00:00Michel-Édouard Leclerc, est-ce qu'il y a eu une reprise de la consommation ? Est-ce que vous
00:03l'avez noté, pas seulement sur l'essence, mais sur la consommation en général ?
00:07Non, la consommation est à tonne. C'est elle qui tire la moitié du PIB français, de la production intérieure
00:12brute. Elle est à tonne.
00:14Des enseignes comme Système U, Intermarché, Leclerc, Action, Lidl, tous ceux qui ont des offres qui correspondent à des faibles
00:24pouvoirs d'achat marchent bien.
00:26Des marques distributeurs, c'est ça ?
00:28Des marques de distributeurs ou des enseignes comme les nôtres. Là, on cartonne. On cartonne vraiment beaucoup.
00:35Vous voyez, Leclerc n'a pas racheté de magasin et on augmente encore nos parts de marché.
00:39Donc, ça veut dire qu'on est bien positionnés en prix. C'est pareil dans presque tous les métiers.
00:45Ça se reclasse. Il y a de la casse chez les gens qui vendent chers. Et ceux qui ne vendent
00:50pas chers, aujourd'hui, prennent leur marché.
00:51Il y a des produits spécifiques qui ont plutôt bien marché. Les Français se font à nouveau plaisir sur l
00:56'alimentaire, sur les vêtements.
00:58C'est quelquefois très ambigu. On va dire, c'est deux en un. L'Oréal, c'est trois en un,
01:05je crois.
01:05Mais bon, c'est deux en un. C'est-à-dire qu'à la fois, on fait anti-gaspi, on
01:10consomme moins, on consomme petit prix, des marques Comeco Plus, premier prix, etc.
01:14Mais de l'autre côté, on se lâche à l'apéro. Et là, au contraire, ce n'est pas luxe.
01:23Mais ça traduit une situation d'anxiété.
Commentaires