00:00On pense trouver un peu de lumière sur le front de l'économie.
00:04On apprend que la croissance pourrait être deux fois plus faible que ne l'espère le gouvernement cette année.
00:07Oui, c'est un véritable coup de tonnerre que ces nouvelles prévisions de la Banque de France
00:11parce qu'il est rarissime qu'une grande institution révise avec autant d'ampleur ses perspectives.
00:18La Banque de France s'attend dorénavant à une croissance de 0,5% en 2026.
00:24En mars, elle anticipait encore 0,9%.
00:27Donc, elle divise par deux quasiment sa prévision de croissance, sachant que 0,9%,
00:31ça reste quand même la prévision officielle du gouvernement sur laquelle repose le budget 2026.
00:39Le premier trimestre a été mauvais, l'activité a baissé.
00:42La Banque de France nous dit que le deuxième sera aussi assez mauvais
00:47au vu de ce que donnent les évolutions de la consommation et de l'investissement.
00:50Ça veut dire que si jamais on a une baisse de l'activité au deuxième trimestre,
00:53vous connaissez la définition officielle de la récession.
00:55C'est deux trimestres consécutifs de baisse et donc il faudra prononcer ce mot
01:00qu'on déteste tant si jamais l'activité baisse au deuxième trimestre.
01:05Et puis l'autre mauvaise nouvelle, c'est que l'inflation, elle, elle est revue à la hausse.
01:08On n'est plus à 1,7% mais à 2,5%.
01:10Alors vous allez me dire, bah oui, mais tout va s'améliorer
01:13avec effectivement la perspective de la fin de la guerre, la chute du pétrole.
01:16Eh oui, mais sauf que le scénario de la Banque de France, justement, pour le reste de l'année,
01:20c'était une résolution rapide du conflit et un pétrole qui baisse assez rapidement.
01:25Donc tout ça est déjà dans la prévision.
01:28Le résultat, c'est le chômage qui va lui aussi monter et les déficits publics
01:31qui ne devraient quasiment pas diminuer cette année.
01:35Et on attend, pour y voir plus clair et trancher le débat,
01:38ce que va nous dire l'INSEE dans les jours qui viennent,
01:40qui va nous présenter ses premières prévisions pour la deuxième partie de l'année.
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