- il y a 13 heures
Bonsoir DICI accompagne les téléspectateurs de BFM DICI dans leur soirée avec un focus sur l'actualité locale : infos, météo, sport, trafic.
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00:00Bonsoir d'ici.
00:03Bienvenue dans Bonsoir d'ici. Je suis ravi de vous retrouver en ce mardi.
00:08Il est presque 18h. Nous allons passer une nouvelle fois 1h30 ensemble
00:12pour faire le tour de l'actualité près de chez vous dans les Alpes du Sud.
00:16Et dans l'actualité justement en ce moment, il y a les attaques de loups qui sont de retour
00:22alors même qu'un projet de loi est en ce moment même débattu à l'Assemblée nationale
00:27pour donner plus de moyens aux éleveurs.
00:29Les syndicats agricoles restent vent debout.
00:3225 brebis ont été tués le 11 et 12 mai à Réyane près de Fort-Calquier.
00:37Benjamin Ferrand, le président des jeunes agriculteurs des Alpes d'Haute-Provence
00:41sera notre invité à 19h.
00:43Nous retrouverons également juste avant notre Focus Histoire comme tous les soirs
00:47à partir de 18h45 et ce soir on s'intéresse aux moulins des Alpes du Sud.
00:52Ils utilisaient déjà l'eau et le vent pour produire farine, huile
00:55ou tout simplement de l'énergie.
00:57Avec notre historienne Elsa Giraud, on vous fera découvrir ces machines d'autres fois
01:01qui sont toujours visibles près de chez vous.
01:04On retrouvera également Laure González.
01:06Bonsoir Laure.
01:07Bonsoir Renzo.
01:08Et avec vous pour l'histoire du jour, eh bien on va s'intéresser à un fait historique
01:12de notre département.
01:13Exactement, je vais vous parler d'une histoire de trahison qui a conduit en 1944 au démantèlement
01:18du maquis de Boscodon situé juste au-dessus d'en bas.
01:21Eh bien nous verrons ça juste après votre Focus, là aussi aux alentours de 18h45.
01:27Mais tout de suite, voici votre journal de 18h.
01:29Au sommaire, ce soir, le deuxième jour du procès de l'ex-compagnon de Laetitia à Digne-les-Bains.
01:36Il comparaît pour viol et torture.
01:38Plusieurs de ses proches ont été entendus.
01:40Parmi les témoignages, celui de son fils qui a décidé de couper les ponts avec lui.
01:45Le récit de cette journée dans un instant.
01:47En justice toujours.
01:49Le maire de Sainte-Croix-du-Verdon, Bruno Bourgin, qui est lui aussi jugé à Digne-les-Bains
01:53pour violence conjugale en récidive.
01:55Le procès est en cours.
01:57Et si attendre les Sainte-Glaces n'était plus la bonne stratégie pour réussir son jardin,
02:02le retour du froid surprit les plus pressés.
02:05Si bien que les pépiniéristes ont vu débarquer les jardiniers cette semaine.
02:09Reportage à la fin de ce journal.
02:12La météo de demain.
02:14Et c'est du soleil qui est attendu le matin comme l'après-midi.
02:17Les températures au lever du jour comptaient 8 degrés à Saint-Bonnet en Champsort,
02:217 aux sauces du lac, 6 à la roche des Arnaud dans les Alpes de Haute-Provence,
02:269 à Aiglin, 7 à Saint-Jacques ou encore 11 degrés du côté de Saint-Jurce.
02:35C'est un portrait d'un homme autoritaire, violent, manipulateur et pourtant charismatique
02:41qui a été dressé par les proches de Guillaume B.
02:43A l'issue de cette deuxième journée d'audience,
02:46son ex-épouse et un ami ont témoigné à la barre.
02:49Mais la parole la plus attendue était celle de son fils,
02:52âgé de 17 ans et issu d'une précédente union.
02:55Il a décidé de mettre fin à tout contact avec son père depuis son incarcération.
02:59Face à lui, Guillaume B, jusque-là impassible depuis l'ouverture du procès hier,
03:04s'est effondré en larmes.
03:06Amélie Descher nous raconte cette journée d'audience pour BFM d'ici.
03:10En prise, un mot qui revient à de nombreuses fois comme un leitmotiv,
03:14un mot pesé et utilisé tout au long des déclarations dans la bouche d'un jeune homme de 17 ans.
03:20Et c'est peut-être le témoignage de ce procès,
03:22une véritable leçon de vie pour toute la salle face à laquelle il s'est exprimé aujourd'hui.
03:27Le fils de Guillaume B parle d'une manière assurée, claire, très détachée de son père.
03:32À la barre, il le nomme d'ailleurs monsieur ou Guillaume.
03:35Et à la question de la présidente, pour vous, est-ce votre père ?
03:39Il réfléchit et dit ne pas savoir répondre.
03:42Dans le box, Guillaume B est en larmes en voyant ce fils d'une première union entrer dans la salle.
03:47Les larmes continuent lors des premiers mots de ce dernier qui seront
03:51« Je souhaite qu'il soit condamné pour ce qu'il a fait. »
03:54Des échanges entre les deux hommes qui n'existent plus depuis l'incarcération de Guillaume B.
03:57« Je ne vais jamais le voir au parloir. Je ne veux plus le voir. C'est fini. »
04:01Il revient ensuite sur son enfance.
04:04L'avocate générale évoque alors les signalements de son institutrice.
04:07À l'âge de 7 ans, l'enfant est dit violent et il indique vouloir mourir à la maison.
04:13Ensuite, plus tard, le jeune garçon, quand il aura environ 12 ans,
04:16reconnaît des violences physiques et verbales.
04:19Il évoque aussi des moments heureux, comme la naissance de sa petite sœur.
04:22Et c'est justement dans cette maison, à l'abri des regards,
04:25que tout ce calvaire se passait, je le cite.
04:27Il a un double visage. Il se faisait passer pour quelqu'un d'exemplaire.
04:30Il l'était à certains moments.
04:32Mais une fois la porte fermée, les violences recommençaient.
04:35Et puis toujours, comme je vous l'expliquais,
04:37cette notion d'emprise qu'il détaille, explique et définit,
04:40toujours, je vous le rappelle, dans la bouche de ce jeune homme de seulement 17 ans.
04:44Il me disait « je t'aime » pour me mettre après un coup dans la gueule.
04:48Je vous propose maintenant d'écouter l'avocat de Laetitia sur ce témoignage.
04:51Le témoignage de son fils, notamment, ça l'a fait énormément réagir.
04:56Moi, j'ai cru que peut-être ça allait le faire vaciller.
05:00Ça n'a pas été le cas. Il s'est relevé. Il a continué à maintenir les choses comme avant.
05:04Mais je pense que... Enfin, j'espère qu'il va commencer à comprendre.
05:09Au moins le mal qu'il a pu faire autour de lui.
05:11Alors, tout ça, c'était ce matin.
05:13Cet après-midi, l'audience est suspendue.
05:15Elle reprendra donc demain, mercredi, à 9h.
05:18Merci beaucoup, Amélie Deschères.
05:20Et nous vous retrouverons toute cette semaine pour suivre ce procès.
05:23Dans le même palais de justice, mais dans une autre salle.
05:26C'est Bruno Bourjac, le maire de Sainte-Croix du Verdon,
05:29qui, à l'heure où nous parlons, est en train d'être jugé par le tribunal correctionnel.
05:33Il comparaît pour des violences sur conjoints en récidive.
05:37Les précisions avec Lucas Sanson.
05:40Le dénouement ce soir d'une deuxième affaire en justice pour Bruno Bourjac en moins d'un an.
05:45Déjà condamné en octobre 2025 à 4 mois de prison avec sursis pour violences sur son fils,
05:50le maire de Sainte-Croix du Verdon est jugé cette fois-ci pour des faits de violences conjugales.
05:54Il s'agirait de violences habituelles sur conjoints entre août 2023 et octobre 2025,
05:59puis de menaces de mort jusqu'au 10 avril dernier.
06:02Des faits commis en récidive dans un huis clos du foyer familial.
06:06Un foyer dans un contexte bien particulier avec une cohabitation malsaine sous fond d'alcool en présence d'une petite
06:12fille de 3 ans.
06:13Son jugement devait être rendu le 21 avril dernier.
06:16L'élu avait alors obtenu un renvoi d'audience pour mieux préparer sa défense.
06:21Le tribunal dinois avait ordonné une interdiction de contact avec la victime et leur enfant ainsi qu'une obligation de
06:27soins.
06:27Le maire de Sainte-Croix du Verdon était aussi obligé de se présenter une fois par semaine à la gendarmerie
06:33de Gréhou-les-Bains.
06:34Pour l'instant, Bruno Burjac reste présumé innocent.
06:38Planté avant les seins de glace pour beaucoup de jardiniers, c'est un repère, une règle d'or même.
06:44Mais est-ce justement encore fiable avec le changement climatique ?
06:48Cette année, le froid s'est invité même après les 11, 12 et 13 mai.
06:52Conséquence, beaucoup ont attendu cette semaine pour aller acheter leurs plants.
06:56De quoi limiter au maximum le risque de gel alors que les températures sont bien parties pour remonter durablement.
07:03Reportage de Jules Demeur.
07:05Peut-on faire son jardin sans risquer le regel ?
07:08Pour cette cliente, la réponse est oui.
07:10Après une nouvelle vague de froid, c'est enfin le bon moment.
07:13Pour ne pas être obligée de replanter, j'attends que les seins de glace soient passés.
07:18Et même là, cette année, j'ai bien fait parce que je crois qu'il a fait assez froid cette
07:23semaine.
07:23Le froid revenu tardivement, même après le 13 mai et la fin des seins de glace.
07:28Dans cette pépinière, les clients sont nombreux à avoir anticipé ce regel.
07:32Mais en pensant bien faire, ils découvrent déjà certaines plantes écoulées.
07:36Il n'y a plus que trois sortes de tomates, alors qu'il y en a huit, huit à dix
07:41d'habitude.
07:43Après, en cœur de bœuf, par contre, il va peut-être me rester les plants greffés.
07:46Si la période idéale de plantation semble ouverte, depuis quelques jours,
07:51certains auraient pris de l'avance pour fleurir leur jardin en bon connaisseur.
07:55Je pense qu'ils savaient qu'ils allaient faire ce coup de froid,
07:58donc ils les gardaient comme on sait en pot, ils les gardaient chez eux.
08:01Et du coup, ils vont, je pense, les planter cette semaine.
08:05Reste à se dépêcher pour faire ces plantations.
08:07Il ne faudrait pas retarder la fleuraison,
08:10car dans nos départements, le froid peut revenir tôt, dès la fin de l'été.
08:17C'est un faux mercato à présent qui concerne les rapaces de Gap.
08:21Et c'est le club qui a officialisé une nouvelle arrivée.
08:23Il s'agit de Hugo Raveau, un jeune attaquant de 21 ans,
08:27qui jouait cette saison en division 1 avec les éléphants de Chambéry,
08:30mais qui a également disputé quelques matchs de Ligue Magnus avec Grenoble.
08:35Il rejoint donc l'effectif pour la saison prochaine.
08:39Et on va se quitter avec cette image de cette sculpture
08:42qui a été installée aux abords du lac de Serponçon,
08:45juste avant le pont de Savine-le-Lac,
08:49une truite fario-méditerranéenne
08:52réalisée par l'artiste Oalpa Elie Hurier.
08:57Une statue qui sera inaugurée demain, officiellement, à 11h.
09:25Un grand soleil attendu pour demain,
09:28la météo présentée par Colabedois.
09:36Ravie de vous retrouver le temps pour la journée de mercredi
09:39sur nos deux départements, les Hautes-Alpes et les Alpes d'Haute-Provence.
09:43Enfin, un ciel bien dégagé avec un beau soleil du matin jusqu'au soir.
09:46C'est vrai, quelques nuages par endroit,
09:48mais des nuages qui restent totalement inoffensifs au fil de cette journée.
09:53Avec donc un soleil dominant, vous allez compter au mieux.
09:55Le matin, 12 à Manosque, 9 à Gap, 7 à Ambrun, 2 à Barcelonette.
09:59L'après-midi, 27 à Manosque, c'est le grand écart.
10:0324 à Gap, 22 à Ambrun, 21 du côté de Briançon.
10:14On se retrouve dans quelques minutes sur BFM d'ici.
10:17Pour le BFM d'ici et vous, Hugo Marseille répond à vos questions.
10:21Et ce soir, nous nous intéressons aux troubles du comportement alimentaire
10:24qui concernent beaucoup de gens en France.
10:27Restez avec nous sur BFM d'ici.
10:30BFM d'ici.
11:10Bonsoir.
11:11Bonsoir d'ici.
11:15Ravie de vous retrouver sur BFM d'ici en ce mardi.
11:19Avant de retrouver le BFM d'ici et vous, voici l'essentiel de l'actualité.
11:24Justement, aujourd'hui, le procès de l'ex-compagnon de Laetitia se poursuit à Digne-les-Bains.
11:29Cette deuxième journée a été consacrée à l'écoute de plusieurs témoignages,
11:33dont celui du fils de l'accusé.
11:35Le maire de Sainte-Croix-du-Verdon, Bruno Bourjac, est jugé lui aussi aujourd'hui.
11:41Il comparaît pour des violences conjugales en récidive.
11:45Il a déjà été condamné à 4 mois de prison avec sursis pour des faits de maltraitants sur son fils
11:49lors d'une précédente audience.
11:52Et puis, cette nouvelle arrivée chez les rapaces de Gapes, Hugo Raveau rejoint l'équipe.
11:56L'élié de 21 ans a déjà joué avec les éléphants de Chambéry et les brûleurs de loups de Grenoble.
12:02Tout de suite, nous vous proposons de revoir un numéro du BFM d'ici et vous avec Hugo Marseille,
12:08consacré aux troubles du comportement alimentaire.
12:11Votre rendez-vous avec Mutuel du Soleil, toujours là dans vos vies.
12:16Santé, prévoyance, auto, habitation.
12:23C'est un fléau qui frappe toutes les catégories sociales.
12:26Entendez par là les troubles du comportement alimentaire,
12:29particulièrement l'anorexie, la boulimie et l'hyperphagie boulimique.
12:33Ils se caractérisent par un rapport anormal, excessif à la nourriture.
12:36Et ces troubles, ils peuvent survenir dès l'enfance, plus régulièrement à l'adolescence.
12:41Les parents sont souvent démunis face à la détresse de leurs enfants,
12:44car oui, il s'agit d'une détresse.
12:46Hugo Marseille, bonsoir.
12:48Bonsoir Renzo.
12:48Alors déjà, comment peut-on repérer ces signaux d'alerte lorsque l'on est parent ?
12:54Alors, vous l'avez dit Enzo, ces troubles des conduites alimentaires,
12:57troubles du comportement alimentaire,
12:59ils se manifestent souvent dans cette période difficile qu'est l'adolescence.
13:03Le pic d'apparition de ces TCA, il est référencé autour de 15 ans et demi,
13:08mais cela peut aussi toucher des enfants plus jeunes.
13:10Ce qui peut alerter, ce sont des variations de poids brutales
13:13ou des habitudes qui s'installent à table et en dehors.
13:17Déjà, il y a une perte de poids importante, une restriction alimentaire,
13:21mais aussi une certaine sélectivité.
13:23Il y a un enfant ou un jeune qui va commencer à enlever le gras, le sucré, puis après les
13:28féculents.
13:28Il y a donc aussi des préoccupations corporelles fortes sur la silhouette, l'aspect du corps.
13:35Il peut y avoir aussi des signes d'hyperactivité physique.
13:41Un jeune qui va multiplier les activités, se mettre à la pause les quotidiennes,
13:47faire du sport dans sa chambre.
13:49Il y a souvent aussi un hyperinvestissement intellectuel.
13:52C'est des jeunes qui sont souvent très forts en cours,
13:55mais qui vont se mettre une pression scolaire très importante,
14:01beaucoup plus importante qu'ils ne le devraient.
14:04Il y a aussi des symptômes, des cassures de taille qui peuvent se boire
14:10et la perte ou l'absence de règles chez un enfant qui devrait être pubert.
14:17Alors, bien sûr, c'est une bonne idée de vouloir manger un petit peu plus sain,
14:21de vouloir faire un petit peu de sport,
14:23mais c'est l'excès qui est à surveiller et à bannir.
14:26Certains vont par exemple carrément supprimer les fruits de leur alimentation
14:29parce qu'ils vont les considérer comme trop sucrés.
14:32Chez les enfants plus jeunes, il y a d'autres signaux d'alerte,
14:35des douleurs abdominales chroniques, des nausées
14:37et une cassure de la courbe de taille ou de poids.
14:40Et si l'on craint que son enfant soit atteint de TCA,
14:44qui alertait, vers qui se tournait ?
14:46Alors, votre meilleur allié, ça sera le médecin généraliste.
14:49Il connaît votre enfant, il connaît ses valeurs de référence,
14:52il sera capable de détecter une situation anormale.
14:55C'est lui qui va ensuite se tourner vers des structures spécialisées
14:58pour confirmer un TCA.
15:00Et c'est là tout un système qui va se mettre en marche.
15:03On travaille, on a toute une équipe pluridisciplinaire.
15:07Sur la pédiatrie, on travaille avec une diététicienne qui est formée au TCA.
15:10On travaille avec un enseignant d'activité physique adaptée.
15:15Et au niveau du corto-malthèse, ils sont reçus d'abord par la pédopsychiatre,
15:19puis après, qui est en fonction, pour orienter psychologues, psychomotriciens.
15:24Et ce qui est très important, c'est vraiment, on travaille en collaboration
15:27et c'est un travail multidisciplinaire.
15:30Donc à la fois avec le jeune, à la fois avec les parents.
15:33On essaye de privilégier au début une prise en charge ambulatoire,
15:39c'est-à-dire sans hospitalisation, avec des rendez-vous réguliers.
15:43Et on essaye de se rencontrer aussi régulièrement pour parler du jeune
15:48et proposer une prise en charge la plus adaptée.
15:51Et parfois, quand il y a des critères de gravité,
15:54les enfants ou adolescents sont hospitalisés.
15:57Alors là, c'est des hospitalisations qui sont souvent longues, de plusieurs mois.
16:00Et pareil, se continue ce travail multidisciplinaire,
16:04à la fois diététicienne, l'équipe du corto-malthèse
16:07qui vient voir les jeunes sur place à l'hôpital.
16:10Donc voilà, c'est surtout ça qui est important.
16:13Et si vous vous sentez un petit peu perdu, ce qui est normal,
16:17vous pouvez vous renseigner auprès de la Fédération Française d'Anorexie Boulimie
16:20sur leur site internet ffab.fr.
16:24Vous allez pouvoir trouver différentes ressources importantes aussi.
16:27Un numéro d'appel, il s'agit du 09 69 325 900,
16:32de quoi vous mettre en lien avec des professionnels.
16:35Mais alors, qu'est-ce qu'il recouvre, ces TCA, Hugo, concrètement ?
16:39Alors, il y a trois grandes catégories
16:41et toutes ne recouvrent pas justement la même réalité,
16:43les mêmes symptômes et les mêmes comportements.
16:46L'anorexie mentale, c'est plutôt caractérisé par une restriction
16:50des apports qui amènent à une perte de poids.
16:53Il y a aussi des symptômes autour de la perception corporelle
16:55qui peut être altérée.
16:57Donc ça, c'est le fait que les personnes qui sont atteintes,
16:59elles se perçoivent plus fortes qu'elles ne le sont.
17:02Elles peuvent se percevoir grosses alors qu'elles sont très maigres,
17:04pour faire simple.
17:06Après, la boulimie nerveuse, là, c'est quand il y a des accès hyperfagiques,
17:10c'est-à-dire des excès alimentaires,
17:12avec des comportements de compensation.
17:15Donc dans les comportements de compensation,
17:17il peut y avoir de l'hyperactivité physique,
17:19des jeûnes, on saute un repas,
17:21ou plusieurs repas,
17:22ou même des vomissements.
17:24Et après, l'hyperfagie boulimique,
17:26donc là, c'est des excès alimentaires,
17:27mais où il n'y a pas de comportement compensatoire.
17:31On pense souvent que les femmes sont plus touchées que les hommes.
17:33Est-ce que c'est vrai ?
17:34Oui, Enzo, ça se vérifie dans les chiffres.
17:37Ces troubles, ils frappent davantage les filles et les femmes,
17:40particulièrement en ce qui concerne l'anorexie et la boulimie.
17:43La proportion, c'est d'un homme pour neuf femmes,
17:46donc on le voit, une vraie différence.
17:47Pour l'hyperfagie, les chiffres sont là plus équilibrés.
17:50Mais alors, d'où viennent ces troubles alimentaires ?
17:52Alors, c'est une réponse complexe.
17:54Il n'y a pas un seul déclencheur.
17:56C'est en général multifactoriel.
17:58Il arrive même que l'on soit incapable de déterminer la source de ces troubles.
18:03Aujourd'hui, on ne connaît pas vraiment les facteurs déclencheurs de l'anorexie mentale.
18:09On ne connaît pas encore bien tous les mécanismes.
18:11Maintenant, on sait, comme disait ma collègue,
18:14que c'est une maladie vraiment plurifactorielle.
18:18Il y a à la fois des aspects génétiques.
18:21On sait que, par exemple, quand il y a un membre de la famille qui a été atteint,
18:24il y a plus de risques que les enfants soient également atteints de cette pathologie.
18:31Il y a aussi des facteurs environnementaux, sociaux et psychologiques.
18:37On sait que, par exemple, des événements traumatisants dans la vie d'un individu,
18:42ça peut être une des causes, en tout cas, d'un déclenchement d'un TCA.
18:49Maintenant, des fois, finalement, on ne trouve pas forcément la cause.
18:53Et finalement, ce n'est pas forcément grave non plus.
18:55On peut quand même traiter un TCA sans avoir forcément pointé une ou deux causes.
19:01Ce n'est pas forcément toujours l'enjeu du traitement.
19:04Alors, on l'a dit, c'est parfois difficile de déterminer les causes de ces TCA,
19:08mais les réseaux sociaux aussi peuvent jouer un rôle néfaste.
19:11On nous renvoie à longueur de temps, à longueur de fil,
19:14des images de corps parfaits, d'idéaux impossibles à atteindre.
19:17Alors, protégez vos enfants de ces images et parlez-en avec eux.
19:20Alors, peut-on en guérir ?
19:22Oui, c'est long, c'est complexe, car on parle d'un trouble mental.
19:26C'est un trouble grave.
19:27On peut en mourir, mais on peut aussi s'en sortir.
19:29Et c'est le sens du message de nos trois professionnels.
19:33On dit à peu près qu'il y a quand même une personne sur deux
19:36qui peuvent guérir d'un TCA.
19:38Donc voilà, il y a des personnes qui guérissent.
19:40Mais ça reste compliqué s'il y a une durée d'évolution des troubles
19:44qui est importante aussi.
19:45Les derniers chiffres que j'ai en tête, c'est une évolution moyenne de 3,4 ans.
19:50C'est une évolution qui est longue.
19:52Mais oui, on peut guérir des TCA.
19:55Merci beaucoup, Hugo, d'avoir abordé ce sujet de santé publique.
20:12Il est presque 18h30.
20:15Bonsoir et merci de regarder BFM d'ici à la une de ce mardi dans les Alpes du Sud.
20:22Deuxième jour du procès de l'ex-compagnon de Laetitia à Dignes-les-Bains.
20:26Il comparaît pour viol et torture.
20:29Plusieurs de ses proches ont été entendus aujourd'hui.
20:32Parmi les témoignages, celui de son fils qui a décidé de couper les ponts avec lui.
20:36Le récit de cette journée dans un instant.
20:40En justice toujours, le maire de Sainte-Croix-du-Vernon, Bruno Bourjac,
20:44est jugé lui aussi à Dignes-les-Bains.
20:45Mais pour des violences conjugales, en récidive, l'audience est toujours en cours.
20:51Et puis la neuvième édition du Cross des établissements catholiques a eu lieu ce matin à Gap.
20:571050 élèves ont relevé le défi cette année.
21:00Reportage tout à l'heure.
21:06C'est un portrait d'un homme violent, autoritaire, manipulateur et pourtant charismatique
21:13qui a été dressé ce matin par les proches de Guillaume B.
21:16A l'issue de cette deuxième journée d'audience, son ex-épouse est un ami.
21:20ont témoigné à la barre.
21:22Mais la parole la plus attendue était celle du fils âgé de 17 ans et issu d'une précédente union.
21:28Il a décidé de mettre fin à tout contact avec son père depuis son incarcération.
21:33Face à lui, Guillaume B, jusque-là impassible depuis l'ouverture du procès,
21:37s'est effondré en larmes.
21:39Amélie Deschères nous raconte cette journée d'audience.
21:42En prise, un mot qui revient à de nombreuses fois comme un leitmotiv,
21:46un mot pesé et utilisé tout au long des déclarations dans la bouche d'un jeune homme de 17 ans.
21:52Et c'est peut-être le témoignage de ce procès,
21:54une véritable leçon de vie pour toute la salle face à laquelle il s'est exprimé aujourd'hui.
21:59Le fils de Guillaume B parle d'une manière assurée, claire, très détachée de son père.
22:04À la barre, il le nomme d'ailleurs monsieur ou Guillaume.
22:07Et à la question de la présidente, pour vous, est-ce votre père ?
22:11Il réfléchit et dit ne pas savoir répondre.
22:14Dans le box, Guillaume B est en larmes en voyant ce fils d'une première union entrer dans la salle.
22:19Les larmes continuent lors des premiers mots de ce dernier qui seront
22:23« Je souhaite qu'il soit condamné pour ce qu'il a fait ».
22:25Des échanges entre les deux hommes qui n'existent plus depuis l'incarcération de Guillaume B.
22:30« Je ne vais jamais le voir au parloir. Je ne veux plus le voir. C'est fini. »
22:34Il revient ensuite sur son enfance.
22:36L'avocate générale évoque alors les signalements de son institutrice.
22:39À l'âge de 7 ans, l'enfant est dit violent et il indique vouloir mourir.
22:44À la maison, ensuite, plus tard, le jeune garçon, quand il aura environ 12 ans,
22:49reconnaît des violences physiques et verbales.
22:51Il évoque aussi des moments heureux, comme la naissance de sa petite sœur.
22:54Et c'est justement dans cette maison, à l'abri des regards, que tout ce calvaire se passait, je le
22:59cite.
22:59Il a un double visage. Il se faisait passer pour quelqu'un d'exemplaire.
23:02Il l'était à certains moments. Mais une fois la porte fermée, les violences recommençaient.
23:07Et puis toujours, comme je vous l'expliquais, cette notion d'emprise qu'il détaille, explique et définit,
23:12toujours, je vous le rappelle, dans la bouche de ce jeune homme de seulement 17 ans.
23:16Il me disait « je t'aime » pour me mettre après un coup dans la gueule.
23:20Je vous propose maintenant d'écouter l'avocat de Laetitia sur ce témoignage.
23:23Le témoignage de son fils, notamment, ça l'a fait énormément réagir.
23:28Moi, j'ai cru que peut-être ça allait le faire vaciller.
23:32Ça n'a pas été le cas. Il s'est relevé. Il a continué à maintenir les choses comme avant.
23:37Mais je pense que... Enfin, j'espère qu'il va commencer à comprendre.
23:40Parce qu'au moins le mal qu'il a pu faire autour de lui.
23:43Alors tout ça, c'était ce matin.
23:45Cet après-midi, l'audience est suspendue.
23:47Elle reprendra donc demain, mercredi, à 9h.
23:50Et grâce à notre envoyée spéciale, Amélie Deschers,
23:53nous continuerons à vous informer sur ce procès toute cette semaine jusqu'à vendredi.
23:58Dans le même palais de justice, mais dans une autre salle,
24:00c'est Bruno Bourjac, le maire de Sainte-Croix-du-Verdon,
24:04qui, à l'heure où nous parlons, est en train d'être jugé par le tribunal correctionnel de Dignes-les
24:09-Bains.
24:09Il y comparait pour des violences sur conjoints en récidive.
24:14Les précisions avec notre journaliste Lucas Sanson.
24:18Le dénouement ce soir d'une deuxième affaire en justice pour Bruno Bourjac en moins d'un an.
24:22Déjà condamné en octobre 2025 à 4 mois de prison avec sursis pour violences sur son fils,
24:28le maire de Sainte-Croix-du-Verdon est jugé cette fois-ci pour des faits de violences conjugales.
24:32Il s'agirait de violences habituelles sur conjoints entre août 2023 et octobre 2025,
24:37puis de menaces de mort jusqu'au 10 avril dernier.
24:39Des faits commis en récidive dans un huis clos du foyer familial.
24:43Un foyer dans un contexte bien particulier, avec une cohabitation malsaine sous fond d'alcool,
24:48en présence d'une petite fille de 3 ans.
24:51Son jugement devait être rendu le 21 avril dernier.
24:54L'élu avait alors obtenu un renvoi d'audience pour mieux préparer sa défense.
24:58Le tribunal dinois avait ordonné une interdiction de contact avec la victime et leur enfant,
25:04ainsi qu'une obligation de soins.
25:05Le maire de Sainte-Croix-du-Verdon était aussi obligé de se présenter une fois par semaine à la gendarmerie
25:10de Gréhou-les-Bains.
25:11Pour l'instant, Bruno Burjac reste présumé innocent.
25:16Planté avant les seins de glace pour de nombreux jardiniers, c'est encore une règle incontournable.
25:22Mais ce repère est-il toujours fiable avec le changement climatique ?
25:25Cette année, le froid s'est d'ailleurs prolongé, bien au-delà des 11, 12 et 13 mai.
25:31Résultat, beaucoup ont finalement attendu cette semaine pour acheter leur plan,
25:35histoire de limiter au maximum les risques de gel,
25:38alors que les températures semblent désormais reparties durablement à la hausse.
25:43Reportage Jules Demeur.
25:46Peut-on faire son jardin sans risquer le regel ?
25:49Pour cette cliente, la réponse est oui.
25:51Après une nouvelle vague de froid, c'est enfin le bon moment.
25:54Pour ne pas être obligée de replanter, j'attends que les seins de glace soient passés.
25:59Et même là, cette année, j'ai bien fait, parce que je crois qu'il a fait assez froid cette
26:03semaine.
26:04Le froid revenu tardivement, même après le 13 mai et la fin des seins de glace.
26:09Dans cette pépinière, les clients sont nombreux à avoir anticipé ce regel,
26:13mais en pensant bien faire, ils découvrent déjà certaines plantes écoulées.
26:17Il n'y a plus que trois sortes de tomates, alors qu'il y en a huit, huit à dix
26:22d'habitude.
26:24Après, en cœur de bœuf, par contre, il va peut-être me rester les plans greffés.
26:28Si la période idéale de plantation semble ouverte, depuis quelques jours,
26:32certains auraient pris de l'avance pour fleurir leur jardin en bon connaisseur.
26:36Je pense qu'ils savaient qu'ils allaient faire ce coup de froid,
26:39donc ils les gardaient comme on sait en pot, ils les gardaient chez eux.
26:42Et du coup, je pense que c'est planté cette semaine.
26:45Reste à se dépêcher pour faire ces plantations.
26:48Il ne faudrait pas retarder la fleuraison, car dans nos départements,
26:52le froid peut revenir tôt, dès la fin de l'été.
26:58Partons à Manosque désormais, où le soleil brille quasiment toujours.
27:0212 élèves du lycée des Iscles se sont livrés aujourd'hui à un exercice difficile,
27:07mais formateur à l'occasion d'un concours d'éloquence.
27:10Il devait développer un argumentaire autour de la citation de l'écrivain libano-américain Khalil Gibran.
27:16Écoutez, nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit.
27:20Alors, accident de la vie, homosexualité, montée du fascisme ou alcoolisme,
27:25les thèmes étaient nombreux et l'inspiration au rendez-vous.
27:29Témoignage recueilli par Maëlle Lyons.
27:31Cette phrase de Khalil Gibran n'est pas seulement poétique.
27:37Elle est politique.
27:40C'est un avertissement.
27:41C'est vraiment une prise de liberté, parce qu'on peut vraiment parler de ce qu'on veut,
27:46de tout ce qui nous anime, des choses qu'on a envie de défendre.
27:50On peut vraiment s'exprimer librement et je trouve ça vraiment magique, parce qu'on est libre.
27:54Mais vous, cette nuit, vous avez peut-être fait un rêve, voire un mauvais rêve.
27:59Le stress, il arrive surtout au début.
28:01Et au fur et à mesure qu'on parle, il va s'atténuer, il va se dissiper.
28:05Mais ce que j'ai vraiment aimé tout le long de la plaidoirie,
28:08c'est que j'arrivais à croiser le regard de plein de personnes dans la salle.
28:12Et ça m'a beaucoup fait plaisir, ça m'a émue de partager des émotions
28:18avec les personnes qui étaient présentes, qui étaient venues écouter ce qu'on avait à dire.
28:22Le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre.
28:25Ça leur apporte une meilleure aisance à l'oral, plus de confiance en eux, une meilleure estime d'eux-mêmes.
28:31Ils préparent pour la plupart, c'est des terminales, donc ils préparent le grand oral.
28:35Donc ça les aide aussi pour le grand oral, et puis pour la suite de leur vie, de leur carrière.
28:39C'est toujours bien d'avoir participé à ça.
28:41C'est aussi un très beau souvenir, je pense, pour eux.
28:44L'année dernière, ils ont couru sous la pluie.
28:47Cette année, le soleil était de la partie.
28:49La 9e édition du Cross des écoles catholiques s'est déroulée à Gapes.
28:53Ce matin, plus de 1000 élèves de la moyenne section à la 5e y ont participé au parc Saint-Joseph.
28:59Les élèves venaient de Gapes, mais aussi de Thalard et Briançon
29:02pour partager un moment sportif et convivial.
29:05Reportage de Jade Buisson.
29:073, 2, 1 !
29:09Top départ pour les élèves de CM1.
29:12Les filles s'élancent pour 3 tours, l'équivalent d'un kilomètre et demi.
29:16Objectif, décrocher la médaille.
29:17C'est la première fois que je suis sur le podium.
29:20Je suis très contente.
29:22C'était un peu dur, j'ai eu un point de côté.
29:26Mais ça allait.
29:27Puis c'est au tour des garçons de partir.
29:30Au total, c'est plus de 1000 élèves qui ont participé à cette 9e édition du Cross des écoles catholiques.
29:35Avec cette année, une nouveauté.
29:37Alors la nouveauté, c'est le parcours.
29:39Comme il y a eu des travaux dans le parc Saint-Joseph, on a dû modifier le parcours.
29:43Donc il y a un passage en gravier, il y a un passage dans la boue, il y a un
29:46passage sur l'herbe.
29:47Donc c'est vraiment les caractéristiques du Cross.
29:49Sur les distances, on est entre 1500 mètres et 200 mètres pour les plus petites distances avec les moyennes sections.
29:56Des difficultés ressenties par les élèves sur le parcours.
29:59C'était à la fois facile et difficile parce que ça glissait.
30:03Après, il fallait tourner et on dérapait.
30:05Mais sinon, je suis fière d'avoir fait une deuxième place ici.
30:09Au final, ce projet est collectif et il favorise le partage entre les écoles et les élèves.
30:14Les enfants ont aussi pu se surpasser durant cette journée.
30:19Et de 6 pour les rapaces de Gap.
30:21Le club a officialisé aujourd'hui une nouvelle arrivée.
30:24Il s'agit de Hugo Raveau, un jeune attaquant de 21 ans,
30:28qui jouait cette saison en division 1 avec les éléphants de Chambéry,
30:31mais qui a également disputé quelques matchs de Ligue Magnus avec Grenoble.
30:36Il retrouvera donc l'élite cette fois du côté des rapaces à la rentrée.
30:41Et pour terminer ce journal, regardez cette image, cette sculpture d'une truite fario-méditerranéenne
30:49qui a pris place aux abords du lac de Serponçon à Savine-le-Lac,
30:53une œuvre signée par un artiste alpin, haut alpin précisément.
30:59Musique
31:01Musique
31:07Musique
31:10Musique
31:12Musique
31:26Ravie de vous retrouver sur BFM d'ici comme chaque soir.
31:29Nous allons retrouver la bande-info dans quelques secondes.
31:32Mais avant ça, on fait le point sur l'actualité du jour.
31:35En à peine une minute, c'est promis.
31:37Le procès Laetitia à Digne-les-Bains se poursuit.
31:40Cette deuxième journée d'audience a été consacrée à l'écoute de plusieurs témoignages,
31:45dont celui du fils de l'accusé.
31:48Le maire de Sainte-Croix du Verdon, Bruno Bourjac, est lui aussi jugé aujourd'hui.
31:52Il comparaît pour violences sur conjoints en récidive.
31:55Il a déjà été condamné à 4 mois de prison avec sursis pour des faits de maltraitance sur son fils
32:00dans le passé.
32:01Et puis, c'est un faux-mère cato chez les rapaces de Gap en hockey.
32:04Hugo Raveau rejoint l'équipe.
32:07Les liés de 21 ans a déjà joué avec les éléphants de Chambéry
32:09et les brûleurs de loups de Grenoble cette saison.
32:14Et tout de suite, on retrouve votre Focus Histoire, puis l'histoire du jour juste après.
32:18Votre rendez-vous avec Mutuelle du Soleil, toujours là dans vos vies.
32:23Santé, prévoyance, auto, habitation.
32:30Et nous retrouvons ce soir Elsa Giraud, historienne.
32:34Bonsoir.
32:35Bonsoir Renzo.
32:36Je salue aussi à nouveau Laure González qui est revenue sur ce plateau et qu'on retrouvera dans quelques minutes.
32:41Mais avant ça, avec vous Elsa, nous allons revenir sur un patrimoine des Alpes du Sud.
32:46Nous allons parler des moulins ce soir.
32:49Forcément, ils sont encore nombreux.
32:51Et alors, qui dit moulins en premier dit énergie.
32:53Alors, comment fonctionnaient-ils les moulins chez nous dans les Alpes du Sud ?
32:57Donc, on connaît beaucoup les moulins hydrauliques.
33:02C'est l'eau qui apporte l'énergie.
33:05Évidemment, un moulin n'est jamais installé directement sur le cours d'eau, mais sur un canal de dérivation.
33:12Le but étant de pouvoir contrôler l'amenée d'eau.
33:16Donc, on a également une écluse, un bassin en amont.
33:19Pour faire un bon stock d'eau, on ouvre l'écluse.
33:23Et ainsi, on a assez d'énergie, d'eau pour lancer le moulin.
33:28Alors, ces moulins hydrauliques, il y a deux solutions.
33:31On peut avoir une roue horizontale, que vous ne voyez donc pas parce qu'elle est en sous-sol, sous
33:36le bâtiment.
33:37D'accord.
33:38Et donc, on va obtenir un mouvement circulaire de la roue.
33:44L'eau qui arrive va entraîner cette roue, les pales de la roue.
33:48Et donc, on va, par exemple, faire tourner au rez-de-chaussée, au-dessus.
33:54On a l'axe qui monte et qui va donc entraîner une meule horizontale, une meule courante.
34:02Elle court, elle bouge et elle peut, par exemple, écraser des grains pour en faire de la farine.
34:09Et on connaît aussi les roues verticales, celles que l'on voit souvent à l'extérieur des moulins.
34:14Oui, c'est tenté qu'elles soient conservées.
34:16Oui, il n'y en a pas beaucoup ?
34:17Il n'en reste plus beaucoup ?
34:19Il y avait moins de... Les deux types étaient représentés chez nous.
34:23Mais c'est vrai que les moulins à roues verticales sont moins fréquents.
34:29Et puis, ces roues sont à l'extérieur et ont souvent été dégradées.
34:34Quand j'étais étudiante, que je faisais la route entre Aix-en-Provence et les Hautes-Alpes,
34:39en passant dans la vallée de l'Avance,
34:42je regardais à chaque fois au bord de la route, à droite,
34:46quand vous remontez direction le brillant saunet,
34:49il y avait une roue verticale que j'ai lentement vue se dégrader au fil du temps
34:54et qui n'existe plus aujourd'hui.
34:55Avec les intempéries notamment ?
34:56Oui.
34:57Forcément, même s'il y a des projets de restauration qui existent souvent
35:00pour tenter de redonner vie à ces moulins, même s'ils ne fonctionnent plus, ça arrive parfois ?
35:04Ça arrive parfois.
35:05Par exemple, à Fort-Calquier, le moulin de Gouvent est en parfaite étape,
35:10qui peut se visiter et je pense pourrait être en état de fonctionnement.
35:15Et tout à l'heure, vous parliez justement des mules qu'on retrouvait notamment pour fabriquer la farine.
35:22Elles étaient fabriquées avec quoi ces mules justement ?
35:24Alors, à l'origine, chez nous, évidemment, c'est de la pierre.
35:28Et donc, on va...
35:30Le tailleur de pierre, d'ailleurs, c'est un maître coupeur de pierre.
35:35D'accord.
35:35Ça s'appelle comme ça.
35:38Qui va donc se rendre sur place, par exemple, dans la comte d'un torrent,
35:42où vous avez souvent d'énormes rochers, il va tailler la mule sur place.
35:47Et parfois, le travail est inachevé parce qu'on se rend compte après coup que la pierre ne convient pas.
35:55Voilà. Donc, à Moline, vous pouvez voir dans le torrent de la Gagnel, une mule inachevée.
36:02D'accord. On les laisse sur place.
36:03On les laisse sur place parce que soit la pierre s'est fondue,
36:07soit il y a eu un accident qui a fait que la mule n'a jamais été terminée.
36:13Et donc, on peut encore la voir si on se rend du côté de ce torrent ?
36:17Parine, oui, dans la comte de la Gagnel, mais alors il faut avoir le village en tête.
36:22Et là, j'avoue que j'ai un petit trou.
36:24Peut-être au niveau de pierre grosse, mais à confirmer avec les carassins.
36:29D'accord. Pas de souci.
36:31Alors, on parle de mules à farine, mais il n'y avait pas que la farine qu'on faisait avec
36:35les moulins chez nous ?
36:37Alors, non. Donc, dans un moulin à farine, on va faire de la farine fine pour l'homme,
36:43mais on peut aussi écraser des grains grossièrement pour les animaux.
36:47On peut avoir des moulins à huile.
36:50Et oui, forcément. Surtout en Provence, j'imagine.
36:53Alors, huile d'olive en Provence.
36:55Huile d'olive. Mais chez nous ?
36:55Et dans les Hautes-Alpes, on va avoir des moulins à huile de noix.
37:00Ce sont les noix que l'on écrase.
37:02Et en Briançonné, vous avez encore un autre type d'huile, qui est l'huile de marmotte.
37:07C'est vrai ?
37:08Oui.
37:09J'en avais pas connaissance.
37:10Non.
37:11Alors, vous avez un prunier de Briançon, qui fait des toutes petites prunes jaunes,
37:17et ce sont les noyaux que l'on écrase pour obtenir cette prune.
37:23Oui, cette huile.
37:25Donc, Villers-Saint-Pancrasse, Moulin de Sacha.
37:28Très bien.
37:28Et il y avait notamment un moulin à huile de marmotte.
37:32Alors, on a aussi les moulins à plâtre, par exemple.
37:35Oui.
37:36Là, je ne connais pas non plus.
37:37Non.
37:38Alors, ça, je peux vous en parler parce que j'ai un exemple familial.
37:43Du côté de ma maman, mon arrière-grand-père récoltait du gypse, l'écrasait dans son moulin à plâtre,
37:52et le cuisait ensuite dans le four.
37:55Et le gypse, une fois cuit, devenait donc du plâtre.
37:58Et donc, on pouvait aussi, on avait les moulins à papier, qu'on connaît un peu plus,
38:02qu'on pouvait aussi retrouver par chez nous ?
38:04Oui.
38:05Alors, je n'en connais pas dans les Hautes-Alpes.
38:07Je pense que c'était peut-être plus fréquent, un peu plus au sud.
38:12Des martinets, donc, d'une manière générale.
38:15Alors là, d'un mouvement circulaire, il faut obtenir un mouvement alternatif par le système de la bielle manivelle.
38:24Donc ça.
38:25Et donc, on va pouvoir battre du métal, scier des planches, forger, faire fonctionner un soufflet de forge, etc.
38:36Tout à l'heure, vous nous parliez du moulin de Gouvent à Fort-Calquier, dont on dit qu'il y
38:40a un moulin à sang.
38:42Oui.
38:43Alors expliquez-nous.
38:43Sang, S-A-N-G.
38:45Comme le sang qui coule dans nos veines.
38:47Dans nos veines, à nous, humains, ou dans les veines des animaux.
38:51Et donc, un moulin à sang, c'est soit un animal, soit au Moyen-Âge, un humain, qui marchait sans
39:00fin, soit dans une grande roue.
39:02D'accord.
39:03Soit pour les moulins à huile, donc on a le moulin, une grosse pierre qui sert de cuve, et une
39:11pierre à l'intérieur qui tourne sans fin.
39:13Elle est fixée sur un axe horizontal, et au bout de l'axe horizontal, vous avez l'animal qui tourne
39:18en continu autour du jeu de meule.
39:22Et donc c'est pour ça que...
39:23Mais pourquoi un moulin à sang ? Parce qu'il saignait, on récupère son sang ?
39:26Non, c'est parce que c'est l'énergie d'une force humaine, d'une créature vivante dans laquelle...
39:32C'est très barbare.
39:33Oui.
39:34On a gardé cette expression.
39:36Et juste en dernier mot, on n'a pas parlé forcément des moulins avant.
39:40Moulins avant ?
39:41Est-ce qu'il y en avait aussi dans nos deux départements ? Est-ce qu'il y en a
39:44toujours ?
39:45Alors, moi, je n'en connais pas dans les Hautes-Alpes, mais à Montfuron, par exemple, vous avez donc à
39:50Saint-Alzéar de Montfuron, dans 04, vous avez un superbe moulin qui date de 1640.
39:57Très bien. Eh bien, merci beaucoup. On pourra peut-être aller le découvrir. En tout cas, si vous passez à
40:02côté, n'hésitez pas. Merci beaucoup Elsa Giraud de nous avoir raconté ces histoires, cette histoire des moulins dans les
40:09Alpes du Sud.
40:10Et c'est à nouveau une autre histoire que nous raconte Laure González tout de suite.
40:19Alors, avec vous Laure, nous allons faire un bond dans le temps, le 16 mai 1944 précisément, puisque ce jour
40:26-là, le maquis de Bosco, qui était installé au-dessus d'Embrun, est démantelé par la Gestapo.
40:32Alors, expliquez-nous, que s'est-il passé ce jour-là ?
40:35Eh bien, Enzo, comme vous l'avez dit, c'est avant tout une histoire de trahison, une des plus marquantes
40:39de la résistance des Hautes-Alpes, d'ailleurs.
40:43À cette époque, au printemps 1944, le maquis de Bosco-Don rassemble surtout deux jeunes hommes qui refusent le service
40:50du travail obligatoire.
40:52Ils vivent dans les bois, ils s'organisent un peu comme ils peuvent. Et le maquis n'était pas très
40:56armé, puisque c'était avant tout un lieu de refuge bien caché.
40:59Mais le 16 mai au matin, les forces allemandes montent vers le Bosco-Don et elles ne montent pas au
41:05hasard parce qu'elles sont guidées par un ancien maquisard, un traître qui connaît forcément les chemins, les abris et
41:12les habitudes du groupe.
41:13Et donc, le piège se referme en quelques minutes. On sait tout ça grâce à un des rescapés, Marcel, qui
41:21n'était pas présent au maquis ce jour-là et qui a pu témoigner plus tard avec sa femme, Lucienne,
41:26qui, elle, était sur place au moment de l'arrestation.
41:29Et c'est donc ce traître, entre guillemets, qui va faire basculer tout le maquis ?
41:32Exactement. Sans lui, les Allemands auraient dû fouiller la forêt, ce qui leur aurait fait perdre beaucoup de temps.
41:39Et avec son aide, il y a huit maquisards qui sont arrêtés, plus trois villageois qui sont accusés de les
41:44aider.
41:44Ils ont entre 18 et 20 ans, pour la plupart, c'est des jeunes.
41:47On les emmène d'abord à la caserne des Michel, à Gap, qui était une ancienne prison à l'époque,
41:52pour les interroger,
41:53avant de les transférer vers des prisons allemandes.
41:56Une partie d'entre eux sera d'ailleurs déportée en Allemagne et cinq ne reviendront jamais.
42:01Donc, ce qui frappe quand on lit les archives, c'est la rapidité de l'opération
42:05et la fragilité de ce petit groupe de réfugiés qui comptait surtout sur l'isolement et la discrétion pour survivre.
42:12Et comme ils n'étaient pas armés, le boscodon disparaît en seulement une matinée.
42:17Mais pourquoi les travailleurs, s'ils n'étaient pas si dangereux que ça, finalement ?
42:20Eh bien, justement, les historiens expliquent que Paul Teston, le boulanger qui a trahi et guidé la Gestapo,
42:26a cédé sous la pression. Il a été arrêté et menacé.
42:30Et donc, il a choisi de sauver sa peau, tout simplement.
42:33Et pour les Allemands, à l'époque, même un simple refuge, c'était une menace
42:37parce qu'un déserteur était peut-être un ennemi potentiel.
42:40Donc, même s'ils n'étaient qu'une quarantaine, c'était avant tout un symbole fort
42:44et il fallait frapper pour l'exemple.
42:46Et que va devenir ce maquis après ces faits ?
42:50Eh bien, pas grand-chose. Il n'en reste presque plus rien.
42:53Il y a quelques tentatives pour reformer un groupe un peu plus haut dans la montagne.
42:57Mais l'esprit du maquis est brisé.
42:59Dans les villages autour du boscodon, cette date du 16 mai reste gravée
43:04puisque c'est le jour où la confiance s'est effondrée.
43:07Et d'ailleurs, aujourd'hui, l'abbaye est restaurée
43:09et il est possible d'aller la visiter dans le village de Croc.
43:12Il y a même une stèle, je crois, justement, qui rappelle aussi
43:16cette histoire du maquis de boscodon.
43:18Merci beaucoup, Laure González.
43:20Merci à nouveau, Elsa Giraud.
43:22Merci à vous deux.
43:27Une nouvelle attaque de loups a eu lieu à Rayanne dans les Alpes d'Aude-Provence
43:31il y a quelques jours.
43:32Les éleveurs sont-ils suffisamment protégés ?
43:34Aujourd'hui, Benjamin Ferrand, le président des jeunes agriculteurs
43:38des Alpes d'Aude-Provence, est notre invité.
43:44Bonsoir, Benjamin Ferrand.
43:45Bonsoir.
43:46Merci d'être avec nous.
43:47Je le disais, il y a donc eu une attaque de loups à Rayanne.
43:50C'est près de Fort-Calquier dans les Alpes d'Aude-Provence.
43:53Elle s'est passée dans la nuit du 11 au 12 mai.
43:5625 brebis ont été tués.
43:58Est-ce que, déjà à votre connaissance,
44:00y a-t-il eu d'autres attaques depuis celle-ci dans le département ?
44:04Oui, déjà, bonsoir.
44:06Merci de me recevoir.
44:06Alors oui, il y en a déjà eu plusieurs au cours de ces derniers mois
44:10puisqu'on est sur un secteur où les brebis pâturent toute l'année
44:14et notamment dans les périodes hivernales
44:16où les troupeaux sur le nord du département, eux, sont plutôt dans l'hébergerie.
44:20Donc c'est un endroit où on a eu déjà de nombreuses attaques
44:23depuis le mois de février
44:25avec de multiples attaques et de grosses attaques,
44:27notamment sur les troupeaux au vin.
44:29Une attaque comme celle-ci, qu'est-ce que ça représente
44:31pour un éleveur, notamment financièrement ?
44:34Financièrement, c'est une grosse perte
44:35parce que c'est souvent des animaux
44:38qui vont être derrière de futurs reproducteurs,
44:42de jeunes reproducteurs et de futurs reproducteurs,
44:44des agnelles sûrement productives
44:45puisque les agneaux qui sont plus destinés à l'abattoir
44:49restent en bergerie et sortent la journée.
44:51Là, c'était des lots de renouvellement
44:54qui étaient destinés à faire des reproducteurs,
44:56des femelles qui étaient sélectionnées.
44:57Et donc forcément, c'est une perte.
44:59Alors, sur le plan économique, c'est une perte forte
45:02forcément pour l'agriculteur.
45:03Mais sur le plan technique, c'est assez compliqué
45:08puisque le fait de sélectionner ces agnelles
45:13et ces reproducteurs, ça fait partie aussi
45:15du schéma des exploitations.
45:17Et on a besoin d'avoir des animaux
45:19qui soient bien adaptés au terrain
45:21et donc qui sont sélectionnés avec soin.
45:23Et c'est forcément une grande perte génétiquement aussi.
45:25Alors, l'éleveur aura tout de même,
45:26si l'attaque est avérée, des indemnations
45:28de l'état qui sont prévues dans ces cas-là ?
45:30Oui, effectivement.
45:31Il y a évidemment ce qu'on appelle le plan loup.
45:33Donc, si les animaux sont bien entendu reconnus,
45:37il y a une aide maintenant.
45:39Après, ça ne rattrapera jamais la perte génétique
45:43qui a été engendrée par l'attaque.
45:45Et on ne rattrapera non plus jamais la perte
45:47qui a été faite sur les animaux
45:50qui ont été seulement prédatés et pas tués
45:52parce qu'eux, il y aura sûrement
45:53des grosses pertes de prolificité,
45:55de productivité derrière,
45:56des animaux qui seront apeurés
45:57et qui auront du mal à rester en état
46:01avec un bon état corporel.
46:02Donc, c'est tout un package.
46:05Au 13 mai 2026,
46:06selon les chiffres de la préfecture
46:07qui nous ont été fournis aujourd'hui,
46:0972 attaques de loups ont été signalées
46:11dans le département des Alpes d'Aude-Provence
46:13pour 232 bêtes tuées.
46:16C'est une baisse de 8% des attaques par rapport à 2025.
46:20Concrètement, quels moyens ont les éleveurs
46:24pour protéger leurs troupeaux face à la prédation lupine ?
46:28Alors, très techniquement, à l'heure où on se parle,
46:30on est à 86 attaques.
46:31Donc, on a encore eu de nombreuses attaques ces derniers jours.
46:36Aujourd'hui, on a une baisse qui est quand même...
46:38Alors, les dernières attaques, où ont-elles eu lieu, par exemple ?
46:41Dans différents endroits, notamment sur la Robine-sur-Galabre,
46:43parce qu'au plus on monte dans le département,
46:45au plus les attaques commencent,
46:46puisque les animaux sortent.
46:47Donc, la dernière en date est à la Robine-sur-Galabre,
46:49avec une...
46:50Il y a eu 8 ovins et un bovin de prédatés.
46:53D'accord.
46:53Qui datent de hier.
46:54Et donc, comment pouvez-vous faire, vous éleveurs,
46:57pour mieux protéger vos troupeaux ?
46:59Là aussi, je crois que l'État aide financièrement
47:03à la protection, en tout cas à certaines mesures de protection ?
47:05Alors, on a différents points.
47:07Sur la partie ovine, donc on a, en termes de moyens de protection,
47:10donc on va avoir tout ce qui est berger, chien de protection, les filets.
47:14Sur la partie bovine, c'est un peu plus compliqué.
47:16Parce que maintenant, il y a aussi les bovins qui sont touchés,
47:18pas seulement les brevins.
47:19Exactement. D'ailleurs, il y a un bovin qui a été tué hier, justement.
47:22La difficulté, elle est là.
47:23C'est que, sur la partie ovine, techniquement,
47:26on va mettre tout en œuvre pour essayer, en tout cas,
47:28de se protéger, que les éleveurs se protègent.
47:30Sur la partie bovine, c'est beaucoup plus compliqué,
47:32parce qu'il n'y a pas de moyens de protection réels,
47:34si ce n'est soit de tenir ces animaux en intérieur, près des bâtiments,
47:39soit de mettre des gros animaux en extérieur,
47:41et voilà, en étant le plus attentif possible.
47:45Et c'est ce que vous faites ?
47:45Est-ce que la plupart des éleveurs rentrent leurs animaux ?
47:49Le soir, ça peut être une solution pour se prémunir ?
47:51Ça peut être une solution quand on est autour des bâtiments.
47:53La difficulté, aujourd'hui, c'est que, quand il y a des mises bas,
47:56notamment sur les bovins,
47:57il faut maintenant presque systématiquement les faire en intérieur
47:59quand c'est possible, parce qu'en extérieur, c'est devenu trop dangereux.
48:02D'une part, trop dangereux pour un risque de prédation,
48:05et d'autre part, ça développe un caractère de défense
48:08et d'agressivité sur les bovins qui est extrêmement dangereux
48:10pour les éleveurs et pour les usagers de la nature,
48:13de la montagne, quand on est en alpage, etc.
48:15Donc, aujourd'hui, en fait, le seul moyen de défense pour les bovins,
48:18aujourd'hui, quand il y a des mises bas, notamment,
48:19et sur les jeunes animaux, c'est de les tenir à l'abri
48:21dans les bâtiments le plus longtemps possible,
48:24ce qui, derrière, engendre des coûts
48:25qui sont assez importants au niveau sanitaire,
48:27puisque un animal qui naît en intérieur
48:30aura bien plus de risque de choper,
48:32d'attraper, excusez-moi, une infection
48:34ou un risque pathologique grave
48:37quand on a un nouveau-né avec peu d'immunité,
48:40plutôt qu'un animal qui naîtra dehors
48:42et qui, du coup, sera dans un environnement plutôt sain.
48:45Mais c'est-à-dire que les éleveurs prennent encore le risque,
48:47en tout cas, de laisser leurs animaux,
48:49leurs troupeaux dehors,
48:50même s'il y a cette prédation du loup ?
48:53Ils sont prêts à prendre ce risque-là ?
48:54J'ai envie de dire, on n'a pas le choix.
48:55Parce qu'aujourd'hui, si les animaux restent dedans
49:009 mois, 10 mois de l'année,
49:01parce que c'est à risque
49:03et qu'on les sort que pour monter en alpage,
49:05le choix est difficile,
49:06parce qu'on a aussi besoin de valoriser les espaces
49:08et, d'autre part, on est dans un élevage extensif,
49:11d'ailleurs, qui est le plus durable au monde.
49:14Ça, il faut le rappeler.
49:15Alors, pas que les 0,4, la France.
49:17Mais aujourd'hui, on n'a pas le choix.
49:18Donc, les animaux, les mises bas, en tout cas,
49:21les éleveurs commencent à travailler énormément
49:23pour adapter les techniques,
49:25décaler les vélages,
49:26parce qu'en fait, ça engendre
49:28tout un chamboulement sur l'exploitation.
49:31Donc, c'est de décaler aussi les mises bas
49:32pour qu'elles se passent en intérieur.
49:33Donc, forcément, c'est aussi de revoir
49:35le calendrier des pâturages, etc.
49:36Et donc, on est obligé de faire pâturer les espaces,
49:40parce que, d'une part, ça fait partie de nos engagements
49:42et, d'autre part, ça fait aussi partie
49:46de notre cahier des charges
49:47pour l'entretien de la nature.
49:49Qu'attendez-vous de l'État, concrètement,
49:51pour mieux protéger vos élevages ?
49:54Déjà que la prédation soit prise un peu plus au sérieux.
49:58C'est-à-dire ?
49:58Aujourd'hui, on a un plan national d'action,
50:00donc ça s'appelle le PNALU,
50:01qui a été fait il y a trois ans maintenant.
50:03On a reçu à plusieurs reprises le ministre Marc Fénaud.
50:05dans le département.
50:07Aujourd'hui, ce plan d'action, il ne nous correspond pas.
50:09Nous, dans nos départements,
50:10que ce soit le 04, le 05,
50:11la région PACA, de manière générale,
50:13qui était historiquement prédatée.
50:13Et pourquoi il ne vous correspond pas, ce plan ?
50:14Il ne nous correspond pas,
50:15parce qu'en fait, tout ce qui est dedans,
50:17techniquement, on les avait déjà pour acquis.
50:21C'est-à-dire que tous les moyens de défense
50:22qui sont dedans, tous les moyens de lutte,
50:24les moyens de défense de la prédation
50:28et de reconnaissance, on les avait déjà.
50:31Aujourd'hui, ce qu'on demandait,
50:32c'était une réponse claire.
50:33C'était d'avoir une vraie méthode de comptage
50:34pour pouvoir, derrière, être efficace
50:36sur les prélèvements des loups qui attaquent.
50:38Je précise bien ça.
50:39D'autre part, c'était aussi de pouvoir protéger
50:41les troupeaux non protégeables
50:43et de pouvoir se défendre,
50:44notamment les bovins, les équins et les azins.
50:46Et comment ?
50:46Qu'est-ce que vous demandez pour vous défendre ?
50:48C'est de faciliter les tirs de défense ?
50:51Exactement.
50:51C'est déjà de pouvoir faciliter les tirs de défense,
50:53de pouvoir adapter des systèmes
50:55pour pouvoir reconnaître les attaques
50:57et pour pouvoir aussi quantifier les pertes indirectes,
51:00parce qu'en fait, on a beaucoup de problèmes là-dessus.
51:01Quand vous parlez de système, de quoi vous parlez précisément ?
51:04De système de protection ?
51:06Si vous voulez, on a sur les bovins peu de moyens.
51:12Donc aujourd'hui, l'idée, c'est de trouver un système
51:14pour qu'on puisse à la fois protéger les bovins
51:17et pouvoir intervenir au plus vite
51:21en cas de suspicion d'attaque.
51:22Ça, c'est important de le dire,
51:23parce que c'est une suspicion d'attaque au début.
51:25Et d'arriver en sécurité aussi,
51:26parce que derrière, un bovin qui a été prédaté,
51:28s'il n'a pas été tué, il est extrêmement agressif.
51:30Donc il faut aussi protéger les éleveurs,
51:31il faut aussi protéger les usagers de la montagne.
51:34Et derrière, il faut qu'on puisse aussi reconnaître
51:36si on a eu, dû à la prédation,
51:38dû à un gros stress, il faut le dire,
51:41derrière une perte indirecte.
51:42Donc ça peut être un avortement,
51:43ça peut être une perte de prolificité,
51:44une bête qui va...
51:45ou qui s'est dérochée, ou voilà.
51:47Donc ça va être aussi des jours de recherche
51:49pour trouver les animaux.
51:50Aujourd'hui, sur le système au vin,
51:53techniquement, tout a été mis en œuvre.
51:55Donc maintenant, c'est d'avoir un vrai comptage réel
52:00avec une vraie méthode de prélèvement
52:02qui correspond au terrain.
52:03Le comptage actuel n'est pas réel, ne correspond pas...
52:05Le comptage actuel, en fait, il a été fait il y a deux ans.
52:08Il a été fait il y a deux ans,
52:09donc il est très récent,
52:09il se voulait assez révolutionnaire.
52:11En fait, il est, pour nous, complètement à côté de la plaque.
52:13Je vais vous m'expliquer très rapidement.
52:14Il y a un quadrillage qui est fait dans chaque département,
52:16donc un quadrillage très serré
52:17avec un relevé d'indices dans le quadrillage.
52:20Donc tant de relevés d'indices dans chaque quadrillage.
52:22Aujourd'hui, avec ce schéma-là,
52:25on devrait connaître en France
52:27plus de 70, voire 80% de la population génétique des loups.
52:30C'est-à-dire que chaque loup qui est prélevé
52:31est analysé génétiquement.
52:33On a appris, il y a quelques mois maintenant,
52:36c'était encore en fin de l'année 2025,
52:37que moins de 30% de la population lupine
52:40était connue génétiquement.
52:41Donc il me semble que c'est assez parlant.
52:42Ça veut dire qu'aujourd'hui,
52:43avec une méthode de comptage
52:45qui se veut, en tout cas, proche du terrain,
52:48quand on prélève un loup,
52:50on a seulement 30% de loups
52:53qui sont connus génétiquement,
52:54alors qu'on devrait déjà avoir leur ADN
52:55dans la base de données,
52:56puisqu'ils ont été recensés.
52:57Donc en fait, on a un vrai problème là.
52:59Aujourd'hui, nous, ce qu'on demande,
53:00c'est de pouvoir se défendre
53:02quand un loup attaque,
53:03sans avoir de justificatif
53:06à fournir en permanence.
53:07Mais alors, c'est déjà ce qui est en train d'être fait.
53:10Aujourd'hui, ce mardi,
53:12marque aussi le début de l'examen
53:13justement à l'Assemblée nationale
53:14du projet de loi d'urgence agricole.
53:16La question du loup y est traitée.
53:17Et ce texte, quand on le regarde,
53:18il va plutôt dans votre sens quand même,
53:20puisqu'il est censé pouvoir permettre
53:22aux éleveurs de tirer plus facilement
53:23jusqu'à tuer en cas d'attaque.
53:24Et cette fois-ci,
53:25sans autorisation préalable justement
53:27de la préfecture,
53:28seulement sur une déclaration d'attention,
53:31si je puis dire.
53:32Ce sont quand même des mesures
53:33qui vont dans votre sens.
53:36Alors, je ne vais pas vous contredire,
53:39mais encore une fois,
53:41c'était déjà le cas chez nous.
53:42C'était déjà le cas dans le sens
53:43où en fait, chaque éleveur qui était formé
53:46qui avait un permis de chasse valide
53:48avec une formation pour pouvoir se défendre,
53:51on va le dire comme ça.
53:52Donc, tous les éleveurs,
53:5399% des éleveurs,
53:54pouvaient en cas d'attaque
53:55se défendre et tirer sur un loup.
53:57Nous, en fait,
53:58là où pour nous,
53:58la loi d'urgence agricole
53:59ne va pas assez loin,
54:00c'est que quand on a une attaque,
54:02on doit pouvoir faire intervenir
54:03les loups vêtiers immédiatement.
54:04Parce que eux sont spécialisés
54:06et ont un matériel de visée spécial.
54:08Chose qui est interdite aujourd'hui aux éleveurs.
54:10Des lunettes de visée thermique
54:12pour voir dans la nuit, etc.
54:13Exactement.
54:13Et pourquoi n'interviennent-ils pas
54:15immédiatement les loups vêtiers ?
54:16Parce qu'aujourd'hui,
54:17aujourd'hui, pour l'instant,
54:19en fait,
54:19déjà, ils interviennent sur dérogation.
54:22Donc, dès qu'il y a des tirs de défense renforcés,
54:23ils peuvent intervenir.
54:24Donc, c'est sur accord.
54:25Donc, ça, il n'y a pas de souci.
54:26Mais il faut que le constat
54:28ait été réalisé sur les animaux
54:29et qu'ensuite,
54:30ils soient validés par l'OFB et la DDT,
54:32donc les services de l'État,
54:33pour que les...
54:33L'OFB, l'Office français de la biodiversité,
54:35on précise.
54:36Exactement, oui, excusez-moi.
54:37Et qu'ensuite,
54:38ils puissent intervenir.
54:38Donc, a priori,
54:39au niveau de la loi d'urgence,
54:41on va un petit peu alléger ce dispositif.
54:43Mais ça reste encore
54:44quand même très compliqué.
54:45Votre but,
54:45en tant qu'agriculteur,
54:46c'est quoi ?
54:46C'est d'éradiquer le loup
54:48dans les Alpes d'Haute-Provence,
54:49dans les Hautes-Alpes ?
54:50D'avoir zéro loup ?
54:51Non, non.
54:51On ne parle pas d'éradication.
54:53De toute façon,
54:53ce ne serait pas possible.
54:55Aujourd'hui,
54:55c'est de pouvoir vivre.
54:56On est obligé de cohabiter.
54:58Malheureusement,
54:58c'est comme ça.
54:59Je le dis en tant qu'il veut.
55:00Mais la cohabitation est-elle possible,
55:01justement ?
55:02La cohabitation est compliquée.
55:04Maintenant,
55:04aujourd'hui,
55:05la cohabitation,
55:05elle apporte ses contraintes.
55:07Donc, ça va être des contraintes
55:08sur les chaînes de protection,
55:09ça va être des contraintes
55:09sur différents sujets
55:11au niveau de la prédation,
55:11de l'agressivité des bohens,
55:12etc.
55:13Aujourd'hui,
55:14pour que les deux mondes ennemis
55:19puissent continuer de vivre
55:21et de valoriser tous les espaces,
55:23c'est de pouvoir
55:26défendre les animaux
55:27quand ils sont prédatés.
55:28C'est-à-dire qu'un loup qui attaque,
55:29il faut pouvoir le prélever
55:30avant qu'il attaque.
55:31C'est-à-dire qu'un loup
55:32qui fait de la pression de prédation
55:34autour des troupeaux,
55:35il faut pouvoir le prélever.
55:36On ne va pas chercher
55:37à aller tuer des loups
55:38dans la montagne
55:39sans justificatif, en fait.
55:41Le truc qui est là,
55:41c'est d'intervenir
55:43sur des loups,
55:44des animaux,
55:45qui attaquent directement
55:46les troupeaux d'élevage.
55:48Parce que, justement,
55:49ce texte qui est débatu
55:51à l'Assemblée
55:51pourrait aussi permettre
55:52des tirs, justement,
55:54des loups,
55:55y compris dans certains
55:56parcs nationaux.
55:57Alors, hors cœur de parc,
55:58est-ce que pour vous
55:59c'est indispensable
56:00comme mesure ?
56:01Oui, c'est complètement indispensable.
56:03Même si c'est une espèce
56:05protégée dans un parc protégé ?
56:06C'est le parc,
56:07notamment le parc du Mercantour,
56:08c'est le premier endroit
56:08où il y a eu les loups
56:09qui sont revenus
56:10il y a un peu plus de 30 ans maintenant.
56:12C'est bien sûr impératif
56:13parce que dans ces parcs,
56:14il y a du pastoralisme.
56:15Et le pastoralisme
56:16est obligatoire
56:17pour entretenir les espaces.
56:18Sans pastoralisme,
56:19aujourd'hui,
56:20on n'aurait plus
56:21cette beauté des paysages
56:22qu'on a ici,
56:23on n'aurait plus
56:23nos stations de ski
56:24parce que c'est les troupeaux
56:25qui entretiennent
56:26les pistes de ski,
56:27c'est les troupeaux
56:27qui entretiennent
56:28les estives
56:29où les visiteurs,
56:31les touristes,
56:33les usagers de la montagne
56:34aiment randonner.
56:35Donc, sans le pastoralisme,
56:37sans les troupeaux,
56:37on n'aurait plus tout ça à terme
56:38parce qu'il y aurait
56:39de l'embroussaillement,
56:40parce que ça se deviendrait
56:41dangereux.
56:42Donc, aujourd'hui,
56:43notamment dans les parcs
56:44qui se veulent être
56:46une vraie réserve
56:47et en tout cas
56:48un vrai cadre idyllique
56:49pour randonner,
56:50j'ai envie de dire
56:51que sans le pastoralisme,
56:52il n'y aurait plus rien.
56:53Donc, on est obligé,
56:54derrière,
56:55quand on fait rentrer
56:55des troupeaux dans les parcs,
56:57de pouvoir se défendre.
56:57Aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
56:58Aujourd'hui, il y a juste
56:59un effarochement possible
57:00dans les parcs.
57:00Donc, c'est un bon début.
57:01Une question très rapide
57:02pour finir.
57:04Il y a aussi cette louvre
57:05qui a été capturée
57:06en Seine-Maritime
57:07et que la préfecture
57:08envisagerait de relâcher
57:09dans l'arc alpin.
57:10Hier soir, vos collègues
57:10de la FDSEA
57:11et des JA des Hautes-Alpes
57:13ont manifesté
57:14devant la préfecture.
57:15Est-ce qu'une action
57:15de ce type
57:16est également prévue
57:17de votre côté
57:17dans les Alpes-de-Haute-Provence ?
57:18Alors, nous,
57:19à l'instant où on se parle,
57:21les services de l'État
57:21ont été mis au courant,
57:23en tout cas,
57:23nos services de l'État,
57:24donc le département
57:25des Alpes-de-Haute-Provence,
57:26on a pris contact
57:27avec eux,
57:28donc avec Madame la Préfète
57:28sur ce sujet
57:29et on attend
57:30très concrètement
57:31et très clairement
57:32le plus rapidement possible
57:33une réponse
57:34sur ce sujet-là.
57:35Parce qu'aujourd'hui,
57:36on ne comprend pas bien
57:36pourquoi est-ce qu'un loup
57:37capturé en Seine-Maritime
57:38a été relâché
57:39dans l'arc alpin ?
57:40L'arc alpin
57:40qui est extrêmement prédaté,
57:42historiquement le plus prédaté,
57:43qui subit une forte prédation
57:45depuis plus de 30 ans maintenant,
57:47pourquoi-t-il était relâché
57:48chez nous
57:48sans justificatif ?
57:50Donc,
57:51c'est un sujet de discorde
57:52et qui va mettre
57:53le feu aux poudres
57:53très possiblement.
57:54Donc, possiblement,
57:55des actions à suivre.
57:56On attend une réponse
57:58de la part des services de l'État.
57:59Merci beaucoup,
58:00Benjamin Théman,
58:01président des Jeunes agriculteurs
58:02des Alpes-de-Haute-Provence,
58:03d'avoir été avec nous.
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