00:00Bonjour.
00:00Alors la quasi-totalité de la France est touchée désormais par cette canicule.
00:0549 départements sont en vigilance rouge aujourd'hui, 40 sont en orange, c'est le cas de la Savoie et
00:10de la Haute-Savoie.
00:11Est-ce que nous aussi, on pourrait passer en rouge dans les prochaines heures ?
00:15Alors pour l'instant, les évolutions météorologiques ne le laissent pas penser, mais tout ça peut évoluer.
00:20Mais bien entendu, nous ne sommes pas à l'abri d'un passage en vigilance rouge.
00:23Ce sont des nouvelles météos qui sont développées sur les 24 prochaines heures, a priori ce n'est pas le
00:28cas.
00:28Mais derrière, tout peut être encore adapté effectivement.
00:31Est-ce que pour l'instant, on ne sait pas combien de temps va durer cette vague de chaleur ?
00:34Alors on sait qu'elle va durer au moins jusqu'à la fin de la semaine, avec des nuits où
00:38la température ne redescend pas en dessous de 18-19.
00:41Et en journée, ça peut monter très haut, jusqu'à 36-38 en tout cas sur le département.
00:46Donc avec probablement une constante au moins jusqu'à vendredi.
00:50Alors le plan canicule est déclenché concrètement, qu'est-ce que ça signifie là chez nous ?
00:55Alors concrètement, en vigilance orange, c'est un certain nombre de régulations de la vie socio-économique qui est mise
01:01en œuvre.
01:01Alors ça ne se fait pas tout seul, c'est aussi à la main beaucoup des collectivités.
01:05Typiquement, si on prend le modèle de l'école, les collectivités publiques pour certaines ont décidé de voir l'école
01:10privée
01:11de fermer les après-midi de cette semaine, en tout cas sur les deux premiers jours,
01:14avec des modalités d'accueil qui sont prévues dans d'autres sites, on a des endroits beaucoup plus rafraîchis.
01:21Après au niveau préfecture, on peut agir sur un certain nombre de points.
01:26Typiquement, on peut autoriser aussi des travaux en extérieur, qui sont les plus difficiles en situation de canicule.
01:32Il a commencé plus tôt le matin pour pouvoir terminer l'activité un peu plus tôt dans la journée.
01:36C'est une dégagulation faite au bruit.
01:38Normalement, les travaux doivent commencer à une certaine heure pour ne pas gêner les riverains,
01:41mais là, on peut les devancer pour la santé des travailleurs notamment.
01:44Vous parliez des écoles.
01:46Finalement, on se rend compte que c'est au cas par cas, il n'y a pas de directive nationale.
01:49Non, pour l'instant, effectivement, il n'y a pas eu d'orientation nationale qui est donnée.
01:53Il faut se souvenir que ceci est géré localement et c'est aussi un peu plus simple.
01:57Mais donc, effectivement, c'est assez adapté.
01:58Il y a un certain nombre de départements qui sont dans une situation plus compliquée,
02:01en tout cas plus vigilance rouge, d'autres moins.
02:04Donc, effectivement, une directive nationale n'aurait pas forcément beaucoup de sens,
02:07sauf à la décliner par type de situation.
02:09Est-ce que ça ne serait pas plus simple pour les parents si on avait un seuil qui était mis
02:13en place ?
02:13Je dis n'importe quoi.
02:14Par exemple, il fait 34 degrés dans les classes.
02:17Bon, là, il n'y a pas école.
02:18Les choses comme ça...
02:19C'est vrai que ça peut être un objet de...
02:23Enfin, en tout cas, un peu de lisibilité pour les parents d'élèves.
02:26Mais après, à chaque école, un peu sa réalité.
02:28Il y a beaucoup, beaucoup d'écoles, je le vois en tant que sous-préfet,
02:30qui se lancent dans des rénovations thermiques.
02:32Ça peut permettre à un certain d'entre elles,
02:34typiquement dans ce genre de situation, de rester ouvertes plus longtemps.
02:36Si on prend les écoles de Chambéry,
02:38toutes ne sont pas fermées.
02:39Il y en a un nombre important, les trois quarts.
02:41Et donc, il y a chaque établissement, en fait, finalement, sa réalité.
02:43Et juste, par exemple, pour les collèges lycées, là aussi,
02:46là, c'est à la main des chefs d'établissement.
02:49Absolument. Les lycéens, en ce moment, sont plutôt...
02:51Les lycéens sont plutôt en situation de préparer les examens.
02:54Il y a le bac, là, d'ailleurs, le grand oral du bac toute cette semaine.
02:57Là aussi, il y a des situations de chaleur qui peuvent être compliquées.
03:00Absolument.
03:00Tout est compliqué par nature,
03:03puisqu'on n'est pas, jusqu'à présent, très habitués
03:07à des vagues de chaleur d'une telle intensité,
03:09et surtout d'une telle durabilité.
03:10Donc, l'adaptation se fait au cas par cas.
03:13Matinal spécial canicule, ici, pays de Savoie,
03:15et notre invité, Julien Paillère,
03:16le secrétaire général de la préfecture de la Savoie
03:18et sous-préfet de Chambéry,
03:20avec nous pour parler, justement, de cet épisode.
03:21Alors, comment s'est passé ce premier week-end de forte chaleur ?
03:25Est-ce que, par exemple, peut-être au niveau des hospitalisations,
03:28est-ce qu'il y a eu plus d'hospitalisations
03:30qu'un week-end où il fait moins chaud ?
03:32Alors, justement, paradoxalement, pour l'instant, non.
03:34Mais c'est aussi la bonne prise en compte
03:36par nos concitoyens savoyards
03:39des consignes de prudence.
03:41Ni le service d'incendie et de secours
03:42n'a fait plus d'intervention autour de ces phénomènes,
03:46ni les urgences n'ont enregistré
03:48un nombre supplémentaire d'entrée.
03:51Donc, pour l'instant, la situation est stable.
03:53D'un point de vue sécurité simple,
03:56on va le dire comme ça,
03:57on a la chance de ne pas avoir eu de phénomène de noyade,
03:59comme on a pu en connaître dans d'autres départements,
04:01ou pas de surmortalité.
04:02Je le disais ce matin, l'après,
04:03je suis originaire du département de la Gironde,
04:05il y a eu trois morts, en tout cas directement imputables à la Gironde.
04:08Pas de problème non plus lié à l'accès des sites de baignade.
04:12On pense bien sûr au lac d'Egbelette,
04:14qui est parfois complètement saturé
04:15dans des journées comme ça de chaleur.
04:18Là, ce week-end, ça s'est bien passé,
04:19il n'y a pas eu d'incident.
04:20Il n'y a pas eu de grosses difficultés relevées.
04:21Et par ailleurs, les forces de sécurité intérieure,
04:24appuyées par les douanes,
04:25avaient aussi mis en place un dispositif de surveillance.
04:27Parce que l'accès au lac, c'est une chose.
04:28Et puis après, il y a un certain nombre de polices administratives
04:32à faire appliquer sur cela.
04:34L'engagement des acteurs publics, on va dire,
04:36a permis aussi de réguler cet aspect-là du dossier.
04:41Finalement, dans des situations comme ça, de canicule,
04:43ce sont surtout les mairies qui sont en première ligne.
04:46Alors c'est un ensemble d'acteurs, effectivement.
04:49Les mairies, ils prennent leur pleine contribution.
04:52Vous avez aussi les employeurs privés, d'une certaine manière,
04:54qui décident d'adapter leurs ourages.
04:57Les employeurs publics également, donc c'est un ensemble.
04:59Donc on va dire que les services de l'État sont un petit peu
05:01à la poignée de l'éventail,
05:03puisqu'on dispose des modèles météorologiques.
05:07On a aussi l'Agence régionale de santé
05:08qui arrive à nous donner des renseignements
05:10sur les effets que ça peut avoir sur la santé humaine.
05:12Même s'ils sont connus.
05:14Et donc c'est à partir de la diffusion de ces consignes
05:16ou de ces éléments d'information
05:17que l'ensemble des acteurs peut s'adapter.
05:19J'insiste aussi sur un autre point
05:21qui est peut-être passé un peu inaperçu.
05:22Nous sommes aussi en vigilance jaune, pollution de l'air.
05:25Pour la pollution de l'air, oui.
05:26Ça va se déclencher à midi
05:29sur 2-3 points de la Savoie,
05:32le bassin de Chambérien, on va le dire comme ça,
05:36et la partie sud-est du département.
05:38Ce qui reste un niveau d'information assez bas,
05:41on va le dire comme ça,
05:41mais les personnes vulnérables,
05:43les personnes sensibles,
05:44c'est-à-dire celles qui sentent
05:45que la saturation de l'air en ozone
05:46est mettant en difficulté,
05:48ça peut être le cas de personnes diabétiques,
05:49sont invitées à ne pas rester à proximité
05:51des grands axes routiers
05:52ou à envisager des promenades ombragées.
05:54Juste en quelques mots,
05:55quelles sont les grandes consignes
05:57que vous donnez ce matin aux auditeurs ?
05:59Après, elles sont assez connues, répétées,
06:01mais c'est toujours bien de pouvoir y revenir.
06:03C'est d'abord s'hydrater, boire de l'eau,
06:05continuer à manger normalement,
06:06si c'est important,
06:08ne pas sortir aux heures les plus chaudes,
06:10porter des vêtements légers,
06:12éventuellement un chapeau, un couvre-chef,
06:13si on soit racheté chez soi,
06:16et quand on reste chez soi,
06:17fermer les rideaux ou les volets
06:19et n'aérer que la nuit.
06:20C'est un ensemble de consignes comportementales
06:23assez connus.
06:24Puis si on constate un malaise aussi,
06:26qu'on en soit victime soi-même
06:27ou qu'on le constate à proximité,
06:28il ne faut pas hésiter à appeler les secours.
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