décidé, nous, de sortir du Sénus.
14:45Pour autant, on ne laisse pas tomber la commune,
14:47puisqu'on prend en charge un million et demi quand même de transferts d'actifs à notre charge.
14:52C'est-à-dire au-delà de ce qui est inscrit aujourd'hui sur nos budgets.
14:58On ne les laisse pas tomber.
15:00Et bien entendu, dès lors qu'ils seront sortis d'un syndicat mixte,
15:04ils pourront bénéficier du contrat de station départementale,
15:08comme toutes les autres stations.
15:10Parfait.
15:10On va parler maintenant d'une échéance qui arrive,
15:12les Jeux Olympiques de 2030,
15:14portées par la région Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur.
15:17Côte d'Azur, pardon, notre département, les Alpes de Haute-Provence.
15:21Est-ce que ce ne serait pas un petit peu le grand oublié de les Jeux Olympiques ?
15:24Pas du tout.
15:24J'en ai marre d'entendre ça.
15:26Pas du tout, parce que j'étais ce matin, justement, au lancement des emblèmes,
15:30et j'étais à la région ce matin.
15:32Alors, nous n'avions pas de structure suffisante,
15:37puisque, en fait, nous n'avons pas d'équipement équivalent à ceux du 05
15:41pour accueillir une compétition de ski.
15:44Si l'espace lumière avait été réalisé,
15:46on aurait pu être en concurrence, ce qui n'est pas le cas.
15:50Donc, aujourd'hui, on bénéficie quand même des travaux
15:53sur cinq gares dans le département,
15:55plus toute la ligne des Alpes, c'est quand même pas rien.
15:58Et je travaille actuellement, au titre du Comité des Territoires,
16:01sur des actions que nous pourrions porter,
16:03notamment en faveur de la jeunesse.
16:06Donc, tout ça, c'est en train de se mettre en place.
16:09Et puis, j'espère que, comme ça avait été le cas
16:11pour le portage de la flamme en 2024,
16:15il y aura un engouement, y compris des communes et des communautés,
16:18et que chacun participera à sa manière
16:21pour une meilleure prise en compte des Jeux Olympiques 2030.
16:25Parfait.
16:25Une fois qu'on a évoqué tous ces dossiers,
16:27qu'est-ce qui vous reste alors à mener pour la suite de votre mandat ?
16:30Beaucoup de choses encore.
16:34Déjà, le pas de la Rochelle, c'est sur minimum 4 ans.
16:37Donc, voilà.
16:39Là, nous avons en cours le Collège du Mont-d'Or.
16:42C'est un gros morceau aussi, parce qu'on en parle moins,
16:45mais c'est aussi près de 1 million d'euros.
16:47Le Collège Bourrelli-Adigne, qui ne va pas tarder à démarrer.
16:50Et puis, surtout, nous avons attaqué aussi un très gros investissement
16:56sur les centres médico-sociaux.
16:58Donc, on a plusieurs centres médico-sociaux, notamment Manosque, Horizon,
17:03et prochainement, nous allons avoir, il y en a un troisième, Chaternous,
17:09qui vont être entièrement, pas seulement réhabilités, construits, pour la plupart.
17:15Donc, ça, c'est important.
17:18Et je pense qu'on a un gros programme bâtimentaire.
17:23Et encore une fois, je pense qu'on a augmenté, comme ça n'avait jamais été le cas,
17:30notre investissement, puisqu'on a augmenté de plus de 30% l'investissement annuel.
17:34Ma question qui suit, elle est dans la logique.
17:37Êtes-vous candidate à votre propre succession ?
17:39C'est un peu tôt pour vous le dire.
17:40C'est dans deux ans, les élections départementales.
17:42Donc, je ne vous dirai pas si je suis candidate ou pas.
17:45Je vous dis que je mènerai mon mandat jusqu'au bout,
17:47et que quelques mois avant, vous serez informés.
17:50Quelques mois avant, vous n'allez pas prendre une décision avant ?
17:52Peut-être, mais en tous les cas, aujourd'hui, j'en suis pas là.
17:56Il y a encore beaucoup trop de travail pour parler des élections départementales.
18:00Il y a d'autres élections qui arrivent, par contre, plus tôt.
18:03C'est des élections sénatoriales qui auront lieu en septembre prochain.
18:06Stéphanie Colombéron, votre quatrième vice-présidente et candidate,
18:09vous lui apportez votre soutien ?
18:11Évidemment, c'est ce que j'ai dit hier aux journalistes qui étaient présents à la conférence de presse.
18:17J'ai une vice-présidente qui est candidate.
18:20Je me dois de la soutenir en dehors de toute polémique et de toute politique.
18:25Je me dois de la soutenir.
18:26Donc, évidemment, j'étais à ses côtés.
18:28Parfait. Merci beaucoup, Eliane Dary, de nous avoir accordé cet entretien.
18:31Merci à vous.
18:33Dans l'actualité, également, cette nouvelle mobilisation au lycée Martin-Brette à Manosque
18:38après la grève, puis le droit de retrait déclenché ces derniers mois
18:41en raison d'odeurs nauséabondes dans l'établissement.
18:44Trois surveillants assistants d'éducation, pardon, qui avaient donné l'alerte,
18:49craignent de ne pas voir leur contrat renouvelé à la rentrée prochaine.
18:52Ce mardi, de nombreux personnels et élèves se sont rassemblés devant le lycée
18:57pour leur apporter leur soutien.
18:59Reportage Amélie Deschers.
19:01À midi, tous s'étaient donnés rendez-vous devant le lycée.
19:05Des syndicats, les trois assistants d'éducation menacés,
19:08mais aussi des élèves venus montrer leur soutien.
19:11Je suis venu pour soutenir Anthony,
19:13parce que franchement, c'est pas sympa ce qui lui arrive.
19:15C'est un bon chauveur, même je pense que c'est le meilleur.
19:18C'est important de lui rendre ce qu'il a fait pour nous pendant trois ans.
19:21Niveau soutien mental, déjà, dès qu'on a quelque chose, un problème,
19:25même si on ne lui dit pas forcément, il remarque, il vient poser des questions,
19:27il s'interroge souvent sur la vie des élèves.
19:29Avec Marie, c'est vraiment la maman de l'internat.
19:32Je pense qu'on peut demander à chaque fille qui a l'internat, c'est vraiment notre maman.
19:35Il y a 15 jours, Marie, Anthony et Léo, trois assistants d'éducation,
19:39reçoivent une convocation de la part de la direction.
19:41Pas de bonne augure selon eux, mais plutôt la menace d'un non-renouvellement.
19:44On a beaucoup de témoignages, surtout d'élèves, qui sont tristes de nous voir partir.
19:49Donc bien évidemment, c'est très touchant.
19:51Bien sûr, on est émus quand on nous dit qu'on ne pourra pas retourner travailler
19:56dans l'endroit qu'on aime et dans lequel on se sentait bien depuis quatre ans.
19:59D'après les assistants d'éducation, leur mobilisation lorsqu'une odeur d'origine inconnue
20:03s'est propagée dans l'établissement serait à l'origine de cette décision.
20:07Moi, je reste persuadé que c'est à cause de l'année qu'on a passé,
20:11de notre engagement syndical justement pour venir sur le syndicat,
20:15et que ce n'est pas du tout à cause de notre rôle d'AED.
20:18Réponse attendue fin juin, après leur rendez-vous avec la direction.
20:22Direction et inspection académique qui n'ont pour le moment pas répondu à nos sollicitations.
20:26Les assistants d'éducation préviennent, si nécessaire, ils saisiront le tribunal administratif.
20:32C'est une histoire peu connue.
20:34En 1909, un projet de ligne de chemin de fer devait relier Chorges à Barcelonette,
20:39une ligne qui ne verra finalement jamais le jour de cette époque.
20:43Reste uniquement quelques tunnels transformés aujourd'hui en chaînes de vieillissement pour du whisky.
20:49Un procédé unique en France qui offrirait à l'alcool des arômes très particuliers,
20:54découvertes avec Jérémy Cazot.
20:57Confiture de fruits rouges, un peu fraises même.
21:00Ça c'est caractéristique des notes aromatiques du Nebbiolo.
21:03Un whisky épicé aux saveurs torréfiées,
21:06résultat d'un long vieillissement dans d'anciennes barriques de vins italiens,
21:09de sauternes, de rhum ou de bourbons secs.
21:12Un mélange unique dans un environnement qu'il est tout autant.
21:1620 000 litres de whisky dans l'humidité ambiante d'un des cinq tunnels ferroviaires de la vallée de Lubaï,
21:22vestige d'un projet abandonné avant la première guerre mondiale.
21:25D'abord un pari pour ses deux frères.
21:27De l'idée est né un produit exceptionnel.
21:30Effectivement ça le rend complètement unique.
21:32L'humidité ambiante va pénétrer la barrique et va apporter toutes les tannins de chaîne,
21:38tout ce qui a contenu la barrique et commencer un processus de dilution très très lent.
21:42Jusqu'à 90% d'humidité pour permettre au whisky de s'imprégner de l'identité de chaque barrique de
21:48bois
21:48pendant trois années.
21:49Un caractère unique pour un whisky qui rencontre déjà un grand succès.
21:53C'était une opportunité, ça a été une chance même d'avoir cet espace disponible,
21:59d'avoir cette stabilité aussi de température.
22:02Déjà exporté partout en France, mais aussi en Belgique et au Mexique,
22:05nul doute que le whisky laverque continuera de séduire les palais.
22:09Des visites du tunnel seront possibles tous les vendredis de l'été à 16h,
22:14uniquement sur réservation.
22:15de l'éducation.
Commentaires