- il y a 13 heures
Cette semaine, on s'enflamme pour Dylan Nahi ! Véritable génie du handball, phénomène de précocité avec le PSG Handball ou l'équipe de France, l'ailier gauche fait le bonheur de Kielce en Pologne depuis plusieurs saisons. Devenu un cadre des Bleus, il espère ramener son équipe nationale sur le toit du monde avec son nouveau sélectionneur, Talant Dujshebaev, qu'il a également connu en club.
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00:00:05Musique
00:00:18Salut tout le monde, j'espère que vous allez bien, c'est parti pour une nouvelle émission
00:00:22et aujourd'hui on s'enflamme pour Dylan Naï.
00:00:25Salut Dylan, comment tu vas ?
00:00:26Ça va, tu vas bien ?
00:00:27Ouais, impeccable.
00:00:28Installe-toi, Triangle des Bermudes, le choix musical de Dylan Naï, tu nous expliques
00:00:34c'est quoi, c'est la musique du moment ?
00:00:36Là en ce moment je suis à fond, Triangle des Bermudes, de l'album, les sons et tout.
00:00:42Tout, tout, tout, tout.
00:00:43C'est un truc qu'on écoute dans le vestiaire de l'équipe de France de l'ombre ?
00:00:47De l'équipe de France, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, notamment grâce à Benoît,
00:00:55qui nous a inondé le Triangle des Bermudes avec Pilé et non, même au quotidien, tout le temps, tous les
00:01:04jours.
00:01:04Bon, vous l'avez compris, je te présente quand même Dylan pour nos téléspectateurs, nos téléspectatrices.
00:01:08Tu as 26 ans, tu es un joueur de handball professionnel, Elie Gauche.
00:01:12Ton poste, tu es jeune, mais tu as déjà un palmarès bien conséquent, on va le voir s'afficher à
00:01:18l'écran.
00:01:19Alors en club, bon bah, voilà, ça parle 5 fois vainqueur du championnat de France, 3 fois vainqueur de la
00:01:23Coupe de la Ligue,
00:01:242 fois vainqueur de la Coupe de France, vainqueur du Trophée des Champions, finaliste avec le PSG handball de la
00:01:28Ligue des Champions en 2017.
00:01:29Et puis avec Kilsé, le club dans lequel tu joues actuellement en Pologne, triple vainqueur du championnat, vainqueur de la
00:01:35Coupe de Pologne,
00:01:362 fois finaliste de la Ligue des Champions.
00:01:37Et en équipe de France, c'est pas mal non plus, vice-champion du monde, champion d'Europe.
00:01:41Et la médaille de bronze au championnat du monde 2025.
00:01:44Alors bon, l'actualité, elle est plutôt bonne pour toi, puisque tu viens de remporter le championnat de Pologne avec
00:01:48Kilsé.
00:01:49En dominant, Ploc en finale, aller et retour.
00:01:52Le Wiesla Ploc, où joue un joueur que l'on connaît bien en équipe de France, Melvin Richardson.
00:01:58Eh ben tu sais quoi, il tenait à te laisser un petit message, écoute-le.
00:02:02Yo, le D, mon frérot.
00:02:06Bon, pendant la saison, on n'est pas trop collègues, on n'est pas trop potes.
00:02:10On est souvent adversaires.
00:02:13Tu as gagné cette saison, bravo, bravo, bravo.
00:02:17Mais c'est la dernière fois, je te le dis, la dernière fois.
00:02:20Mais bon, on va gagner ensemble avec l'équipe de France, ça c'est sûr.
00:02:24Et puis voilà, donc ce petit message pour te dire que je suis fier de toi, bravo pour ce que
00:02:32tu fais, pour ta famille, pour l'emballe français.
00:02:36C'est un honneur pour moi de faire partie de tes amis et aussi de jouer avec toi, de vivre
00:02:42avec toi.
00:02:42Donc merci pour tout.
00:02:44Passe de très très bonnes vacances.
00:02:47Et puis juste, j'espère que tu diras à tout le monde que tu es supporter marseillais.
00:02:54Tu me l'as dit.
00:02:56Et voilà, que tu ne te caches pas derrière le fait que tu joues à Paris supporter.
00:03:00Mais je sais que tu es marseillais au fond de toi.
00:03:02Je sais que tu as l'accent.
00:03:04Je sais que tu es heureux d'être sudiste.
00:03:08Et voilà.
00:03:08Mais bon, je te laisse, je te laisse, je te laisserai en parler lors de l'interview avec tout le
00:03:14monde.
00:03:15Allez, bisous mon frérot.
00:03:17Et à très vite.
00:03:19Melvin Richardson qui vient de lâcher une bombe.
00:03:21Toi, le titi parisien ?
00:03:23Il avait super bien commencé.
00:03:25Mais il a trop mal fini.
00:03:27Fake news ou il y a une part de vrai là-dedans ?
00:03:29Fake news, fake news.
00:03:31Évidemment, évidemment.
00:03:32En fait, Melvin, c'est un supporter marseillais.
00:03:36Très bien.
00:03:39Depuis, voilà.
00:03:40Il les a toujours supportés.
00:03:42Et on a toujours en fait cette petite guerre à chaque fois.
00:03:45Et du coup, je m'amuse à faire l'accent du sud à chaque fois que je suis avec lui.
00:03:49Mais non, jamais de la vie.
00:03:51Ça donne quoi une phrase avec l'accent du sud là ?
00:03:53Oh, tu fado quoi.
00:03:56Pas mal, pas mal.
00:03:57Mais en tout cas, je remercie Melvin Richardson, ton coéquipier en équipe de France, ton ami, mais ton adversaire en
00:04:02club.
00:04:02La question rituelle de l'émission, Dylan, la dernière fois que tu t'es vraiment enflammé.
00:04:06Pas forcément sur un terrain de ronde.
00:04:08La dernière fois que je me suis vraiment, vraiment enflammé.
00:04:13Là, on va dire, dernièrement, avec la victoire en championnat polonais.
00:04:18C'était une belle fête avec les fans, les supporters et tout.
00:04:22J'ai vu quelques images.
00:04:23Tu n'es pas le dernier pour faire la fête, toi ?
00:04:24Oui, quand on gagne, il faut fêter.
00:04:27Tu sais quoi ?
00:04:28Moi, je ne me suis pas assez enflammé aujourd'hui.
00:04:29Je te propose qu'on le fasse ensemble.
00:04:31Allez.
00:04:31C'est parti, on va allumer le feu.
00:04:37Alors, Dylan, toi, tu as grandi dans le 20e arrondissement de Paris, rue des Fougères, plus exactement.
00:04:42C'est aussi là-bas que tu découvres le sport, sur les City Stades.
00:04:46À l'époque, il n'y a pas de ronde, là, sur les City Stades.
00:04:48C'est quoi ? C'est du foot ?
00:04:49À l'époque, c'est du foot.
00:04:52Moi, je n'ai jamais fait de foot en club.
00:04:56De temps en temps, j'accompagnais mes amis.
00:04:58Mais en club, non, je n'en ai jamais fait.
00:05:00Quand on jouait au quartier, j'étais souvent deux opposants.
00:05:05J'étais soit au cage, soit en attaque.
00:05:09Et où est-ce que tu étais le meilleur ?
00:05:11Avant, j'étais le meilleur au cage, quand même.
00:05:13J'étais très, très fort au cage.
00:05:16Mais non, non, c'était plus le foot.
00:05:19Après, moi, j'étais déjà beaucoup axé sport américain.
00:05:23Je suivais beaucoup le basket.
00:05:26Je faisais du hand et du basket le mercredi, souvent une semaine sur deux.
00:05:33Et c'est de là, un peu, que ça a commencé.
00:05:36Oui, parce que ton histoire est assez intéressante.
00:05:38Comme tu le dis, tu fais un peu l'alternance tous les mercredis en des baskets.
00:05:42Et puis, à un moment, je crois, arriver en sixième, il faut choisir.
00:05:45Il faut faire un choix.
00:05:46Toi, tu dis tout de suite, moi, ça sera le basket.
00:05:48Tu t'apprêtes à te rendre à un entraînement de basket.
00:05:51Sauf que quand tu arrives devant le gymnase, ce que tu vois, c'est du handball.
00:05:54Exactement.
00:05:54Tu t'es gouré, en fait.
00:05:55Et l'histoire, à part de là.
00:05:56C'est ça.
00:05:58Je suis parti à cet entraînement-là avec ma mère, en plus.
00:06:01Moi, je lui avais dit, je devais faire un choix.
00:06:03Ce n'était pas obligatoire.
00:06:04Mais il fallait que je continue le sport.
00:06:07Voilà, c'est quelque chose que j'aimais.
00:06:09Et pour moi, vraiment, c'était, comme tu as dit, c'était que le basket.
00:06:11Je kiffais ça.
00:06:13Et en allant à l'entraînement, je pensais que c'était du handball.
00:06:18Non, c'était du basket.
00:06:20Du coup, j'ai fait l'entraînement.
00:06:22Je savais déjà ce que c'était.
00:06:24Je suis resté dedans.
00:06:25Tout de suite, tu as vu, tu as su que tu avais des grandes qualités, même pour le handball ?
00:06:31Non, à cette période-là, il y avait meilleur que moi, franchement, honnêtement.
00:06:37Je le faisais vraiment pour kiffer avec mes potes.
00:06:40Même mes potes du quartier qui jouaient au foot tout le temps.
00:06:43Ils faisaient du handball et du basket avec moi de temps en temps.
00:06:47Donc, non, non, vraiment, moi, j'étais beaucoup axé basket.
00:06:50C'est ce que je voulais vraiment à la base à ce moment-là.
00:06:53Et après, en faisant l'entraînement de handball, j'ai continué.
00:06:58Et puis, voilà, je ne regrette pas.
00:07:00En tout cas, toi, tu n'oublies pas d'où tu viens.
00:07:03Ceux avec qui tu as grandi, ne t'oublient pas non plus.
00:07:05Écoute ce petit message.
00:07:09Le big Dylan Naï.
00:07:11Ah là là, l'enfant prodige.
00:07:13Mon gars, continue tout ce que tu fais.
00:07:16Continue avec la même hargne, la même rage de vaincre.
00:07:18Continue à marquer l'histoire à ton poste, frérot.
00:07:20Nous, en tout cas, on regarde ça et on est fiers de toi.
00:07:24Donc, voilà, ne lâche pas, continue.
00:07:26Domine l'Europe comme tu as pu le faire.
00:07:28Et domine le monde.
00:07:29Et voilà, ça fait plaisir de te voir continuer sur les terrains.
00:07:33Vas-y, gros bisous.
00:07:34Grosse force.
00:07:35Ah, monsieur Dylan Naï.
00:07:36Aujourd'hui, c'est à moi de te faire une petite vidéo d'Educas avec Sport en France.
00:07:40Dans cette vidéo, je voulais juste rappeler que tu ne dois jamais oublier de remercier le hand de t'avoir
00:07:43rendu beau.
00:07:44Le petit stickers.
00:07:46Et surtout, j'espère qu'un jour, tu viendras fort à FIFA et NBA.
00:07:50Allez, on s'attrape bientôt, on est ensemble, mon rêve, ça ne bouge pas.
00:07:53Il y a quelques dossiers.
00:07:54Je remercie Emmanuel et Alan, deux personnes avec qui tu as grandi et qui sont toujours tes amis très fidèles
00:07:59maintenant.
00:08:00Exactement.
00:08:01C'est génial comment la vie, elle fait bien les choses.
00:08:06Puisque Manu, moi je l'appelle comme ça, on a vraiment grandi ensemble.
00:08:11Ça veut dire que mes premiers entraînements de hand, on était dans la même équipe.
00:08:17C'était à l'époque où on jouait encore, c'était mixte.
00:08:19On jouait avec les filles et tout.
00:08:22On a commencé ensemble vraiment, tu vois.
00:08:26Et on ne s'est jamais lâchés, on ne s'est jamais perdus de vue.
00:08:32Et par exemple, aujourd'hui, ce qu'il fait, c'est incroyable, c'est juste incroyable.
00:08:39Les échelons qu'il a montés, il a trouvé sa voie.
00:08:43Et même encore, hier ou avant-hier, on parlait encore par message, tu vois.
00:08:47Il est déjà venu me voir en Pologne et tout.
00:08:49Il est dans la vidéo, c'est ça ?
00:08:51Il est dans la vidéo, par exemple, il a été coproducteur, je ne veux pas dire de bêtises,
00:08:59dans le dernier film de Willem, par exemple.
00:09:02Donc non, franchement, c'est génial, ça me fait vraiment plaisir.
00:09:08Et Alan, ça remonte encore à plus loin.
00:09:11Alan, on a vraiment, pour le coup, grandi ensemble.
00:09:15On vient du même quartier.
00:09:17On habite à 100 mètres, il habite à 100 mètres de chez ma mère.
00:09:24On était dans la même école primaire, le même collège.
00:09:29On faisait les trajets ensemble pour aller à l'entraînement.
00:09:32J'étais chez lui tout le temps, on jouait la plaie jusqu'à pas d'heure et tout.
00:09:36Il n'hésite pas à sortir les dossiers.
00:09:37Alors je sais que tu le fais aussi, j'ai le checké un peu tes réseaux sociaux.
00:09:39Parfois, tu mets une photo sérieuse et puis une petite photo dossier de tes potes.
00:09:44Tu as bien évolué quand même, là.
00:09:45Le Dylan avec les lunettes.
00:09:48J'ai toujours été tranquille, je vois.
00:09:53Non, non, non.
00:09:53Avant, j'avais une bonne période avec les lunettes.
00:09:58On me taillait beaucoup.
00:09:59Ce qu'on me disait, je n'avais que des lunettes de piscine.
00:10:02Mais non, on grandit.
00:10:04Oui, bien sûr, bien sûr.
00:10:06En tout cas, tu as bien grandi maintenant.
00:10:08Alors ce qui est marrant, c'est qu'on te connaît pour le poste des liés gauches.
00:10:11Maintenant, c'est la place que tu as sur le terrain.
00:10:13Mais tu n'as pas tout de suite commencé à ce poste-là.
00:10:15Je crois que tu as joué lié droit, tu as joué arrière-droite.
00:10:17Tu as même joué pivot.
00:10:19J'ai...
00:10:19À l'époque où je jouais avec, par exemple, Alan et Manu,
00:10:24je jouais à l'aile droite.
00:10:25Oui.
00:10:26Ça veut dire que...
00:10:27Oui, donc tu étais...
00:10:28Pour expliquer aux gens, normalement,
00:10:30l'élier gauche est droitier, l'élier droit est gaucher.
00:10:32Sinon, c'est plus compliqué, évidemment, de faire ta course pour prendre l'impulsion.
00:10:36Exactement.
00:10:36Ça veut dire que j'étais vraiment à l'opposé de mon poste où je joue actuellement.
00:10:41Et j'ai joué un peu pivot, j'ai joué arrière.
00:10:45J'ai fait des piges un peu partout pendant ma jeunesse.
00:10:48Et vraiment, je n'étais pas prédestiné à être élier gauche de base, vraiment.
00:10:54En tout cas, il y a un mec que tu as énormément affronté
00:10:56durant tes années jeunes.
00:10:58Un gars aussi qui a intégré le pôle espoir d'Aubonne avec toi.
00:11:01Regarde, petit message.
00:11:04Salut, Diane Naï.
00:11:06Sale con.
00:11:07Non, désolé, on m'a dit d'être un peu avec toi.
00:11:09J'espère que tu vas bien.
00:11:10Profite bien de ton interview.
00:11:12Tu es mon grand-frère, tu sais, déjà.
00:11:13On est ensemble.
00:11:14Félicitations pour ton titre de champion de Pologne.
00:11:17Et j'espère qu'on se voit très vite à Abidjan.
00:11:20Bisous, mon frère.
00:11:23Sadou Ntanzi.
00:11:25Adversaire, ami, pareil.
00:11:26Lui, il a compté aussi dans ton parcours.
00:11:29Petit frère, mais c'est mon jumeau, tu vois.
00:11:33Mais ouais.
00:11:34Le pôle espoir, t'en gardes quels souvenirs ?
00:11:36Parce que du coup, tu étais avec lui aussi au pôle.
00:11:37Ouais, ouais, j'étais avec lui au pôle espoir.
00:11:40On s'affrontait déjà, même avant, en sélection et tout.
00:11:44Il a toujours été surclassé.
00:11:46C'est un craque.
00:11:48Mais non, le pôle espoir, j'en garde vraiment une belle expérience.
00:11:53J'ai mon père spirituel qui est là-bas, Pascal Persson.
00:11:55C'est avec lui, c'est lui qui m'a fait grandir.
00:11:58C'est lui même qui m'a mis au poste dès l'hier gauche, d'ailleurs.
00:12:02Mais non, non.
00:12:05Sadou, ça remonte aussi.
00:12:07Ça remonte aussi.
00:12:08En tout cas, quand on parle de toi, Dylan, on pense tout de suite à Précocité.
00:12:12On a une petite image pour illustrer ça.
00:12:14Parce que tu as commencé très tôt en professionnel, en Ligue des Champions, en équipe de France.
00:12:18On va commencer par ce premier match professionnel.
00:12:21PSG, là, il y aura 20 août 2015 à l'euro-tournoi du côté de Strasbourg.
00:12:2615 ans, 8 mois et 21 jours.
00:12:27Tu parlais d'ailleurs de Pascal Persson.
00:12:29Je crois que c'est lui qui t'annonce la nouvelle en te disant,
00:12:32Dylan, tu vas intégrer le groupe professionnel, tu vas disputer l'euro-tournoi à Strasbourg.
00:12:35Ouais, en fait, c'était sur une semaine un peu…
00:12:39Si je me rappelle bien, c'était une semaine un peu…
00:12:42Un peu bizarre.
00:12:44Si je ne me rappelle plus…
00:12:45C'était la ligne un peu aménagée ?
00:12:47Ouais, sans vraiment de raison.
00:12:51Il m'a arrêté tout le temps avant la fin de l'entraînement.
00:12:55Je ne comprenais pas trop.
00:12:58Et après, il m'a annoncé qu'il y a un blessé.
00:13:01Et que c'est moi que je vais avec le groupe professionnel faire…
00:13:05Il n'y a même pas un blessé, il y a eu des blessés.
00:13:08Et du coup, le coach voulait pour faire le tournoi avec l'équipe professionnelle.
00:13:13Donc, ta réaction, tu es euphorique, tu es anxieux ?
00:13:16Comment ça se passe ?
00:13:17À la base, énervé parce que je m'arrêtais tout le temps avant la fin,
00:13:22pendant 2-3 jours.
00:13:23Et après, étonné.
00:13:25Vraiment étonné.
00:13:26Je me dis, mais déjà, je ne savais même pas que le coach d'équipe premier me connaissait déjà.
00:13:31Mais non, super content.
00:13:33Super content.
00:13:34Et même pas affolé parce que je me dis,
00:13:38qu'est-ce que je vais faire là-bas ?
00:13:41Je ne vais même pas jouer.
00:13:43Oui, parce qu'il faut le préciser pour les téléspectateurs,
00:13:45le PSG à cette époque, c'est une armada.
00:13:48Il y a Mikel Hansen, Karabatic, Narcisse, Abalo et j'en passe.
00:13:51Toi, tu oses aller leur parler à ces galins quand tu arrives ?
00:13:54Ou tu te fais tout petit, tu restes un peu dans ton coin ?
00:13:56À la base, à ce moment-là, je ne regardais pas tant que ça le hand déjà.
00:14:02D'accord.
00:14:03J'avais commencé en club depuis la 6e, donc ça ne faisait que quelques années.
00:14:08Mais tous les mecs, c'est des mecs que je regardais à la télé.
00:14:12Ça veut dire, pour moi, c'est des gars inaccessibles.
00:14:15C'est les patrons du jeu, comme on dit.
00:14:20Je me suis dit, je vais aller là-bas, je reste un peu de côté et tout.
00:14:27Mais franchement, super bien accueilli.
00:14:30Ils m'ont super bien traité, c'était franchement…
00:14:33Tu te rappelles de qui vient de Paris en premier ?
00:14:35Le premier qui vient, déjà, c'est Abdoul.
00:14:38Abdoul Job, c'est l'intendant, celui qui gère.
00:14:41L'homme a tout fait à Paris.
00:14:43Et c'est lui qui me met direct les bases, les règles, les trucs.
00:14:47Et après, il me balance avec les grands.
00:14:51Et si je ne dis pas de bêtises, ça devait être Lucho, Lucas Balot.
00:14:56Et même un peu tout le monde.
00:14:58Un peu tout le monde.
00:14:59Je crois que sur ce premier match, tu marques de but.
00:15:01Notamment un jet de 7 mètres.
00:15:03Oui, mon premier but, je crois, c'est un pénalty.
00:15:05Tu te rappelles du moment où tu poses le pied sur la ligne avant de tirer ?
00:15:09Ce qui se passe un peu dans la tête ?
00:15:12Les souvenirs, non.
00:15:13Mais je me rappelle, je crois, je dois mettre une feinte.
00:15:16Je ne sais pas, je prends le ballon.
00:15:19Je ne m'attends même pas à aller le tirer, le pénalty, en fait.
00:15:21Ça doit être incroyable comme moment.
00:15:23Et puis la délivrance, quand tu vois que ça rentre.
00:15:25Le premier but en professionnel à 15 ans.
00:15:26Enfin, je ne sais pas si tu t'en rends compte vraiment à l'époque que tu as 15 ans,
00:15:29que tu es en train de marquer l'histoire.
00:15:31Tu vois, en rentrant en pro à 15 ans et en marquant un but avec cette équipe de stars.
00:15:35Est-ce que ça, tu t'en rends compte ou c'est avec le recul après que tu t'es
00:15:37dit ?
00:15:38Sur le coup, je n'ai pas forcément le temps de m'en rendre compte.
00:15:44Vraiment, je suis plus dans ma bulle.
00:15:48Je suis content, en fait.
00:15:51Je suis en train de faire un truc de fou.
00:15:52Je suis avec des stars.
00:15:55Je suis plus dans ça.
00:15:57Et après, je m'en rends compte par des petits trucs.
00:15:59Ils m'ont fait des petites blagues de tout en temps.
00:16:01Ils me postent sur Instagram.
00:16:03Et là, je vois mon téléphone.
00:16:07Le nombre d'abonnés qui monte d'un coup.
00:16:09Je me dis, mais c'est n'importe quoi.
00:16:10Qu'est-ce qui se passe, tu vois ?
00:16:11Mais à ce moment-là, je suis vraiment dans ma bulle avec eux et tout.
00:16:16Et je suis bien encadré aussi.
00:16:19Donc là, on parle de toi à 15 ans.
00:16:21Quelques années plus tard, à 17 ans, 10 mois et 26 jours exactement, le 26 octobre 2017,
00:16:26contre la Pologne, lors de la Golden League, tu deviens le plus jeune joueur de l'histoire
00:16:31à avoir intégré l'équipe de France.
00:16:33Jamais un mineur n'avait été sélectionné en équipe de France A.
00:16:36Alors là, c'est encore une dimension supérieure.
00:16:39Je crois que c'est Didier Dinard, le sélectionneur à l'époque, qui t'appelle.
00:16:42Et la petite anecdote assez rigolote, c'est que tu ne reconnais pas sa voix.
00:16:46Tu ne sais pas qui c'est Didier Dinard.
00:16:50Je sors de mon appartement du CF à ce moment-là.
00:16:55Je vais à l'entraînement et là, il m'appelle.
00:16:58Allô, tu vois, avec une grosse voix.
00:16:59Je me dis, c'est qui ça ?
00:17:03Et il me dit, tu ne reconnais pas la voix ?
00:17:05Je ne dis pas du tout.
00:17:07Et de là, il m'explique que c'est Didier Dinard, le sélectionneur,
00:17:14et qu'il me prend pour le stage.
00:17:18Donc moi, encore une baffe, j'arrive à l'entraînement, j'en parle même pas.
00:17:24Et c'est mon coach du centre de formation qui me convoque dans son bureau.
00:17:30Du coup, il me dit, mais pourquoi tu ne me dis pas ?
00:17:33Je dis, ah, ce n'est pas une blague ?
00:17:35Il me dit, ben non, tu es vraiment sélectionné là.
00:17:38Et de là, c'est de là que ça part.
00:17:41Et ce qui est dingue en plus, c'est qu'au moment où tu joues ton premier match
00:17:45avec l'équipe de France, tu n'es pas encore professionnel.
00:17:46Tu n'as pas encore signé ton premier contrat pro,
00:17:48qui va arriver un peu plus tard, à 18 ans.
00:17:51Je crois que le début en professionnel a été un peu difficile pour toi.
00:17:54Forcément, là, tu es vraiment dans la cour des grands.
00:17:56Il y a un temps de jeu un peu limité.
00:17:58Ça, cette période-là, ça a été difficile pour toi de t'imposer ?
00:18:01Oui, parce qu'à cette période-là,
00:18:03quand je dis que je pensais que c'était une blague,
00:18:05tu vois, c'est que je ne joue pas avec les pros, moi.
00:18:09Et je ne suis pas le meilleur.
00:18:12Je ne suis pas non plus le premier élit au centre de formation.
00:18:16Donc, c'est ça plus ça qui font que…
00:18:19C'est vrai que c'est une période qui n'est pas facile.
00:18:21Avec le recul, je me rends compte que ce n'était pas facile.
00:18:28Et surtout, tout allait vite, quoi.
00:18:33Tout allait très vite, sans vraiment que j'aie eu le temps
00:18:38de vraiment prouver que je mérite ce que j'ai.
00:18:43Et du moins que je dois avoir ce que j'ai actuellement.
00:18:49Donc, avec le recul, je sais que ce n'était pas très facile à gérer
00:18:53puisque j'ai dû me trouver moi-même.
00:18:55J'ai dû savoir où j'étais, savoir qui je suis aussi.
00:19:00Mais c'est une belle période aussi, en même temps.
00:19:04C'est une belle période.
00:19:05Ça a duré cinq ans, en professionnel,
00:19:07cette période en rouge et bleu, de 2016 à 2021.
00:19:09Alors, tu as quasiment tout gagné avec ce club.
00:19:12Et puis, tu as joué, on en a parlé un petit peu tout à l'heure,
00:19:14mais avec des joueurs immenses.
00:19:16On a fait, regarde, un petit visuel avec toutes les stars
00:19:20que tu as pu côtoyer au PSG Handball.
00:19:23C'est hallucinant.
00:19:23Alors, il y a du Luca Balot, il y a du Nikola Karabatic,
00:19:26il y a du Mikel Hansen, il y a du Thierry Omeyer,
00:19:29il y a du Daniel Narcisse, Sigurdsson aussi.
00:19:31Moi, j'avais zappé que tu avais joué un peu avec lui.
00:19:33Et puis, alors, moi, un joueur que j'ai idolâtré,
00:19:35c'est Hugh Hugginsheimer, qui pour moi est un génie de cette discipline.
00:19:40Forcément, côtoyer ces gars-là, c'est un accélérateur d'expérience, Dylan.
00:19:44Bien sûr, bien sûr.
00:19:46Et quand je dis que ces mecs-là, ils m'ont super bien traité,
00:19:50c'est que tous, je parle encore avec eux aujourd'hui,
00:19:55que ce soit pour rigoler, pour parler sérieusement,
00:20:03tous ces mecs-là, je suis encore en contact avec eux aujourd'hui.
00:20:06Et ça fait dix ans, tu vois, j'étais le petit qui venait d'arriver dans l'équipe.
00:20:13Donc, non, c'est génial, c'est une chance immense aussi.
00:20:19Et je ne les ai pas tous cités, Nédime Rémyli, à Cambrai,
00:20:22Vincent Gérard, Éloïm Prandi, il y en a à l'appel.
00:20:25Lequel t'as le plus impressionné, dans toutes les stars que t'as pu côtoyer,
00:20:29Baraché aussi, que je vois là à l'image ?
00:20:32Tous.
00:20:33Tous, il n'y en a pas un, je ne sais pas, même au début,
00:20:35t'es arrivé, t'as dit, mais lui c'est un extraterrestre.
00:20:37Quand je suis arrivé, bien sûr, il y avait Karbacic,
00:20:40parce que c'est Karbacic, tout simplement.
00:20:45Là, tu le vois en vrai, tu joues avec lui, tu reçois des passes et tout de lui.
00:20:49T'as Lucas Balot, parce que ce que tu vois en vidéo, c'est la réalité.
00:20:55Tu vois, t'as Hansen.
00:20:58Hansen, c'est...
00:21:00Un monstre.
00:21:01C'est un monstre, en fait.
00:21:03C'est téléguidé, en fait, tout ce qu'il fait.
00:21:05Et après, où veut, c'est n'importe quoi.
00:21:10Je ne sais pas comment il fait avec son poignet, lui.
00:21:12C'est n'importe quoi.
00:21:14La première question que je lui ai posée, je me rappelle,
00:21:15j'étais avec Nedim, je crois, il y avait une légende avant
00:21:20qui disait qu'il a le poignet comme ça, parce qu'il s'était cassé le poignet.
00:21:23Hyperlaxe, quoi.
00:21:23Et voilà, et qu'après l'opération et tout,
00:21:26alors qu'il m'a dit, c'est totalement faux, ça, c'est n'importe quoi.
00:21:30Mais non, non, c'est une chance immense.
00:21:32J'ai rencontré aussi de superbes personnes comme Gogi et Goudjonson.
00:21:36C'est des mentors pour moi.
00:21:39Louis, Houveux, Lucho, parce qu'on est aussi du même poste.
00:21:46Mais c'est des mecs qui m'ont beaucoup aidé à être qui je suis aujourd'hui.
00:21:51Beaucoup aidé à grandir, justement.
00:21:53Et tu vas prendre ton envol en 2021, départ en Pologne, du côté de Kilsé.
00:21:57Alors, tu sors de ta zone de confort, clairement,
00:21:59un nouveau pays, une nouvelle langue, une nouvelle ligue.
00:22:02D'ailleurs, si je te dis, attends, j'ai bossé un peu,
00:22:04Jakcice Podoba Polska.
00:22:07Tu me réponds quoi ?
00:22:09Jakcice Podoba Polska.
00:22:10Ok, ouais, c'est pas mal.
00:22:12Ça veut dire la Pologne te plaît ?
00:22:14Oui.
00:22:15Tu maîtrises le polonais ?
00:22:17Je comprends.
00:22:20Ok.
00:22:21Je sais me faire comprendre quand c'est facile,
00:22:24après quand ça devient trop compliqué.
00:22:25C'est quoi, c'est l'anglais dans le vestiaire ?
00:22:27Ah non, c'est polonais.
00:22:28Ah, polonais.
00:22:29Ah oui, le coach parle polonais.
00:22:30Oui, c'est pour ça que j'ai des bonnes bases.
00:22:33Ok, ok, c'est pas mal.
00:22:34Moi, je vais devoir bosser encore un petit peu.
00:22:36En tout cas, en Pologne, il se passe des trucs.
00:22:38Apparemment, il se passe des trucs dans le bureau du coach aussi.
00:22:40C'est pas moi qui le dit.
00:22:41Écoutez.
00:22:43Juste un truc, explique-leur comment en Pologne, là-bas,
00:22:47on fait pour piéger les gens.
00:22:48Dans le bureau du coach, là.
00:22:51Ted Diapo, ton préparateur physique,
00:22:53est-ce que tu peux nous expliquer ?
00:22:54Il se passe quoi dans le bureau du coach ?
00:22:59Comme tu l'as dit, peut-être c'est mon préparat physique
00:23:02depuis plusieurs années maintenant.
00:23:04C'est lui d'ailleurs qui m'a bien remis sur pied
00:23:08avec Corentin Flow
00:23:09par rapport à la dernière opération que j'ai eue.
00:23:15En fait, il était venu me voir en Pologne
00:23:18avec un autre ami à nous, Daniel.
00:23:22Il assista à l'entraînement
00:23:24et à la fin de l'entraînement,
00:23:25mon coach,
00:23:28mon autre père spirituel,
00:23:29talent du Tchewaef,
00:23:30du coup,
00:23:33il me vient me voir,
00:23:34il me dit,
00:23:34ils sont où tes amis, là ?
00:23:35Je ne les vois pas, là.
00:23:35Je lui dis,
00:23:36ils sont là, c'est les deux.
00:23:37Il me dit,
00:23:37OK, dis-leur de venir dans le vestiaire.
00:23:40Viens, viens, viens, venez, venez.
00:23:41Et en Pologne, voilà,
00:23:42il faut savoir que la bière,
00:23:44c'est, voilà,
00:23:45la bière, la bouteille,
00:23:45c'est sacré.
00:23:46C'est l'alcool, c'est…
00:23:48Et du coup,
00:23:50ils vont avec mon coach,
00:23:51ça veut dire que je ne suis même pas avec eux.
00:23:53ils vont avec mon coach dans le vestiaire des coachs,
00:23:57ils loupent le frigo,
00:23:58ils loupent des bières
00:23:59et ils se mettent à boire des bières avec mon coach
00:24:03après l'entraînement,
00:24:03pendant que je suis dans le vestiaire.
00:24:04OK, c'est une bonne anecdote.
00:24:06Merci, merci Tête,
00:24:07pour cette petite info importante.
00:24:09Alors forcément,
00:24:10toi, ta signature à qui le sait,
00:24:11il y avait de l'ambition derrière.
00:24:13C'est une ligue,
00:24:15la Ligue de Pologne,
00:24:15qui n'est pas forcément la meilleure de la planète.
00:24:17Par contre,
00:24:18un club qui est calibré
00:24:19pour la Ligue des champions.
00:24:21Et justement,
00:24:22Thomas Signéchi
00:24:22va nous parler de cette compétition mythique
00:24:24tout de suite.
00:24:24On l'accueille.
00:24:27Salut Lucien,
00:24:28salut Dylan.
00:24:29Salut Thomas.
00:24:29Et tu sais que normalement,
00:24:31qu'il sait la Pologne,
00:24:32je suis censé être le représentant
00:24:33normalement signé.
00:24:35Ah bah oui.
00:24:35Mais alors voilà,
00:24:36non mais je m'auto-détruis.
00:24:38Mon grand-père ne serait pas fier de moi,
00:24:39moi, à part Tac.
00:24:41Tac, c'est oui,
00:24:42j'ai même un,
00:24:43c'est bien ça.
00:24:44Enas Delovier est pour la bière,
00:24:45quand même.
00:24:45Ah, il maîtrise.
00:24:48Je pense que tu as beaucoup plus
00:24:49de vocabulaire que moi.
00:24:51La Ligue des champions, Thomas.
00:24:52La Ligue des champions.
00:24:54Là, justement,
00:24:55évidemment,
00:24:55si on en parle maintenant,
00:24:57Dylan,
00:24:57enfin le rebond sur l'actualité,
00:24:58il est,
00:24:59si pour parler,
00:25:00pour élargir un petit peu,
00:25:02au handball au sens large.
00:25:03Là, ce week-end,
00:25:04il y a eu un événement majeur.
00:25:05C'est le Sacre des Messines.
00:25:07Exactement.
00:25:08Qu'est-ce que ça t'inspire ?
00:25:10Déjà, tout simplement,
00:25:10moi, j'ai envie de te laisser
00:25:12donner tes impressions
00:25:13par rapport à cet événement.
00:25:14Déjà, c'est fort.
00:25:17C'est très, très fort.
00:25:18Parce que chez les filles,
00:25:20je pense que tout le monde
00:25:21attendait encore une fois
00:25:22que ce soit Gior,
00:25:27qui gagne.
00:25:28D'ailleurs,
00:25:29j'ai tout de suite
00:25:29envoie un message
00:25:30de félicitations déjà
00:25:31à Vincent,
00:25:32Gérard,
00:25:33parce que c'est le coach,
00:25:34je crois,
00:25:34des gardiens maintenant.
00:25:35À Grasse aussi.
00:25:38mais franchement,
00:25:39c'est bravo,
00:25:40bravo à elles.
00:25:41Bravo à elles,
00:25:42c'est très, très fort
00:25:43ce qu'elles ont fait.
00:25:44Elles ont dominé
00:25:46sur tout le Final Four,
00:25:48du coup,
00:25:48sur la demi-finale.
00:25:49Et la finale,
00:25:50ça a été des matchs
00:25:50qu'elles ont gérés
00:25:53du début à la fin.
00:25:53Donc vraiment,
00:25:54bravo,
00:25:54elles le méritent.
00:25:56Elles le méritent.
00:25:58à Budapest,
00:25:59contre Gior.
00:26:00Budapest,
00:26:00donc très bonne destination.
00:26:01Oui, pas mal.
00:26:02Cette année,
00:26:03pour les clubs français
00:26:04en Ligue des champions.
00:26:05On n'est pas pas si loin,
00:26:05d'ailleurs,
00:26:06je crois,
00:26:06d'une finale franco-française.
00:26:07Oui,
00:26:08puisque tu as Brest,
00:26:09qui perd dans l'autre
00:26:11demi-finale.
00:26:12Et donc,
00:26:13c'est quasiment,
00:26:13en plus,
00:26:13une victoire à l'extérieur,
00:26:15pour ainsi dire.
00:26:16Gior,
00:26:17c'est à une heure et demie.
00:26:18Oui,
00:26:18c'est clairement à l'extérieur,
00:26:20bien sûr.
00:26:20Donc,
00:26:20c'est d'autant plus fort.
00:26:22Et les messages,
00:26:23tu as eu des réponses
00:26:24un peu,
00:26:24alors,
00:26:24de Vincent Gérard,
00:26:25de Zahadi.
00:26:26Oui,
00:26:27quelques jours après.
00:26:28Oui,
00:26:29le temps de fêter ça.
00:26:30Non,
00:26:30ils étaient contents.
00:26:32Je dis,
00:26:33Vincent,
00:26:33en fait,
00:26:33toi,
00:26:33tu as fini le jeu,
00:26:34tu as tout gagné.
00:26:35Et là,
00:26:36tu te rajoutes encore
00:26:37une Ligue des champions
00:26:37en tant que coach.
00:26:39Donc,
00:26:39c'est bon,
00:26:40laisse un peu la place.
00:26:41Oui,
00:26:42c'est ça.
00:26:43La transition est trouvée.
00:26:44Elle est plus douloureuse
00:26:46pour toi,
00:26:46avec la Ligue des champions.
00:26:47Je sais que tu es fan,
00:26:48aussi,
00:26:49en termes de foot,
00:26:50de Cristiano Ronaldo,
00:26:51du Real,
00:26:51si je ne me trompe pas.
00:26:53Oui.
00:26:54Notamment,
00:26:54je veux dire,
00:26:55la Ligue des champions,
00:26:56pour toi,
00:26:56au sens large,
00:26:57ça a une vraie importance.
00:26:59Oui,
00:26:59oui,
00:26:59ça a…
00:27:00Tu n'as pas besoin de ça,
00:27:00mais tu sais ce que c'est,
00:27:01la Ligue des champions.
00:27:02J'ai besoin de ça aussi,
00:27:04mais ça a une bonne importance
00:27:06aussi dans ma vie.
00:27:10Tes échecs,
00:27:10justement,
00:27:11est-ce que tu peux nous les raconter
00:27:12parce que toi,
00:27:12en plus,
00:27:12c'était deux finales,
00:27:14aussi celles au PSG,
00:27:15où tu jouais moins,
00:27:16celles,
00:27:17pas encore en tout cas,
00:27:18à qui c'est ?
00:27:19C'est deux,
00:27:20je pense que c'est deux moments
00:27:21totalement différents
00:27:22parce que ma première finale,
00:27:24c'est en 2017,
00:27:26je ne la vis pas
00:27:28comme les deux autres
00:27:29parce que,
00:27:30on va dire que,
00:27:31voilà,
00:27:32c'était un peu
00:27:32dans cette période-là
00:27:34au PSG,
00:27:35où je ne joue pas,
00:27:36je suis avec le groupe,
00:27:37mais je ne joue pas,
00:27:37donc voilà,
00:27:38je la vois un peu de loin.
00:27:39Tu es un peu extérieur.
00:27:40Oui,
00:27:41mais très,
00:27:41très bien extérieur.
00:27:43Mais,
00:27:45c'est ma première année,
00:27:47ma deuxième année,
00:27:48à qui le sait,
00:27:48c'est deux défaites
00:27:49quand même douloureuses.
00:27:50Je pense,
00:27:51ça fait partie
00:27:52quand même
00:27:52de mes matchs
00:27:52les plus,
00:27:55je vais dire,
00:27:56de mes meilleurs matchs
00:27:57en termes handball
00:27:58que j'ai pu jouer,
00:28:01en termes de dénouement,
00:28:02d'intensité,
00:28:04de tout.
00:28:05C'est des matchs,
00:28:06voilà,
00:28:06un qui se finit
00:28:06au tir au but,
00:28:07ça veut dire
00:28:07contre Barça.
00:28:09On s'est fait
00:28:10une guerre incroyable
00:28:11et en plus,
00:28:11cette année-là,
00:28:12c'est vraiment
00:28:12où je pense que
00:28:15Barça et nous,
00:28:16c'est vraiment
00:28:16les deux meilleures équipes
00:28:17par ce moment-là
00:28:18d'Europe,
00:28:19clairement.
00:28:20Et l'année d'après,
00:28:22contre Magdebourg,
00:28:24à la fin de la deuxième prolongation,
00:28:26si je ne dis pas de bêtises encore.
00:28:27Donc,
00:28:29c'est un gois-mer
00:28:30parce que,
00:28:31voilà,
00:28:31c'est deux chances
00:28:33qu'on n'a pas pu saisir.
00:28:36Après,
00:28:37c'est comme ça,
00:28:39c'est le sport.
00:28:40Mais,
00:28:41ouais,
00:28:42c'est quelque chose
00:28:44qui s'est encore là,
00:28:46c'est l'inache fait.
00:28:48Parce que,
00:28:49toi,
00:28:49tu commençais à le dire,
00:28:50Lucien,
00:28:50c'est vrai qu'il se sait,
00:28:52t'y vas pour la Ligue des Champions,
00:28:53clairement,
00:28:53non ?
00:28:53Oui,
00:28:54bien sûr.
00:28:54Après,
00:28:55j'y vais vraiment
00:28:56pour m'inscrire
00:28:59dans ce club-là.
00:29:03J'y vais parce qu'il y a
00:29:04un coach aussi d'exception
00:29:05qui m'a donné la chance
00:29:08de rejoindre ce club.
00:29:10Mais je vais vraiment
00:29:10pour m'inscrire,
00:29:12pour marquer,
00:29:14pour mettre mon empreinte
00:29:15dans ce club,
00:29:16pour gagner la Ligue des Champions,
00:29:17pour gagner aussi
00:29:18la Ligue polonaise
00:29:19parce que,
00:29:20sans Ligue,
00:29:22il n'y a pas de Ligue des Champions.
00:29:23Mais,
00:29:24ouais,
00:29:24c'est vraiment,
00:29:25c'est encore mon objectif,
00:29:27quoi.
00:29:28J'imagine que pour toi,
00:29:29aujourd'hui,
00:29:30repartir de Kitsou
00:29:31sans avoir gagné
00:29:31la Ligue des Champions,
00:29:32c'est inimaginable.
00:29:33C'est ton objectif.
00:29:34C'est mon objectif,
00:29:37clairement,
00:29:38oui.
00:29:38Oui,
00:29:38de carrière.
00:29:40De carrière,
00:29:41oui.
00:29:42Mon objectif de carrière,
00:29:43c'est,
00:29:43voilà,
00:29:44c'est de tout gagner,
00:29:47d'être le meilleur joueur possible,
00:29:51pas le meilleur de tous les temps,
00:29:54mais le meilleur joueur possible
00:29:56parce que pour moi,
00:29:57c'est le groupe.
00:29:59C'est le groupe d'abord,
00:30:00on gagne en équipe,
00:30:02donc il faut que je sois le meilleur
00:30:03pour mon équipe.
00:30:04C'est vraiment ça,
00:30:04mon objectif.
00:30:06Et je sais que,
00:30:07voilà,
00:30:08en faisant ça,
00:30:09on peut se donner,
00:30:10voilà,
00:30:11les meilleures chances
00:30:11pour aussi gagner
00:30:13ce titre
00:30:14que j'aimerais avoir.
00:30:16Tu sais ce qu'on dit,
00:30:17après tant d'années,
00:30:18galère et de combat.
00:30:20Mais le PSG Hand aussi,
00:30:22il arrivera peut-être enfin,
00:30:23en prenant l'exemple sur le foot,
00:30:24qui,
00:30:24après tant d'années,
00:30:25de galère,
00:30:26ça arrivera peut-être.
00:30:28Pour l'instant,
00:30:29moi,
00:30:29c'est Kilsé,
00:30:30donc je veux juste gagner avec Kilsé.
00:30:32Il faudrait que tu nous fasses
00:30:33presque limite,
00:30:34sinon,
00:30:34une Sarah Bouctit.
00:30:35Tu fais une finale de dingue
00:30:36avec Kilsé,
00:30:37contre le PSG,
00:30:38tu la gagnes avec Kilsé,
00:30:39et tu vas au PSG dans la foulée.
00:30:41Parce que Sarah Bouctit
00:30:42va à Guillaume,
00:30:43c'est pour ça que je dis ça.
00:30:46Elle a mis 12 buts dans la vue,
00:30:48elle a gagné la Ligue des champions.
00:30:50Pas elle toute seule,
00:30:51bien sûr,
00:30:51mais c'est assez incroyable
00:30:53comme scénario.
00:30:56Si je remue le couteau
00:30:57dans la plaie,
00:30:57une dernière fois,
00:30:58après je te dis,
00:30:59Lucien,
00:30:59après il te récupère.
00:31:01Quand tu revois,
00:31:02justement,
00:31:03et même les messages,
00:31:04tu as évoqués,
00:31:05que tu envoies à Vincent Gérard,
00:31:05à Grasse,
00:31:06Zahadi,
00:31:07toi,
00:31:08ça te remet encore un peu
00:31:08là-dedans,
00:31:09dans ces Final Four,
00:31:10quand tu revois peut-être
00:31:10un peu les images,
00:31:11tout ça,
00:31:12d'autant plus,
00:31:13tu te dis,
00:31:14tiens,
00:31:14je suis passé à ça.
00:31:16Ce n'est pas fini,
00:31:17comme tu l'as dit.
00:31:18Non,
00:31:19non,
00:31:19vraiment pas,
00:31:20puisque c'est des choses
00:31:24dont il faut se servir.
00:31:27Moi,
00:31:28j'aime me rappeler ça,
00:31:30parce que
00:31:33si je veux repartir
00:31:35à un moment au Final Four,
00:31:37il faut qu'avec l'équipe,
00:31:39on se donne les moyens d'eux.
00:31:41Donc là,
00:31:41ça fait trois ans
00:31:43quand on n'y est plus retourné.
00:31:45Donc c'est un peu la galère.
00:31:47Mais non,
00:31:48moi,
00:31:48j'aime me rappeler ces moments,
00:31:50parce que c'est aussi
00:31:52ce qu'il m'a fait,
00:31:54c'est ce qu'il m'a construit aussi,
00:31:55ce qu'il m'a forgé.
00:31:56Donc,
00:31:58le temps viendra
00:32:00ou on retournera
00:32:02au Final Four,
00:32:03j'en suis sûr.
00:32:05OK.
00:32:06Donc juste,
00:32:06voilà,
00:32:06Metz qui remplit
00:32:08la dernière case
00:32:09qui manquait
00:32:09pour un grand sport,
00:32:11pour un des cinq sports
00:32:12collectif majeur français,
00:32:14masculin et féminin,
00:32:15excluant le rugby féminin,
00:32:16la Ligue des Champions
00:32:17n'existe pas encore,
00:32:18mais handball féminin,
00:32:19c'est la seule case
00:32:19qui n'était pas encore remplie.
00:32:20Elles sont toutes remplies maintenant.
00:32:22Magnifique.
00:32:22Le sport français au top.
00:32:24Ouais.
00:32:25Thomas,
00:32:25merci beaucoup.
00:32:26Merci à vous deux
00:32:27et une bonne continuation.
00:32:29Merci,
00:32:29merci,
00:32:30merci.
00:32:30On espère que la Ligue des Champions
00:32:31aussi peut-être un jour,
00:32:33je ne sais pas.
00:32:33Oui,
00:32:33une carrière peut-être.
00:32:34Les Ligues des Champions,
00:32:35oui,
00:32:35non,
00:32:35attend,
00:32:36nous,
00:32:36toutes les Ligues des Champions
00:32:37qu'on a à suivre,
00:32:37le foot,
00:32:38le hand,
00:32:39il y a du boulot,
00:32:40il y a du boulot.
00:32:41Il y a un peu de taf.
00:32:42Ah ouais,
00:32:43vous allez trop loin,
00:32:44vous êtes trop fort.
00:32:44Calmez-vous un peu,
00:32:45on se repose.
00:32:46Elle est magnifique,
00:32:47on va continuer à parler ensemble.
00:32:48Merci.
00:32:49Merci à toi Thomas.
00:32:50Les applaudissements sont sortis
00:32:51mais que c'est beau.
00:32:52Toujours.
00:32:52On a un peu parlé
00:32:53dans cette chronique
00:32:54de Thomas Siniqui,
00:32:55tu en as parlé,
00:32:56talent de Ducebaev.
00:32:57Je veux en parler un petit peu
00:32:58avec toi parce que justement
00:32:59on parlait de Ligues des Champions,
00:33:00lui en a remporté cinq,
00:33:02quatre en tant qu'entraîneur
00:33:03et une en tant que joueur.
00:33:05C'est une légende du handball,
00:33:06il est deux fois meilleur joueur du monde,
00:33:07champion olympique.
00:33:09C'est le Zidane du handball un peu,
00:33:10est-ce qu'on peut le considérer
00:33:12comme tel,
00:33:12un mec qui a autant réussi
00:33:14sa carrière d'entraîneur
00:33:14que de joueur ?
00:33:16Moi je dirais
00:33:16c'est juste talent de Ducebaev.
00:33:19C'est lui.
00:33:21C'est lui
00:33:22dans ce qu'il a fait,
00:33:24c'est le gout clairement.
00:33:26Et dans ce qu'il apporte
00:33:29au quotidien aux gens
00:33:31dans sa façon d'être,
00:33:32c'est une super personne.
00:33:34Alors j'ai dit ton coach,
00:33:36ton ancien coach en club,
00:33:38on a évidemment suivi
00:33:39ce départ de talent de Ducebaev
00:33:41en cours de saison,
00:33:42je crois,
00:33:42après l'élimination
00:33:43en Ligue des Champions.
00:33:45Non,
00:33:45c'était juste après
00:33:47l'élimination en demi-finale
00:33:49de la Coupe de Pologne.
00:33:50De la Coupe de Pologne,
00:33:51voilà,
00:33:51donc départ un peu soudain
00:33:53de cet homme,
00:33:54mais reste ton coach
00:33:56en équipe de France
00:33:56puisqu'on sait
00:33:57qu'il a repris les rênes
00:33:58de l'équipe de France,
00:33:59il est devenu
00:33:59le nouveau sélectionneur,
00:34:00il a remplacé Guillaume Gilles
00:34:01qui était en poste
00:34:02depuis 2020,
00:34:03qui a présenté sa démission
00:34:04après l'échec
00:34:06de l'Euro 2026.
00:34:07C'est la première fois
00:34:08depuis le championnat du monde
00:34:101958
00:34:10qu'un technicien étranger
00:34:12dirige les Bleus.
00:34:14Comment tu juges,
00:34:15toi,
00:34:15ce changement,
00:34:16toi qui fais partie
00:34:16de l'équipe de France ?
00:34:17Est-ce que tu avais
00:34:19la sensation
00:34:20que l'équipe de France
00:34:20en avait besoin,
00:34:21qu'il fallait démarrer
00:34:22un nouveau cycle ?
00:34:24Moi,
00:34:26pour être vraiment franc,
00:34:28je suis un joueur
00:34:31de l'équipe de France.
00:34:32Ça veut dire,
00:34:33quand je dis ça,
00:34:34c'est vraiment que
00:34:37l'équipe de France,
00:34:38ça ne m'appartient pas.
00:34:39Elle appartient pas
00:34:40à un joueur.
00:34:42C'était là,
00:34:44c'est là
00:34:44et ça sera là.
00:34:46Moi,
00:34:46je veux juste
00:34:47tout faire
00:34:48pour pouvoir
00:34:50porter ce maillot
00:34:51parce que
00:34:53c'était un objectif
00:34:55aussi de jeunesse,
00:34:56d'être en Bleu
00:34:58et de durer.
00:34:59C'était aussi
00:35:01un objectif
00:35:02que j'avais personnellement
00:35:03puisque pour moi,
00:35:04quand j'y suis allé
00:35:05à 17 ans,
00:35:06ce n'était pas
00:35:09la même saveur
00:35:10que ça l'est maintenant.
00:35:13Donc voilà,
00:35:14le fait qu'il y ait
00:35:15eu un changement de coach,
00:35:16c'est les présidents
00:35:19qui ont jugé
00:35:21qu'il fallait
00:35:21que ça se fasse.
00:35:24Il n'y a pas,
00:35:25parce que tu sais,
00:35:25je prends un peu,
00:35:26je te l'avais dit tout à l'heure,
00:35:27j'ai eu Alison Pinault
00:35:28il y a peu,
00:35:29figure de l'équipe
00:35:30de France féminine.
00:35:31Tu as dû suivre aussi,
00:35:32mais il y a eu un moment
00:35:33où les joueuses
00:35:34ont demandé
00:35:35un changement.
00:35:36Olivier Crumbl,
00:35:37ça a été remplacé
00:35:38par Alain Porte.
00:35:40Ce n'était pas du tout ça
00:35:41chez les hommes.
00:35:42Ce n'est pas un choix
00:35:42des joueurs
00:35:43de demander
00:35:44un changement.
00:35:45Il y a une hiérarchie.
00:35:46Oui.
00:35:46Il y a une hiérarchie,
00:35:47voilà,
00:35:48les présidents
00:35:51ont parlé tous ensemble
00:35:52de tout ce qui est
00:35:53des TN,
00:35:54Gino,
00:35:55notre ancien coach,
00:35:56que je remercie énormément
00:35:57d'ailleurs.
00:36:00Ils ont tous parlé,
00:36:01ils se sont mis,
00:36:01voilà,
00:36:02ils se sont mis
00:36:02d'accord,
00:36:03c'est une décision
00:36:04qu'ils ont prise.
00:36:05je pense qu'ils devaient
00:36:06avoir des prétendants
00:36:08entre guillemets
00:36:09en tant que coach
00:36:09et voilà,
00:36:11ces talents
00:36:12qui ont été choisis
00:36:14pour succéder
00:36:14à Gino.
00:36:18Génial.
00:36:18Oui,
00:36:19c'est clair,
00:36:19je suis super coach,
00:36:21je suis talent
00:36:21de Ducebaev.
00:36:22dans le cycle,
00:36:23Guillaume Gym,
00:36:24il y aura eu du bon,
00:36:25il y aura eu du moins bon,
00:36:26on va commencer par le bon,
00:36:27par l'excellent même,
00:36:28j'ai envie de dire,
00:36:29les championnats d'Europe 2024,
00:36:31ça c'était fou,
00:36:32du côté de l'Allemagne,
00:36:33évidemment,
00:36:34alors tout s'est passé
00:36:34très bien,
00:36:36jusqu'à cette demi-finale
00:36:38contre la Suède,
00:36:39avec un scénario,
00:36:40je ne sais même pas
00:36:41comment le qualifier,
00:36:41je me suis marqué
00:36:42un scénario de dingue,
00:36:43mais vous pourrez
00:36:43employer d'autres mots,
00:36:4526-27 pour la Suède,
00:36:47faute des Suédois
00:36:48au bout du bout du temps,
00:36:49ce qui se passe au handball,
00:36:50c'est qu'il y a un Geffron,
00:36:52en fait,
00:36:52on revient à 9 mètres,
00:36:54Geffron direct,
00:36:55le joueur doit tirer
00:36:56directement au but
00:36:57avec un mur défensif
00:36:58devant lui,
00:36:59il y a très peu de chances
00:37:00que ça rentre,
00:37:01normalement,
00:37:01ça rentre quasiment jamais,
00:37:03Elohim prend dit,
00:37:03il prend le ballon,
00:37:05il se passe quoi dans ta tête
00:37:06à ce moment-là ?
00:37:06Tu es sur le terrain,
00:37:07je crois à ce moment-là.
00:37:08Ce moment-là,
00:37:08je suis sur le terrain.
00:37:09Tu te dis que c'est mort ?
00:37:09Tu te dis que ce sera possible ?
00:37:11Ce match-là,
00:37:12vraiment,
00:37:16je me suis toujours dit,
00:37:18même quand on était
00:37:19dans le dur,
00:37:20on va gagner,
00:37:21vous allez voir,
00:37:22on va gagner,
00:37:24ce n'est pas fini,
00:37:25ce n'est pas fini,
00:37:25même quand il y a la faute,
00:37:28il y a le coup franc.
00:37:29Tu te dis,
00:37:29il y a un monde
00:37:29dans lequel il peut le mettre,
00:37:31je suis sur du côté du banc,
00:37:34j'applaudis,
00:37:34je tape les gens,
00:37:35je dis,
00:37:36ce n'est pas fini,
00:37:37ce n'est pas fini.
00:37:39On n'est pas mort encore.
00:37:41Vraiment,
00:37:41j'y ai toujours cru.
00:37:44La preuve,
00:37:45Hello,
00:37:45il te met un…
00:37:48Je ne sais pas,
00:37:48je pense que c'est peut-être
00:37:49le but de l'histoire.
00:37:51Je pense.
00:37:52Je crois qu'il en avait déjà mis
00:37:54comme ça,
00:37:55alors pas en équipe de France,
00:37:56mais pas exactement les mêmes,
00:37:58mais avec le PSG 1,
00:37:59je crois qu'il en avait déjà mis.
00:38:00Avec une…
00:38:01Je pense que c'était plutôt à Nîmes,
00:38:03il était beaucoup à Nîmes.
00:38:05Un coup franc
00:38:07d'une telle distance
00:38:08avec une telle importance.
00:38:11C'est clair.
00:38:12C'est incroyable.
00:38:15Et en plus,
00:38:15le déroulé du match,
00:38:17on fait une première mi-temps
00:38:19incroyable,
00:38:20ça veut dire qu'il n'y a pas…
00:38:22On leur marche dessus.
00:38:24Et la deuxième mi-temps,
00:38:26on coule totalement.
00:38:28Donc voilà,
00:38:28c'est vraiment…
00:38:29C'est vraiment là,
00:38:30ce coup franc nous a remis dedans
00:38:31et après le coup franc,
00:38:32quand tu vois la tête des suédois,
00:38:34tu sais déjà que…
00:38:35Tu le sais à ce moment-là,
00:38:36tu te dis…
00:38:37Enfin,
00:38:37c'est difficile de se dire
00:38:38c'est bon,
00:38:38on a gagné,
00:38:39mais tu sens qu'il y a
00:38:40un ascendant psychologique
00:38:41à ce moment-là.
00:38:42On a l'ascendant.
00:38:42Sûr,
00:38:43sûr, sûr, sûr.
00:38:44Sûr, sûr, sûr.
00:38:45Et en plus,
00:38:45je me rappelle ce match-là,
00:38:46je ne joue pas.
00:38:47Oui.
00:38:47Je ne joue pas,
00:38:48je ne joue que la prolongation.
00:38:49Et la prolongation,
00:38:50tu es excellent.
00:38:50Trois premiers ballons,
00:38:51trois buts.
00:38:51Tu as inscrit les trois premiers buts
00:38:52d'ailleurs de la prolongation.
00:38:54Oui, oui, oui.
00:38:54Toi aussi,
00:38:55ça t'a…
00:38:56Ah oui,
00:38:56j'étais hypé.
00:38:59Je suis un changeur d'équipe,
00:39:00moi.
00:39:00Moi,
00:39:00je suis là pour le groupe.
00:39:04Je kiffe ça.
00:39:06Il faut être prêt toujours
00:39:07au meilleur moment.
00:39:09Et je l'attendais,
00:39:11quoi.
00:39:11Tu as senti ce truc-là
00:39:12de tout le monde
00:39:14dans la zone,
00:39:15entre guillemets,
00:39:16au même moment,
00:39:16tu vois,
00:39:17un truc où…
00:39:18Vous étiez presque intouchable
00:39:19dans cette prolongation.
00:39:21À partir du moment
00:39:22où il a mis le coup franc
00:39:25et on a vu la tête
00:39:27des Suédois,
00:39:28ils avaient déjà perdu.
00:39:31C'était…
00:39:33Juste,
00:39:34on va à la prolongation
00:39:35et après,
00:39:36on finit le travail.
00:39:37Et on se qualifie
00:39:38pour la finale.
00:39:39La finale,
00:39:39face à vos meilleurs ennemis,
00:39:41les Danois,
00:39:42une rivalité qui date de…
00:39:43Il y a un petit moment
00:39:44maintenant dans le handball,
00:39:45alors vous vous rendez
00:39:46coup pour coup
00:39:47dans cette finale.
00:39:48Toi,
00:39:48tu es très blond,
00:39:48Rien.
00:39:4927-27,
00:39:51nouvelle prolongation.
00:39:52Là,
00:39:52vous vous dites quoi
00:39:53à ce moment-là ?
00:39:53On l'a fait contre la Suède,
00:39:54on les a tapés en prolongue,
00:39:55il faut remettre ça,
00:39:56on connaît la recette ?
00:39:58À ce moment-là,
00:39:59je ne me rappelle plus
00:40:00très bien ce qu'on se dit,
00:40:01on ne se dit même pas ça,
00:40:02mais là,
00:40:04c'est la guerre.
00:40:04Là,
00:40:06on ne doit pas perdre.
00:40:08Pas après tout ça.
00:40:09Pas après tout ça.
00:40:10Je pense qu'ils doivent
00:40:11se dire la même chose aussi,
00:40:12ils devaient se dire
00:40:13la même chose aussi,
00:40:14les Danois.
00:40:15Mais non,
00:40:16c'était une très,
00:40:17très,
00:40:17très belle finale.
00:40:18Je me suis rematen
00:40:19un peu le match.
00:40:19Il y a eu une action
00:40:20qui m'a un peu marqué.
00:40:22À la toute fin de la prolongue,
00:40:24vous menez deux buts,
00:40:2432-30.
00:40:25À 15 secondes de la fin,
00:40:27tu as Mathias Gizel
00:40:27qui prend un tir en appui.
00:40:29Le tir,
00:40:29il est effleuré,
00:40:30je crois,
00:40:30par Ludovic Fabregas.
00:40:32Derrière,
00:40:32Samir Bellasen
00:40:33capte le ballon
00:40:34et le relâche,
00:40:35en fait,
00:40:35dans les buts.
00:40:36Et toi,
00:40:37sur ton côté,
00:40:38en fait,
00:40:38tu as réagi
00:40:39comme tous les Français
00:40:40devant leur télé,
00:40:40je pense.
00:40:41Le ballon est capté,
00:40:42tu lèves les bras,
00:40:43tu te dis,
00:40:43c'est bon,
00:40:44c'est fait.
00:40:44Et quand tu vois
00:40:45le ballon rentrer,
00:40:45tu te prends comme ça.
00:40:47Ça doit être dur
00:40:48à vivre aussi ça
00:40:48sur le terrain.
00:40:49Il y a un petit frisson
00:40:50à ce moment-là.
00:40:51Bah oui,
00:40:51mais en fait,
00:40:52de l'angle où je suis,
00:40:54je vois qu'il a le ballon
00:40:56et je vois que le ballon
00:40:57il glisse
00:40:58et qu'il rentre.
00:40:59Du coup,
00:40:59je me dis,
00:40:59mais non.
00:41:01Mais là,
00:41:01au final,
00:41:03une petite boulette marrante.
00:41:04Oui,
00:41:04puis vous gérez parfaitement
00:41:05ces dernières secondes.
00:41:06Hansen a le dernier
00:41:08Geoffran,
00:41:08mais de toute façon,
00:41:09c'était plié,
00:41:1033-31,
00:41:11champion d'Europe.
00:41:12C'est ton premier titre
00:41:13avec l'équipe de France A,
00:41:16parce que t'en as eu
00:41:16en junior.
00:41:18Le scénario
00:41:19de ce championnat d'Europe,
00:41:20ça rend ce titre
00:41:21encore plus beau,
00:41:22j'imagine,
00:41:23d'être passé
00:41:23au bord du gouffre ?
00:41:25Bien sûr.
00:41:26Là,
00:41:26tu es limite éliminé.
00:41:30Tu gagnes.
00:41:32C'était un scénario
00:41:33de fou
00:41:34et pour un premier titre
00:41:35majeur comme ça
00:41:36avec l'équipe de France A,
00:41:38franchement,
00:41:39c'est...
00:41:40Ah,
00:41:41j'ai été...
00:41:42Oui,
00:41:43déchaîné.
00:41:44C'est le cas de le dire,
00:41:45c'est le cas de le dire,
00:41:46puisqu'après ce titre,
00:41:47c'est la fête.
00:41:48Restaurant,
00:41:49sans prendre de douche,
00:41:50train retour,
00:41:51alors on a un Dylan
00:41:51et puis l'équipe
00:41:52qui déshabille un contrôleur,
00:41:54tu lui prends la cravate,
00:41:56tu te retrouves à l'Elysée
00:41:57avec la cravate du contrôleur.
00:41:59On a des images,
00:42:00alors on s'est bien marrés
00:42:01avec Julien Perronnet,
00:42:02mon chef de l'édition,
00:42:03pour préparer l'émission
00:42:04parce que,
00:42:05voilà,
00:42:05la fameuse cravate.
00:42:07Et puis derrière,
00:42:07avec Emmanuel Macron,
00:42:08le président de la République,
00:42:09il y a toujours la cravate
00:42:10du contrôleur.
00:42:11Ah oui,
00:42:11non,
00:42:11j'ai gardé ça...
00:42:15J'ai gardé la cravate
00:42:20du contrôleur
00:42:24pendant toute la célébration.
00:42:27Ah ouais,
00:42:28non.
00:42:28Ah ouais,
00:42:28ça c'est...
00:42:29Qui sont les plus fêtards,
00:42:30tiens-d'Ilan,
00:42:31entre les volayeurs,
00:42:33les handballeurs,
00:42:34les basketteurs,
00:42:35les équipes de France ?
00:42:37Tout le monde.
00:42:38Je pense que
00:42:38quand tu as un titre,
00:42:40quand tu gagnes un titre
00:42:42d'une telle importance
00:42:44avec la nation,
00:42:47tu te dois de le fêter,
00:42:48tu te dois d'être heureux,
00:42:49tu te dois de le partager
00:42:51avec tes coéquipiers,
00:42:52tes proches.
00:42:53Donc non,
00:42:54je ne sais pas
00:42:55qui est le plus,
00:42:56mais ce que je sais,
00:42:57c'est que
00:42:58la fierté que tu as
00:42:59à ce moment-là,
00:43:00c'est fort quand même.
00:43:02On va parler
00:43:03d'un souvenir
00:43:03un peu plus douloureux.
00:43:05les Jeux olympiques
00:43:07de Paris 2024.
00:43:08Alors avant de parler
00:43:09de la compétition,
00:43:09je voudrais savoir
00:43:10ce que ça représente
00:43:11des Jeux olympiques.
00:43:13Je crois que tes premiers souvenirs
00:43:14sont de Pékin 2008,
00:43:16Usain Bolt,
00:43:17Karabatic.
00:43:19Mes souvenirs de jeu,
00:43:20moi,
00:43:20c'est Usain Bolt.
00:43:23C'est le 100 mètres.
00:43:25C'est l'athlétisme
00:43:26en général.
00:43:27L'épreuve,
00:43:27OK,
00:43:28il y avait le basket,
00:43:30bien sûr.
00:43:30Bien sûr.
00:43:31Mais moi,
00:43:32mes vrais souvenirs,
00:43:33quand on parlait
00:43:34de Jeux olympiques,
00:43:35c'était vraiment
00:43:35l'athlétisme.
00:43:36Ça veut dire
00:43:36que je suivais
00:43:37toutes les disciplines
00:43:39de l'athlétisme.
00:43:42Je ne sais pas
00:43:43pourquoi,
00:43:43d'ailleurs.
00:43:43Parce que c'est
00:43:44le sport roi au jeu.
00:43:46Je pense que c'est
00:43:46le 100 mètres
00:43:46et l'épreuve reine
00:43:47au Jeux olympique.
00:43:48Sûrement,
00:43:49mais c'était vraiment
00:43:50ce que je suivais
00:43:51en priorité.
00:43:53Et donc,
00:43:53de disputer
00:43:55les Jeux
00:43:55à la maison,
00:43:56toi,
00:43:56tu es un titi parisien,
00:43:57tu as grandi ici,
00:43:58tu es né ici.
00:43:59Ça a représenté quoi
00:44:00au moment où tu sais
00:44:01que tu vas participer
00:44:02aux Jeux olympiques ?
00:44:05C'était beaucoup de pression.
00:44:07Je me devais
00:44:07de me prouver
00:44:09énormément de choses,
00:44:09moi.
00:44:10Parce que
00:44:13je restais
00:44:14sur une note amère
00:44:16par rapport
00:44:17au Jeux 2020.
00:44:18Oui.
00:44:182020 ou 2020.
00:44:19Oui,
00:44:20enfin 2020,
00:44:21mais qui ont eu
00:44:21en 2021.
00:44:22les Jeux 2020
00:44:23parce que
00:44:27au bord
00:44:28de...
00:44:29Vraiment,
00:44:30à la fin de la prépa,
00:44:31au bord des Jeux,
00:44:32je ne suis pas sélectionné.
00:44:33Après,
00:44:34j'avais...
00:44:36T'as Hugo,
00:44:37t'as...
00:44:39Mais vraiment,
00:44:43je me suis dit
00:44:44qu'il faut absolument
00:44:45que je sois
00:44:47sélectionné
00:44:48à ces Jeux-là.
00:44:51d'autant plus
00:44:52que ça à Paris,
00:44:53mais n'importe quel jeu,
00:44:54c'était ce que
00:44:56je voulais cocher
00:44:56dans mes priorités,
00:44:59dans mes objectifs.
00:45:03C'était une expérience
00:45:05incroyable
00:45:05de les faire,
00:45:07de faire partie
00:45:08de cette famille olympique,
00:45:11de rencontrer
00:45:13de nouvelles personnes,
00:45:14d'être dans ça,
00:45:16en fait.
00:45:17Et il y a aussi
00:45:18la partie un peu
00:45:20sombre
00:45:21où
00:45:23on n'a pas fini
00:45:23là où on voulait être.
00:45:26Avant de parler,
00:45:28on va revenir,
00:45:29évidemment,
00:45:29sur ce quart de finale
00:45:31très, très dur
00:45:32à encaisser
00:45:32que tu n'as pas joué.
00:45:33En plus,
00:45:33t'étais blessé,
00:45:34donc t'as vécu ça
00:45:35des tribunes.
00:45:36Mais la cérémonie d'ouverture,
00:45:37vous y avez participé
00:45:38avec toute l'équipe.
00:45:39Oui.
00:45:40Ça, c'est un truc mythique.
00:45:41quand j'en parle
00:45:41avec les athlètes
00:45:42qui ont disputé les Jeux,
00:45:43c'est souvent,
00:45:43d'ailleurs,
00:45:43leur meilleur souvenir
00:45:45avec cette pluie battante,
00:45:46mais ce cadre incroyable.
00:45:48Tu l'avais quitté comment ?
00:45:49Incroyable.
00:45:51Du coup,
00:45:51c'était ma première
00:45:52avec d'autres aussi.
00:45:54Et la plus belle de l'histoire,
00:45:55sûrement.
00:45:56Sûrement.
00:45:57Pour l'instant.
00:45:57Sûrement.
00:45:59Franchement,
00:46:00incroyable.
00:46:01Je regardais partout,
00:46:03je regardais tout.
00:46:04J'étais à l'affût
00:46:05de tout.
00:46:07Je me disais
00:46:07c'est incroyable.
00:46:09Là,
00:46:09j'y suis.
00:46:11Là,
00:46:11j'y suis.
00:46:13Je suis sur le bateau
00:46:14avec tous les athlètes.
00:46:15je vais faire
00:46:16les Jeux olympiques.
00:46:17C'était incroyable.
00:46:19Et le village ?
00:46:20Je crois que toi,
00:46:20tu collectionnais
00:46:21les pins.
00:46:23J'en ai vu pas mal.
00:46:24Les pins.
00:46:25En fait,
00:46:27à un moment,
00:46:28du coup,
00:46:28grâce,
00:46:29je la vois passer
00:46:30avec son accrède.
00:46:31Grâce à Adi,
00:46:31joueuse de l'équipe
00:46:33de France.
00:46:33Je la vois passer
00:46:34avec son accrède
00:46:35et il y a
00:46:3690 000 pins
00:46:37autour de son accrède.
00:46:39Je me dis,
00:46:39je vais faire pareil.
00:46:40Je n'en ai pas eu autant.
00:46:44mais non,
00:46:44j'ai essayé.
00:46:46J'ai essayé
00:46:46d'en avoir un petit peu.
00:46:48Là,
00:46:48c'est pour la partie
00:46:50expérience olympique
00:46:51et un peu extérieure.
00:46:52La partie terrain,
00:46:52elle a été
00:46:53beaucoup plus dure
00:46:54puisque après une phase
00:46:56de poule un peu compliquée,
00:46:57vous parvenez quand même
00:46:58à vous qualifier
00:46:58en quart de finale
00:46:59contre l'Allemagne.
00:47:00Alors toi,
00:47:00pas de chance,
00:47:01tu te blesses
00:47:02un peu plus tôt
00:47:02face à l'Egypte.
00:47:03Donc,
00:47:03tu ne peux pas participer
00:47:04à ce quart de finale.
00:47:06Bon,
00:47:07le scénario,
00:47:07il est dingue
00:47:08mais dans le mauvais sens.
00:47:10Six secondes de la fin
00:47:11alors que la France
00:47:11mène 29-28,
00:47:13Dicamem a le ballon
00:47:14dans les mains.
00:47:14D'ailleurs,
00:47:15Dicamem,
00:47:15je tiens à le souligner
00:47:16parce qu'on ne le dit pas assez
00:47:17quand on parle de ce moment-là
00:47:18mais réalise un match monstrueux
00:47:19avant de commettre
00:47:21cette petite gaffe,
00:47:22une passe mal ajustée,
00:47:25interception des Allemands,
00:47:26but derrière
00:47:27et donc,
00:47:27ils arrachent la prolongation
00:47:28et en prolongation,
00:47:29vous vous inclinez.
00:47:31Comment toi,
00:47:32tu l'as vécu
00:47:32des tribunes ?
00:47:33Ce truc de te dire,
00:47:35je n'ai pas la main
00:47:35en fait sur ce qui se passe,
00:47:36je suis complètement extérieur
00:47:38au truc du coup
00:47:39et je suis en train
00:47:40d'assister à l'effondrement
00:47:41de mes gars,
00:47:42de mes potes.
00:47:46Déjà,
00:47:47dans ce type
00:47:48de compétition-là,
00:47:50même que ce soit
00:47:51un match normal,
00:47:52le fait de ne pas jouer,
00:47:53de regarder les copains
00:47:54et être sur le terrain,
00:47:55ce n'est pas facile.
00:47:56Là,
00:47:56j'avais eu une blessure
00:47:57où avec le recul,
00:48:00honnêtement,
00:48:02je ne pouvais pas jouer.
00:48:03Oui, oui.
00:48:04j'avais essayé de forcer
00:48:05mais c'était très compliqué
00:48:09et de l'extérieur,
00:48:10moi,
00:48:10j'étais comme un fan
00:48:12en fait.
00:48:13Ça veut dire que
00:48:13je criais plus fort
00:48:15même que les supporters
00:48:17et tout.
00:48:22Sur le dernier moment,
00:48:23je suis vraiment devant,
00:48:26je suis en train de me dire
00:48:27« Allez, allez,
00:48:27il ne reste que quelques secondes ».
00:48:28Après,
00:48:29il arrive ce qu'il arrive,
00:48:32on part en prolongation
00:48:33on perd,
00:48:35ce n'est pas facile.
00:48:36Ce n'est pas facile
00:48:37de l'extérieur
00:48:38mais ce n'est pas facile
00:48:39aussi pour tout le monde.
00:48:43Tu parlais tout à l'heure,
00:48:44je fais un petit lien
00:48:46entre les championnats
00:48:46d'Europe 2024
00:48:47et ce qui s'est passé
00:48:48pendant les Jeux.
00:48:502024 avec ce Geffron
00:48:51de l'Emprandi
00:48:52qui rentre
00:48:53et tu l'as dit derrière,
00:48:54j'ai senti tout de suite
00:48:55qu'en fait,
00:48:55on allait gagner.
00:48:56En prolongation,
00:48:57on avait pris un ascendant
00:48:58psychologique sur les Suédois.
00:48:59Est-ce que tu penses
00:49:00que là,
00:49:00c'était le scénario
00:49:01un peu contre vous
00:49:02avec cette perte de balle
00:49:04de Dicamem,
00:49:06ça a eu l'effet
00:49:07un peu inverse ?
00:49:08Ça vous a miné
00:49:09pour la prolongation ?
00:49:11Je ne sais pas
00:49:13parce qu'à ce moment-là,
00:49:16je ne suis pas
00:49:17avec les gars
00:49:18à ce moment-là.
00:49:19Je n'arrive pas
00:49:20à ressentir
00:49:21le truc
00:49:22parce que là,
00:49:23c'est eux
00:49:23qui sont dans le grand bain
00:49:26à ce moment-là.
00:49:28donc je n'arrive
00:49:29pas vraiment
00:49:29à ressentir
00:49:30le truc
00:49:30mais de l'extérieur,
00:49:33tu te dis
00:49:33c'est chiant
00:49:35mais on va le faire.
00:49:37On a l'équipe
00:49:38pour,
00:49:38on a les gars
00:49:39pour,
00:49:40on va le faire.
00:49:41Maintenant,
00:49:41ça reste du sport
00:49:42et en face,
00:49:43il y avait aussi
00:49:44une équipe allemande
00:49:45qui est pareille.
00:49:48Ils sont aux Jeux Olympiques,
00:49:50ils ont mérité
00:49:50d'être là
00:49:51et ils veulent
00:49:51aussi gagner.
00:49:54Donc voilà,
00:49:55des fois,
00:49:55il faut accepter
00:49:57et se dire
00:49:58que voilà,
00:49:59peut-être à ce moment-là,
00:50:00ils ont joué
00:50:01les meilleures cartes
00:50:01en prolongation.
00:50:02C'est ce qui a fait
00:50:03qu'ils ont gagné
00:50:05et c'est fait
00:50:09tout simplement.
00:50:10C'est fait.
00:50:13Je ne sais pas
00:50:13s'il faut passer
00:50:14à autre chose
00:50:17mais voilà,
00:50:18il faut s'en servir
00:50:21et comme je l'ai dit
00:50:22tout à l'heure,
00:50:22moi,
00:50:22c'est des choses
00:50:23que ça m'anime.
00:50:24Ça m'anime,
00:50:25je trouve que
00:50:27c'est très bien.
00:50:29C'est très bien
00:50:30et je l'espère
00:50:32pour les prochaines compétitions
00:50:34parce qu'il y a
00:50:34d'autres compétitions
00:50:35avant les Jeux,
00:50:36ce genre de choses-là,
00:50:37on sait que voilà,
00:50:40comment passer outre.
00:50:43Comment tu te comportes
00:50:44toi vis-à-vis
00:50:44de Dikamem ?
00:50:46Alors,
00:50:47évidemment,
00:50:47ce n'est pas lui
00:50:48parce que derrière,
00:50:49il y a une prolongation,
00:50:50vous pouvez encore gagner
00:50:51mais je suppose
00:50:52que ça l'a un peu
00:50:53peut-être miné
00:50:54de faire cette erreur
00:50:55alors qu'il fait
00:50:55un match excellent avant.
00:50:57En tant que coéquipier,
00:50:58est-ce que,
00:50:59je parle de toi
00:51:00et des autres,
00:51:01est-ce que vous le laissez
00:51:01un peu dans son coin ?
00:51:03Est-ce que vous allez
00:51:03tout de suite lui parler ?
00:51:04Est-ce que lui est réceptif
00:51:06à ce que vous lui dites ?
00:51:07Comment ça se passe ?
00:51:08Déjà,
00:51:09Dikamem,
00:51:10c'est mon frérot,
00:51:12Dikamem,
00:51:13ça veut dire qu'on est ensemble
00:51:15depuis le pôle espoir.
00:51:19Dans ce genre de moment-là,
00:51:21il faut être ensemble.
00:51:23On ne l'a pas laissé.
00:51:25Il faut être ensemble.
00:51:27On gagne ensemble,
00:51:28on perd ensemble.
00:51:29Ce n'est pas de sa faute.
00:51:31Ce n'est pas de sa faute
00:51:32si on a été éliminé.
00:51:33Ce n'est pas de sa faute
00:51:34si on perd ce match.
00:51:38Il le prend pour lui
00:51:40à ce moment-là.
00:51:42Mais on est une équipe.
00:51:43Donc,
00:51:44on se doit d'être ensemble.
00:51:46On se doit de se motiver.
00:51:48On se doit d'être là
00:51:48quand ça va bien.
00:51:49On se doit d'être là aussi
00:51:50quand ça va mal.
00:51:51Mais surtout que derrière,
00:51:52ce qui a pu être compliqué
00:51:53à vivre aussi,
00:51:54c'est que les autres sportscos
00:51:55ont ramené des médailles.
00:51:56Je pense au basket,
00:51:58que ce soit les filles
00:51:59ou les gars,
00:52:00le foot,
00:52:01il y a eu le basket 3-3
00:52:02avec la médaille des gars,
00:52:04il y a eu le volet.
00:52:06Ça,
00:52:06comment on le vit
00:52:07quand tous les autres sportscos
00:52:10ramènent une médaille
00:52:11et que toi,
00:52:12tu es un peu
00:52:13le seul sport
00:52:14pas invité à la fête ?
00:52:15Est-ce que vous l'avez regardé
00:52:16un peu comme ça ou pas ?
00:52:19Honnêtement,
00:52:19on est dans ceux
00:52:23qui n'ont pas ramené
00:52:24de médailles.
00:52:24On est l'équipe
00:52:25qui a « floppé »
00:52:27et qui a « merdé »
00:52:28sa compétition.
00:52:29C'est ça
00:52:31qui est un peu relou
00:52:32parce que quand tu fais
00:52:33les Jeux
00:52:34ou que tu fais
00:52:34une grande compétition,
00:52:35tu veux gagner
00:52:37et on ne l'a pas fait.
00:52:39On ne l'a pas fait.
00:52:42On était attendus,
00:52:43on le sait.
00:52:44On attendait aussi
00:52:45beaucoup de nous-mêmes
00:52:47parce qu'on voulait
00:52:47aller jusqu'au bout.
00:52:49Mais voilà,
00:52:49comme je l'ai dit,
00:52:50c'est le sport.
00:52:52Bien sûr.
00:52:52On a dans le sport
00:52:53et ça aussi,
00:52:54c'est des choses
00:52:54qui font aussi l'histoire.
00:52:57C'est comme ça.
00:52:59Il faut rappeler
00:52:59que l'équipe de France
00:53:01était championne olympique
00:53:02en titre
00:53:03avec Tokyo.
00:53:05L'après-jeu,
00:53:06pour beaucoup d'athlètes,
00:53:07ça a été très compliqué.
00:53:07J'ai envie de dire,
00:53:08peu importe le scénario,
00:53:09médaille ou pas,
00:53:10ça a été une grande fête,
00:53:11la fête du sport.
00:53:12D'un coup,
00:53:13tout s'arrête.
00:53:14Est-ce que toi,
00:53:15tu l'as vécu difficilement,
00:53:16cet après-jeux olympiques de Paris ?
00:53:18L'après-jeu,
00:53:18il était compliqué.
00:53:21Il était très, très compliqué.
00:53:23C'est des moments
00:53:25où tu...
00:53:26Pour moi, personnellement,
00:53:27je me suis beaucoup retrouvé
00:53:28avec moi-même,
00:53:29où j'avais cette envie
00:53:32d'être un peu seul,
00:53:33que tout ça, ça passe,
00:53:35que j'oublie de ne plus être
00:53:37dans cette sphère des Jeux
00:53:40qui, en même temps,
00:53:42est incroyable
00:53:42parce que c'est les Jeux olympiques,
00:53:44mais qui s'est tellement mal passé
00:53:46pour moi,
00:53:48de par ma blessure,
00:53:49de par le fait
00:53:49qu'on n'aille pas jusqu'au bout.
00:53:52Donc, c'était pas une période facile.
00:53:56Mais après, la vie, elle continue.
00:53:59Après, la vie, elle continue.
00:54:00Il y a une famille,
00:54:02il y a ton club.
00:54:05La vie, la vie, elle continue.
00:54:07Et comme je l'ai dit,
00:54:09je suis quelqu'un
00:54:10qui aime aussi avancer.
00:54:12Et ça reviendra.
00:54:15Ça reviendra dans le bon.
00:54:17La vie continue.
00:54:18L'émission également.
00:54:19Donc, on va passer
00:54:20à la prochaine séquence.
00:54:21Chaud devant.
00:54:22C'est parti.
00:54:27Alors, après les Jeux,
00:54:28les résultats ont été,
00:54:30je mets des guillemets,
00:54:31compliqués pour l'équipe de France.
00:54:32Il y a tout de même eu
00:54:33une médaille de bronze
00:54:34au championnat du monde 2025.
00:54:35Il y a eu l'échec à l'Euro 2026,
00:54:37une septième place.
00:54:38Alors, la France,
00:54:39au handball,
00:54:39elle a habitué les gens
00:54:41à toujours être au sommet.
00:54:43Depuis des années et des années,
00:54:45vous remportez tout.
00:54:46Est-ce que tu trouves
00:54:47que le grand public
00:54:48ou même les journalistes
00:54:50ou autres sont trop durs
00:54:51avec l'équipe de France ?
00:54:54Franchement,
00:54:55je ne fais pas,
00:54:56mais vraiment pas,
00:54:57attention
00:54:58à ce qui peut se passer
00:55:01par rapport aux journalistes,
00:55:03par rapport à tout ça.
00:55:04Parce que
00:55:06je me dis que
00:55:07chacun fait son travail,
00:55:09en fait.
00:55:09ça veut dire que
00:55:10les journalistes,
00:55:11entre guillemets,
00:55:12leur travail,
00:55:12c'est de faire ça
00:55:13quand ça va bien
00:55:14et quand ça ne va pas,
00:55:15de trouver
00:55:17ces petits trucs.
00:55:21Et comment on fait
00:55:22pour ne pas être affecté ?
00:55:22Parce que je me dis,
00:55:24si on prend ça
00:55:25il y a 30, 40 ans,
00:55:26il n'y avait pas
00:55:27tous les réseaux,
00:55:28les trucs.
00:55:28Maintenant,
00:55:28on est tout le temps connecté.
00:55:30Tu vois tous les trucs passer.
00:55:32Ah oui, bien sûr.
00:55:32Tu le vois.
00:55:33Ça, t'arrives à ne pas
00:55:35le prendre en considération ?
00:55:36Ça dépend de l'importance
00:55:37que tu mets à ça.
00:55:40Et que ça soit bien
00:55:42ou moins bien,
00:55:44c'est,
00:55:46entre guillemets,
00:55:47je pars du principe
00:55:48que ce n'est pas ça
00:55:48qui fera ma performance,
00:55:50en fait.
00:55:50Ce n'est pas des choses
00:55:52qui feront que
00:55:53je vais mieux jouer,
00:55:54que je ne vais pas bien jouer,
00:55:55que demain,
00:55:57quand je vais entrer chez moi,
00:55:58je ne vais pas être bien,
00:55:59etc.
00:56:00Donc, je pense que
00:56:01tout dépend de l'importance
00:56:02que tu mets à ça.
00:56:03Et ce n'est pas
00:56:06dans ma liste des priorités.
00:56:08c'est...
00:56:10Moi, je me dois
00:56:11d'être bon
00:56:12quand je joue.
00:56:13Je me dois
00:56:15d'être à l'heure
00:56:16à l'entraînement.
00:56:16Je me dois
00:56:17d'être
00:56:19dans la meilleure forme
00:56:20physique possible,
00:56:21en fait.
00:56:21C'est mon devoir.
00:56:23Mon devoir,
00:56:24ce n'est pas
00:56:25de scroller Instagram
00:56:26tous les jours
00:56:27et de
00:56:28« Ah, il a dit ça ! »
00:56:29« Ah, il a dit ça ! »
00:56:29« Ah, on parle de l'équipe
00:56:30de France ! »
00:56:30« Ah, on parle de qui le sait ! »
00:56:32« C'est tout dépendre
00:56:34de l'importance. »
00:56:35Oui, c'est ça.
00:56:35Et puis, chaque joueur
00:56:36réagit un peu différemment
00:56:37là-dessus.
00:56:37Moi, j'ai en mémoire,
00:56:38ça me revient à un sujet
00:56:40qui avait été fait,
00:56:40je crois,
00:56:41par France Télé à l'époque,
00:56:43championnat du monde 2011
00:56:44avec Thierry Aumeyer
00:56:45et tu le vois en fait
00:56:46en train de lire
00:56:47le journal L'Équipe
00:56:49avant la demi-finale
00:56:50contre la Suède.
00:56:51Et Thierry Aumeyer
00:56:52est un peu en difficulté
00:56:54dans la compétition au début
00:56:55et donc l'article de l'équipe
00:56:56mentionne que
00:56:57ça va être compliqué,
00:56:59Thierry Aumeyer,
00:56:59il n'est pas dedans.
00:57:00Et lui, il lit ça
00:57:01et il dit
00:57:01« Ok, moi, je vais répondre
00:57:02sur le terrain. »
00:57:03Il fait une demi-finale
00:57:04dantesque.
00:57:05Donc, voilà,
00:57:06après, chacun a sa façon
00:57:07un peu de traiter.
00:57:08Chacun a sa façon.
00:57:09Tout dépend de l'importance
00:57:10que tu mets,
00:57:12que tu portes à ça.
00:57:13Et surtout,
00:57:14ça peut faire en sorte
00:57:17que certains joueurs
00:57:20se transforment.
00:57:21Ça peut mettre aussi
00:57:21dans le genre
00:57:22d'autres joueurs.
00:57:23Donc, c'est vraiment,
00:57:24voilà, ça dépend.
00:57:25La suite.
00:57:26Bon, il y a des compètes,
00:57:27évidemment,
00:57:27qui vont avoir lieu avant,
00:57:28mais les Jeux 2028.
00:57:30Los Angeles,
00:57:31le sport américain,
00:57:32je sais que ça te parle,
00:57:33les États-Unis,
00:57:34c'est un rêve,
00:57:35un kiff
00:57:36de les disputer là-bas ?
00:57:39Oui.
00:57:40Après,
00:57:41je suis très terre-à-terre,
00:57:42moi.
00:57:42Ça veut dire que
00:57:43je n'y pense pas.
00:57:44D'accord.
00:57:44Tu ne te projettes pas encore ?
00:57:46Non, non, non,
00:57:47vraiment pas.
00:57:47Moi, je suis...
00:57:48Pourquoi ?
00:57:49Pour la concurrence ?
00:57:50Tu dis que tout peut se passer ?
00:57:52Non, parce que
00:57:54j'ai tellement
00:57:56d'autres choses
00:57:56à faire avant
00:57:59que ce n'est pas encore arrivé,
00:58:02en fait.
00:58:04Pour moi,
00:58:04c'est encore très loin.
00:58:06Là,
00:58:06je me dois...
00:58:08Là, par exemple,
00:58:09tout de suite,
00:58:10je me dois déjà un peu
00:58:11de passer de bonnes vacances,
00:58:13de bien couper.
00:58:15Ensuite,
00:58:16je me dois
00:58:16de bien me préparer
00:58:18pour la saison qui arrive.
00:58:20il y a des trophées
00:58:22à aller chercher
00:58:23avec mon club.
00:58:24Il y a un championnat du monde
00:58:26à aller chercher
00:58:26avec l'équipe de France.
00:58:27Transition.
00:58:28Tu es bon,
00:58:29Dylan.
00:58:29Mondial 2027,
00:58:30du 13 au 31 janvier,
00:58:32en Allemagne.
00:58:33Alors,
00:58:33le groupe du tour préliminaire
00:58:35est sorti,
00:58:36le groupe D.
00:58:36Vous êtes avec l'Argentine,
00:58:37le Brésil et le Koweït.
00:58:39Qu'est-ce que tu en penses ?
00:58:41Tu as une réaction
00:58:41de Dylan Naï
00:58:42sur ce groupe D ?
00:58:43C'est un bon groupe.
00:58:45Oui.
00:58:45C'est un bon groupe
00:58:46avec des équipes
00:58:47comme le Koweït,
00:58:49comme le Brésil,
00:58:50comme le Koweït
00:58:51qui joue très physique.
00:58:52Le Brésil et l'Argentine,
00:58:53c'est très rapide,
00:58:55très rapide,
00:58:56très dur sur l'homme.
00:58:58Donc,
00:58:59c'est un bon groupe.
00:59:01Maintenant,
00:59:01voilà,
00:59:02on est l'équipe de France.
00:59:04On se doit,
00:59:04je pense,
00:59:05de se donner les moyens
00:59:07de sortir
00:59:09à la place la plus haute
00:59:11de ce groupe
00:59:11pour la suite.
00:59:12Avec un quart de finale
00:59:14possible
00:59:15en fonction des scénarios
00:59:16contre le Danemark.
00:59:17On en parlait un petit peu
00:59:18avant l'émission.
00:59:20Ça,
00:59:20ce n'est pas un truc
00:59:21sur lequel tu t'attardes.
00:59:22De toute façon,
00:59:22c'est entre vos mains,
00:59:24j'ai envie de dire.
00:59:25C'est ça.
00:59:27Si tu veux gagner
00:59:28une compétition,
00:59:29tu dois battre
00:59:30tout le monde.
00:59:31dont le Danemark,
00:59:32dont d'autres équipes,
00:59:34dont l'Argentine,
00:59:35dont le Brésil,
00:59:35dont le Kauai.
00:59:37Donc,
00:59:37non,
00:59:38ce n'est pas quelque chose
00:59:41sur quoi je fais
00:59:42une fixette.
00:59:44Je suis une fixette
00:59:45sur un truc par contre.
00:59:46C'est la dernière séquence
00:59:46de l'émission
00:59:47parce que je l'adore.
00:59:48C'est la tier liste.
00:59:49C'est le tout feu,
00:59:49tout flamme.
00:59:50C'est parti.
00:59:55La petite tier liste.
00:59:56Vous en avez l'habitude.
00:59:57Maintenant,
00:59:57cinq catégories.
00:59:58Flamme olympique,
00:59:59feu de camp,
00:59:59briquet,
01:00:00allumette,
01:00:00cendre.
01:00:00Flamme olympique,
01:00:01c'est le top du top.
01:00:02Plus on descend,
01:00:03moins c'est bien.
01:00:04Je te laisse prendre
01:00:05la tablette,
01:00:06Dylan.
01:00:07Voilà,
01:00:07tu as plusieurs éléments.
01:00:08Je te laisse
01:00:08nous les commenter
01:00:09un petit peu,
01:00:10nous expliquer tes choix.
01:00:13Alors,
01:00:13le premier déjà que je vois,
01:00:15chat,
01:00:16je le mets dans cendre.
01:00:17Je ne sais pas
01:00:17s'il y a un truc
01:00:18en dessous.
01:00:18Je suis tout à fait
01:00:19d'accord avec toi.
01:00:20Les chats,
01:00:21j'en ai très peur.
01:00:21Je ne sais pas s'il y a un truc
01:00:22en dessous de cendre,
01:00:23mais je le met très bien
01:00:25en dessous.
01:00:25Je déteste les chats.
01:00:26Je suis pareil.
01:00:27J'ai peur des chats,
01:00:29je déteste ça.
01:00:32Cristiano Ronaldo,
01:00:34là-haut.
01:00:35Je te l'ai mis
01:00:35époque réale.
01:00:38Flamme olympique.
01:00:40Les insectes.
01:00:42Est-ce que c'est pire
01:00:43que le chat ?
01:00:45Tu as le droit
01:00:45d'en mettre plusieurs
01:00:46dans la même catégorie,
01:00:47si jamais.
01:00:48Je vais mettre
01:00:51dans les cendres
01:00:51parce que c'est chiant
01:00:52quand tu dors
01:00:53et que tu entends
01:00:53le zzzz.
01:00:54D'accord.
01:00:56NBA 2K.
01:00:59Feu de camp
01:01:00ou flamme olympique.
01:01:02J'y joue énormément.
01:01:03Ma femme me déteste
01:01:04pour ça d'ailleurs.
01:01:07Allez,
01:01:07je vais mettre
01:01:08dans feu de camp.
01:01:09la résine
01:01:11flamme olympique.
01:01:13Ça va,
01:01:14ça ne saoule pas
01:01:15quand vous êtes
01:01:16tellement habitué,
01:01:16mais la résine
01:01:17c'est ce qui permet
01:01:17de bien accrocher
01:01:18au ballon.
01:01:19C'est une patte.
01:01:19Sans résine,
01:01:20c'est mort.
01:01:21Ah oui ?
01:01:21T'es tellement habitué
01:01:23que...
01:01:23Sans résine,
01:01:24c'est mort.
01:01:25La sieste.
01:01:26Il y a un truc
01:01:27au-dessus
01:01:27de flamme olympique
01:01:28ou pas ?
01:01:28Peut-être que
01:01:29t'es un gros dormeur.
01:01:29Ah oui,
01:01:30je suis connu
01:01:32pour ça.
01:01:32Alors tu vas m'expliquer
01:01:33par contre Dylan
01:01:34comment avec
01:01:34deux enfants
01:01:35de 6 ans
01:01:36et 4 ans
01:01:38on dort bien ?
01:01:39Ah oui,
01:01:40on trouve
01:01:41les...
01:01:42on machine
01:01:43mais
01:01:45j'y arrive,
01:01:45j'y arrive.
01:01:46Des fois,
01:01:46je les ramène
01:01:47avec moi
01:01:48et ça se passe bien.
01:01:51le trash talk,
01:01:52ça c'est flamme olympique ça.
01:01:54T'en fais ?
01:01:54Sur le terrain
01:01:55parfois,
01:01:55ça t'arrive ?
01:01:56Ouais ?
01:01:57Tu dis quoi par exemple ?
01:01:59Moi je parle beaucoup
01:02:00à mes adversaires,
01:02:02mes amis souvent
01:02:03sur le terrain
01:02:04et tout.
01:02:05Alors à l'entraînement,
01:02:06laisse tomber.
01:02:07Mais non,
01:02:08moi je trash talk
01:02:09beaucoup,
01:02:09beaucoup,
01:02:10beaucoup.
01:02:11J'aime ça,
01:02:12j'aime ça,
01:02:12j'aime ça.
01:02:14Le uno,
01:02:15je vais mettre ça
01:02:15en feu de camp
01:02:16mais il peut passer
01:02:17en flamme olympique le uno.
01:02:18On y joue beaucoup
01:02:19en équipe de France
01:02:19ou pas ?
01:02:20On y joue beaucoup,
01:02:21j'y joue beaucoup
01:02:22avec mes amis aussi
01:02:25avec des règles.
01:02:28Personne n'a les mêmes règles.
01:02:29Personne n'a les mêmes règles.
01:02:31Mais c'est
01:02:32les Jeux Olympiques
01:02:33le uno.
01:02:36La noix de coco
01:02:37à cendre.
01:02:39C'est vachement bon pourtant.
01:02:41Ah non,
01:02:42la noix de coco
01:02:43je ne peux pas moi.
01:02:47Russell,
01:02:48Westbrook,
01:02:49c'est flamme olympique,
01:02:51même au-dessus
01:02:52de flamme olympique.
01:02:53C'est pour ça que
01:02:53je vais peut-être mettre
01:02:57le trash talk
01:02:58en feu de camp.
01:02:59En feu de camp,
01:03:00ok.
01:03:00Et Russell,
01:03:01comme ça,
01:03:01il est tout.
01:03:02Grand fan de NBA,
01:03:04grand fan de basket,
01:03:04grand fan de hockey ici.
01:03:06Russell Westbrook
01:03:07qui a été un joueur majeur
01:03:08de cette franchise,
01:03:09qui a fait plusieurs saisons
01:03:10en triple-double.
01:03:11et donc tu t'en es
01:03:12beaucoup inspiré
01:03:13de ce mec,
01:03:14même si tu ne pratiques
01:03:15pas le même sport,
01:03:15mais ça a été
01:03:16une source d'inspiration.
01:03:17Oui,
01:03:17moi,
01:03:18Russell Westbrook,
01:03:20je le mets au-dessus
01:03:21de Cristiano.
01:03:25Tu le mets au-dessus
01:03:25aussi des légendes
01:03:26du handball ou pas ?
01:03:28Russell Westbrook,
01:03:29il est au-dessus.
01:03:30Ok,
01:03:30c'est intéressant.
01:03:31Moi,
01:03:32c'est l'éthique de travail,
01:03:36le style.
01:03:38Franchement,
01:03:39c'est mon joueur favori.
01:03:42Dans tout.
01:03:44Tout banane,
01:03:45ça,
01:03:45c'est flamme olympique.
01:03:47Ça,
01:03:48un indien.
01:03:50Mon meilleur plat.
01:03:52Ça,
01:03:52c'est flamme olympique.
01:03:54Et voilà.
01:03:55Je crois que c'est tout.
01:03:55Eh bien,
01:03:56magnifique.
01:03:56Avant de se quitter,
01:03:57Dylan,
01:03:58un message
01:03:58d'un de tes potes,
01:03:59de tes coéquipiers,
01:04:00un mec que tu connais.
01:04:01Par cœur,
01:04:02écoute-le.
01:04:05Monsieur Ney,
01:04:06mon frère,
01:04:06encore moi,
01:04:08petit message
01:04:09pour d'abord te féliciter
01:04:10pour ton titre
01:04:11de champion de Pologne.
01:04:12Après,
01:04:13je ne vais pas te caresser
01:04:13dans le sens du poids,
01:04:15on sait tout ce que tu es
01:04:15un joueur extraordinaire.
01:04:17J'avais juste une petite question,
01:04:18vu que c'est la période
01:04:19des vacances.
01:04:21Est-ce que tu aurais
01:04:22des petits conseils
01:04:22pour entretenir
01:04:23sa forme physique
01:04:24pendant les vacances
01:04:25et surtout revenir
01:04:26à la rentrée
01:04:28au poids ?
01:04:28Je dis bien,
01:04:29au poids.
01:04:31Donc,
01:04:31si jamais tu pouvais
01:04:32m'éclairer
01:04:33et nous éclairer
01:04:33sur ce sujet-là,
01:04:35ça serait top.
01:04:36Ciao,
01:04:36mon frère.
01:04:37Benoît Kounkoud,
01:04:38qui est donc ton partenaire
01:04:39à Kilsay,
01:04:40lui aussi,
01:04:41champion de Pologne.
01:04:42Je te laisse finir là-dessus.
01:04:43Tu vas nous répondre
01:04:44des petits conseils,
01:04:44peut-être,
01:04:45pour garder la ligne ?
01:04:48Bon,
01:04:48laissez-vous aller.
01:04:49Moi,
01:04:50je vous le dis,
01:04:50c'est les vacances.
01:04:52Laissez-vous aller.
01:04:53Voilà.
01:04:54C'est mon conseil
01:04:55parce que,
01:04:56du coup,
01:04:56moi,
01:04:57j'ai des petits débats
01:04:58à chaque fois
01:04:59avec mes coéquipiers
01:05:00où,
01:05:01ah,
01:05:01mais tu fais ce point-là
01:05:02et tout,
01:05:02et tout.
01:05:03Les gars,
01:05:04laissez-vous aller.
01:05:05Et après,
01:05:06par contre,
01:05:06au moment où on se dit
01:05:09on bosse,
01:05:10on est sérieux,
01:05:11alors là,
01:05:12on bosse,
01:05:12on est sérieux.
01:05:13Je lui ai promis
01:05:13que j'allais rentrer
01:05:14à 100 kilos,
01:05:15donc je te n'ai à ma promesse.
01:05:17Dylan,
01:05:17merci beaucoup.
01:05:18J'ai passé un super moment
01:05:19à tes côtés.
01:05:20Je te souhaite plein de bonnes choses
01:05:21pour la suite.
01:05:22Merci,
01:05:22c'était cool.
01:05:23Merci beaucoup.
01:05:23Continue de t'éclater,
01:05:24continue de nous faire rêver,
01:05:26vibrer,
01:05:27et puis voilà.
01:05:27Des titres à foison pour toi.
01:05:29Génial,
01:05:29merci.
01:05:30Merci à vous
01:05:31de m'avoir accueilli
01:05:32et à très vite.
01:05:34À très vite.
01:05:34Je remercie toute l'équipe en régie.
01:05:35Julien Perroné à l'édition,
01:05:36Alban de Berg au son,
01:05:39Gabriel Dorier à la réalisation,
01:05:40bien sûr,
01:05:41Elisa Provin en maquillage,
01:05:42mention spéciale aussi
01:05:43à Pauline Goutin
01:05:44qui a organisé tout ça
01:05:46vraiment très, très bien.
01:05:47Donc,
01:05:47Pauline,
01:05:47t'es comme ça.
01:05:48Salut tout le monde,
01:05:49à la semaine prochaine
01:05:49pour un nouveau hors sans flamme.
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