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MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR - 23/06/2026

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00:01Thank you so much for watching on Median TV, here are the main titles of your evening evening.
00:25Au Maroc, selon les projections de Bank al-Mahre, la croissance économique ressortirait en accélération de 4,9% en
00:332025 à 5,2% en 2026, puis s'établirait en raison de l'effet de base à 3,1
00:40% en 2027.
00:44Le secrétaire d'État américain Marco Rubio entame une tournée dans les pays du Golfe. Il chercherait à rassurer les
00:51pays de la région sur le protocole d'accord avec l'Iran.
00:57Et enfin, en Europe, la canicule enchaîne les records. La France a enregistré la nuit dernière, la nuit la plus
01:05chaude jamais enregistrée depuis 1947.
01:15A la lune de l'actualité ce mardi, le Conseil de Bank al-Mahre, réuni aujourd'hui à Rabat, a
01:20décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25%.
01:25La croissance économique ressortirait en accélération de 4,9% en 2025 à 5,2% en 2026, puis s
01:34'établirait en raison de l'effet de base à 3,1% en 2027, selon toujours les projections de Bank
01:42al-Mahre.
01:42L'inflation devrait ressortir à 1,5% en moyenne en 2026, avant de s'établir à 2,1%
01:49en 2027.
01:51La croissance économique, quant à elle, devrait marquer une accélération à 5,2% en 2026.
01:56Les exportations du secteur automobile augmenteraient graduellement pour atteindre 190,8 milliards de dirhams en 2027.
02:04Les exportations du phosphate et ses dérivés afficheraient une hausse de 8,5%, puis de 2,4% à 110
02:13,9 milliards de dirhams en 2027.
02:16Et enfin, les avoirs officiels de réserve de la Banque centrale continueraient de se renforcer pour ressortir à 542 milliards
02:24de dirhams en 2027,
02:25assurant l'équivalent de 6 mois et 9 jours d'importation de services et de biens.
02:34Dans l'actualité internationale, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a affirmé ce mardi
02:38qu'il chercherait à rassurer les pays alliés du Golfe sur le protocole d'accord avec l'Iran.
02:43Ce sera très certainement abordé lors de ces discussions, a-t-il affirmé à la presse.
02:48Marco Rubio ajoute qu'une lecture attentive du protocole d'accord montre bien que
02:53lorsque l'on parle d'une cessation complète et définitive des hostilités dans toute la région,
02:58et ce n'est pas possible tant que des mandataires iraniens lancent des missiles et des drones depuis l'Irak
03:03et se livrent à des actes terroristes comme l'ont fait le Hamas et le Hezbollah.
03:14Est-ce un possible nouveau point d'achoppement dans le règlement du conflit ?
03:19Au Moyen-Orient, l'Iran a refusé l'accès à ce stade d'inspecteur de l'AIEA à ses sites
03:25clés bombardés.
03:25Le président américain Donald Trump avait pourtant assuré que Téhéran acceptait des inspections nucléaires du plus haut niveau.
03:32Pendant ce temps, les pourparlers se poursuivent.
03:34Le secrétaire d'État américain Marco Rubio, je vous le disais, est attendu de mardi à jeudi aux Émirats arabes
03:40unis, au Koweït et à Bahreïn.
03:46Les discussions techniques en Suisse dans le cadre des pourparlers en cours entre l'Iran et les États-Unis se
03:52sont achevées,
03:53selon le ministère iranien des Affaires étrangères.
03:56Il a été décidé de mettre en place quatre groupes de travail portant sur la levée des sanctions,
04:01le nucléaire, la reconstruction et le développement économique de l'Iran, ainsi qu'un groupe de suivi.
04:13Les discussions vont se poursuivre à l'Ucerne entre des groupes de travail américains et iraniens,
04:19même si les poids lourds des deux camps ont quitté la Suisse.
04:22Le flou persiste encore sur les conditions de traversée du détroit d'Hormuz.
04:26On voit cela en détail avec Nasser Dénunayn.
04:29C'est confirmé.
04:32Les États-Unis annoncent suspendre pour deux mois leurs sanctions visant le pétrole iranien.
04:36Toutes les transactions qui étaient auparavant interdites concernant la production,
04:40la vente et le transport d'hydrocarbures d'origine iranienne sont autorisées au moins jusqu'au 21 août.
04:45Toujours selon les États-Unis, Tehran aurait accepté d'accueillir des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique.
04:51Washington y voit déjà un premier pas vers l'arrêt du programme d'armement nucléaire iranien,
04:55mais le gouvernement iranien ne confirme rien pour l'instant.
04:59L'Iran avait temporairement suspendu sa coopération avec la IEA
05:02après les bombardements israéliens et américains contre ces installations en juin 2025.
05:07Les inspecteurs de l'Agence n'ont depuis pas pu visiter les sites touchés,
05:11ce qui laisse planer le doute sur l'état des stocks d'uranium hautement enrichis de la République islamique.
05:16En revanche, ils ont été autorisés à se rendre dans d'autres sites nucléaires iraniens ces derniers mois.
05:21A Oman, des négociateurs iraniens sont attendus,
05:23notamment pour parler de la gestion du détroit d'Hormuz.
05:26La position iranienne reste ferme, pas de retour à la situation d'avant-guerre.
05:30Et selon l'agence de presse iranienne IRNA,
05:32Tehran avance encore la possible mise en place de frais de service pour les navires.
05:37Tout le monde doit savoir que l'administration du détroit d'Hormuz
05:40ne redeviendra jamais ce qu'elle était avant la guerre.
05:43Les discussions continuent,
05:45l'objectif reste toujours d'aboutir à un document final
05:48dans un délai de 60 jours renouvelable.
05:52Et le détroit d'Hormuz passe maintenant sous le contrôle exclusif des Iraniens.
05:56Une reprise en main qui fait suite aux hostilités de février dernier entre l'Iran et les Etats-Unis.
06:01Si l'administration iranienne prévient qu'un retour en arrière est maintenant possible,
06:05le trafic maritime lui semble fluide.
06:08Lundi, près de 40 navires ont franchi le détroit.
06:11On fait le point avec Aliounsar.
06:14Le détroit d'Hormuz va-t-il changer de visage ?
06:18Autrefois libre de tout contrôle,
06:20le plus grand corridor pétrolier du monde peut voir son statut basculer
06:24avec le déclenchement des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis en février dernier.
06:29Aujourd'hui, la donne a changé.
06:31C'est en tout ce qu'affirment les autorités iraniennes.
06:34Tout le monde doit savoir que l'administration du détroit d'Hormuz
06:37ne redeviendra jamais ce qu'elle était avant la guerre.
06:40Malgré les tensions, le trafic maritime ne faiblit pas.
06:44Ce lundi, près de 40 navires contenant de matières premières ont franchi le détroit.
06:49Une première depuis le début du conflit.
06:51L'Inde s'en félicite.
06:55L'Inde salue le protocole d'accord conclu entre les Etats-Unis et l'Iran.
06:59Nous faisons preuve d'un optimisme prudent et nous espérons que cela fonctionnera.
07:03Cela va favoriser la sécurité énergétique.
07:06L'ouverture du détroit d'Hormuz est une évolution très positive.
07:12Les négociateurs en chef de l'Iran et son équipe se sont rendus à Oman
07:16pour poursuivre les négociations sur la gestion de ce canal stratégique.
07:20Pendant ce temps, la flotte fantôme de pétroliers iraniens peut de nouveau naviguer librement.
07:26Washington a levé les sanctions.
07:29Confronté à un deuxième épisode de forte chaleur en moins d'un mois,
07:32l'Europe, je vous le dis en titre, souffre sous des températures proches des records,
07:37symptômes d'un réchauffement climatique qui s'accélère.
07:40Les effets sanitaires, économiques et environnementaux de cette canicule se font déjà ressentir.
07:45On voit cela en détail avec Dinamrini.
07:49Des villes étouffées, des habitants en quête du moindre coin d'ombre,
07:54l'Europe suffoque sous une nouvelle vague de chaleur.
07:58Après plusieurs records battus, les températures continuent de grimper dans de nombreux pays du continent.
08:05En France, la canicule s'étend encore avec plus de 90% de la population exposée à des chaleurs extrêmes.
08:13Certaines régions pourraient atteindre jusqu'à 44 degrés.
08:18Les conséquences se font déjà sentir.
08:21Plusieurs grandes villes françaises ont enregistré des records absolus de température.
08:26C'est un peu étouffant quand même.
08:28On a la chance qu'il y ait un peu de vent déjà.
08:30Et puis on essaie de se mettre dans des endroits frais où c'est climatisé.
08:34Parce que c'est vrai qu'à la chaleur, dans les endroits comme ça, c'est assez insupportable.
08:38C'est étouffant. On marche à l'ombre. Au niveau des arbres, on marche plus à l'ombre, au niveau
08:41des parcs.
08:43C'est agréable quand même. Il ne faut pas négliger que la chaleur est agréable.
08:47Mais on a l'achat d'avoir du vent.
08:48Cette vague de chaleur touche également l'Espagne où le thermomètre affiche jusqu'à 45 degrés.
08:55Une alerte rouge a été déclenchée dans plusieurs grandes villes.
09:00La chaleur est vraiment insupportable. J'essaie de m'hydrater tout le temps pour éviter de tomber malade.
09:06Cette canicule s'est intensifiée ces derniers jours. La température risque de grimper encore plus.
09:12Il faut faire très attention, surtout les personnes âgées. Il vaut mieux éviter de sortir en journée.
09:20Je suis enseignante. Et tous les établissements publics du centre de Madrid ne sont pas climatisés.
09:25Nous devons donc travailler dans des salles où la température dépasse les 30 degrés.
09:32En Allemagne, les météorologues préviennent que le pays pourrait connaître la température la plus élevée jamais enregistrée pour un mois
09:40de juin.
09:41Face à cette situation, les autorités multiplient les appels à la vigilance, notamment pour les personnes âgées et les plus
09:48fragiles.
09:49Les scientifiques rappellent que le changement climatique favorise des épisodes de chaleur de plus en plus fréquents
09:55et intenses. Une tendance qui inquiète, alors que l'été ne fait que commencer.
10:02On place à présent un autre entretien avec l'invité de la rédaction.
10:16A l'approche des grandes échéances internationales, notamment la Coupe du Monde 2030,
10:20le Conseil économique, social et environnemental, le CESE, lance une alerte.
10:26Le développement ne débrant pas seulement des infrastructures, mais aussi des comportements.
10:30Respect des règles, propreté, civilité, usage de l'espace public, violence dans les stades ou encore incivilité du quotidien.
10:38Le civisme devient un enjeu de cohésion sociale, d'attractivité et même de développement économique.
10:44Dans ce contexte, une question parmi d'autres se pose.
10:46Peut-on construire un grand pays sans renforcer la culture citoyenne ?
10:51A 4 ans de la Coupe du Monde 2030, le Conseil appelle même un projet national intégré pour promouvoir les
10:57comportements civiques.
10:58Alors souffre-t-on d'un déficit de civisme et surtout comment construire une culture citoyenne durable ?
11:04Et bien pour en parler, nous sommes en direct depuis nos studios à Rabat avec Jawad Chouaib,
11:09président de la Commission des Affaires Sociales et de la Solidarité du CESE et président de la Commission,
11:15ayant formulé l'avis intitulé « Le comportement civique dans les espaces publics vers le renforcement des valeurs de citoyenneté
11:22au service du développement durable ».
11:25Jawad Chouaib, bonsoir et merci d'être avec nous.
11:31Bonsoir et merci à vous pour cette invitation.
11:34Je représente le CESE effectivement, comme vous l'avez dit, et le président vous en remercie.
11:39Soyez le bienvenu.
11:41Alors pourquoi le CESE justement a-t-il jugé nécessaire de consacrer un avis spécifique au comportement civique dans l
11:48'espace public ?
11:53Alors déjà, je voudrais rebondir sur votre introduction parce que vous mettez déjà l'accent sur 2030 alors que ce
12:00n'était pas du tout notre sujet.
12:02Et pour ça, il faut comprendre comment le CESE fonctionne et comment on détermine les sujets.
12:08Et ça part des commissions. Nous ne sommes pas dans une verticalité et ce n'est pas le président ou
12:14le secrétaire général qui décide des thématiques en fonction d'un contexte ou d'événements futurs.
12:20C'est une idée qui est venue en commission, qui a été émise par un membre il y a plus
12:25de deux ans de cela.
12:27Et comme tous les sujets que nous choisissons, nous avons une manière de faire qui est très démocratique.
12:35Nous partons de la base, donc les commissions, les commissions qui proposent un certain nombre de sujets.
12:40À l'intérieur de la commission, on décide de l'importance des sujets en fonction de justement la fiche thématique
12:47que va nous présenter le proposant en quelque sorte.
12:51Donc on a un collègue qui nous a dit tout simplement, je voudrais qu'on s'intéresse au comportement civique.
12:57On lui a dit, écoute, pourquoi ? Il nous a expliqué, il nous a convaincus et nous sommes allés convaincre
13:02le bureau.
13:03Et donc nous avons planifié. Donc nous planifions nos sujets et nos avis.
13:10Et le moment était venu de le traiter.
13:13Et nous disons clairement dans le rapport, notre objectif n'est pas 2030.
13:17On ne se réveille pas parce que 2030, les comportements civiques, c'est quelque chose,
13:20où la cohésion sociale, c'est quelque chose de moyen et de long terme.
13:24Mais par contre, cette Coupe du Monde peut être une opportunité de promouvoir le comportement civique.
13:31Justement, Jawad Chouaib, en quoi le civisme est-il devenu aujourd'hui un enjeu de développement et pas seulement une
13:37question de bonne manière ?
13:42Je pense que le civisme a toujours été une question de développement.
13:46Il n'y a rien de nouveau là-dedans.
13:48Maintenant, en partant déjà, et c'est pour ça que je disais que nous travaillons beaucoup d'abord en commission,
13:54dans la réflexion, nous n'avons pas des réponses toutes faites.
13:56Et nous sommes rendus compte, en nous attaquant à ce sujet, que nous étendons dans un domaine dans lequel il
14:01y a de la perception.
14:02C'est un sujet qui est très complexe et compliqué.
14:05C'est peut-être pas évident de prime abord parce qu'il a plusieurs dimensions.
14:09Il y a des dimensions psychologiques, psychosociales, individuelles, collectives.
14:15Il s'agit d'un comportement, donc il s'agit d'une interaction.
14:19Justement, est-ce qu'on peut mesurer, et si oui, comment le niveau de civisme d'une société ?
14:25Le comportement dans l'espace public est-il un révélateur de la relation entre d'un côté le citoyen et
14:30de l'autre les institutions ?
14:36Alors, à valeur d'aujourd'hui, en tous les cas pour ce qui est du Maroc, on ne mesure pas
14:41le civisme.
14:42Ça, c'est une véritable question qu'il faut se poser.
14:45Il faut déjà vouloir le mesurer et mettre une batterie d'indicateurs en place.
14:50Ça, c'est un travail qui n'a pas encore été fait.
14:54Nous, quand nous travaillons, nous faisons des auditions, nous nous intéressons à la documentation.
14:58Nous n'avons pas trouvé d'études exhaustives.
15:01Il y a des études qui s'intéressent à certains aspects du civisme, mais pas dans sa globalité.
15:08D'ailleurs, c'est pour ça qu'il y a une des recommandations que nous faisons,
15:12c'est de mettre en place un observatoire national du civisme
15:15qui, lui, déterminerait à ce moment-là l'ensemble des indicateurs qu'il faudrait mettre en place et suivre.
15:21Parce que ce qui est important ici en matière de civisme, c'est la question de suivi.
15:26Et pour suivre, il faut justement mesurer.
15:28Alors après, on peut choisir un certain nombre d'indicateurs.
15:31Si nous partons de l'étude que nous avons en commandité concernant la perception des Marocains par rapport au civisme,
15:39je vous dirais que les Marocains et les Marocaines, ils sont uniquement à 26% à dire « nous sommes
15:45bons ».
15:46Le reste, c'est plutôt moyen.
15:48Donc il y a même un esprit autocritique assez poussé chez les Marocains par rapport à cette question.
15:55Revenons justement sur…
15:56Et globalement, l'étude nous dit que l'évolution du civisme…
16:01Revenons, excusez-moi, il y a un problème de connexion.
16:03Revenons justement sur ces chiffres que vous citez.
16:05Parmi vos études, on constate une hausse des infractions passibles de sanctions.
16:10Quels sont aujourd'hui les comportements qui préoccupent le plus les citoyens et comment expliquer cette évolution ?
16:19Alors en termes d'espace public, parce que nous nous intéressons à l'espace public,
16:23les espaces, le premier espace, c'est la rue, c'est tout ce qui est route,
16:31c'est tout ce qui est plage, les sites naturels, les réseaux sociaux viennent beaucoup plus tard.
16:40Et les aspects d'un civil sont d'abord liés essentiellement à tout ce qui est propreté, pour parler large,
16:48à ce qui est lié aux violences et donc c'est la sécurité.
16:51Quand on parle de violence, c'est aussi bien le harcèlement dans la rue que la violence verbale.
16:57Et les réseaux sociaux viennent beaucoup plus derrière.
17:00Ce n'est pas le sujet pour l'instant, bien qu'il y ait beaucoup d'incivisme sur les réseaux
17:05sociaux,
17:06qui est le sujet principal pour les Marocains.
17:09Est-ce que l'école joue-t-elle encore pleinement son rôle dans la transmission des valeurs citoyennes, selon vous
17:16?
17:22Alors, une des conclusions du rapport, c'est d'abord de dire que l'affaire du civisme est une affaire
17:29de tous.
17:29Ce n'est pas qu'une affaire de politique publique ou de l'État, c'est une affaire de la
17:33famille, une affaire de société.
17:35Et il y a énormément d'acteurs, c'est une affaire des médias d'ailleurs,
17:38et c'est pour ça qu'on vous remercie de vous intéresser aussi au sujet,
17:41qui sont des relais très très importants en la matière.
17:46Et donc, dans la mesure où ça concerne tout le monde, on ne peut pas nous occuper uniquement de l
17:50'éducation.
17:51Le système éducatif, l'enseignement, il fait ce qu'il a à faire, peut-être pas suffisamment,
17:58mais en tous les cas, dans les programmes, il y a des choses qui sont faites, mais maintenant qui ne
18:04sont pas mesurées.
18:06Mais quand on parle d'éducation, en fait, il ne faut surtout pas tomber dans le piège de penser que
18:11l'éducation relève uniquement de l'école.
18:13C'est une société. Il y a un proverbe africain qui dit, un enfant, il est élevé par un village.
18:18Et donc, l'éducation, ça touche les services publics, ça touche les figures d'autorité,
18:24que ce soit la police, la gendarmerie, les hommes politiques, tous les gens qui font figure d'autorité dans un
18:31pays,
18:31et qui se doivent d'être, de donner l'exemple, de donner le bon exemple, de donner le bon exemple
18:38aux citoyens et aux enfants.
18:40Et ça aussi, ça concourt à l'éducation. Les parents, bien entendu, ont un rôle, la famille, un rôle très,
18:47très important à jouer,
18:48parce que c'est le premier milieu naturel d'éducation de l'enfant.
18:52– Justement, c'est ma prochaine question. Est-ce que d'après vous, les familles, vous avez cité les médias,
19:01les réseaux sociaux,
19:02est-ce qu'ils ont tous aujourd'hui autant d'influence que l'école, les établissements d'enseignement ?
19:07– C'est difficile à dire comme ça, avec des jugements à l'emporte-pièce.
19:14Ce qui est certain, c'est que la famille, avec cette urbanisation galopante,
19:19avec les problèmes de la vie au quotidien, avec le développement et les changements même des attentes des enfants,
19:25les enfants changent en eux-mêmes dans leurs attentes, dans leurs comportements,
19:28il y a un ensemble de problématiques auxquelles les familles ne sont pas toujours,
19:33parce que les familles, ce n'est pas un groupe homogène, c'est très, très hétérogène comme catégorie,
19:39mais disons que les familles sont de plus en plus en difficulté en matière éducative,
19:44et raison pour laquelle, raison de plus pour dire qu'il faut qu'on s'y mette tous en termes
19:50d'éducation,
19:51il ne faut pas stigmatiser la famille, il ne faut pas stigmatiser l'école,
19:54des choses sont faites pour améliorer le comportement civique au Maroc de manière générale,
20:04de la vie des Marocains et des Marocaines même, il y a des choses à améliorer,
20:09sans, je crois qu'on peut aborder le sujet de manière tout à fait sereine,
20:13il ne s'agit pas de donner de bonnes ou de mauvaises notes, ou de nous autoflageller,
20:18je pense que nous sommes dans une moyenne, mais qu'il y a lieu de faire mieux,
20:21surtout dans les transports publics, surtout dans les espaces publics que tout le monde utilise,
20:27et surtout sur la route, et la conduite, ça peut être observé par tout le monde,
20:35le nombre d'incivilités, d'incivismes qui sont commises tous les jours dans la circulation,
20:42Parlons-en justement, parlons-en des espaces publics.
20:48Le rapport, votre rapport, rappelle également que le comportement des citoyens
20:52dépend aussi de la qualité des espaces publics.
20:55Est-ce qu'on peut exiger davantage de civisme sans offrir des espaces publics mieux entretenus et mieux organisés ?
21:01Est-ce que la dégradation, par exemple, de certains espaces publics,
21:05nourrit même le comportement incivique des citoyens ?
21:12Oui, ça c'est toujours la question philosophique de qu'est-ce qui est prime, l'œuf ou la poule
21:16?
21:17Je pense qu'il est important un peu de renverser les logiques,
21:21il n'y a pas de relation de cause à effet direct, il y a des corrélations.
21:25Ce que l'on sait avec la fameuse expérience sociale, psychosociale,
21:29qui avait été faite sur la vitre cassée,
21:31c'est que globalement, un environnement détérioré va favoriser des comportements inciviques.
21:39Un endroit sale, on aura moins d'appréhension, à le salir encore plus,
21:44en disant que de toute façon, ça ne change rien et ça déresponsabilise aussi.
21:49Donc, en fait, il faut comprendre le comportement civique
21:52comme déjà quelque chose qui dépend de l'éducation de l'individu,
21:58mais que cet individu évolue dans un environnement.
22:01Et que quand l'environnement est malsain,
22:03quand l'environnement, justement, n'est pas dans l'exemplarité,
22:09dans le respect de la loi et des droits,
22:13évidemment, tout cela ne concourt pas à un comportement civique,
22:17mais plutôt à des incivilités.
22:19Mais il ne faudrait surtout pas, en partant de là,
22:22de dire qu'il faudrait d'abord aménager les espaces publics
22:26et ensuite voir nos comportements.
22:28Je pense que les deux vont de pair.
22:31On a une responsabilité.
22:33On ne peut pas non plus, en tant que citoyen ou citoyenne,
22:36attendre des pouvoirs publics qu'ils ramassent nos ordures derrière nous,
22:39où que ce soit dans la nature, sur une plage ou dans une montagne.
22:42Jawet Shraib, vous parlez d'exemplarité.
22:45Il a une responsabilité à prendre et doit l'apprendre pleinement.
22:48Oui.
22:49Vous parlez d'exemplarité.
22:50Est-ce que celle des institutions est-elle indispensable pour exiger davantage des citoyens ?
22:56Est-ce que le civisme est-il une responsabilité partagée
22:58entre le citoyen d'un côté et les pouvoirs publics de l'autre ?
23:05Je pense que oui.
23:08Nous pensons que oui.
23:09Nous pensons que oui, qu'il y a une responsabilité partagée.
23:12Maintenant, quelle est la part de l'un ou de l'autre ?
23:15Nous, on n'a pas mesuré.
23:16On ne va pas dire qu'il y a 50% de responsabilité là et 50% là.
23:20Mais on dit que globalement, c'est une responsabilité partagée.
23:23Comme c'est une responsabilité partagée et comme il y va de notre bien-être aussi bien individuel que collectif,
23:30nous devons collectivement apprendre à faire attention à l'autre,
23:36à prendre en considération l'autre dans ce que l'on fait
23:40parce que toute incivilité n'a pas uniquement un effet sur un espace public dans ce sens qui le salit,
23:48mais il gêne aussi où quand on va à la plage et on met une radio à fond,
23:52on dérange l'autre et on doit le comprendre et on doit aussi adapter nos comportements à l'autre
24:00parce que respecter cela, c'est respecter aussi le droit des autres.
24:05C'est donc sortir un peu d'un égoïsme ou d'une manière très très individualiste de se comporter
24:14pour considérer que quand on est dans un espace public, il appartient à tout le monde
24:19et pour qu'il appartienne à tout le monde, nous devons nous respecter mutuellement.
24:23Et donc, le civisme est la base même de toute citoyenneté qui se respecte.
24:30Alors avant de conclure, M. Jawad Chouaib, est-ce que d'après vous,
24:34les nouvelles technologies peuvent-elles aider à améliorer les comportements dans l'espace public ?
24:43Les nouvelles technologies sont des outils, des outils de communication extrêmement puissants.
24:51Les enfants, les jeunes, les adolescents les utilisent,
24:55mais en tant qu'outils, ils ne font que ce qu'on veut bien leur faire faire.
25:00C'est-à-dire qu'on peut utiliser les réseaux sociaux,
25:05et c'est ce que l'on voit sur un certain nombre de choses,
25:07pour favoriser des comportements inciviques,
25:10comme on peut les utiliser pour renforcer le civisme.
25:15Et donc, c'est aux acteurs, influenceurs, politiques et autres,
25:19sur ces réseaux sociaux, dans le système éducatif,
25:24l'utilisation de ces nouvelles technologies peuvent tout à fait être utilisées à cette fin-là.
25:32Une dernière petite question avant de conclure cet entretien, M. Jawad Chouaib.
25:36Projetons-nous à présent vers le Mondial 2030.
25:39Pourquoi le Conseil considère-t-il cet événement comme un accélérateur potentiel de citoyenneté ?
25:45Est-ce que les grands événements sportifs peuvent-ils, selon vous,
25:48modifier durablement les comportements des citoyens ?
25:55Est-ce qu'ils peuvent le faire durablement ?
25:58Je ne sais pas. On ne s'est pas posé cette question-là.
26:01Et encore une fois, ce n'est pas notre sujet.
26:04On considère que ça peut être un accélérateur,
26:07dans la mesure où les Coupes du Monde,
26:10où on a vu pour la Cannes, la Coupe africaine,
26:14ça mobilise aussi bien les citoyens,
26:18ça mobilise l'économie, ça mobilise les politiques.
26:20Et c'est en fait à travers cette mobilisation collective autour d'un événement
26:26que ça peut devenir aussi un accélérateur du civisme.
26:33Pour peu qu'on lance un projet collectif ambitieux
26:36dans lequel on met le civisme en avant,
26:39tout en disant aussi que, bon, évidemment,
26:42une Coupe du Monde 2030, ça va être la réunion,
26:46une réunion multiculturelle, je dirais,
26:49et où le civisme, le comportement dans les stades,
26:53le comportement dans la rue, le comportement dans les hôtels,
26:56le comportement va aussi jouer un rôle essentiel
27:01dans les échanges, je dirais, avec le monde.
27:06Merci infiniment, Jawad Chuaïb, pour votre analyse
27:08et d'avoir répondu à nos questions.
27:10Je rappelle que vous êtes président de la Commission des Affaires Sociales
27:13et de la Solidarité du 16
27:15et président de la Commission ayant formulé l'avis sur le civisme
27:19et que vous étiez avec nous en direct depuis Rabat.
27:21Merci infiniment.
27:27Il est l'heure à présent de faire le tour
27:29de l'actualité économique nationale et internationale
27:32et c'est avec Rachid Farhan.
27:40Les moyens de paiement électronique,
27:43les billets et pièces continuent de dominer les transactions au Maroc.
27:46La circulation fiduciaire a atteint près de 468 milliards de dirhams,
27:51à un niveau historiquement élevé.
27:53Cette situation illustre la persistance de l'économie informelle,
27:57mais aussi certaines habitudes de consommation profondément ancrées.
28:00Pour les autorités financières,
28:02l'un des défis reste d'accélérer l'inclusion financière
28:05et de renforcer l'usage des paiements numériques
28:08afin de mieux tracer les flux économiques.
28:10Si la digitalisation progresse lentement dans les paiements,
28:14d'autres secteurs avancent à grande vitesse,
28:16notamment celui des infrastructures.
28:18Le développement du réseau ferroviaire marocain
28:21continue de prendre de l'ampleur.
28:22Les projets actuellement programmés
28:24devraient permettre la création d'environ 10 000 emplois,
28:28tout en visant un taux d'intégration industrielle local de 40%.
28:32L'objectif est double,
28:34renforcer la souveraineté industrielle du Royaume
28:36et maximiser les retombées économiques
28:38des grands investissements ferroviaires.
28:40Au-delà des infrastructures,
28:42c'est un écosystème industriel
28:44qui pourrait émerger autour de la fabrication d'équipements
28:46et de composants.
28:47Les exportations marocaines de mandarines vers le marché britannique
28:51atteignent un niveau record.
28:53Cette progression confirme la place croissante du Maroc
28:56parmi les fournisseurs agricoles privilégiés du Royaume-Uni.
29:00La qualité des produits,
29:01la compétitivité des exportateurs
29:04et la diversification des débouchés
29:06contribuent à cette dynamique positive.
29:08Une performance qui illustre également
29:10la résilience du secteur agricole marocain
29:13sur les marchés internationaux.
29:14Mais certaines filières continuent de susciter
29:17des inquiétudes chez les consommateurs.
29:20Après plusieurs mois de tensions,
29:21les prix des viandes rouges demeurent élevés.
29:24Professionnels et consommateurs s'interrogent désormais
29:27sur le caractère durable de cette situation.
29:29Parmi les facteurs évoqués figurent les coûts de production,
29:33les difficultés liées à l'élevage
29:34après plusieurs années de sécheresse
29:36ainsi que l'évolution de l'offre sur le marché national.
29:39Une question sensible qui continue d'avoir un impact direct
29:43sur le pouvoir d'achat des ménages.
29:45Direction maintenant le reste du continent africain
29:48où la question du financement du développement
29:50occupe une place centrale.
29:51En Côte d'Ivoire,
29:52le nouveau plan national de développement
29:542026-2030
29:56mise fortement sur l'investissement privé.
29:58Près de 70% des financements attendus
30:01devraient provenir du secteur privé.
30:04L'ambition est de mobiliser davantage de capitaux
30:07pour soutenir les infrastructures,
30:09l'industrie et les services.
30:11Reste à savoir si les entreprises et les investisseurs
30:14disposeront des capacités financières nécessaires
30:17pour répondre à cette attente.
30:20Une stratégie qui trouve un écho
30:22dans plusieurs pays du continent.
30:24Près de 18 600 milliards de francs CFA
30:27sont attendus du secteur privé
30:29pour financer le plan national de croissance
30:31et de développement.
30:32Le gouvernement souhaite ainsi réduire
30:35la pression sur les finances publiques
30:36tout en accélérant la réalisation
30:39de projets structurants.
30:40L'enjeu est désormais d'attirer les investisseurs
30:43et de renforcer la confiance des acteurs économiques.
30:46Le financement du développement
30:47passe également par la stabilité financière.
30:50Le Nigeria enregistre une progression spectaculaire
30:53de ses réserves de change.
30:54Celle-ci dépasse désormais les 51 milliards de dollars,
30:58un niveau émédit depuis près de deux décennies.
31:01Cette amélioration renforce la capacité du pays
31:03à faire face aux chocs extérieurs
31:05et constitue un signal positif
31:07pour les investisseurs internationaux.
31:11Cap à présent sur l'Europe
31:12aux plusieurs indicateurs économiques
31:14étaient particulièrement attendus.
31:16Le marché automobile européen
31:17a progressé de 3,2% au mois de mai,
31:21une croissance largement portée
31:22par les véhicules électriques
31:24qui poursuivent leur montée en puissance
31:25dans plusieurs pays du continent.
31:27Cette évolution confirme
31:28la transformation progressive
31:30du secteur automobile européen
31:32sous l'effet des objectifs environnementaux
31:34et des innovations technologiques.
31:36Mais tous les indicateurs économiques européens
31:39ne sont pas orientés à la hausse.
31:41Selon l'INSEE,
31:42le climat des affaires en France
31:44se demeure dégradé au mois du juin.
31:46Les chefs d'entreprise affichent
31:48une certaine prudence
31:49face aux incertitudes économiques
31:51et géopolitiques.
31:52Cette situation reflète
31:54un environnement encore marqué
31:55par le ralentissement
31:56de la croissance européenne.
31:58Pendant ce temps,
31:59la Hongrie tente de répondre
32:00aux attentes de Bruxelles.
32:02Les députés hongrois
32:03examinent plusieurs mesures
32:04anticorruption
32:05destinées à répondre
32:06aux exigences de l'Union européenne.
32:08L'objectif est clair,
32:10obtenir le dégel
32:11de milliards d'euros
32:12de financements européens
32:13actuellement suspendus.
32:14Un dossier qui reste
32:15particulièrement suivi
32:17par les marchés
32:17et les institutions européennes.
32:24Votre soir-info se poursuit avec
32:26l'invité culture.
32:27Madame Khamdichy reçoit aujourd'hui
32:28Rabia Mahrouche.
32:30Elle est écrivaine
32:30et universitaire et éditrice.
32:41Mesdames et messieurs,
32:42bonsoir et bienvenue
32:43dans l'invité culture.
32:45L'avenir des littératures
32:46africaines s'impose
32:48aujourd'hui avec force
32:49au cœur des débats
32:50académiques mondiaux.
32:52Et pour porter haut
32:53cette ambition,
32:54l'Académie du Royaume
32:55du Maroc
32:56a réuni à Rabat
32:57des chercheurs de renom
32:58autour d'un séminaire crucial,
33:01les essentiels
33:02des littératures africaines
33:03et diasporiques.
33:04Une rencontre
33:05qui se veut
33:06le point de départ
33:06d'une réflexion profonde
33:08sur la souveraineté
33:09culturelle du continent.
33:11Pour penser cette littérature
33:13dans toute sa complexité,
33:14il faut d'abord poser
33:15un constat lucide,
33:17celui de la dispersion
33:19de ses sources.
33:20Et face à ce défi
33:21de la fragmentation,
33:22la solution semble résider
33:24dans l'action collective.
33:25C'est pourquoi
33:26il est désormais indispensable
33:28de bâtir des ponts inédits
33:30entre les universités,
33:31les bibliothèques,
33:32les musées
33:33et les plateformes numériques.
33:35C'est précisément
33:36à travers cette coopération globale
33:38que le projet des essentiels
33:40prend tout son sens.
33:42Interconnecter les différentes strates
33:44de la mémoire collective
33:45pour façonner ensemble
33:47une véritable bibliothèque
33:49de référence
33:49des imaginaires africains
33:51et diasporiques.
33:52Lire l'Afrique,
33:54c'est t'écouter,
33:55ses voix,
33:56parcourir ses manuscrits
33:57et entendre ses chants.
33:58C'est le sujet de ce soir
34:00et on va en parler
34:01des essentiels
34:02de la littérature africaine
34:03avec vous,
34:04Rabbi Amarouj.
34:05C'est un plaisir
34:06de vous avoir
34:06comme invité ce soir.
34:07Merci beaucoup,
34:08Moryem.
34:09Merci pour l'invitation.
34:10Je rappelle
34:10que vous êtes éditrice
34:12de la maison d'édition
34:13Africa Mood
34:13qui a d'ailleurs
34:14une orientation
34:17africaine également,
34:18une portée stratégique
34:19qui porte ses écrivains
34:22africains.
34:23Maison d'édition
34:24qui vient d'être référencée,
34:26d'ailleurs récitée
34:27parmi les éditions montantes
34:28de l'espace méditerranéen
34:30par le magazine
34:31Livre Hebdo de Paris,
34:33ce qui est une consécration
34:34quand même
34:34de votre travail,
34:35j'imagine.
34:36Oui, tout à fait.
34:38C'est une belle consécration
34:39d'être parmi
34:40les maisons d'édition
34:41dont le portrait
34:42a été dressé récemment
34:43par Livre Hebdo
34:44comme une maison
34:45d'édition méditerranéenne
34:46qui fait le pont
34:47entre le sud
34:49et le nord,
34:51entre le sud
34:52et le sud aussi.
34:53C'est notre rôle.
34:54En tout cas,
34:54vous étiez présente
34:55à ce séminaire
34:56et j'ai envie
34:57de vous demander
34:58justement en quoi
34:58ce séminaire
34:59sur les essentiels
35:01de la littérature africaine
35:03est aujourd'hui
35:04crucial
35:06et nécessaire.
35:07Alors,
35:08il est crucial
35:09et nécessaire
35:11pour plusieurs raisons.
35:13La première raison
35:14c'est comme l'a dit
35:16le secrétaire perpétuel
35:17de l'Académie du Royaume
35:18du Maroc,
35:19le professeur
35:20Al-Hajomri
35:21dans son discours
35:22d'ouverture.
35:23La mémoire,
35:24elle est là
35:25mais elle a aussi
35:25besoin de repères
35:26et l'héritage intellectuel,
35:29symbolique et littéraire
35:30de l'Afrique.
35:30Il est aussi très riche
35:32mais il a besoin
35:32d'un vrai travail
35:34de discernement.
35:35Vous l'avez dit tout à l'heure,
35:36il est fragmenté,
35:37il est dispersé.
35:38Donc,
35:38les essentiels
35:39de la littérature,
35:41l'objectif c'est ça,
35:42c'est de donner
35:42des repères
35:43à cette littérature
35:45à travers un socle
35:46commun de référence,
35:48à travers une bibliothèque
35:49de référence
35:51dans laquelle il y aura
35:52donc des œuvres
35:53importantes
35:54de ce patrimoine.
35:55Et comme l'a dit aussi
35:56le secrétaire perpétuel
35:58lors de l'ouverture
35:59de ce séminaire,
36:00il ne s'agit pas
36:01de faire une liste
36:02des meilleurs écrivains
36:03ou de distribuer
36:04des certificats
36:05d'immortalité,
36:06je le cite,
36:07mais de proposer
36:09une bibliothèque
36:10ouverte,
36:11évolutive
36:11et inclusive.
36:12C'est-à-dire
36:13qu'il ne va pas être
36:14un canon fermé
36:15mais qui va permettre
36:17d'évoluer
36:18et d'être réfléchi
36:19de façon collective.
36:21Et comment justement
36:22ces essentiels
36:23vont se retrouver
36:24dans cette bibliothèque
36:25aujourd'hui ?
36:26Est-ce qu'il y a
36:26une réflexion
36:27par rapport
36:28à l'organisation,
36:29par rapport
36:30au choix aussi
36:31des auteurs
36:33qui vont figurer
36:35dans cette bibliothèque ?
36:36Oui, il y a la réflexion
36:38parce que le but
36:39des cinq séminaires
36:40que la chaire
36:40des littératures
36:41et des arts africains
36:42organise
36:43sur une année.
36:45Dans les cinq séminaires,
36:47il y aura une exploration
36:48justement
36:48de cette littérature
36:50qui, j'ai envie de rappeler,
36:52ne date pas
36:53de la colonisation
36:54ou du sens moderne
36:56qu'on donne
36:56à la littérature,
36:57c'est-à-dire
36:57littérature
36:58qui se trouve
36:58dans les livres.
37:00La littérature africaine
37:01est millénaire,
37:03elle a 20 000 ans
37:04d'histoire
37:05et donc
37:06ses racines
37:07sont antiques
37:09et médiévales
37:09aussi
37:10et à travers
37:11les siècles
37:11elle s'est constituée.
37:12Elle est multilingue
37:14aussi,
37:14elle s'écrit
37:14dans plusieurs langues
37:15en arabe,
37:16en swahili,
37:17elle est aussi
37:18orale et écrite,
37:19les épopées,
37:20les chants,
37:22les contes,
37:22les griots,
37:24mais aussi
37:24toutes les traditions
37:25manuscrites,
37:26Tombouctou,
37:27les traditions
37:28éthiopiennes,
37:29le Gez,
37:30le Shomom,
37:31des Bamouns
37:31au Cameroun,
37:32donc il y a
37:32une richesse
37:32incroyable
37:34de cette littérature
37:35qu'il ne faut pas réduire
37:36au siècle,
37:38donc 19e, 20e siècle.
37:39Et donc ça,
37:40c'est le premier point important
37:41qui a été soulevé
37:42dans ses essentiels
37:43de la littérature
37:44comme repère d'abord
37:45pour savoir
37:46qu'est-ce que c'est
37:47que nos littératures,
37:48donc donner cette profondeur
37:50historique
37:51à ces littératures
37:52africaines
37:53et diasporiques.
37:54Et puis l'archiver
37:54également,
37:55garder une trace.
37:56Bien sûr,
37:57il faut l'archiver
37:58parce qu'il est dispersé
37:59et fragmenté
37:59comme vous l'avez dit
38:00et notamment
38:02la littérature orale.
38:03Donc la littérature orale,
38:04elle a besoin
38:05d'être archivée,
38:07d'avoir des archives
38:09numériques sonores
38:10par exemple,
38:11d'avoir aussi
38:13des traces
38:14de cette littérature,
38:15de cette mémoire
38:17et le secrétaire perpétuel
38:18l'a annoncé également
38:19dans le discours d'ouverture.
38:21Au terme
38:22de ces cinq séminaires,
38:23il y aura donc
38:24une bibliothèque physique
38:26qui va être hébergée
38:27dans la nouvelle maison
38:29des mondes du livre
38:29de l'Académie du Royaume
38:31du Maroc
38:31et cette bibliothèque,
38:33donc on l'imagine,
38:34elle ne va pas être
38:35seulement livresque
38:35mais elle va aussi
38:36être numérique.
38:37Donc on va trouver
38:38les épopées,
38:39les archives sonores
38:40également
38:40et les manuscrits
38:42et donc
38:43tout ce travail
38:45d'archivage
38:46de cette littérature
38:46et d'excavation.
38:48Donc c'est un terme
38:48aussi qui a été utilisé
38:49dans ce séminaire.
38:50Je veux aussi insister
38:52sur le fait
38:52que cette réflexion,
38:54en fait,
38:54elle ne date pas
38:55d'aujourd'hui.
38:56Cette réflexion
38:57de l'Académie
38:57du Royaume du Maroc,
38:58elle s'inscrit
38:59dans une histoire,
39:00dans un contexte long.
39:02Elle date
39:03de 2015 déjà
39:05avec le colloque
39:06l'Afrique comme
39:07horizon de pensée
39:08qui a été lancé
39:09en 2015
39:10et s'est poursuivi
39:11avec tous les travaux
39:12qui ont été faits
39:13dans le cadre
39:13de la chaire
39:14des littératures
39:14et des arts africains
39:15qui a organisé
39:16depuis son existence
39:17une vingtaine
39:18de colloques
39:18qui ont défriché
39:20déjà ce terrain,
39:21ce patrimoine
39:22à travers notamment
39:23trois colloques,
39:25les récits des origines
39:27mais aussi
39:28le colloque
39:28sur l'oralité africaine,
39:30le récit
39:31sur l'écriture
39:31en Afrique,
39:33le colloque
39:33sur l'écriture
39:34en Afrique
39:35et aussi
39:36les grandes dates
39:37des littératures africaines.
39:39Donc ça,
39:40ce sont des exemples
39:41de colloques,
39:41de réflexions
39:42qui ont été déjà menés
39:44pour préparer
39:46cet aboutissement
39:47à ces séminaires.
39:48Et l'autre dimension
39:49qui est importante
39:50aussi dans cette réflexion,
39:51c'est la dimension
39:52internationale
39:53et panafricaine
39:53et collective
39:54de la réflexion.
39:55C'est-à-dire que
39:56les essentiels
39:57du 12 juin
39:58qui auraient lieu,
39:59donc le premier séminaire,
40:01il y a eu
40:01la participation
40:02de plusieurs
40:03universités marocaines,
40:05de plusieurs
40:06universités africaines,
40:08donc en ligne,
40:11le Gabon,
40:12le Cameroun,
40:13la Côte d'Ivoire,
40:14mais aussi
40:14le Nigeria,
40:15l'Afrique du Sud,
40:16les États-Unis,
40:17donc pour la partie
40:18diasporique.
40:19Et ce sont tous
40:20des professeurs
40:22et des enseignants-chercheurs
40:24qui, chacun,
40:25ont apporté
40:25leur contribution
40:26à cette réflexion.
40:27Il y avait aussi
40:28la participation
40:29des doctorants
40:30et des étudiants,
40:31notamment marocains,
40:32qui ont aussi
40:33apporté
40:33leur contribution
40:34parce qu'il y a
40:35la question
40:35de la transmission.
40:37Au fond,
40:39le projet
40:40et en fait
40:41l'axe philosophique
40:42du projet,
40:43c'est comment
40:44on va transmettre
40:45aux nouvelles générations
40:46ce patrimoine
40:48intellectuel,
40:49littéraire
40:49et symbolique
40:50parce qu'aujourd'hui,
40:52l'enjeu,
40:53c'est de construire
40:54aussi
40:55les imaginaires
40:57de notre génération.
40:58Comment on se pense,
41:00comment on se position
41:01dans le monde
41:02et comment on se projette
41:03dans l'avenir.
41:04Donc, voilà à peu près
41:06l'idée centrale
41:08de ce projet.
41:09Donc, l'Académie
41:10du Royaume du Maroc
41:11qui porte aujourd'hui
41:12une ambition africaine,
41:15qui essaye, en tout cas,
41:16de porter cette mémoire
41:18collective également.
41:20Vous parlez
41:21de la présence
41:22d'un certain nombre
41:22d'étudiants,
41:23d'universitaires.
41:24De quelle manière
41:25l'exploration
41:26des essentiels
41:27permet justement
41:28une action commune
41:29entre les intellectuels
41:30du continent
41:32et ceux de la diaspora
41:33pour bâtir
41:33un front
41:34qui soit uni
41:36face au défi
41:37de la mondialisation
41:38et puis
41:40de la dispersion
41:41des sources
41:42également ?
41:43Alors,
41:44c'est un travail
41:45en fait
41:45de longue durée,
41:47un travail de fond.
41:48Et comme je l'ai dit,
41:49la réflexion,
41:50les essentiels,
41:51c'est l'aboutissement
41:51d'un travail
41:52qui a été mené
41:53par l'institution,
41:53par l'académie
41:54depuis des années.
41:56Tous ceux
41:56qui ont participé
41:57à ce premier séminaire,
41:59c'est le réseau
42:00d'universitaires
42:01et d'institutions
42:02africaines
42:02et diasporiques
42:03qui a été constitué
42:04tout au long
42:05du travail
42:06qui a été fait
42:06pendant des années
42:07pour préparer
42:08l'aboutissement
42:09à ces séminaires.
42:10Donc,
42:10il y a déjà
42:10un réseau
42:11qui est là
42:13avec l'Académie
42:14du Royaume du Maroc.
42:15Et puis,
42:15des académiciens,
42:16des académiciens,
42:17des universitaires,
42:19des étudiants
42:19qui suivent
42:20les activités
42:21notamment de la chaire
42:22de littérature
42:22et des arts africains
42:23depuis des années.
42:24Et ils étaient là
42:25associés aussi
42:26à cette réflexion
42:27parmi ces personnalités.
42:28J'aimerais citer
42:29Rokyato Ampatéba,
42:30la fille du grand
42:31Amado Ampatéba
42:32et la présidente
42:33de la fondation
42:35Ampatéba en Côte d'Ivoire.
42:36Il y a aussi
42:37le fils de Djibril Tamsirnyan,
42:39le grand historien,
42:40le grand écrivain
42:41guinéen,
42:44Daouda Tamsirnyan
42:45qui a participé aussi
42:46et qui est directeur
42:47de la Bibliothèque nationale
42:48de Guinée.
42:49Donc,
42:50tout ce réseau-là,
42:52en fait,
42:52il vient apporter
42:54sa contribution
42:55à cette réflexion.
42:56C'est-à-dire que
42:56chaque intellectuel,
42:58chaque universitaire
42:59dans son pays
43:00va nous proposer
43:04qu'est-ce qui est essentiel
43:06à retenir
43:06pour ce pays
43:07par rapport
43:08à la fois
43:09à la littérature orale,
43:10par rapport à l'écriture
43:11et par rapport
43:11à la littérature contemporaine.
43:12Et comment,
43:13justement,
43:13on parlait tout à l'heure
43:15d'oralité,
43:15comment l'écrit contemporain
43:17peut aujourd'hui
43:18traduire
43:19ou prolonger
43:20cette oralité,
43:22cette archive orale,
43:24mais sans la dénaturer,
43:25tout en gardant
43:26toute son authenticité,
43:27justement ?
43:29Alors,
43:30l'authenticité
43:31de la littérature orale
43:32est une question
43:32qui mérite
43:34plusieurs colloques.
43:35Donc,
43:36je ne vais pas
43:36pouvoir y répondre.
43:38Mais ce que je peux dire,
43:39ce qui est important,
43:40en fait,
43:41dans ce travail,
43:41ce n'est pas
43:42d'aller chercher
43:46comment on va faire
43:47pour garder
43:49telle quelle
43:50une littérature orale,
43:51mais c'est déjà
43:52de proposer
43:53le paysage
43:54de cette littérature orale.
43:56Quelle est
43:56cette littérature orale ?
43:57Et ensuite,
43:58de voir s'il y a
43:59des archives.
44:00Par exemple,
44:00je sais que
44:01Daouda Tamzernian,
44:02il l'a dit,
44:03son père,
44:04Djibril Tamzernian,
44:05a des enregistrements sonores
44:06de griots
44:08qui ont raconté
44:09l'hypopée
44:10de Sandietta Keïta,
44:12par exemple.
44:13Et ça,
44:13c'est un patrimoine.
44:14C'est des archives sonores
44:15qu'il faut préserver
44:16parce qu'ils vont se détériorer
44:18si on n'en prend pas soin.
44:19Donc,
44:19il y a beaucoup de choses
44:20qui existent déjà.
44:21Il faut déjà les repérer,
44:22les récolter
44:23et ensuite les préserver.
44:25On n'a pas besoin
44:25de les transcrire,
44:26forcément,
44:27mais on peut faire
44:28des enregistrements audio,
44:30des enregistrements vidéo
44:31pour tout ce qui est
44:32la partie orale,
44:33à mon sens,
44:34la transcription,
44:35parce qu'il y a
44:35des discussions universitaires,
44:37comment on va transcrire,
44:38la prononciation,
44:39etc.
44:40Mais à mon avis,
44:41enregistrement,
44:42on est au XXIe siècle,
44:43l'audiovisuel existe,
44:45donc ça peut être
44:46les nouvelles médiathèques
44:47du futur.
44:49Du potentiel,
44:50des technologies
44:51qu'elle recèle aujourd'hui,
44:53des opportunités
44:54qu'elle crée,
44:55également pour pouvoir évoluer,
44:56se développer,
44:57développer les savoirs,
44:58les connaissances.
45:00Le Maroc,
45:00donc aujourd'hui,
45:01comme il l'a toujours fait,
45:03est en train de continuer
45:04à jouer son rôle
45:05de pont, finalement,
45:07mémoriel entre l'Afrique
45:08et le reste du monde.
45:10Oui,
45:10c'est le rôle
45:12que joue le Maroc
45:13et qu'il joue
45:14à travers ses institutions
45:16et à travers,
45:17notamment,
45:17l'Académie du Royaume
45:18du Maroc,
45:19parce que c'est l'institution
45:20de référence culturelle
45:23au Maroc,
45:23c'est l'institution
45:24qui a,
45:25donc,
45:26cette capacité
45:28de mener
45:29ce genre de réflexion,
45:30cette légitimité aussi
45:31de les mener.
45:32C'est un hub central
45:33de coopération,
45:34aujourd'hui.
45:35Voilà,
45:35c'est la coopération,
45:37c'est la rencontre
45:38et c'est aussi
45:39la réflexion collective
45:41et collégiale,
45:42panafricaine
45:43et internationale.
45:44C'est ça qui est
45:44très important
45:46à dire
45:46pour ce projet-là.
45:48Il y a eu
45:48plusieurs années,
45:52énormément de personnalités
45:53d'invités
45:53qui sont venus,
45:54parmi lesquels
45:55le sultan Njoia,
45:57le fils d'Ibrahim Njoia,
45:59qui a inventé
46:00l'écriture Shomam
46:01au 19e siècle.
46:02Donc,
46:03il y a un travail
46:03énorme,
46:04en fait,
46:04qui est fait au Maroc
46:06pour cette mémoire,
46:07justement,
46:08parce qu'aujourd'hui,
46:09un peuple sans mémoire
46:10est un peuple sans avenir
46:12et on a plus que jamais
46:13besoin de cette mémoire,
46:15on a plus que jamais
46:15besoin de cet imaginaire
46:17et on a plus que jamais
46:18besoin de le transmettre
46:19aux jeunes générations
46:21pour qu'ils puissent
46:22d'abord savoir
46:23d'où ils viennent,
46:24comme l'a dit
46:25le secrétaire
46:25Perpetit dans son discours,
46:27pour savoir
46:28où ils vont.
46:29– Et puis,
46:30s'approprier notre récit,
46:31effectivement.
46:33– Tout à fait.
46:33Donc,
46:34à une époque,
46:34on parle de narratif,
46:37de récit.
46:38Je pense qu'il faut
46:40donner les éléments
46:40importants
46:41du narratif
46:42et du récit
46:43et on ne doit pas
46:44oublier des figures
46:45comme,
46:45par exemple,
46:46Hafsam Tlhaj Rakhounia
46:48qui est,
46:49au 12e siècle,
46:51une poétesse
46:52hérudite
46:52qui a écrit
46:53en arabe
46:55entre Grenade
46:55et Marrakech,
46:56vous savez,
46:57l'Andalousie.
46:58C'est une grande figure
47:00des littératures.
47:01Elle nous a laissé
47:01une soixantaine
47:02de poèmes.
47:03Alors,
47:03où sont ces poèmes ?
47:04Est-ce qu'on peut
47:04les lire ?
47:05Est-ce qu'on peut
47:05les transmettre ?
47:06Ils sont déjà
47:06en espagnol,
47:07en arabe.
47:08On peut les traduire
47:08dans d'autres langues
47:09et les transmettre
47:09à la jeune génération.
47:10Il y a Nana Asmahou
47:12qui vient d'une autre région
47:14d'Afrique,
47:15le califat de Sokoto
47:16au nord du Nigeria
47:18et qui est une grande
47:19poétesse fin 18e,
47:21début 19e siècle
47:22qui nous a laissé
47:23une bibliothèque.
47:24Elle a écrit
47:25énormément de poèmes,
47:27de biographies de femmes.
47:29Elle était très impliquée
47:30dans l'éducation
47:31des femmes.
47:32Et ça,
47:33ça a été archivé
47:34par des Américains
47:35et c'est accessible
47:36en ligne
47:37à tout le monde.
47:38Donc ça,
47:38c'est un héritage énorme.
47:40Vous imaginez,
47:41on a sa voix encore
47:42qui arrive à nous
47:43aujourd'hui
47:44et on ne doit pas
47:44l'oublier.
47:45Et puis,
47:46il y a
47:46la princesse arabe
47:48d'Omane
47:49et des Anzibars
47:50qui s'appelle
47:51qui s'est appelée
47:52après Émilie Rouettet
47:53mais qui à la base
47:54s'appelait
47:54Saïda Salma
47:55parce qu'elle a émigré
47:57après en Allemagne,
47:58elle a épousé un Allemand
47:58mais c'était
47:59une princesse d'Omane
48:00et des Anzibars
48:01et elle nous a laissé
48:02une autobiographie,
48:04mémoire d'une princesse arabe
48:05magnifique
48:06sur l'histoire
48:07de cette partie
48:08de l'océan indien
48:09et de la partie arabe
48:11et de ce mélange
48:13en fait
48:13de culture arabe
48:14aux musulmanes
48:15et africaines
48:16à l'époque.
48:17C'est précieux.
48:18En tout cas,
48:19c'est sur ces derniers mots
48:20qu'on conclut
48:21cet entretien
48:22avec vous Rabbi Amarouj.
48:23C'était un plaisir
48:24de vous avoir
48:25comme invitée ce soir.
48:25Merci à vous.
48:26Merci beaucoup Mariam.
48:27C'est la fin
48:29d'Invité Culture
48:29pour ce soir.
48:30Je vous souhaite
48:30une très bonne soirée.
48:31C'est aussi la fin
48:35de ce journal.
48:36Merci à vous
48:36de nous suivre.
48:37L'information revient
48:38dans un instant
48:38sur Médien TV.
48:39Sous-titrage ST' 501
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