- il y a 2 jours
Une comédienne âgée de 46 ans accuse Patrick Bruel, actuellement en garde à vue, d'avoir tenté de la violer en 2000, à son domicile parisien, alors qu'elle n'avait que 19 ans. Aujourd'hui, accompagnée de son avocate Me Myriam Benayoun, elle a décidé de porter plainte pour ces faits.
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00:00Sur l'autre information, vous nous l'appreniez hier matin, c'était Pauline Revenin, hier matin a commencé donc la
00:07garde à vue de Patrick Bruel.
00:09Garde à vue prolongée ce matin. On va tout de suite en direct devant les locaux de la police judiciaire
00:15de Paris où il est entendu, où vous êtes, Sonia Carnero.
00:19Patrick Bruel qui a donc passé sa première nuit en garde à vue.
00:24Exactement, la garde à vue a été prolongée, elle se poursuit donc pour Patrick Bruel jusqu'à demain matin, toujours
00:30en garde à vue ici dans les locaux du 1er district de la police judiciaire.
00:34Plus de 24 heures maintenant d'audition pour le chanteur, le chanteur qui tente de s'expliquer, qui tente de
00:40répondre à toutes les questions des enquêteurs.
00:43Dans le cadre de cette garde à vue, Patrick Bruel est entendu pour des accusations de viol, d'agression sexuelle
00:49qui concernent à ce stade 13 victimes.
00:53Que peut-il se passer désormais d'ici la fin de cette garde à vue pour Patrick Bruel ?
00:57Eh bien, le parquet de Nanterre peut décider soit de l'ouverture d'une information judiciaire en vue d'une
01:03mise en examen, soit d'une remise en liberté de Patrick Bruel sans poursuite à ce stade.
01:09Merci beaucoup Sonia Carniro, vous êtes avec Thomas Lauriot, donc je le disais, devant les locaux de la police judiciaire
01:15à Paris.
01:16Et on accueille tout de suite Maître Myriam Gage Benayoun. Bonjour Maître.
01:20Vous êtes avocate, avocate de l'une des plaignantes dont la plainte avait d'abord été classée sans suite et
01:26vous étiez venue nous annoncer sur ce plateau il y a un peu plus de deux semaines
01:30que la plainte de votre cliente avait été rouverte par le parquet de Nanterre. Votre cliente, c'était Ophélie Fachefer.
01:37Vous êtes venue sur ce plateau et je le disais, vous aviez fait le récit de ce que votre cliente
01:44Ophélie dit avoir subi de la part de Patrick Bruel.
01:49Il me semble Maître, et c'est pour ça que vous nous avez rappelé, qu'après ce récit qui s
01:53'est donc passé sur BFM TV à ce moment-là,
01:56vous avez été contactée par une autre femme dont vous allez recueillir donc la plainte.
02:03Effectivement, le récit a résonné pour beaucoup de victimes, pour beaucoup de témoins qui m'ont contactée après que j
02:11'ai pu prendre la parole sur votre plateau
02:13et expliquer vraiment ce qu'a vécu ma cliente, en tout cas ce qu'elle dénonce.
02:19Et une victime en particulier souhaite déposer plainte, donc nous allons déposer sa plainte cette semaine.
02:26Vous avez déposé la plainte ?
02:28On va la déposer cette semaine parce que nous attendons les témoignages des personnes qui sont autour d'elle, comme
02:33c'est des faits anciens.
02:35On essaye de déposer une plainte circonstanciée pour que le parquet puisse avoir un certain nombre d'éléments.
02:41Donc on est en train de travailler sur cette plainte.
02:45Cette victime a vécu des faits similaires à ceux d'Ophélie, mais à ceux d'autres victimes aussi.
02:51Mais vraiment, elle s'est complètement retrouvée dans le récit d'Ophélie, tant sur le piège que lui a tendu
02:59M. Bruel, c'est-à-dire qu'il l'invite chez lui.
03:04Comment ça s'est passé ? Où ? À quelle époque ?
03:08Alors, c'est une jeune fille de 19 ans, donc même âge qu'Ophélie au moment des faits, qui rêve
03:13de devenir comédienne, elle, et qui tourne un clip vidéo avec M. Bruel, un clip vidéo d'une chanson de
03:21M. Bruel.
03:23Ça se passe bien, le clip se passe bien, le tournage se passe bien, le tournage se finit.
03:27Et deux jours après, elle est à la fac avec ses camarades et elle reçoit un coup de fil sur
03:33son Nokia, comme elle me dira.
03:35À l'époque, on n'avait pas de smartphone, c'était des Nokia.
03:38Et à sa grande surprise, mais aussi, elle se sent hyper flattée, c'est M. Bruel, en personne, qui l
03:44'appelle, pour lui dire, voilà, ça y est, le clip est terminé.
03:47Est-ce que tu veux venir le visionner avec toute l'équipe chez moi ce soir ?
03:53Voilà, tu es invitée.
03:54Bien entendu qu'elle dit oui, donc elle se prépare, elle est hyper enthousiaste, elle n'en revient toujours pas
04:02que c'est M. Bruel qui l'a appelée en personne.
04:05Voilà, donc elle y va.
04:07Ça se passe où ? Ça se passe à Paris ?
04:09À son domicile parisien, oui.
04:10Et à sa grande surprise, quand elle arrive, il va être seul, avec un peignoir, nu sous son peignoir.
04:20Et elle va être un peu sidérée, elle ne va pas comprendre, elle va réussir à lui dire qu'il
04:25n'y a personne.
04:26Et là, il va lui répondre, non mais non, c'est pour qu'on fasse mieux connaissance.
04:31Il lui demande d'enlever son manteau, elle s'exécute.
04:33Et puis, elle a quand même, comme elle me dit, un élan.
04:37Et je lui dis, non, non, mais en fait, je vais y aller, il n'y a personne, je vais
04:39y aller.
04:39Sors de réflexe ?
04:40Voilà, elle se dit, dans sa tête, elle se dit, ce n'est pas possible.
04:46Il est nu sous son peignoir, qu'est-ce que je fais là ? C'est une scène qui est
04:49bizarre.
04:50Il lui dit, ok, ok, mais on va quand même regarder le clip, si tu veux, puisque je l'ai.
04:54Bon, ben, elle me dit, ok, elle s'assoit sur le canapé, elle lui dit, non, non, ce n'est
04:58pas là, c'est dans la chambre qu'il y a le clip.
05:02Donc, elle décrit parfaitement la scène dans tous ses détails.
05:05L'appartement, il lui fait même enlever ses jolies bottes qu'elle avait mises toutes neuves, parce que sa moquette
05:10est blanche.
05:11Elle monte dans la chambre, elle reste dans la brasure de la porte, elle regarde le clip vidéo.
05:16Elle dit, bon, je vais repartir, ben, attends, on le regarde une seconde fois, il faut toujours le regarder une
05:20seconde fois, tiens, viens t'asseoir.
05:22Lui, il était déjà sur le lit, elle s'assoit sur le bout du lit.
05:25Et là, pendant la vision du second clip vidéo, elle va sentir son souffle dans le dos et puis il
05:35va l'attraper.
05:36Il va monter sur elle, se frotter à elle, lui déchirer son collant, faire une tentative de viol, comme elle
05:43le prétend.
05:46Et elle me dit, je ne sais pas comment, j'ai eu un réflexe extrêmement important.
05:52Je l'ai poussé avec mes pieds, il est tombé par terre, j'ai réussi à...
05:54Il est tombé du lit ?
05:55Oui.
05:56J'ai réussi à descendre, récupérer mes bottes, mon manteau, appeler l'ascenseur.
06:00Dans ma tête, je me disais, parce que c'est un ascenseur privé qui s'ouvre directement chez M. Bruel,
06:05est-ce qu'il y a un code, est-ce qu'il y a...
06:07Donc elle est dans la précipitation, l'angoisse, la peur, M. Bruel qui descend derrière elle et qui lui dit,
06:14oui, c'est ça, casse-toi, connasse.
06:15Et c'est ce casse-toi que j'ai révélé, qui a un peu sidéré Ophélie, je ne sais pas
06:22si vous vous souvenez quand je racontais...
06:23En fait, je me souviens parfaitement quand vous dites ce cri en mode, alors dans ce cas-là, c'est
06:28ça, vas-y, casse-toi.
06:30C'est ce que vous aviez raconté ici même, du moment où, lorsque votre autre cliente, Ophélie, lui dit, mais
06:38en fait, je ne suis pas venue pour ça, je ne souhaite pas cela, etc.
06:41Il lui dit, c'est ça, dans ces cas-là, casse-toi.
06:44Et c'est quand je dis ce casse-toi que cette personne, qui est une actrice, qui souhaite rester anonyme,
06:51elle s'est dit...
06:53En fait, c'est sa meilleure amie qui va l'appeler, qui va lui dire, écoute, il faut que tu
06:56écoutes BFM, il y a une avocate qui vient de faire un récit, c'est le tien.
07:00Parce qu'elle a parlé à très peu de personnes de tous les détails, sauf à sa meilleure amie et
07:06à quelques personnes, et elle, elle lui dit, c'est ton récit, il faut que tu la contactes.
07:10C'était il y a combien de temps ?
07:12Les faits, il y a plus de 20 ans.
07:14Il y a plus de 20 ans ?
07:15Oui.
07:16Ça a évidemment des conséquences sur la question de la prescription, on y reviendra.
07:19C'était il y a plus de 20 ans, ça veut dire que, si je calcule bien, votre cliente qui
07:23avait donc 19 ans à l'époque, elle en a 49 aujourd'hui environ.
07:28Tout à fait.
07:30Elle est dans quel état d'esprit ? Pourquoi elle n'a rien dit ? Pourquoi elle n'a pas
07:33porté plainte à l'époque ?
07:35Au début, elle ne se sentait pas victime.
07:38Elle essayait même d'en faire rire son entourage.
07:41Alors, elle cachait certaines scènes, le collant déchiré, le plaquage sur le lit, le départ.
07:47Elle disait juste, voilà, je suis arrivée, il était en peignoir, j'étais seule avec lui.
07:51Voilà, elle faisait rire les gens.
07:53Et ensuite, comme toutes les victimes, la peur, la honte.
08:00Comment affronter Patrick Bruel ?
08:01Comment affronter Patrick Bruel ?
08:03Aujourd'hui, elle n'a plus peur.
08:04Aujourd'hui, elle n'a plus peur.
08:06Elle sait, c'est ce qu'elle m'a dit, que les faits sont prescrits.
08:09Mais si je porte ma parole, c'est parce que mon récit, c'est le même que les autres victimes,
08:13et que je n'ai plus peur, et qu'il est temps pour moi de parler également.
08:16Alexandra ?
08:17Quand vous dites qu'elle ne se sentait pas victime, quand elle a vécu ça,
08:20on est en l'an 2000 à ce moment-là, elle a 19 ans.
08:24Est-ce que vous pensez que c'est la période aussi qui fait qu'on pouvait minimiser,
08:30voire même tourner sur un mode de dérision ?
08:34Il y a plus de 20 ans, aujourd'hui, la période fait que si ça arrivait aujourd'hui,
08:40elle en prendrait conscience différemment.
08:42C'est ça qui fait que ça a changé ?
08:43Ou est-ce que c'est son âge aussi ?
08:45Ou est-ce que c'est les autres victimes, enfin les autres plaignantes ?
08:48Comment vous expliquez qu'à l'époque, elle tourne en dérision,
08:51elle ne se considère pas comme victime, aujourd'hui, elle se considère comme telle ?
08:55Vous avez parfaitement raison, c'est multifactoriel.
08:58Alors quand elle dit qu'elle ne se sentait pas victime,
09:00vous savez, la dissociation chez les victimes,
09:02elle savait parfaitement qu'elle était, puisqu'elle a jeté ses collants,
09:05elle s'est douchée, et en fait, quand elle se couche ce soir-là dans son lit,
09:08elle se dit, bon, ça va, je vais bien, tout va bien, ça va aller,
09:11il faut être positif, sinon je vais m'effondrer.
09:14Et en fait, pendant toutes ces années, c'est ce qu'elle fait.
09:16Elle en fait rire tout le monde, jusqu'à il n'y a pas longtemps, de cette scène.
09:20Et les seules personnes à qui elle va en parler,
09:22et notamment à sa meilleure amie,
09:25sa meilleure amie, mais surtout à la personne,
09:29je m'excuse, sa productrice,
09:32elle va lui dire, oui, bon, ça ne m'étonne pas,
09:34allez, c'est bon, on continue.
09:35Parce que ce que va faire M. Bruel, dans les jours qui suivent,
09:38c'est qu'il va continuer à la contacter,
09:41pour essayer de lui dire, on a mal commencé,
09:42reviens ce soir et tout.
09:43Elle, elle va lui dire clairement, non, je ne reviendrai jamais,
09:46maintenant, arrêtez de m'appeler.
09:47Et là, il va s'emporter, il va lui dire,
09:49de toute façon, je vais te ruiner ta carrière, voilà.
09:52Donc, elle va aller voir sa productrice,
09:56qu'elle a toujours aujourd'hui, c'est toujours la même.
09:58Elle va lui dire, elle va lui dire, non, ne t'inquiète pas,
10:00il ne te ruineras pas ta carrière, on sait qui il est.
10:02On sait qui il est.
10:04C'est-à-dire, au fond, dans cet univers,
10:07à la fois du cinéma, mais aussi de la chanson,
10:11là, en l'occurrence, c'est le cinéma,
10:13c'est on savait.
10:15Tout à fait, tout à fait.
10:17On sait qui il est, déjà, dans les années 2000.
10:20Lorsque vous dites que Patrick Bruel a cherché
10:21qu'elle a recontacté, qu'elle a donc refusé,
10:24il s'est excusé, il a...
10:25Ah non, pas du tout, non.
10:26Il n'a plus tout menacé.
10:27Il voulait vraiment avoir une relation
10:31avec cette jeune femme.
10:33Et elle, elle a été vraiment extrêmement claire.
10:35Elle ne l'a jamais revue ?
10:36Au bout de quelques appels.
10:37Ah non, non, jamais.
10:38Elle ne l'a jamais revue ?
10:39Alors, après, sur des tournages,
10:41parfois, en se croisant,
10:43mais jamais plus en s'adressant la parole.
10:44Vous allez donc déposer plainte dans la semaine.
10:48Ça s'ajoutera donc aux 13 plaintes
10:50qui, aujourd'hui, visent Patrick Bruel.
10:5313 plaintes formelles,
10:55une quarantaine de témoignages.
10:57Votre cliente n'en restera pas aux témoignages
10:59puisqu'elle veut, de manière claire,
11:03déposer plainte.
11:03Je voudrais aussi avoir un mot
11:05pour votre autre cliente, Ophélie,
11:06celle dont vous étiez venue parler
11:08il y a un peu plus de deux semaines.
11:10Comment est-ce qu'elle va aujourd'hui,
11:11désormais, sachant que Patrick Bruel
11:13est en garde à vue ?
11:15Ces mots, je me sens portée.
11:17En fait, elle est extrêmement soulagée.
11:19Elle a été tellement traumatisée
11:20de sa première plainte
11:21et des suites judiciaires
11:23et dont elle a été traité, finalement,
11:25pendant cette plainte.
11:26Qu'aujourd'hui, elle se sent soulagée.
11:28Elle s'appuie énormément sur moi, bien sûr.
11:31Elle a voulu refaire confiance
11:33au procureur de la République.
11:35Il lui avait promis que la plainte
11:37serait réouverte, c'est le cas.
11:38Que la procédure irait vite, c'est le cas.
11:42Et donc, c'est la seule chose qu'elle souhaite.
11:45Que la justice se fasse à charge et à décharge.
11:48Question technique.
11:49Laurent.
11:49Je constate, et vous me corrigez si je me trompe,
11:53qu'en amont de tout ça,
11:54quand on fait l'inventaire des plaintes
11:55qui ont été déposées,
11:56les femmes qui ont déposé ces plaintes
11:57ne se connaissaient pas
11:58et visiblement n'avaient pas entendu non plus
12:00la substance de ce qu'étaient ces plaintes.
12:02Et il y a un modus operandi
12:03qui se dégage, un mode opératoire.
12:06Et on retrouve des expressions.
12:08Vous dites, par exemple,
12:09« Casse-toi ».
12:10Au départ, les femmes ne pouvaient pas le savoir.
12:12Donc, si on recoupe tous ces dossiers,
12:14on se dit, il y a peut-être quelque chose,
12:16d'autant que ce n'était pas public.
12:18À partir du moment où ce mode opératoire
12:21devient public, les plaintes de femmes
12:23qui aujourd'hui diront « J'ai aussi vécu ça »,
12:26sont-elles moins crédibles aux yeux de la justice ?
12:28Justement parce qu'on sait qu'il y a,
12:30pardonnez l'expression, mais un pattern.
12:32Alors, vous avez parfaitement raison.
12:33J'y ai pensé.
12:34C'est pour ça que j'attends les témoignages
12:35des personnes, du peu de personnes
12:37à qui ma cliente s'est confiée,
12:41pour témoigner que lorsqu'elle a été victime,
12:43elle a relaté ses faits,
12:44et y compris...
12:46Vous pensez, j'imagine, à la productrice,
12:47vous pensez aux amis,
12:49ces gens qui, déjà à l'époque,
12:51donc il y a une vingtaine d'années,
12:53avaient eu connaissance,
12:54avaient entendu son témoignage.
12:56Laurent ?
12:56Il faut expliquer à ceux qui nous regardent,
12:58qui doivent se poser la question,
12:59pourquoi porter plainte,
13:01alors que, vous le dites,
13:01les faits sont sans doute prescrits ?
13:03C'est quand même important de porter plainte,
13:06ne serait-ce que pour se faire reconnaître
13:08comme victime,
13:09et pour ajouter peut-être aussi
13:10au dossier du parquet,
13:12à ce qu'on appelle la sérialité des faits.
13:15C'est pour ça qu'elle porte plainte,
13:17tout en sachant que les faits qu'elle dénonce
13:18sont sans doute prescrits ?
13:20Exactement, c'est tout à fait pour ça.
13:21La première chose qu'elle me dit
13:22quand elle me contacte,
13:23elle me dit,
13:24je sais que c'est prescrit,
13:25mais là, je ne peux plus me taire.
13:27Il faut que la justice sache
13:29que j'ai vécu la même chose
13:30que les autres victimes.
13:32Elle le fait aussi pour elle,
13:33parce que c'est comme...
13:34Qu'est-ce que c'est un peu ?
13:35Voilà, comme elle me dit,
13:36c'est comme si je lâchais un gros poids
13:38que j'ai sur moi depuis des années.
13:40Et elle ne connaît pas, elle,
13:41la technicité, bien sûr,
13:42du mode opératoire,
13:45le fait qu'on puisse travailler
13:49sur éventuellement relever la prescription.
13:51Le code de procédure pénale nous le permet,
13:53donc on va travailler.
13:54Donc tout ça, je lui ai expliqué après,
13:56mais en amont, elle ne savait pas
13:57et elle savait que c'était prescrit.
13:59Alexandra, il est important aussi
14:01de préciser qu'à ce stade,
14:03alors on ne sait pas ce qu'il se dit
14:04dans la garde à vue,
14:05mais jusqu'à ce qu'il ne rentre en garde à vue,
14:07à la fois Patrick Bruel et ses avocats,
14:09ni ses faits.
14:10Oui, ce que Patrick Bruel explique
14:13par la voix de ses avocats,
14:14mais aussi de lui-même
14:15lorsqu'il a posté sur les réseaux sociaux,
14:18c'est que certes, il y a eu, dit-il,
14:20de très nombreuses relations
14:22avec de très nombreuses femmes
14:24ces dernières années,
14:26de façon très large,
14:27on va dire,
14:27ces 30 dernières années,
14:28mais selon lui,
14:30il s'agissait tout le temps
14:32de relations consenties.
14:34Il nie tout viol,
14:35il nie avoir jamais forcé
14:36une seule femme à une relation
14:38et il dit,
14:39j'ai peut-être été lourd,
14:41mais j'essaye toujours,
14:42mais j'ai toujours accepté un non.
14:44Voilà ce qu'il dit à ses proches.
14:46Merci.
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