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  • il y a 2 jours
Invité de l’émission “Grand Public” sur TF1, Johnny Hallyday aborde un sujet plus personnel en évoquant sa famille, sa vie privée et l’équilibre entre sa carrière d’artiste et son quotidien. Une interview sincère qui permet de découvrir une facette plus intime du chanteur, loin de l’image du rockeur de scène.

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Musique
Transcription
00:00On va parler maintenant de la famille, parce que tu as une famille aujourd'hui ?
00:04C'est quoi la famille aujourd'hui ?
00:06La famille pour moi c'est ma fille, c'est mon fils, je ne veux pas parler de ma vie
00:11privée, mais je peux quand même citer mes enfants.
00:13Bien sûr, on peut situer un petit peu ce...
00:15Et puis ce sont les gens qui m'ont évidemment élevé, Li Alidé, ma tante qui malheureusement n'est plus
00:21de ce monde aujourd'hui,
00:24et sa fille Destalidé qui était danseuse, qui ont formé ce groupe de danseurs avec Li Alidé.
00:29Quand j'étais tout petit, je devais avoir à peu près 5-6 ans, et qui m'ont emmené avec
00:34eux en tournée, c'était Li Alidé.
00:36On m'a souvent demandé pourquoi je m'appelais Johnny Alidé, si c'était pour prendre un nom américain pour
00:40chanter.
00:40Pas du tout, c'est parce que c'est la tradition qui veut que les enfants de la balle, comme
00:44on dit, reprennent le nom des parents ou de leurs parents adoptifs.
00:48Alors justement, tu vas nous présenter, qui est Li Alidé ? Vous nous connaissez ?
00:53Li Alidé est américain, il est né à Tulsa, dans l'Oklahoma,
00:55et il est venu en Europe à travers une comédie musicale qui s'appelait Nano & Nanette.
01:04Oui.
01:06Et ensuite, il a continué dans une autre comédie musicale qui s'appelait Oklahoma, et il a joué à Londres.
01:13Desta était danseuse classique à l'époque, elle dansait à l'Opéra de Londres, ils se sont rencontrés comme ça,
01:19et puis bon...
01:20Bon, on va faire plus ample connaissance, puisque tu nous emmènes en Oklahoma, regardez un petit peu ceux qui ont
01:25élevé Johnny et Li Alidé, qui lui a donné son nom.
01:28En Oklahoma, nous partons.
01:29Un jour, on en a eu marre de voir toujours la même forêt.
01:33Alors ?
01:34Alors on a décidé de partir, pour voir ce qu'était une ville.
01:39Quand je dis une ville, je veux dire, une vraie ville, en béton.
01:45Et ça fait bien longtemps.
01:47Oui.
01:48Et maintenant, maintenant je voudrais revoir, je voudrais revoir tout ce que j'ai quitté, les champs, la rivière, et
01:59ma forêt.
01:59Hello.
02:00Johnny, Johnny.
02:03Oh, my God, they have beautiful son.
02:06Oh, it's good to see you.
02:08Have you met Tommy?
02:10No, I haven't.
02:11This is Tommy.
02:11Hello, Tommy.
02:12Ce sont les parents de Li, donc comme Li m'a élevé, je les considère comme des gens de ma
02:17famille.
02:18Ils représentent, si tu veux, une deuxième famille en Amérique.
02:21Je sais qu'en Amérique, j'ai une famille.
02:24Alors ça, c'est une partie de la famille.
02:27Alors moi, j'ai noté dans tout ça, tu parlais des gens du voyage, tu disais, avec tous ces voyages,
02:32il n'avait peu de copains, on parle de toi,
02:34mais à Paris, il en avait un qui comptait vraiment, Adi Calafat.
02:37Oui, Adi Calafat, ça a été mon premier copain à Paris.
02:42Comme je voyageais beaucoup, j'ai commencé, moi, à vivre d'une façon stable à Paris qu'à partir de
02:49l'âge de 10 ans.
02:50Alors avec ses copains, on parle toujours de toi, il s'inventait une légende, et là c'est important, parce
02:54que déjà, il était Américain.
02:57Son père était un Américain, d'Amérique, resté au ranch où il était né, et un rêve où transparaissait son
03:05modèle, son frère père, Ali.
03:07Tu as toujours rêvé d'être Américain?
03:10C'est-à-dire que comme tous les mômes de l'époque, l'Amérique, c'était magique pour moi, c
03:14'était un petit peu comme le décrivait la chanson de Philippe Labreau.
03:19C'est une des raisons pour lesquelles j'ai interprété cette chanson, mon Américain, moi.
03:24On se fait toujours une fausse image des États-Unis, mais bon, pour moi, l'Amérique, c'était le pays
03:29où on dépose le lait devant les portes,
03:34où les enfants passent en bicyclette et vous lancent les journaux, c'était le cinéma, c'était les westerns, c
03:42'était...
03:42Tu pourrais vivre d'ailleurs pas en France aujourd'hui?
03:44Non, non, je l'ai déjà dit.
03:46Je suis français, je pense que je suis bien français et fier de l'être.
03:50Alors les États-Unis, c'est plus du tout un mythe?
03:52Non, mais par contre, j'adore y aller pour voir des concerts, j'adore y aller parce que j'aime
03:58beaucoup les États-Unis.
04:00J'y vais souvent en vacances, pour deux raisons. D'abord parce qu'on me laisse tranquille là-bas, on
04:06me connaît pas, donc j'ai la paix.
04:08Et puis, mais je peux pas y rester longtemps, c'est-à-dire que je peux y rester maximum trois
04:13semaines.
04:14Et quand je rentre chez moi en France, je suis toujours très content de rentrer.
04:18On va regarder maintenant, parmi toutes les photos qui sont dans ton album, on en a pris quelques-unes.
04:23Enfin, c'est quelques-unes parce que je crois que tu dois avoir des milliers, des dizaines de milliers de
04:27photos.
04:27De la regarder, ces photos de l'album de Johnny. Là, c'est avec Liza.
04:31Là, c'est Liza Minnelli quand elle est venue faire le bœuf avec moi sur scène au Palais des Sports
04:35en 60, en 80, je crois.
04:38Oui. On continue. Alors, Long Chris.
04:42Ça, c'est mon vieux complice, Long Chris.
04:44Je l'ai invité là tout à l'heure, il viendra parler de toi parce qu'il a fait un
04:47bouquin, 30 ans de secret.
04:48Je l'ai invité, on en parlera tout à l'heure.
04:51Ça, c'est mon vieux copain aussi, Eddie Mixel.
04:54Vous avez toujours été copain ou quelquefois rivaux?
04:57On n'a jamais été rivaux dans notre métier.
05:02On n'a des fois été pas d'accord.
05:05Mais jamais, jamais vraiment, non.
05:07Je crois que notre amitié dépasse ça.
05:10Une autre photo de l'album.
05:13Alors là, c'est la...
05:14Ça, c'est JJG.
05:16New Generation.
05:17Ils sont à Goldman.
05:20Alors, pourquoi t'as choisi Goldman?
05:21Là, et après, il y a une photo de Berger.
05:23Pourquoi Goldman-Berger?
05:24T'avais besoin d'une impulsion, d'un 109?
05:27Peut-être.
05:29Peut-être également, certainement, parce que ce sont deux auto-compositeurs totalement différents.
05:39J'ai beaucoup d'admiration pour les deux.
05:41Vous êtes quoi?
05:42J'ai pris, vraiment, j'ai pris un énorme plaisir de faire mon album avec Michel Berger.
05:46Et puis, j'ai gardé une tendresse pour lui qui dépasse même l'amitié, je pense.
05:52Quant à Jean-Jacques, bien à Jean-Jacques, parce que j'avais besoin d'un nouveau matériel de scène, comme
05:57je vais faire Bercy l'année prochaine.
05:58Que j'ai été le voir à Bercy, j'ai trouvé son spectacle formidable.
06:02Que je me suis retrouvé sur scène avec lui, faisant un bœuf sur toute la musique que j'aime.
06:07Et que j'ai eu envie de travailler avec lui.
06:09Puis, je lui en ai parlé.
06:11Et puis, voilà, l'album s'est créé comme ça, petit à petit.
06:14Moi, je suis parti en Hongrie faire mon film.
06:17Et lui, il est parti en tournée.
06:19Il a commencé à écrire les chansons.
06:20En tout cas, ça se passe bien le résultat.
06:22On peut le constater.
06:23Une autre photo de l'album?
06:26Ça, c'est Jean-Luc Godard.
06:27Pas facile comme Bonhomme?
06:30Il est pas facile, mais je connais des gens.
06:34Oui, mais bon, moi, ça m'a fait beaucoup de bien.
06:36Ça m'a remis en question.
06:38Ça m'a fait du bien, oui.
06:40Mais j'aime beaucoup, je l'aime beaucoup, Godard.
06:42Quoi qu'on puisse dire, c'est vrai qu'il n'est pas toujours facile.
06:44Mais il est intéressant.
06:45Mais il est intéressant.
06:46C'est un malin.
06:48Et c'est un homme très surprenant.
06:51Très surprenant.
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