- il y a 4 semaines
Troisième épisode de Machro (si vous avez un meilleur nom je suis preneur).
Qui traite du film Coup de Tête de Jean-Jacques Annaud.
Qui traite du film Coup de Tête de Jean-Jacques Annaud.
Catégorie
🎥
Court métrageTranscription
00:00Bonjour à tous. Dites-moi, vous aimez le foot ?
00:03Ouais !
00:04Vous aimez le viol ?
00:05Attention ! En raison d'un risque non négligeable d'attentats terroristes à l'encontre de la production de cette
00:10vidéo,
00:11la blague suivante a été retirée du montage pour ainsi dissiper tout malentendu à l'égard d'une religion quelconque.
00:15Pour se faire pardonner, la production vous offre 5 secondes d'amusement. Merci de votre compréhension.
00:22C'est parti !
00:30Le foot et le sexe non consenti, avec un film étonnamment positif, ou feel good, comme disent les fils de
00:38pute d'anglophones.
00:39T'as encore décidé de te faire des amis, toi ?
00:41Eh oui, car comme dirait Pierre-Emmanuel Barré,
00:43Si tu utilises souvent des mots anglais dans tes phrases, il n'y a que deux explications. Soit t'es
00:46québécois, soit t'es un fils de pute.
00:48Eh oui, toujours se disculper en invoquant une personne plus populaire que vous, les enfants.
00:52C'est l'argument ad populum, c'est-à-dire l'inverse du point Godwin, ou son exacte transcription si
00:57vous êtes néo-nazi.
00:58A vous de voir. Mais, trêve de digression inutile, aujourd'hui, nous parlons de coup de tête, de Jean-Jacques
01:04Haneau.
01:04On commence avec un générique dans un contexte de victoire footballistique. Puis, on a ça.
01:09Moi, François Perrin, porté en triomphe, acclamé par la foule, ça a vraiment l'air d'une blague.
01:17Carton rouge direct, j'en ai rien à foutre, on se retrouve dans 6 mois pour une nouvelle vidéo de
01:21merde, abonne-toi et mets la cloche.
01:23Enculé, ben !
01:28T'es qu'un petit pédé !
01:30Bon, allez, on va dire qu'on passe outre.
01:31Le personnage adulé nous explique son histoire qui consiste à se faire virer de son club de foot pour une
01:35foot à l'entraînement,
01:36puis de l'usine, parce que, à Trinquant, le nom de la ville du film, c'est comme à Sochaux,
01:40le club, c'est l'usine,
01:41et donc, on fait d'une pierre deux coups, direction le chômage.
01:44Sauf que notre personnage est une ordure syndicaliste qui ne se laisse pas faire, et va en parler au patron.
01:48Je vous dois tout, monsieur le Président. Alors, je vous rends tout.
01:54Après cette révolte proto-communiste, notre héros cégétiste va se mettre à bosser.
01:58Ma nègre !
01:59J'ai découvert le Sénégal, le Togo, le Mali, le Tchad, le nombre de tribus que j'ai pu croiser.
02:06Avant de décider de se tirer de sa ville de merde, ne disposant que d'une usine, donc sans perspective
02:10pour lui.
02:11Je me tire !
02:12Il est de quand, le film ?
02:13Euh, 79.
02:15Non, rien.
02:16Sauf que, avant de se casser, il va boire un coup et prévenir sa maîtresse par téléphone.
02:20Sauf que voilà, elle est avec son mari, et notre héros perd le téléphone, et donc...
02:25Oui, c'est !
02:26Donc, notre héros.
02:27Comment il s'appelle, d'ailleurs ?
02:29François Perrin.
02:30Perrin.
02:31Ça me rappelle quelque chose.
02:33Donc, notre héros se fait virer du bar, par les supporters toujours très fûtés, bien sûr, avec un barman perplexe.
02:40Puis, il va dire au revoir à sa maîtresse en face, cette fois-ci, en ayant un peu abusé de
02:43la chartreuse au préalable.
02:44Oui, vous noterez que le personnage n'est pas parti du bar Red Bourré.
02:47Il s'est donc murgé entre deux séquences, ce qui, bon, n'est pas impossible, on s'entend, mais qui
02:52est tout de même curieux.
02:52À croire qu'il manque une séquence, ou que celle du bar devait montrer une murche carabinée,
02:56sauf que, pas de bol, elle devait raconter autre chose, et ça donne ça.
02:59Oui, je pinaille, mais je ne peux m'empêcher de remarquer qu'il y a un truc qui manque entre
03:02les deux scènes.
03:03Get on with it !
03:04Bref, il réveille le mari en tentant de niquer sa maîtresse sur l'échafaudage, après tout, pourquoi pas,
03:08et se barre de manière misérable.
03:10Je suis à poil !
03:11On découvre un nouveau personnage, une femme, qui honore bien sûr les traditions féminines en se plantant bêtement en bagnole.
03:17Comme quoi, on critique les Saoudiens, mais peut-être qu'ils sont juste très à cheval sur la sécurité routière.
03:22Puis, un homme arrive.
03:23Salut ma jolie.
03:24Petite coquine.
03:25Bref, il lui ramène la casserole sous les yeux de deux employés du club de foot et d'une femme
03:30médusée.
03:30Ellipse, deux flics de choc, arrête François Perrin dans la gare,
03:33et l'inculpe pour la sauterie non consentie précédemment évoquée.
03:36Il l'interroge avec les méthodes qui font honneur à notre police, à savoir la gentillesse.
03:40Écoute mon grand, il n'y a que des mâles ici.
03:44S'il y a une chose qu'on peut comprendre, c'est bien ça.
03:47Enfin, c'est vrai.
03:49Et moi, je vais même plus loin.
03:50Moi, je dis que ce n'est pas un crime.
03:52Puis, la méthode dure.
03:56Mais, pas de bol pour notre héros, il est reconnu par la gonzesse.
04:00C'est sûr que si elle est miope, il n'y a pas de raison qu'elle conduise bien sans
04:02lunettes.
04:03Il voulait la rue de la paix, il aura la casse prison sans toucher les 20 000 balles.
04:06On comprend ensuite que l'identité du violeur n'est autre que Berthier,
04:08le footballeur star de l'équipe de foot de Trinquant qui a fait virer Perrin du club,
04:12sachant que les deux témoins le savent pertinemment
04:14et ont volontairement mis ça sur le dos de notre protagoniste
04:17pour garder une équipe compétitive sans faire de vagues.
04:18Après une ellipse qui semble durer plusieurs mois,
04:21le club de foot de Trinquant est en 16ème de finale de la Coupe de France.
04:24Et lors du déplacement pour le match allé, le quart des joueurs se viande.
04:27Donc, ils ont vraiment un problème de conduite dans ce bled.
04:29Bonne nouvelle !
04:29Berthier d'arrière !
04:31Mais, hécatombe tout de même, seuls 10 joueurs sont en état de jouer ce match,
04:34ce qui mène les dirigeants du club à la conclusion évidente de reprendre le banni.
04:38Mais bien sûr, la direction de la prison va expliquer au président du club
04:40que ça ne marche pas comme ça,
04:42et qu'on ne peut déroger à la détention provisoire pour pallier à un manque de qualité sportive.
04:45C'est de l'ironie, c'est ça ?
04:47Bien sûr que non ! Libération temporaire de 24 heures avec un supplément supporter.
04:50Allez, Trinquant ! Allez, Trinquant ! Allez, Trinquant ! Allez, Trinquant ! Allez !
04:56Sauf que Perrin s'embranle et est toujours dans son optique d'emmerder le monde,
05:00donc il se tire à la première occasion et se fait prendre en stop.
05:03Et en plus d'être insolent, il fait passer toutes vos plus chelous expériences de Kovat
05:07pour des banalités sans nom.
05:08Et je vais rentrer dans une chambre de femme.
05:11C'est vrai ?
05:13Hum hum.
05:14Mais elle t'attend ?
05:15Non ?
05:17Non, je vais la violer.
05:21Elle va hurler.
05:22Mais ça fait rien, je lui mettrai un coussin sur la figure.
05:25Et je vais la violer, alors là.
05:28Et après ?
05:32Je retournerai en prison après.
05:34Sauf qu'en plus, il est sérieux et s'introduit chez la nana qu'il n'a pas violée.
05:37Attends, attends, comment il sait où elle habite ?
05:39Bon, l'intuition, sans doute.
05:40Il explique à la damoiselle Ségrieff.
05:42Ça fait deux mois que je suis en prison.
05:45Pour un viol que j'ai pas commis.
05:56Je suis venu pour réparer.
05:58Ce qui, franchement, devant un juge se tient.
06:00Tout paiement applique service.
06:01Et ce, quand bien même, la nana est un peu mauvaise joueuse.
06:04Perrin se dégonfle cependant, en mettant donc sa détention en perte et profit.
06:07Malgré la tentative de réparation avortée, la gonzesse décide de courir après Perrin
06:11pour se faire pardonner de sa myopie.
06:12Elle le prend à la volée, ce qui lui permet une explication.
06:15Notre héros demande à la gourgandine de le déposer à la prison,
06:18mais il est reconnu à un barrage de police
06:20et embarqué sous les yeux doux de la nana qu'il a quand même voulu violer 30 minutes avant
06:24et est forcé de jouer le match.
06:25Au même moment, la nana revient sur son témoignage,
06:28ou du moins essaye,
06:29et va faire une visite à la femme témoin du viol,
06:31qui lui explique qu'elle s'est faite extorquer son témoignage contre Perrin.
06:35Et oui, vous avez bien entendu,
06:36tout ça durant la première mi-temps du match.
06:39Alors, je sais que c'est un détail,
06:41mais le montage alterné indique bien que ça a eu lieu en même temps.
06:44Donc, en 45 minutes seulement.
06:46Donc, soit erreur de montage anecdotique,
06:48ou la fille est extrêmement rapide.
06:52Bref, Trinquant est mené 1-0 à la pause,
06:54ce qui n'est pas top, mais pas déshonorant non plus.
06:56Malgré le statut amateur du club,
06:58le président use de méthodes très convaincantes,
07:11ce qui a tendance à motiver les troupes.
07:21Lors de la seconde mi-temps,
07:22Perrin égalise par accident,
07:23puis marque le but de la victoire en mode Maradona.
07:25Autant dire que la prison n'est plus au programme,
07:27et on en arrive au début du film.
07:29François Perrin, notre héros,
07:30est porté en triomphe par la ville qu'il avait rejetée peu avant.
07:32Bien qu'il lui soit offert une chouette nuit dans le meilleur hôtel de la ville,
07:35Perrin souhaite respecter le contrat,
07:37et rentrer en prison malgré les réticences des dirigeants du club.
07:39Mais bon, il le ramène et...
07:52Face au refus catégorique du directeur de la prison,
07:54il se contente du 5 étoiles.
07:56Il reçoit au matin sa nouvelle meilleure amie,
07:57qui lui livre les conclusions de sa contre-enquête,
08:00et son envie de balancer tout le monde.
08:01Ce à quoi Perrin lui demande d'attendre un peu.
08:03Perrin qui a les honneurs de tous ceux qui l'enfonçaient lorsqu'il était au plus bas,
08:06à savoir les gens du club, y compris le président,
08:08mais aussi les policiers et le tenancier du bar.
08:10Beau joueur, Perrin offre à tous ces joyeux lurons un dîner en mode repas de seigneur et ses bébis qui
08:15régalent.
08:15Qu'est-ce que vous faites ce soir ?
08:17Offre qu'ils ne peuvent bien sûr pas refuser.
08:19Le dîner a lieu, et notre héros en profite pour expliquer clairement aux convives qu'il sait tout,
08:23et qu'il va tout casser le lendemain chez les loustics en réparation des mois de tôle,
08:26et qu'il va balancer Bertie au flic en prime.
08:27Au sortir de la soirée, Perrin suit la voiture du président,
08:30et à son arrivée chez lui, lui vole sa voiture avec sa femme dedans en expliquant la violer,
08:34désormais intouchable au vu de son statut de joueur star.
08:37Mouais, ça a du sens.
08:38La femme du président, qui ne semble pas particulièrement importunée à cette idée d'ailleurs.
08:42La salope !
08:43Et qui semble au contraire plus embarrassée lorsque Perrin se rétracte et repart seul avec la voiture du patron.
08:48Malgré cette rétractation, les convives prennent peur et préparent le coup en barricadant tout
08:51et en commandant les futures vitres avant même le passage de Perrin.
08:54Mais comme à son habitude, ce brave François ne met pas à exécution ses promesses de réparation
08:58et se contente de rendre la bagnole qu'on lui avait confiée au concessionnaire
09:01et de foutre les jetons à tout le monde en prenant le soin de passer devant les enseignes de toute
09:05l'équipe.
09:06Après ce coup d'éclat, Perrin décide de rendre de nouveau visite à la demoiselle chez elle par effraction comme
09:10il lui avait promis,
09:11sauf que cette fois, elle l'attendait.
09:13Une voix off nous apprend que sans Perrin, Trinquant subit une belle remontade à des familles
09:16et fut éliminé en règle de la Coupe de France.
09:18Et c'est la fin de Coup de Tête de Jean-Jacques Hannault.
09:22Résumons ensemble la morale du film.
09:23Si vous vous rétractez dans une tentative de viol, la fille va devenir amoureuse de vous ?
09:26Pas tout à fait.
09:28Le film narre donc l'histoire d'un gars lambda, plutôt moyen, voire même médiocre,
09:32qui va passer de paria à héros de sa ville à la faveur d'un heureux concours de circonstances.
09:36Perrin.
09:37La chèvre !
09:38Quoi ?
09:38C'est le même nom que Pierre Richard dans la chèvre !
09:40C'est ça !
09:41Oui, alors, justement.
09:42Si j'ai précisé que le film était réalisé par Jean-Jacques Hannault, réalisateur célébré
09:47par des films comme La guerre du feu, Le nom de la rose, L'ours, Sept ans au Tibet, Stalingrad
09:51ou plus récemment Notre-Dame brûle, j'ai volontairement omis de dire que le scénario était signé
09:56Francis Weber, qui à l'époque n'avait réalisé qu'un film, Le Jouet, mais qui depuis s'est
10:01fait connaître pour de nombreux films très populaires comme La chèvre, Les compères,
10:04Les fugitifs, Le dîner de con et d'autres.
10:06Mais à l'époque donc, il était surtout un homme venu du théâtre et qui, depuis le début
10:10des années 70, était un scénariste réputé de comédie, comme pour Le Grand Blanc avec
10:14une chaussure noire, L'emmerdeur, La cage aux folles, mais qui fut aussi au dialogue
10:18sur Peur sur la ville d'Henri Verneuil, à croire qu'il y a une logique dans ce que
10:21je raconte.
10:22Et donc, au théâtre puis au cinéma, il créa le personnage de François Pignon, personnage
10:26vu souvent comme niais, stupide ou globalement maladroit, et dont François Perrin n'est
10:29qu'une autre dénomination, dans la mesure où c'est grosso modo le même concept.
10:33Sauf que, dans ce film, vous noterez que François Perrin n'est pas vraiment stupide,
10:36ni particulièrement niais, ou spécialement maladroit.
10:39En voyant le film, on pourrait presque oublier que le personnage aurait pu s'appeler Pignon.
10:43Et pour cause, car en réalité, ce film montre justement que le personnage fétiche de Francis
10:47Weber, ici sous les traits de Patrick Devers, n'a pas pour caractéristique principale
10:52sa stupidité ou autre caractéristique dégradante.
10:55Ce qui caractérise le personnage ici est plus son caractère de perdant du jeu de la vie.
10:59Un homme plutôt banal qui se fait virer et accusé à tort d'un crime, et qui, malgré
11:04cela, va remonter la pente en prouvant sa valeur et en humiliant ceux qui s'étaient joués
11:08de lui.
11:08Et si vous connaissez un peu les autres œuvres de Francis Weber, vous aurez noté que c'est
11:13aussi le cas des autres itérations de Pignon ou Perrin.
11:16On est toujours face à des personnages que l'on prend pour minables, et qui en définitive
11:19ne le sont peut-être pas autant qu'on pourrait le penser, malgré les apparences.
11:23Perrin et Pignon, ce sont avant tout des hommes défavorisés, et que des personnages supérieurs
11:27socialement vont essayer d'exploiter pour leurs propres intérêts, et qui vont se prendre
11:30à leurs propres jeux.
11:31La différence entre coups de tête et les œuvres futures de Weber est que, dans ce
11:35film, Perrin n'est pas ridiculisé à l'excès au départ, contrairement à des films comme
11:39Le Dîner de Con ou La Chèvre.
11:40Il est montré comme quelqu'un de banal sans plus.
11:42D'ailleurs, ce traitement est proche de celui dans le tout premier film réalisé par
11:45Francis Weber, qui est Le Jouet, où, là aussi, le personnage de Perrin est utilisé
11:49par son patron jusqu'à ce que celui-ci retourne la situation à son avantage.
11:52Autant dire qu'on est face à un film qui nous explique que la haute bourgeoisie peut,
11:56pour ses intérêts, sacrifier un homme, allant jusqu'à lui foutre sur le dos les pires
12:00choses, et qu'il est de notre devoir de lutter contre cet état de fait en résistant et
12:04en mettant ces gens face à leurs propres contradictions.
12:06Et Dieu en train d'insinuer que le cinéma est politique ! C'est fou, non ?
12:09Bref, l'aliénation c'est la mort, et se laisser faire c'est être une merde.
12:13Ce qui est intéressant, au-delà du message, c'est de noter que Francis Weber, au début
12:16de sa carrière de scénariste et réalisateur, avait tendance à mettre le spectateur
12:19du côté de cette victime de la société, là où, par la suite, il a eu tendance à
12:23nous mettre du côté, sinon du bourreau, du moins de celui qui subit le personnage
12:27de Pignon ou de Perrin, ce qui n'est pas nécessairement mal, mais qui a pour effet
12:30de masquer le propos social derrière.
12:32Après, ne me faites pas dire ce que je ne pense guère, j'aime beaucoup les films
12:35de Weber des années 80-90, mais je trouve qu'on y a perdu dans le côté fable social,
12:39aspect qui, il me semble, est une des grandes qualités de coup de tête, film culte
12:42d'une époque qui a malheureusement tendance à être oublié de nos jours.
12:44Tout ça pour dire donc, Voyez coup de tête, c'est un excellent film qui se voit
12:48et se revoit sans déplaisir, qui ne paye peut-être pas de mine au départ, et qui
12:52pourtant est une véritable pépite du cinéma français des années 70.
12:55C'est ainsi que se termine ce troisième épisode de Macro, on se retrouve d'ici peu
12:59pour de nouvelles aventures, et d'ici là, n'oubliez pas de mettre vos lunettes avant
13:03de craquer une allumette.
13:03A la prochaine dans la Drasienne !
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