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  • il y a 3 mois
Reda Belhaj, porte-parole du syndicat Unité Police Île-de-France, était invité de l’émission 100% Frontières sur CNEWS ce lundi 22 juin. «J’ai l’impression qu’il faut qu’il y ait un mort dans la police pour que ça change», a-t-il déploré, réagissant aux débordements lors de la Fête de la Musique.

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Transcription
00:00C'est vrai, Reda Bellage, un policier fait un pas de travers, il est en détention provisoire,
00:04elle est en garde à vue, il peut être en détention provisoire.
00:09Un délinquant s'en prend à un policier, pour qu'il soit en comparution immédiate,
00:13il faut vraiment avoir de la chance.
00:14Et pour qu'il soit en prison, il faut en avoir énormément.
00:17Oui, je pense que, comme vous l'avez dit tout à l'heure, c'est très triste,
00:21c'est un policier qui le dit, et en plus un représentant du personnel,
00:23je ne voudrais peut-être pas le dire, mais moi ce qui m'inquiète,
00:26je fais le parallèle avec l'affaire Liana, et plein d'autres encore.
00:31J'ai l'impression qu'il faut qu'il y ait un mort chez nous, en fait, pour que ça
00:33bouge.
00:35La dernière fois que je l'ai vu, c'est en 2001, Val Roger,
00:40où on avait perdu un collègue qui avait été assassiné par Bonal sur un home checking,
00:46et on a dû faire une marche blanche, et là on a obtenu un gilet pare-balles et 100 euros
00:50de plus,
00:50et des effectifs en plus, c'était à l'époque de M. Sarkozy, je pense, qui était ministre de l
00:53'Intérieur.
00:54Oui, c'est ça, c'est-à-dire que moi je n'ai pas envie d'être encore plus défaitiste
00:56que vous,
00:57mais parfois un mort, ça ne change rien.
01:00Lola, Philippine, Liana...
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