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  • il y a 7 semaines
Eugénie Bastié analyse le discours d’entrée en campagne de Raphaël Glucksmann, président de Place publique, et ses attaques contre Elon Musk, Sam Altman ou Zhang Yiming, présentés comme des ennemis de la France. La journaliste interroge : cette rhétorique anti-capitaliste est-elle adaptée pour appréhender les enjeux de l’intelligence artificielle ?
Notre équipe a utilisé un outil d’Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.

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Transcription
00:00Heure, Europe 1 matin.
00:01Avec place à votre première signature Europe 1 du mardi, bonjour Eugénie Bastier.
00:05Bonjour à tous.
00:06Eugénie ce matin, vous voulez évoquer le discours d'entrée en campagne de Raphaël Glucksmann.
00:10C'était dimanche au doc d'Aubervilliers.
00:12Le patron de place publique s'en est violemment pris au géant du numérique.
00:16A quoi reconnaît-on un homme de gauche ?
00:18A sa haine inextinguible de tout ce qui réussit.
00:21En 2012, François Hollande s'en était pris au riche avec son fameux
00:24« Mon adversaire, c'est le monde de la finance ».
00:2714 ans plus tard, Raphaël Glucksmann recycle ce discours.
00:31Notre ennemi a un visage et il a un nom.
00:34Il en a même plusieurs.
00:36Il s'appelle Elon Musk, Sam Altman, Zhang Yiming.
00:43Voilà, autrement dit, les créateurs de X, ChatGPT et TikTok sont désignés ennemis publics de la France.
00:49Le président de place publique a expliqué que le combat contre les géants de l'IA
00:52était le grand combat anticapitaliste de notre époque.
00:56Et oui, en France, l'homme de la gauche, dite libéral et modéré, parle encore comme Arlette Laguillet.
01:02On se demande bien de quel bilan Raphaël Glucksmann peut se prévaloir
01:05pour juger avec tant d'aplomb tous ses entrepreneurs
01:07et déclaré ennemi de la France un homme, Elon Musk,
01:10qui a fait atterrir des fusées à la verticale,
01:12a imposé la voiture électrique comme horizon industriel
01:14et déploie des satellites qui servent aussi bien aux soldats ukrainiens qu'aux dissidents iraniens.
01:20Mediapart parle au sujet de SpaceX de la première introduction en bourse techno-fasciste de l'histoire.
01:27Les fusées sont fascistes et Elon Musk est méchant.
01:30Nous avons décidément la gauche la plus ringarde du monde.
01:33Mais est-ce qu'il n'est pas souhaitable de vouloir réguler l'intelligence artificielle ?
01:37Bien sûr, Glucksmann se gargarise de vouloir une France souveraine en matière d'intelligence artificielle.
01:42On le souhaite tous, évidemment.
01:43Mais la seule façon pour la France de tirer son épingle du jeu dans l'IA,
01:46c'est de s'appuyer sur son avantage décisif.
01:49Une énergie nucléaire abondante, décarbonée et pilotable,
01:53capable d'alimenter des data centers sur son sol.
01:56Or, Raphaël Glucksmann considère le nucléaire, je cite, comme une idéologie
01:59et veut tendre la main aux écologistes qui rêvent encore de sa disparition.
02:03Comment prétendre combattre les géants de l'IA si on refuse l'infrastructure énergétique
02:08qui permettrait de les concurrencer ?
02:09Alors, convenons que Raphaël Glucksmann n'est pas le seul à ne pas être à la hauteur sur ce sujet.
02:14Oui, on a trouvé pire le week-end dernier.
02:16Xavier Bertrand a proclamé qu'il fallait organiser un grand dialogue social-technologique autour de l'IA.
02:23Et pourquoi pas un rapport du CESE et un grand débat citoyen, tant qu'on y est.
02:27Marine Tondillet, la patronne des Verts,
02:29Elle veut se battre pour que l'IA ne remplace pas les métiers de doubleur dans le cinéma.
02:33Le niveau des responsables politiques français sur les enjeux du numérique est catastrophique.
02:38Ils n'ont que trois mots à la bouche.
02:40Régulation, interdiction, planification.
02:42Seul David Lissnard, le maire de Cannes, semble tenir un discours à peu près structuré sur ce sujet.
02:47Dans un long message publié sur X, il a mis le doigt sur une question essentielle.
02:51Si, plutôt que d'entraver l'IA, l'État ne commençait pas par la déployer d'abord dans ses propres
02:57services
02:57pour les rendre plus efficaces, plus rapides, plus accessibles.
03:01Plutôt que de chercher des boucs émissaires d'un populisme ludique anti-technologique,
03:05les politiques français devraient chercher comment rendre la révolution numérique utile aux Français
03:09à l'hôpital, dans les services publics, dans les entreprises.
03:12C'est d'ailleurs ce qu'a annoncé Sébastien Lecornu ce matin même,
03:16à la veille de l'ouverture du forum VivaTech.
03:18Donc, espérons que cela soit suivi des faits, car le vrai scandale,
03:22ce n'est pas qu'Elon Musk, Salm Altman ou Zhang Yiming voguent trop vite,
03:26c'est que la France, elle, se contente encore de commenter leurs courses depuis les docks.
03:31Signature, depuis les docks de Bervilliers en l'occurrence, signature européenne.
03:35Merci beaucoup, Eugénie Bestier.
03:37Bonne journée.
03:37Dans un instant, restez avec nous Emmanuel Ducro, Pascal Praud,
03:41et on parlait intelligence artificielle, il va en être question dans la revue de presse d'Olivier Delagarde.
03:45A tout de suite sur Europe.
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