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  • il y a 31 minutes
Patrick Pouyanné, le patron de Totalenergies, a assuré que sa compagnie répercutait la baisse des cours du pétrole dans ses stations-services mais que la décrue allait prendre du temps, lors de son audition par la commission des finances de l'Assemblée nationale ce mercredi 17 juin.

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Transcription
00:00C'est la chronique et qu'on va parler des conséquences économiques et de l'audition du patron de Total.
00:04Aujourd'hui, Patrick Pouyannet, on l'écoute tout de suite, il se dit optimiste sur un retour du prix à
00:10la baisse, à la pompe, on l'écoute.
00:13Le prix d'approvisionnement est passé au cours des, depuis le début juin, de 1,80, attendez, je regarde sur
00:20le diesel,
00:21j'avais pris le diesel comme exemple de 1,94 à 1,85. Nous répliquerons à la baisse la façon
00:28dont les prix baisseront.
00:30Mais par rapport au début de la crise, au début de la crise, le coût d'approvisionnement, il était à
00:341,65.
00:35Aujourd'hui, il est à 1,85, il y a 20 centimes. Donc on ne peut pas dire qu'on
00:38va être à 1,70 tout de suite.
00:40On sera à 1,70 au fur et à mesure que la crise va se résorber.
00:44Il est optimiste donc ?
00:46Oui, beaucoup plus d'ailleurs que les spécialistes du secteur. Pourquoi ?
00:50Parce qu'il y a l'Agence internationale de l'énergie qui a indiqué aujourd'hui que les stocks stratégiques
00:56des pays de l'OCDE
00:58avaient chuté de 163 millions de barils.
01:02Ça veut dire quoi ?
01:03Ça veut dire que tout simplement, même si cette guerre s'arrête, même si le détroit d'Ormuz rouvre,
01:10il va falloir reconstituer ces stocks.
01:13Ça veut dire qu'il va y avoir une pression supplémentaire sur la demande de pétrole.
01:18Ça veut dire quoi ?
01:19Ça veut dire que d'un côté, vous avez une demande qui va être en forte hausse,
01:22une offre qui ne va pas être au niveau d'avant la guerre,
01:26puisque les installations pétrolières ont été endommagées dans ces pays du Moyen-Orient.
01:31Et donc forcément, on va avoir un prix du baril de pétrole qui va rester assez haut,
01:37même si encore une fois, l'économie mondiale est à la peine,
01:40ce qui là aussi penche plutôt vers une baisse de la demande mondiale.
01:45Donc beaucoup de prudence. Peut-être qu'effectivement, on reviendra à ces niveaux d'avant-guerre
01:50avec un carburant à 1,70€, mais ce n'est pas pour tout de suite.
01:54Il faut bien se mettre ça dans la tête.
01:56Et en un mot sur la taxation des super-profits, il a été interpellé là-dessus aussi.
02:00C'est d'ailleurs l'objet de l'audition devant la Commission des finances de l'Assemblée nationale
02:03à la demande d'Éric Ocrel, LFI.
02:07Eh bien, il est tout simplement revenu sur le fait qu'en France,
02:11Total Energy ne faisait pas de bénéfice.
02:12Pourquoi ? Parce que la seule activité de Total Energy aujourd'hui en France,
02:16eh bien, c'est le raffinage.
02:18Et le raffinage, aujourd'hui, est déficitaire.
02:21Les profits qui sont réalisés aujourd'hui par Total Energy,
02:25eh bien, le sont dans d'autres pays, notamment en Norvège,
02:28où il y a là une activité de forage très importante,
02:33et dans d'autres pays, notamment en Afrique, mais certainement pas en France.
02:38Patrick Pouyanné, qui a également indiqué que les automobilistes,
02:42eh bien, le remerciait d'avoir plafonné ces prix,
02:46tout comme d'ailleurs le Premier ministre.
02:48Grâce à ce plafonnement des prix,
02:51eh bien, la France n'a pas eu à débourser des aides,
02:54comme certains pays européens qui ont,
02:56on le rappelle, baissé les taxes sur le carburant.
02:59Merci beaucoup, Gaëtan.
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