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  • il y a 7 heures
À Séguéla, quatre femmes ont perdu la vie en donnant naissance au cours du premier trimestre 2026. Un chiffre qui alerte les autorités sanitaires. Pour comprendre et agir, le Comité départemental de surveillance des décès maternels et périnatals s’est réuni afin d’analyser les causes et proposer des solutions. Car perdre une mère à l’accouchement est toujours un drame, et en compter quatre en si peu de temps, c’est une urgence.

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00:02A Séguélin, quatre femmes ont perdu la vie en donnant naissance au cours du premier trimestre 2026.
00:09Un chiffre qui alerte les autorités sanitaires.
00:11Pour comprendre et agir, le comité départemental de surveillance des décès maternels et périnatales
00:17s'est réuni afin d'analyser les causes et proposer des solutions.
00:21Car perdre une mère à l'accouchement est toujours un drame et en compter quatre en si peu de temps,
00:26c'est une urgence.
00:28Les causes essentielles, ce que nous avons vu ici, c'est au niveau, dans notre jargon, on appelle le premier
00:34retard.
00:35C'est-à-dire le temps de prendre la décision pour aller dans un centre de santé consulter un personnel
00:43qualifié.
00:44C'est ce qui a manqué dans toutes ces présentations qu'on a vues.
00:48Mais au-delà des décès, un autre problème inquiète.
00:51Malgré la présence de plusieurs centres de santé à Séguélin, 47 femmes ont accouché à domicile.
00:57Ce chiffre montre que beaucoup de femmes n'ont pas recours aux structures disponibles,
01:01effusant leur vie et celle de leur bébé.
01:04Au niveau de la ville de Séguélin, nous avons eu 47 accouchements à domicile, ce qui n'est pas normal.
01:11Parce qu'au niveau de Séguélin même, nous avons quatre structures sanitaires, en plus de CHR qui font cinq.
01:18Donc ce n'est pas normal que les dames accouchent à domicile.
01:21Face à cette réalité, les ONG et l'idée communautaire tirent la sonnette d'alarme.
01:26Ils insistent sur la nécessité d'améliorer l'accueil dans les hôpitaux et de redonner confiance aux femmes auxquelles choisissent
01:32d'accoucher en milieu sécurisé.
01:35Ce n'est pas bon. Ça nous fait honte et ça nous fait peur.
01:39Ce qui nous a mis à ne pas pouvoir sensibiliser les femmes à revenir à l'hôpital, s'il y
01:43a déjà quatre morts,
01:44qu'est-ce que tu vas dire à une femme ? Tu vas lui dire quoi ?
01:46Viens à l'hôpital, viens de ne pas venir à l'hôpital.
01:48Elle vient à l'hôpital pour se faire soigner.
01:50Et si elle vient à l'hôpital pour accoucher, c'est là on va mourir.
01:52On vient faire quoi là-bas ?
01:53Les élus locaux, eux, promettent de porter le débat au conseil régional.
01:57Ils veulent transformer ces constats en actions concrètes pour réduire les risques et sauver des vies.
02:02C'est lamentable, mais toujours est-il qu'on peut se rattraper.
02:07À la sortie de cette réunion, je pense que le comité va travailler là-dessus.
02:12Nous, en tant qu'élus, on va en parler.
02:17Puisque nous, nous avons une session du conseil régional, on va faire des propositions là-bas.
02:21À l'issue de la rencontre, le comité recommande la création d'un second bloc opératoire,
02:26plus de sensibilisation communautaire et une meilleure prise en charge obstétricale.
02:30Tous les acteurs présents s'engagent à lutter contre la mortalité maternelle
02:35pour qu'aucune femme ne perde la vie en donnant la vie.
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