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  • il y a 7 heures
Regardez Le journal inattendu avec Stéphane Boudsocq du 06 juin 2026.

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00:00...
00:06Midi 30, 13h30
00:09Le journal inattendu de David Fuenkinos avec Stéphane Boutsock sur RTL
00:13Bonjour à toutes et à tous, excellent samedi midi, bienvenue dans ce nouveau numéro du journal inattendu.
00:19Notre invité aujourd'hui est un écrivain cinéaste qui depuis près de 25 ans publie des romans
00:23dont la trame s'attache souvent à décrire des vies ordinaires soudain bousculées par l'extraordinaire ou l'inattendu.
00:29Ces personnages s'appellent Hector, Nathalie, Charlotte, Henri, Martin, Clara.
00:33S'ils nous parlent, quand on les lit, c'est parce qu'ils et elles nous ressemblent.
00:37Bonjour David Fuenkinos.
00:38Bonjour.
00:39Vous publiez chez Gallimard Je suis drôle, 21ème roman.
00:42Cette fois, ce sont les mésaventures de Gustave.
00:46Gustave, bonsoir.
00:47C'est son nom, apprenti comique à la carrière contrariée.
00:50Un livre tendre, parfois cruel, mais surtout solaire, qui prouve que le grand architecte de nos vies, c'est peut
00:56-être bien le destin.
00:57On va longuement en parler.
00:59Et puis après 13h, on va accueillir votre invité, Manu Payette.
01:03Lui, il sait ce que ça veut dire faire rire les autres et combien parfois c'est long et même
01:08difficile.
01:09Vous commenterez l'actualité du moment, David, marqué ce midi par la disparition de Bernadette Chirac.
01:13On va longuement y revenir.
01:15On écoutera quelques archives RTL, sans oublier les musiques de votre vie.
01:19D'ailleurs, voici une chanson, ça c'est moi qui l'ai choisie,
01:21qui nous permet de démarrer en évoquant la nécessité de rire ou de sourire.
01:33Smile, version Michael Jackson en 95, musique de Charlie Chaplin, bande originale du film Les Temps Modernes.
01:40Si tu souris malgré tes peurs et tes regrets, peut-être que demain le soleil brillera pour toi.
01:45Alors, David, où notre monde vacille, où l'actualité, on va le voir encore ce midi, navigue entre drame et
01:50tristesse.
01:50Vous qui écrivez souvent sur l'espoir, l'optimisme, est-ce que c'est une thérapie ?
01:54C'est clairement une thérapie et puis le rire aussi.
01:58Si j'ai voulu écrire ce livre, c'est que je me suis rendu compte, j'avais lu un article
02:00qui racontait à quel point il y a un essor des Comédie Club.
02:04Il y a beaucoup de jeunes notamment, liés au sketch qu'ils peuvent faire sur les réseaux sociaux,
02:08qui montent sur scène, qui rêvent d'être drôles.
02:11Il y a quelque chose qui dit beaucoup de notre société.
02:14Et c'est un petit peu partout.
02:15Il y a aussi des Comédie Club seniors.
02:16On parle du yoga du rire, on dit que le rire fait baisser la tension artérielle.
02:20Donc oui, je crois que cette énergie comme ça du rire est très très importante actuellement.
02:24C'est le journal inattendu de David Foinkino jusqu'à 13h sur RTL.
02:28Et ça commence par les infos de ce samedi 6 juin 2026.
02:35Moi, je voulais construire avec mon mari quelque chose d'un peu exceptionnel.
02:39Quand j'ai vu qu'il allait se lancer en politique, je me suis dit, bon, j'ai rien d
02:43'autre à faire que de l'aider.
02:44Vous voyez bien qu'il avait un succès formidable.
02:47Les filles se pendaient à son cou.
02:49Les papillons tournaient autour de la lampe.
02:52Et j'en ai eu.
02:54J'en ai eu des inquiétudes et des chagrins même.
02:57Au début, j'ai eu beaucoup de chagrins.
02:59Puis après, je m'y suis faite.
03:01C'était une voix, un visage, une figure de la vie publique et politique française.
03:05Bernadette Chirac s'est éteinte paisiblement, selon sa fille Claude, hier soir à l'âge de 93 ans.
03:09La veuve du président Chirac, longtemps conseillère générale à Saran, en Corrèze, porte-drapeau évidemment des pieds jaunes,
03:16aura marqué les Français par sa volonté, son engagement et ce caractère bien trempé qui a aussi fait sa réputation.
03:24Bonjour Julien Fautra.
03:25Bonjour à tous.
03:25Un destin, la vie et le parcours de Bernadette Chirac.
03:28Oui, rien, rien ne prédestinait cette jeune fille de la haute bourgeoisie catholique.
03:33À croiser un jour la route de Jacques Chirac.
03:35Je vois ce grand escogriffe là, il s'approche de moi, moi je n'avais pas du tout l'intention
03:40de lui parler.
03:41Ils ont 18 ans en 1951, ils sont sur les bancs de Sciences Po Paris.
03:46Bernadette se laisse aborder.
03:47À l'époque, elle s'appelle Chaudron de Courcelles et dans cette famille, on voit d'un mauvais oeil sa
03:52relation avec un roturier.
03:53J'étais très méfiante, ce n'était pas du tout le même milieu social.
03:57Elle finira par l'imposer et par l'épouser.
04:01En 1956, Bernadette Chirac, une femme au service des ambitions de son époux.
04:06Moi, je voulais construire avec mon mari quelque chose d'un peu exceptionnel.
04:10Quand j'ai vu qu'il allait se lancer en politique, je me suis dit, bon, j'ai rien d
04:14'autre à faire que de l'aider.
04:16Mais Jacques n'est pas facile.
04:17L'épouse modèle ne laisse rien paraître des trahisons.
04:20Un épisode douloureux sur lequel elle se confiera des années plus tard.
04:24Les papillons tournaient autour de la lampe et j'en ai eu, j'en ai eu des inquiétudes et des
04:31chagrins même.
04:32Au début, j'ai eu beaucoup de chagrins.
04:34Puis après, je m'y suis faite.
04:35Une guerrière, une guerrière qui va se révéler redoutable, souvent cassante, parfois méprisante.
04:43Je suis plutôt une guerrière.
04:45Oui, mais quand on épouser un guerrier, il vaut mieux se battre.
04:49Sauf qu'elle excelle dans un domaine particulier, la politique d'élu à Saran, dans son fièvre de Corrèze, conseillère
04:56municipale, puis conseillère générale, jusqu'à l'Elysée.
04:59Le 7 mai 1995, Jacques Chirac et elle entrent à l'Elysée.
05:04Une vie publique menée tambour battant, mais qui n'effacera jamais la blessure, la blessure intime que partage la famille,
05:12la maladie de Laurence.
05:13Ça nous a évidemment tous les deux un peu broyés, surtout qu'elle a été à l'article de la
05:18mort.
05:19Moi, j'étais la mère, j'étais faite pour soigner ma fille en espérant qu'elle survivrait.
05:25Elle en fera le combat de sa vie.
05:27Un établissement qui vient en aide aux adolescents atteints d'anorexie, la maison de Solène.
05:32À la mort de Jacques Chirac en septembre 2019, trois ans après celle de leur fille,
05:36Bernadette Chirac, déjà trop affaiblie, n'avait pas fait d'apparition publique.
05:39Selon nos informations, elle a été décorée des insignes de la Légion d'honneur par le Président de la République
05:44le 28 janvier dernier.
05:46Seulement sa fille, Claude, son gendre, son petit-fils et le couple Macron, en toute discrétion.
05:51J'ai eu une vie tout à fait exceptionnelle, j'en ai conscience.
05:55Je suis assez contente de l'avoir parcourue, je n'ai pas fait le même chemin que tout le monde.
06:00Je ne me suis pas ennuyée dans la vie, j'ai aimé ce que j'ai fait.
06:04J'ai aimé ce que j'ai fait.
06:07Portrait signé Julien Fautra du service politique de RTL.
06:10David Fuenquinos a écouté l'évocation de cette vie, de ce destin de Bernadette Chirac.
06:15C'est un personnage romanesque.
06:16Elle est incroyablement romanesque.
06:18C'est très émouvant de l'écouter parce qu'elle a toujours cet humour aussi un peu pince sans rire
06:23et une forme de vérité toujours dans ce qu'elle raconte.
06:26Moi je me souviens, on a tous traversé tant d'années avec le couple Chirac,
06:29donc ça fait partie presque de notre vie, de notre famille.
06:32Moi je me souviens des premières années où elle paraissait un peu distante, un peu froide, un peu austère.
06:37Et ce qui est incroyablement romanesque, c'est comment elle est devenue ultra populaire.
06:42Il y a eu la Bernadette Mania, quand elle a fait le livre de Carolis, ça a été plus de
06:46300 000 exemplaires.
06:48Ça a été phénoménal.
06:49Et d'ailleurs il y a eu le film, il y a eu un film, voilà, exactement, où on voit
06:53à quel point
06:54ce qui a rendu finalement Jacques Chirac populaire, c'est sa femme.
06:58Alors qu'au départ, elle pouvait presque être une sorte de repoussoir.
07:02C'est extraordinaire.
07:02Je trouve qu'elle avait, on a vu progressivement l'humanité chez cette femme
07:06et une humanité qu'elle n'a pas maintenant au galvaude.
07:09On essaie toujours d'être immédiatement dans le charme, la sympathie.
07:13C'est quelqu'un qui s'est dévoilé progressivement et qui restera vraiment gravé dans notre mémoire.
07:19Alors on va justement accueillir ce midi sur RTL, quelqu'un qui a bien connu le couple Chirac
07:24et notamment Bernadette Chirac, c'est Rosine Bachelot.
07:26Bonjour Rosine, bienvenue.
07:27Bonjour.
07:28Ancienne ministre de l'écologie et du développement durable de 2002 à 2004,
07:32donc durant le deuxième mandat de Jacques Chirac.
07:34Là, ce midi, au moment où Bernadette Chirac nous a quittés,
07:38quelle image, quel souvenir gardez-vous de cette femme ?
07:42Je garde une image admirative et solidaire.
07:48Moi, Bernadette Chirac, elle fait partie de cette vie politique que j'ai menée
07:52depuis le début de l'existence politique de Jacques Chirac
07:56et finalement j'ai vu en quelque sorte la chrysalide devenir papillon,
08:01c'est-à-dire une femme que Jacques Chirac aurait volontiers remisée
08:06dans une stature de dame patronesse, ça lui correspondait un peu à Jacques.
08:12Et puis tout d'un coup, elle lui a dit zut, elle a pris toute sa dimension,
08:18d'abord sur des causes qu'elle avait choisies, les pièces jaunes, la maison de Solène,
08:24les institutions pour personnes handicapées,
08:27et évidemment son poste de conseillère générale de Marant en Corrèze,
08:34qu'elle a exercé pendant plusieurs dizaines d'années,
08:38en étant réélu à chaque fois triomphalement,
08:41adoré par les gens modestes.
08:45Moi, j'ai fait deux campagnes avec Bernadette Chirac,
08:48la campagne de 2002, puisque j'étais la porte-parole de Jacques dans cette campagne,
08:53puis la campagne de 2007, qu'elle a activement menée aux côtés de Nicolas Sarkozy.
08:58On a tendance à oublier qu'elle a été très active dans la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007.
09:05Et moi, ce qui me frappait, c'est qu'elle envoyait balader les gens puissants,
09:10en particulier les préfets qui essayaient de lui rappeler qu'il fallait faire ci, faire ça.
09:14Elle leur disait, dites donc, vous, c'est absolument pas intéressant ce que vous me dites.
09:18Et puis, extrêmement délicate et attentive vis-à-vis des chants modestes
09:23qu'elle visitait dans un atelier d'insertion, par exemple.
09:27Donc, c'était une femme qui avait un cœur immense,
09:31mais qui le cachait bien, mais de temps en temps, elle fendait l'armure, bien sûr.
09:35Oui, mais on le disait aussi, Roselyne Bachelot,
09:37elle avait ses têtes, ses humeurs, son caractère,
09:40avec des répliques parfois dignes de dialogues de films.
09:43Ah oui, oui, elle aurait pu faire un dialogue d'audiard.
09:47J'aurais bien vu Françoise Roset jouer son rôle.
09:51C'est vrai qu'en général, elle était extrêmement caustique vis-à-vis des gens
09:59qui essayaient de se montrer, qui essayaient de s'élever au-dessus de sa condition.
10:05J'en ai vécu tellement.
10:06Mais je me souviens d'en avoir été moi-même l'objet.
10:10Quand Jean-Michel Apathy m'avait interrogé, m'avait piégé...
10:19C'était sur RTL.
10:22Et oui, et oui.
10:24Déjà, c'est faux.
10:25Déjà.
10:26Et il m'avait fait avouer que Jacques Chirac portait un appareil auditif.
10:32Le lendemain, je rencontre Bernadette Chirac, elle me toise et elle me fait
10:36« Vous en faites de belles, madame ! »
10:38Je me suis dit « Mon Dieu, vous là ! »
10:42Et ça, c'était la façon de se comporter de Bernadette Chirac.
10:47Mais oui, c'est une personnalité exceptionnelle.
10:51Elle a été un peu à l'interface de la montée des femmes en politique.
10:55Alors, il ne faut pas dire que Bernadette Chirac était féministe parce que ce n'est pas sa conception du
11:01combat politique.
11:03Mais qu'à sa place, elle prenne toute cette place et qu'elle ne soit pas une potiche.
11:10Et bien ça, c'était la volonté de Bernadette Chirac.
11:13Elle ne l'a pas été, elle a compté.
11:15Merci infiniment, Roselyne Bachtot, d'avoir évoqué la mémoire de Bernadette Chirac ce midi sur RTL.
11:20Vous parliez, Roselyne, et on vous parle depuis le début de cette émission de la place de Bernadette Chirac dans
11:26notre culture populaire, dans l'histoire de France.
11:28Écoutez justement ces Parisiens rencontrés ce matin par Sacha Dubesset, non loin de l'endroit où le couple Chirac a
11:36vécu après avoir quitté l'Elysée, dans le sixième arrondissement à Paris.
11:39C'est un choc.
11:40On la voyait souvent à la télé, on l'entendait à la radio avec l'opération pièce jeune pour les
11:46familles des enfants qui sont dans les hôpitaux.
11:48Et une femme très sérieuse, c'est une figure politique qui disparaît.
11:54Je pense qu'elle a été d'une aide vraiment importante pour Jacques Chirac et je pense que ses conseils
12:01ont été bénéfiques.
12:02C'est quelqu'un que j'ai trouvé toujours très digne et qui était toujours bien dans sa fonction d
12:09'épouse du président.
12:11J'ai toujours trouvé ça.
12:12Pour moi, c'est toute une époque qui est terminée parce que même après la mort de son mari, quand
12:17elle était là, on pensait toujours à l'époque Chirac finalement.
12:20Réaction des Parisiens ce midi au micro de Sacha Dubesset.
12:24Avec nous également sur RTL, Marie-Bénédicte Allaire.
12:27Bonjour Marie-Bénédicte.
12:29Bonjour Stéphane, bonjour à tous.
12:30Vous avez été la chef du service politique de cette maison.
12:33Vous avez publié en 2002 un livre passionnant, l'incroyable Septena qui racontait les années 95-2002, des Chirac à
12:39l'Élysée.
12:39Question simple et à la fois complexe, Marie-Bénédicte.
12:42Comment est-ce qu'on peut définir ce parcours puisque rien ne prédestinait Bernadette Chirac à ce qu'elle a
12:49vécu ?
12:51Je dirais que c'était une femme forte et une femme de pouvoir mais qui ne s'est révélée qu
12:56'au moment où Jacques Chirac est arrivé à l'Élysée.
12:59Et puis c'était aussi quelqu'un qui ne cherchait pas forcément à être sympathique.
13:02Ça a été un peu dit mais je vais vous raconter une anecdote.
13:05Une fois où RTL m'avait demandé d'aller l'interviewer parce que David Douillet, le judoka, avait eu probablement
13:11sa deuxième médaille olympique.
13:14Je me rends à l'Élysée, je fais antichambre dans son bureau et puis elle arrive, on me fait rentrer
13:20dans son bureau.
13:21Et je lui dis, madame, vraiment, je vous remercie beaucoup de me recevoir, c'est très aimable à vous.
13:25Et elle me répond très pète-sec, oui, parce que je viens d'aller voir ma mère qui est à
13:30l'hôpital donc j'ai du mérite de vous recevoir.
13:33Je veux dire, ça m'avait un peu séché et puis après l'interview s'était très bien passée, elle
13:37avait été charmante.
13:38Mais d'emblée comme ça, elle ne cherchait pas à vous faire plaisir ni à vous séduire.
13:44C'était aussi une femme de pouvoir, je l'ai suivie parfois, comme disait Roselyne Bachelot en campagne en Corrèze.
13:51Elle faisait campagne toute seule dans sa petite 205.
13:53Elle parcourait les routes de Corrèze qui n'étaient pas toujours très bonnes en hiver.
14:00Et elle aimait bien être dans la lumière parce que quand le président chinois Jiang Zeming était venu en France
14:07en 1999,
14:08Jacques Chirac l'avait invité dans son château de Biti en Corrèze pour lui faire honneur.
14:12Et Bernadette Chirac avait eu l'idée de lui faire visiter le musée du Septénat à Saran.
14:16Et il y avait là un accordéoniste.
14:18Et tout à coup, Bernadette Chirac et Jiang Zeming se sont mis à danser une valse.
14:25Elle était là avec ses petites bottines à revers fourré qu'elle portait toujours en hiver.
14:29Et ils dansaient tous les deux au son de l'accordéon.
14:31C'était totalement surréaliste.
14:33On ne savait pas si tout ça était…
14:36Elle avait pensé à ça avant ou si c'était spontané.
14:38En tout cas, Jacques Chirac lui était éberlué comme l'assistance qui était là.
14:43Et puis, j'ai envie de dire que c'est une femme qui a eu beaucoup d'influence,
14:47qui était une très fine analyste de la vie politique.
14:50Et en 2002, quand Jean-Marie Le Pen est arrivée au second tour de la présidentielle,
14:57Jacques Chirac lui a rendu hommage en disant, devant tous ses conseillers,
15:00c'est la seule qui me l'avait dit.
15:02Et ça, elle avait vraiment senti le pays.
15:04Et je pense que c'est une des femmes de président qui a eu le plus d'influence
15:08et de sens politique durant la Ve République.
15:12Merci Marie-Bénédicte Teller d'avoir, vous aussi, évoqué le souvenir de Bernadette Chirac
15:17ce midi sur RTL.
15:18Une grande dame de cœur qui a marqué notre histoire.
15:20C'est l'hommage d'Emmanuel Macron ce midi.
15:22Le couple présidentiel Brigitte et Emmanuel Macron
15:25invitent celles et ceux qu'ils souhaitent à se rendre dès 15h à la Maison-Élysée.
15:29C'est juste en face du palais rue Saint-Honoré.
15:32Un registre de condoléances sera disponible pour vos messages.
15:35Voilà ce que l'on pouvait dire ce midi sur la disparition de Bernadette Chirac.
15:39À 12h45, direction le Gers, toujours l'horreur, l'incompréhension, la colère.
15:44Après l'identification hier du corps de la petite Liana, collégienne de 11 ans,
15:48disparue depuis le 29 mai, retrouvée sans vie dans un silo agricole.
15:52Les causes exactes de sa mort seront établies après autopsie.
15:56On apprend chaque jour de nouveaux faits antérieurs à ce drame.
15:59Des faits accablants qui concernent le suspect de ce crime.
16:01Jérôme Barrella, cet homme avait déjà été visé par plusieurs plaintes pour viol sur mineurs
16:06ou comportements inappropriés.
16:08Une demande officielle de placement en garde à vue avait été faite en février dernier
16:12sans que la justice n'intervienne.
16:14Bonjour Sophie Neumayer.
16:16Bonjour.
16:17Vous êtes dans Gers pour RTL.
16:18Est-ce que le suspect a de nouveau été interrogé depuis la découverte du corps de Liana ?
16:23Alors non, il est toujours en prison, en détention provisoire,
16:26depuis sa mise en examen lundi devant la juge d'instruction.
16:29Le père de famille, âgé de 41 ans, avait gardé le silence
16:31après avoir nié tout lien avec la disparition de Liana en garde à vue.
16:35Depuis l'identification formelle du corps de la fillette,
16:38ses avocates n'ont pas davantage communiqué.
16:41Est-ce qu'on a une idée du moment de cette prochaine audition du suspect ?
16:45C'est encore un peu tôt, vous l'avez dit,
16:47on ne connaît pas encore les causes de la mort de Liana.
16:49Des expertises complémentaires doivent être menées pour les déterminer
16:52avant de pouvoir le confronter au résultat.
16:54Et puis d'autres analyses sont en cours.
16:56L'étude de son véhicule, de tous les éléments prélevés sur les lieux de la découverte du corps,
17:00l'étude de sa téléphonie, de son ordinateur aussi sûrement.
17:03Cela va prendre un peu de temps.
17:04Puis c'est dans le bureau de la juge d'instruction d'Agin
17:07que Jérôme Barrella sera ensuite sommé de s'expliquer sur la mort de Liana.
17:10Il peut aussi être à nouveau placé en garde à vue,
17:12cette fois dans le cadre des plaintes déposées par les parents de plusieurs collégiennes.
17:16Des plaintes étudiées par le parquet de Hoche
17:19et qui dressent le portrait d'un prédateur
17:21qui utilisait ses deux filles pour organiser des rencontres,
17:23des soirées pyjama par exemple,
17:25afin d'attirer ses proies.
17:26Précision de Sophie Neumeier, envoyée spéciale de RTL dans le Gers.
17:29Gérald Darmanin, le ministre de la Justice,
17:31a présenté ses excuses hier à la famille de Liana et aux Français.
17:34« Indépendance des magistrats ne signifie pas irresponsabilité », a-t-il dit,
17:39pointant des dysfonctionnements graves et promettant enquête et sanctions.
17:43Notez qu'une marche blanche en hommage à Liana aura lieu demain après-midi
17:47dans sa commune de Florence, dans le Gers.
17:50À retenir également aujourd'hui dans l'actualité,
17:53le 82e anniversaire du débarquement du Calvados à la Manche.
17:58130 000 hommes sur les plages de Normandie, c'était le 6 juin 1944.
18:03Et puis un mot tennis, finale dame cet après-midi à Roland-Garros.
18:07À 15h, la Russe, Mira Andréva, 8e mondiale, affronte la Polonaise.
18:11Maja Walinska, 114e au classement.
18:13Elle vient des qualifications chez les garçons.
18:15C'est pour demain, l'allemand ZRF sera favori face à l'italien Koboli.
18:20On va marquer une pause, 12h48, et ensuite on retrouve notre invité,
18:24David Fuenquino, c'est son journal inattendu.
18:27À tout de suite.
18:29Merci d'écouter RTL.
18:34RTL, votre radio.
18:38Le journal inattendu de David Fuenquino.
18:41Avec Stéphane Boutsoc sur RTL.
18:44Et à 12h52, on ouvre ensemble les pages de ce nouveau roman,
18:47Je suis drôle, sorti aux éditions Gallimard.
18:50C'est l'histoire d'un tout jeune homme, Gustave Bonsoir,
18:52dont le chemin semble être de monter sur scène, de faire rire les autres.
18:55Sauf que son apprentissage du stand-up dans un comédie-club va être désastreux,
18:59au point de le faire douter.
19:00Et c'est là que ce fameux destin va s'inviter à la fête et tout changer.
19:04Pas tout à fait d'ailleurs comme Gustave et nous, lecteurs, l'imaginions.
19:09David Fuenquino, page 37, vous écrivez, je vous cite,
19:12Il y a 50 ans, un jeune homme rêvait de publier un roman.
19:15Il y a 40 ans, il espérait faire du business.
19:17Il y a 30 ans, il se voyait footballeur.
19:20Il y a 20 ans, il voulait être chanteur ou simplement célèbre.
19:23Il y a 10 ans, il se voyait chef ou pâtissier.
19:25Maintenant, il aspirait à être drôle ou dans des vidéos.
19:28Ce raccourci, ce film de l'histoire, notamment il est vrai, mais il est quand même assez...
19:34Il est vrai.
19:34Il y a 10 ans, je voyais tout le monde qui voulait faire des religieuses au chocolat.
19:38Maintenant, c'est vrai qu'on voit...
19:39Alors peut-être que c'est lié à Internet.
19:40Moi, je vois ma fille, par exemple, elle voit beaucoup de vidéos,
19:42ce qu'elle s'appelle des shorts, des vidéos courts sur Internet,
19:44qui sont souvent des vidéos drôles.
19:46Parce que la meilleure manière de capter l'attention, c'est l'humour.
19:50Et donc, après, elle-même avec ses copines, elle fait des vidéos drôles.
19:55Et je vois bien que toute cette jeunesse a un désir comme ça de s'exprimer par l'humour.
20:01Et on voit bien qu'il y a un essor des Comédiclubs,
20:04où les jeunes passent les uns après les autres.
20:06Alors ça peut être une véritable boucherie.
20:07Parce que l'humour, c'est une validation immédiate.
20:11Quand on est drôle, on entend les gens rire.
20:12Le public est en face.
20:13Voilà, et quand ça n'arrive pas...
20:15Alors, on connaît tous autour de nous le comique de la famille,
20:17où les gens au lycée qui font rire.
20:18Mais après, monter sur scène, c'est autre chose.
20:21Et en plus, mon pauvre héros, Gustave Bonsoir,
20:24il monte, il passe juste après une fille hilarante.
20:26C'est hyper doué.
20:27Donc, d'une manière générale, il vaut mieux passer après quelqu'un de médiocre.
20:29Quoi qu'on fasse dans la vie, dans les dates, dans les rendez-vous amoureux,
20:33rendez-vous professionnels, passer après quelqu'un de médiocre.
20:36Alors, le chemin...
20:37Tu ne dis pas ça pour Éric Dussard.
20:38Non, mais bien sûr.
20:40Message transmis, vous savez quoi ?
20:41Je vais vous donner...
20:42Je vais lui laisser votre mail, votre portable.
20:44Le chemin de votre héros, Gustave,
20:46il va notamment passer par une exposition sur la tristesse,
20:48mais aussi par un lieu qui est dingue.
20:50C'est à Zagreb, en Croatie.
20:52C'est le musée des relations rompues.
20:55Autrement dit, le musée des ruptures.
20:57Et ça, je suis allé voir,
20:58ce n'est pas une invention.
20:59Ça existe vraiment.
21:00Donc, vous y êtes allé.
21:01Oui, oui, complètement.
21:02Vous parlez de toute la destinée de Gustave Bonsoir.
21:04C'est vrai que c'est un livre que j'ai voulu très romanesque.
21:06Il va vivre des échecs, mais aussi plein d'aventures.
21:09Et à un moment donné, il va se retrouver dans un musée très particulier,
21:12qui est le musée de la tristesse.
21:13Et j'ai pensé à ce musée de la tristesse,
21:15parce que j'ai été inspiré, vous venez de le dire,
21:17par un musée qui existe vraiment,
21:19qui est le musée de la séparation,
21:20qui existe à Zagreb.
21:22C'est un peu pour tous les dépressifs de la vie amoureuse.
21:24Il y a des lettres de rupture,
21:26il y a des objets cassés.
21:28Alors, ce qui est très, très drôle,
21:29c'est que de l'autre côté de ce musée,
21:31il y a un restaurant qui loue une salle pour les mariages.
21:34Donc, en une rue, on passe du désastre à l'espoir.
21:37Et puis donc, j'ai un personnage qui va inventer le musée de la tristesse.
21:41C'est un musée sponsorisé par Kleenex.
21:43J'ai reçu des messages sur Instagram
21:45qui me disaient que ça faisait penser à
21:46« La nuit de la déprime » de Raphaël Mézraïf.
21:48Exactement.
21:49Où il y a eu une exposition à quelques années,
21:50« Mélancolie au Grand Palais ».
21:51C'est vraiment une exploration du chagrin,
21:54des œuvres tristes, des chansons tristes,
21:55des films tristes.
21:57Pas des douleurs puissantes.
22:00C'est le plaisir qu'on peut avoir aussi,
22:02avoir parfois à se noyer dans la mélancolie et le chagrin.
22:04Et c'est vrai que mon personnage,
22:06qui se rêvait drôle,
22:08va se retrouver d'une manière assez inattendue
22:10dans le musée de la tristesse.
22:11Et ça me permet, pour moi,
22:12de réfléchir à cette idée
22:15et à cette formule que j'adore,
22:16comme l'humour étant la politesse du désespoir.
22:18On va parler à Manu Payet tout à l'heure,
22:19on lui demandera,
22:20mais souvent, moi j'ai rencontré plein de comiques,
22:22et vous en connaissez aussi,
22:24qui ont fumeté, une félure,
22:26il y a quelque chose.
22:27L'humour, vraiment,
22:29c'est souvent une façon de rattraper
22:32soit un amour qu'on n'a pas eu,
22:33soit des félures,
22:34soit une forme de timidité.
22:35C'est une forme de douceur, de délicatesse,
22:37un pas de côté par rapport...
22:38Les gens qui sont drôles, en général,
22:40essaient de ne pas encombrer les autres,
22:42essaient toujours de faire
22:43que la vie soit plaisante et légère,
22:44et ça cache souvent
22:46une véritable profondeur.
22:47Je suis drôle,
22:48c'est donc ce dernier roman,
22:49David Foyenkinos.
22:50C'est un très gros succès.
22:51Vous allez dédicacer ce roman,
22:53cet après-midi,
22:53au Salon du Livre,
22:54de Saint-Germain-des-Prés.
22:55C'est à Paris.
22:56C'est toujours important,
22:57on le sait,
22:57pour un auteur,
22:58de rencontrer ses lecteurs.
22:59On a appris hier
23:00que pour la première fois l'an passé,
23:01il y a eu plus de fermeture
23:03de librairies en France
23:04que d'ouverture.
23:05Ça se joue un peu,
23:06mais quand même,
23:07le constat est là.
23:09Continuer de donner aussi
23:10envie aux gens de lire.
23:12C'est pour ça que c'est bien,
23:13ces manifestations.
23:13Oui, moi,
23:14je serai cet après-midi en signature.
23:15C'est juste en face
23:16du Café des Deux Magots.
23:17Il y a aussi demain,
23:18toute la journée,
23:19il y a plein d'auteurs.
23:20Donc, venez.
23:21Mais c'est vrai
23:23qu'il y a des difficultés,
23:24bien sûr.
23:24On dit,
23:25le livre, c'est cher.
23:26Le livre, d'abord, c'est cher.
23:27Moi, je le vois très souvent en dédicace.
23:28Il y a plein de gens
23:29qui viennent me voir,
23:30me disent,
23:30quand est-ce que ça sort en poche ?
23:31Alors, il y a toujours
23:32un an de décalage.
23:32Là, il y a tout le monde
23:33aime Clara qui sort en poche.
23:34Mais bien sûr,
23:35c'est difficile.
23:36Il y a des libraires extraordinaires
23:37qui se battent,
23:38qui font vivre la littérature.
23:39On l'a vu à l'époque du Covid,
23:40le soutien aux librairies.
23:42Mais c'est vrai que c'est difficile.
23:43Et en même temps,
23:44je dois dire
23:44qu'on a annoncé
23:46il y a quelques années
23:46vraiment la fin de la littérature,
23:48la mort de la littérature.
23:49Moi, je le vis en tant qu'auteur.
23:51Il y a toute une nouvelle génération.
23:52C'est extraordinaire.
23:53Beaucoup, beaucoup de jeunes qui lisent.
23:54Moi, j'ai beaucoup, beaucoup
23:55de jeunes lecteurs.
23:56Et c'est venu avec les réseaux sociaux.
23:58Moi, je suis juste sur Instagram.
23:59Ce n'est pas de mon fait.
24:00Mais sur TikTok,
24:01il y a une fille
24:02qui a quelques années
24:03a parlé d'un de mes livres
24:04vers la beauté.
24:05Et ça a dépassé
24:05des millions de vues.
24:06Et maintenant,
24:07quand on regarde TikTok,
24:08on voit des jeunes
24:08qui parlent de Kafka,
24:10de Camus,
24:10de Dostoevsky.
24:11C'est extraordinaire aussi.
24:13Il y a aussi
24:15une grande matière
24:15à se réjouir
24:16de ce qui se passe.
24:17La musique aussi
24:18croise parfois
24:20votre littérature.
24:21Je sais qu'elle est importante
24:21dans votre vie.
24:22Quand je vous ai demandé
24:23de choisir quelques chansons
24:24pour ce journal inattendu,
24:26vous avez notamment
24:27souhaité entendre ceci.
24:40Immense classique
24:41de Billy Joel,
24:42Just the way you are.
24:43Vous écrivez en musique, David ?
24:44Oui, ça dépend des livres.
24:46Mais souvent,
24:47il y a une bande-son.
24:48Quand j'ai écrit le roman
24:49La Délicatesse,
24:50j'ai écouté Souchon
24:51tout le temps.
24:52Et c'est vrai que c'est un livre
24:52qui est très Souchon.
24:53Quand j'ai écrit Charlotte,
24:54j'ai écouté Schubert,
24:55La jeune fille est la mort.
24:56Quand j'ai écrit numéro 2
24:57sur le casting d'Harry Potter,
24:58j'étais en Angleterre,
24:59donc j'ai écouté Cure.
25:00Et là, effectivement,
25:02je suis drôle,
25:03j'ai écouté beaucoup
25:04Billy Joel,
25:04qui est un de mes chanteurs
25:05préférés
25:05et que j'admire profondément.
25:07C'est ma grande frustration,
25:08c'est de ne pas
25:09l'avoir vu en concert.
25:10David Fuenkinos
25:11fait son journal inattendu.
25:12On marque une pause,
25:1412h58.
25:14Ensuite,
25:15rappel de titre
25:15et on accueille
25:16l'invité de l'invité.
25:17Manu Payette,
25:17à tout de suite.
25:21Le journal inattendu
25:23de David Fuenkinos
25:24avec Stéphane Boutsoc
25:25sur RTL.
25:28RTL.
25:29Il est 13h01.
25:35Le journal inattendu
25:36de David Fuenkinos.
25:3813h.
25:38Les titres de l'actualité.
25:40Stéphane Boutsoc.
25:41Bernadette Chirac,
25:42veuve de l'ancien
25:42président de la République.
25:43Jacques Chirac
25:44est décédé hier soir
25:45à l'âge de 93 ans
25:46sur le réseau X.
25:47Emmanuel Macron salue
25:48une grande dame de cœur
25:49qui a marqué notre histoire.
25:51François Hollande
25:52parle lui
25:52d'une femme d'exception,
25:53dame obstinée,
25:54volontaire,
25:55dévouée sans doute
25:56mais surtout indépendante.
25:58Sur Instagram,
25:59Nicolas Sarkozy
26:00dit perdre une grande amie
26:01qui l'a toujours soutenue
26:03politiquement
26:03comme personnellement.
26:05Une marche blanche
26:06en hommage à Léanor
26:07a lieu demain après-midi
26:08à Florence
26:08dans le Gers.
26:10Le corps de la collégienne
26:11de 11 ans
26:11disparu depuis le 29 mai
26:13a été retrouvé sans vie
26:14dans un silo agricole hier.
26:16Le principal suspect,
26:17Jérôme Barrella,
26:18un homme de 41 ans,
26:19avait déjà été visé
26:21par plusieurs plaintes
26:22pour viols sur mineurs
26:23ou comportements inappropriés.
26:25Une demande officielle
26:26de placement garde à vue
26:27avait été faite
26:28en février dernier.
26:29Sans suite.
26:29Journée de commémoration
26:30en Normandie.
26:31Il y a 82 ans,
26:32près de 7000 navires de guerre
26:34débarquaient.
26:35130 000 hommes
26:36sur les plages de Normandie.
26:37Un tournant
26:38de la Seconde Guerre mondiale.
26:39Cérémonie sur place
26:41aujourd'hui en présence
26:42du Premier ministre
26:43Sébastien Lecornu.
26:44On file à Roland-Garros.
26:46Les femmes aujourd'hui
26:47portent d'auteuil.
26:48Bonjour Thibaut Chaboch.
26:49Bonjour Stéphane,
26:49bonjour à tous.
26:50Finale aussi inattendue
26:52qu'exceptionnelle.
26:53C'est à suivre
26:53à partir de 15h
26:54sur le cours
26:55Philippe Châtrier.
26:55Et on attendait
26:56Sabalenkaz,
26:57Sviatek
26:57ou même peut-être
26:58Ribakina.
26:59Et non,
26:59qui aurait pu miser
27:00sur une finale
27:01entre Mira Andreyva
27:02et Maja Chvalinska ?
27:04Eh bien,
27:04pas grand monde.
27:05D'un côté,
27:06Andreyva,
27:0619 ans,
27:078ème mondial,
27:08demi-finaliste
27:09il y a deux ans
27:09à Roland-Garros.
27:10La jeune russe
27:11n'a concédé
27:11qu'un seul set
27:12depuis le début
27:12de cette édition 2026.
27:14Depuis,
27:14elle déroule.
27:15En demi-finale,
27:16elle a notamment
27:17pris sa revanche
27:17sur Marta Kostiouk
27:18qui l'avait battue
27:19il y a quelques semaines
27:20à Madrid.
27:21Cet après-midi,
27:21elle pourrait devenir
27:27sensation de cette édition 2026.
27:29Maja Chvalinska,
27:31114ème mondial,
27:32issue des qualifications.
27:33C'est son dixième match
27:34dans ce tournoi
27:35de Roland-Garros,
27:35une épopée folle.
27:37Sans sponsor
27:37au début du tournoi,
27:38la Polonaise de 24 ans
27:39a enchaîné les surprises
27:40ne concédant elle aussi
27:42qu'un seul set
27:43durant tout ce tournoi.
27:44Avec son parcours,
27:45Chvalinska est déjà assurée
27:46d'intégrer le top 10 mondial
27:47lundi prochain.
27:49Les Cotes Winamax,
27:49elle,
27:50penchent tout de même
27:50largement en faveur d'Andreyva.
27:521-20 contre 4-90
27:53pour la victoire de Chvalinska.
27:54Mais pour cette finale,
27:56Stéphane,
27:56tous les rêves sont permis.
27:57Rendez-vous à 15h30.
27:58A tout à l'heure.
28:00Un mot de votre météo
28:01pour cet après-midi
28:02avec une dégradation
28:03pluvieuse et venteuse.
28:04Elle va s'étendre
28:04des Pyrénées au nord
28:05en passant par l'Île-de-France.
28:07Le temps sera plus clément
28:08dans l'Est
28:08et près de la Méditerranée.
28:10Côté température,
28:12Valérie Quintin prévoit
28:1316 degrés à Brest,
28:1420 à Paris et à La Rochelle,
28:1527 à Marseille
28:16et jusqu'à 29 degrés
28:18à Carcassonne
28:19et à Avignon.
28:2113h05 sur RTL.
28:23Quand je vous ai appelé
28:23pour préparer
28:24ce journal inattendu
28:25David Fouenkinos,
28:26on est tombé d'accord
28:27sur l'idée d'inviter
28:28un artiste dont le boulot
28:29est de nous faire rire.
28:31Lourde tâche.
28:32Cet artiste,
28:33c'est Manu Payet.
28:34Bonjour Manu.
28:36Manu Payet,
28:37est-ce que vous êtes là
28:38avec nous au téléphone ?
28:39Manu ?
28:41On va essayer de rejoindre
28:43Manu Payet
28:43qui était là
28:43il y a quelques secondes.
28:44Ça, ça a vraiment...
28:45Il nous fait peut-être
28:45un sketch.
28:46On a retrouvé Manu.
28:47Bonjour Manu.
28:48Elle était drôle celle-là, non ?
28:50Elle était pas mal.
28:50Pas mal.
28:51Elle est dans le spectacle
28:52ou pas du tout celle-là ?
28:53Non, pas encore.
28:54Bienvenue sur RTL, Manu.
28:56Je sais que vous avez lu
28:57le livre de David Fouenkinos.
28:59Est-ce que vous vous êtes retrouvé
29:00dans certains moments
29:01de la vie un peu compliquée,
29:03notamment sur scène
29:03de Gustave Bonsoir,
29:05son apprenti stand-up-er ?
29:07Oui, bien sûr
29:08que je me suis retrouvé dedans.
29:10C'est chouette
29:11de lire un livre
29:12qui est un peu sur soi.
29:16J'étais même un peu
29:17parfois inquiet
29:18de me dire
29:18« Attends, est-ce que David... »
29:20Il n'a quand même pas écrit
29:21un bouquin pour me dire
29:22que je suis mieux triste
29:23que drôle.
29:26Est-ce qu'il essaie
29:27de me faire passer un message ?
29:28Et à la fois,
29:29je me suis retrouvé dedans
29:30aussi parce que,
29:32plus sérieusement,
29:35on me dit souvent
29:36en sortant de mon spectacle
29:39qu'on a aussi été émus.
29:42et moi, je réalise aussi
29:43en jouant
29:44et au fil des années,
29:45là, je suis en train
29:45de terminer cette tournée,
29:46je l'ai joué
29:48300 fois ce spectacle
29:49et j'ai pourtant réalisé
29:50que très tard
29:51que je faisais rire
29:53les autres
29:54avec des moments de ma vie
29:55qui, moi,
29:56quand je les ai vécues,
29:57ne m'ont pas forcément fait rire.
29:58C'est ça,
29:59c'est aussi plongé
30:00dans l'intime
30:00et dans parfois les douleurs ?
30:02Absolument, absolument.
30:04Alors, oui,
30:05je m'y suis retrouvé
30:06parce que ce garçon
30:09essaie de se soigner,
30:10ce garçon croit
30:11qu'il faut faire rire
30:13en fait
30:13pour être aimé,
30:15pour aller mieux,
30:16pour guérir.
30:19Et ce garçon
30:20va découvrir
30:21qu'en fait,
30:24je ne sais pas
30:24si je peux spoiler
30:25des trucs en fait.
30:26Ah, pas trop.
30:27J'allais balancer
30:28beaucoup de dossiers, là.
30:30Vous savez que David
30:30vous écoute
30:31à très vite.
30:31Vas-y, tu peux, tu peux.
30:33Non, mais ce garçon
30:35va découvrir
30:37peut-être
30:37ce après quoi
30:39moi aussi,
30:40j'ai couru
30:41et je cours toujours.
30:42Je me demande toujours
30:43est-ce que je suis...
30:44J'ai toujours cette angoisse,
30:45là, maintenant que je sais
30:46que le spectacle
30:46va se terminer,
30:47il ne m'en reste que deux
30:48à jouer.
30:49Bon, ben,
30:49je pense qu'il a été drôle.
30:51Je sais qu'il a été émouvant
30:53et je pense que les gens
30:55sont de plus en plus venus
30:56aussi à partir du moment
30:57où j'ai accepté
30:59que j'étais aussi émouvant.
31:00« Je n'aime pas que faire rire. »
31:03Voilà.
31:03Aujourd'hui, je l'accepte
31:05et je le dis
31:05et je trouve ça fou même.
31:07Le mois d'avant,
31:09on serait en train
31:10d'écouter ça
31:10et il me dirait
31:10« Mais mec,
31:11t'es fou de dire ça ou quoi ? »
31:12Eh ben, non.
31:14Parce qu'en plus,
31:15on dit même,
31:16ça va même jusque-là,
31:16on dit même
31:17pleurer de rire.
31:18Donc, tout ça est finalement
31:19absolument mélangé.
31:21Moi, je pense que
31:22dans un spectacle,
31:24quand il est drôle,
31:25quand un artiste
31:26réussit à être drôle,
31:27ce qui n'est pas le cas
31:28de notre héros ici
31:30dans le livre de David,
31:32c'est parce que,
31:33parfois,
31:35il peut arriver aussi
31:36qu'on rit
31:36pour ne pas pleurer
31:38de ce qui est en train
31:39de se jouer devant nous,
31:41de la comédie
31:42qui est en train
31:42de se jouer devant nous.
31:44Comédie,
31:46tragédie...
31:46Bon.
31:48David,
31:48il faut une quidose
31:49peut-être une question ?
31:50Une observation à Manu ?
31:50C'est très beau,
31:51rire pour ne pas pleurer,
31:52ça aurait pu être
31:53un des sujets
31:53effectivement du livre.
31:54Mais je tiens à dire à Manu
31:56que si lui,
31:57il s'est reconnu
31:58dans mon livre,
32:00j'ai un peu écrit
32:00le biopic
32:01de certains humoristes
32:03dépressifs dans ce livre-là,
32:05clairement,
32:05moi,
32:06je me suis reconnu
32:07tellement
32:08dans l'humour
32:09de Manu Payet
32:09que j'ai vu
32:10vraiment de nombreuses fois
32:11en spectacle,
32:12je trouve que le dernier
32:13est exceptionnel,
32:14j'ai effectivement
32:15incroyablement ri
32:16et puis,
32:16tu as raison,
32:17il y a beaucoup,
32:18beaucoup d'émotions
32:18et c'est ce qu'on attend,
32:20c'est ce qu'on attend,
32:20voilà,
32:21cette trichette,
32:21cette variation
32:22parce que finalement,
32:23ce sont les deux versants
32:24d'une même émotion,
32:25l'humour et la mélancolie,
32:26je trouve.
32:26et moi,
32:28c'est vrai que ton dernier
32:29spectacle,
32:31sur ce qu'un cas,
32:32moi,
32:32j'avais l'impression
32:33que tu décrivais
32:34vraiment mot pour mot
32:35ma vie,
32:35donc c'est vrai
32:36que c'est aussi plaisant
32:37quand on produit des choses
32:38que chacun puisse se retrouver
32:40et y voir à la part personnelle.
32:42Après,
32:42moi,
32:42ce qui m'intéressait,
32:43j'avais envie de te poser
32:43une question parce que
32:44dans mon livre,
32:45mon jeune héros,
32:46au début,
32:47voilà,
32:47enchaîne les comédies clubs,
32:48est-ce que toi,
32:49tes premières scènes,
32:49c'était comment ?
32:50Tu as tout de suite monté
32:51un spectacle ?
32:51Parce que tu as été
32:52à la radio aussi au début,
32:53mais est-ce que tu as fait ça
32:55les comédies clubs
32:56où vous passez
32:56les uns après les autres ?
32:58Non,
33:00je suis arrivé juste,
33:03je pense que je suis
33:03un des derniers
33:05à être arrivé
33:06avant les comédies clubs
33:08qui sont,
33:09c'est-à-dire que,
33:10ça veut dire
33:10que ça fait longtemps
33:11que je suis là en fait.
33:12Moi,
33:12j'ai commencé en,
33:13c'est terrible,
33:14mais j'ai commencé en 2007
33:16et il n'y avait pas,
33:17ou alors je ne connaissais pas,
33:18ah si,
33:19il y avait une scène
33:19qui s'appelait le Field
33:20qui était un théâtre d'impro
33:23rue de Trévis
33:24où tu pouvais t'inscrire
33:25et tu venais tester des choses,
33:26mais les comédies clubs,
33:26il n'y en avait pas
33:28comme ça partout,
33:29ce qui est aujourd'hui génial
33:30pour aller tester des choses,
33:31c'est vraiment génial.
33:32Oui,
33:32c'est génial Manu,
33:34mais on le lit dans le livre
33:35et puis vous savez ça
33:36parce que vous connaissez aussi
33:37celles et ceux
33:38qui font ce boulot
33:39de monter sur scène,
33:40qu'est-ce que c'est casse-gueule
33:41et qu'est-ce que c'est douloureux
33:42parfois quoi ?
33:43Oui,
33:44mais parce que
33:44je pense que
33:47parfois j'avais envie
33:48de dire ça à Gustave,
33:49le héros de David
33:50dans le livre,
33:52je pense qu'il faut
33:53arrêter de croire
33:54qu'il faut que
33:55en fait,
33:56je trouve qu'on confond
33:57de plus en plus
33:58culot et talent.
34:00Effectivement,
34:00tu montes sur scène,
34:01tu prends le micro,
34:02c'est toi qui parles fort
34:03devant tout le monde,
34:03bah t'as du culot.
34:05Mais tu viens nous dire quoi là ?
34:07Alors t'es arrivé là,
34:08mais ça y est,
34:09tu as notre attention,
34:10mais tu veux nous dire quoi ?
34:11Monter sur scène
34:12pour monter sur scène,
34:13ça fait mal.
34:14ça c'est sûr que ça fait mal.
34:16Même en descendant de scène,
34:17tu peux te faire mal,
34:18tu peux te fouler la cheville déjà.
34:20Mais monter sur scène
34:21avec un propos,
34:23avec une envie
34:23de raconter quelque chose,
34:25de partager,
34:26pas uniquement l'envie
34:27d'être aimé,
34:28mais de partager.
34:29Je pense qu'il ne faut pas
34:30s'aimer uniquement soi-même,
34:33il faut aimer quand même
34:34aussi un peu les autres.
34:35Et là,
34:36je suis assez convaincu
34:39que ça fait moins mal.
34:40Si on est mieux animé,
34:42plus joliment animé,
34:44pas uniquement
34:45par sa propre guérison
34:48ou l'attente
34:52des applaudissements,
34:54la quête
34:55de l'applaudissement,
34:56la quête du bravo.
34:58Et alors,
34:58ce qui est encore pire,
34:59je trouve aujourd'hui,
35:00dans le système
35:01des comédie-clubs parfois,
35:02c'est quand on ne montre
35:03que pour impressionner
35:05celui ou celle
35:05qui est passé avant
35:06ou qui va passer après.
35:10Certains,
35:10j'ai l'impression
35:11qu'il n'y a pas de public.
35:12Parfois,
35:13je leur dis,
35:14il y a des jeunes
35:14qui me posent des questions,
35:16qui me disent,
35:16j'ai envie de commencer,
35:17j'ai envie de ce que tu penses,
35:18je t'envoie une vidéo
35:19de ce que je fais,
35:20dis-moi ce que tu en penses.
35:21Je leur dis,
35:22mais tu parles à qui là ?
35:23On dirait que tu es en train
35:24de tout faire
35:24pour dire à celui
35:25qui va monter après toi
35:26qu'il va faire moins bien
35:27que toi.
35:28C'est fou,
35:29pourquoi faire ça ?
35:30Mais où est l'intérêt ?
35:31Après,
35:33on dirait un conseil
35:34d'un vieux boomer
35:35du stand-up
35:35qui est allé parler aux soldats
35:39pendant la guerre
35:40pour les divertir
35:41quand il n'y avait pas Marilyn.
35:43Mais moi,
35:45je suis assez convaincu
35:46du fait qu'il faut avoir un propos
35:50et aimer un petit peu
35:52ceux à qui tu vas t'adresser.
35:53Attention,
35:54il y a de grands humoristes,
35:55je ne parle pas que des jeunes
35:56qui démarrent
35:56et des comedy clubs,
35:57je ne suis pas du tout,
35:58mais il y a des grands humoristes
35:59qui n'aiment pas les gens.
36:01Alors,
36:01on va citer des noms.
36:04J'aimerais pas être eux,
36:05en tout cas.
36:06Merci beaucoup.
36:07J'aimerais pas être eux
36:07quand ils ne sont pas sur scène.
36:08Merci,
36:09Manu Payet.
36:10Il est super ce livre,
36:11je suis drôle.
36:11Manu,
36:12pendant que je vous tiens,
36:13je précise que le 17 juin prochain
36:14sort au cinéma
36:15le film de Léo Grand-Pérez,
36:16ça s'appelle
36:17« Deviens Génial ».
36:17On avait découvert ça
36:18au festival de l'Alpe d'Huez
36:20en janvier.
36:21Formidable comédie
36:21avec Ossimel Rabédia.
36:23Vous êtes un prof
36:23qui va être embarqué
36:24dans un improbable voyage
36:25linguistique en Allemagne.
36:28Ça sort donc le 17 juin.
36:29À bientôt,
36:30Manu !
36:31Merci les garçons,
36:32merci Stéphane,
36:33bravo David
36:33et à bientôt.
36:34À très très vite.
36:35Un tout petit peu de musique
36:36avant la pub aussi.
36:37Il y avait également
36:38cette chanson
36:39que vous vouliez entendre.
36:52Les derniers jours du disco
36:54de Juliette Armenet.
36:55On marque une pause,
36:56on va remonter le temps.
36:57Ensuite,
36:58David Infoenkinos
36:59avec vos archives RTL.
37:00On en a quelques-unes.
37:01À tout de suite.
37:0213h13.
37:08Le journal inattendu
37:10de David Fuenkinos
37:11avec Stéphane Boutsoc
37:12sur RTL.
37:13C'est duré.
37:16Le journal inattendu
37:18de David Fuenkinos
37:19avec Stéphane Boutsoc
37:21sur RTL.
37:22Je suis drôle,
37:23titre du dernier roman
37:24de David Fuenkinos.
37:25Très gros succès
37:26de librairie déjà.
37:27On a beaucoup parlé
37:28du plaisir,
37:30de ce qu'apporte la lecture.
37:31On va écouter une archive,
37:33David.
37:33Archive RTL
37:34retrouvée par Laurent Marcy
37:35qu'on est en 2014.
37:36En août,
37:37vous êtes l'invité
37:38de Laissez-vous tenter
37:39sur RTL.
37:40Vous revenez
37:41sur votre propre déclic
37:43à la lecture,
37:44à votre expérience
37:45liée à votre expérience
37:47de mort imminente
37:47à l'âge de 16 ans
37:48suite à une grave
37:49infection pulmonaire.
37:50Je me sens
37:51depuis l'âge de 16 ans
37:53propulsé
37:53dans une seconde vie,
37:55une vie plus littéraire
37:56avec l'amour
37:57immodéré des livres,
37:59peut-être davantage
38:00traversé par la sensibilité
38:01et surtout
38:02par la nécessité,
38:03malgré les difficultés
38:04quotidiennes
38:05que nous traversons tous,
38:07par la nécessité
38:09d'essayer
38:09d'aller chercher
38:10la beauté
38:11ou en tout cas
38:12l'émerveillement
38:13en toute chose,
38:14essayer de voir
38:14le côté positif
38:16qu'on m'a parfois
38:17reproché,
38:17cet optimisme.
38:18Mais c'est vrai que
38:20j'ai une énergie
38:20de survivant
38:21et d'ailleurs
38:22pour pouvoir
38:23aimer véritablement
38:24il faut être mort
38:25une fois.
38:26Lire,
38:27écrire aussi
38:27ça répare.
38:29Ça répare totalement.
38:30C'est vrai que c'est
38:32un des thèmes
38:32vraiment récurrents
38:33de mes romans.
38:34Moi j'ai toujours
38:35le sentiment
38:35d'écrire des livres
38:36très différents
38:36les uns des autres.
38:37C'est vrai qu'il y a
38:38peu de points
38:38comme entre
38:39La délicatesse,
38:40Charlotte,
38:40Vers la beauté
38:41numéro 2.
38:42Mais c'est vrai
38:42que très souvent
38:43il y a comme ça
38:44cette obsession
38:46de la consolation
38:47de la réparation
38:48par la beauté
38:48par la création.
38:49Je parle beaucoup
38:50d'art,
38:51des artistes
38:51que j'aime
38:52dans mes livres
38:53et encore une fois
38:53dans Je suis drôle
38:54c'est effectivement
38:55quelqu'un
38:56qui va essayer
38:56de créer
38:57par l'humour
38:58et puis après
38:58par d'autres façons
38:59puisqu'il a envie
39:00d'être artiste
39:01il a envie
39:01d'être comédien
39:02pour réparer
39:04ses blessures
39:05d'enfance
39:06et c'est une forme
39:06de consolation
39:07une quête
39:08de consolation
39:08qu'il va trouver
39:09à un moment donné
39:10d'une manière
39:10un peu inattendue
39:11mais ça
39:12ça fait écho
39:13à ce que j'ai vécu.
39:14Moi dans cet archive
39:15je raconte
39:16que j'ai été
39:16très gravement malade
39:17à l'âge de 16 ans
39:17j'ai passé des mois
39:18à l'hôpital
39:18j'étais pas issu
39:19d'un milieu littéraire
39:20il n'y avait pas
39:20de livre chez moi
39:21et c'est vrai
39:21qu'à ce moment-là
39:22on était en 1991
39:24l'avalanche
39:24de livres
39:25les pages
39:26tout ce qui a fait
39:27que j'ai pu voyager
39:28de ma chambre
39:29m'évader
39:29et puis avoir accès
39:31à une forme
39:32de beauté
39:33a été pour moi
39:34non seulement
39:35une forme de consolation
39:36mais une forme
39:36de résurrection.
39:37Il y a aussi
39:38quand même
39:38cette idée
39:39je ne sais pas
39:40si c'est un thème porteur
39:41mais qui traverse
39:42quand même
39:46le destin
39:46il repasse les plats
39:47c'est-à-dire que des fois
39:49on loupe
39:49ou on se loupe
39:50mais qu'à un moment
39:52peut-être ça revient.
39:53C'est très juste
39:54et encore plus
39:54dans ce dernier livre
39:55puisque je raconte
39:56le destin de ce jeune homme
39:57c'est vraiment
39:58son roman initiatique
40:00d'une certaine manière
40:01toutes ses difficultés
40:02à exister
40:02à trouver sa place
40:03dans la société
40:04mais il y a comme ça
40:05le destin qui bascule
40:06mais ça on a tous
40:07dans nos vies
40:08une ou deux personnes
40:09qu'on va rencontrer
40:10qui vont faire basculer
40:11notre destin
40:12alors ça peut être
40:12d'une manière négative
40:13parfois j'avais écrit
40:14le livre numéro 2
40:15sur le casting
40:16d'Harry Potter
40:16l'histoire de l'autre
40:17celui qui n'avait pas
40:19choisi face à Daniel Ratliff
40:20mais là mon jeune homme
40:22il monte sur scène
40:23il ne fait rire personne
40:24et puis il y a un agent
40:25comme ça sur le tard
40:26qui vient le voir
40:26et qui lui dit
40:27toi vraiment
40:28t'es vraiment pas drôle
40:29mais je sens qu'elle
40:30a quelque chose en toi
40:31et c'est vrai
40:32et elle s'accroche
40:32et elle va voir
40:33avant tout le monde
40:34même davantage que lui-même
40:36qu'il a quelque chose
40:36et elle a raison
40:37parce qu'il va avoir
40:38un destin extraordinaire
40:39il va se passer des choses
40:40pour lui
40:40mais elle le voit
40:41avant tout le monde
40:42et ça je trouve que
40:42ça fait partie
40:43de la magie du destin
40:44parfois de ces rencontres
40:46qui sont très rares
40:47dans une vie
40:48et qui peuvent faire basculer
40:51vraiment la vie
40:52d'un personnage
40:52le destin
40:53il peut aussi
40:54évidemment
40:54et malheureusement
40:55être tragique
40:56je pense à votre
40:57autre livre
40:59Charlotte
40:59cette existence
41:01qui parfois
41:02s'interrompt brutalement
41:03vous avez été très touché
41:05David Fuenkinos
41:06par l'annonce
41:07cette semaine
41:07de la disparition
41:08de Marjane Satrapi
41:0956 ans
41:11seulement autrice
41:11réalisatrice
41:12notamment de Persepolis
41:13on a appris
41:14quelque chose
41:15d'absolument terrible
41:15c'est qu'en fait
41:16elle s'est laissée mourir
41:17de chagrin
41:17à Marjane
41:18après la mort
41:18de son compagnon
41:20c'est quelqu'un
41:21qui vous avait touché
41:22que vous avez côtoyé
41:24alors oui
41:24c'est vrai que j'ai été
41:25comme beaucoup de gens
41:26on a été vraiment
41:28submergé par l'émotion
41:28parce que
41:30il y a deux choses
41:30j'ai eu la chance
41:31de la connaître
41:32et puis depuis très longtemps
41:33c'est à dire
41:33avant qu'elle fasse Persepolis
41:35avec Mathias aussi
41:37l'homme de sa vie
41:37c'est vrai que j'ai connu
41:38cette bande avec David B
41:40avec Christophe Blain
41:42qui après ont publié
41:43aux éditions de l'association
41:44et c'est quelqu'un
41:45qui a révolutionné
41:47c'est très rare
41:48de faire une oeuvre
41:49qui s'empare du monde
41:50et qui est à la fois
41:52incroyablement puissante
41:53populaire
41:53et en même temps
41:54qui a un véritable impact
41:55c'est vrai
41:56sur la société
41:57et sur la perception
41:58que nous avions
41:58de ce qui se passe en Iran
42:00c'est vrai que Persepolis
42:01ça a été absolument majeur
42:02et moi c'est une femme
42:03qui me fascinait
42:05par sa puissance créatrice
42:06mais aussi parce qu'elle était
42:07elle était un véritable personnage
42:09ça fait partie
42:10des très rares personnes
42:11quand on se retrouve face à elle
42:13il se passe quelque chose
42:14on sait qu'elle est là
42:15elle envahit l'espace
42:15elle avait une poésie
42:19c'est vrai que moi
42:20on a été beaucoup
42:21quand même
42:21elle devait être très très marquée
42:22en tout cas
42:23une chose essentielle
42:24il faut lire son travail
42:25il faut lire ses livres
42:26et puis revoir ses films
42:27parce qu'il n'y a pas
42:28que Persepolis
42:29bien sûr
42:29elle a tourné l'autre film
42:30je pense à Poulet au Prune
42:32notamment
42:32ou encore Voices
42:33qui était son film américain
42:36un peu de musique
42:36on l'a évoqué tout à l'heure
42:37il a partagé vos moments d'écriture
42:40c'était Alain Souchon
42:58c'est pas le titre le plus connu de Souchon
43:02c'est une merveille
43:03comme beaucoup de ses chansons
43:05pourquoi ce titre là ?
43:06il est connu aussi
43:07de ceux qui aiment le cinéma
43:08puisque c'est un film
43:09de François Truffaut
43:10et la chanson est au coeur
43:11de ce film
43:12L'amour en fuite
43:13qui est un de mes films préférés
43:13moi j'adore tout le cycle
43:14Antoine Douanel
43:16c'est vrai que c'est une chanson
43:17que j'avais mis entièrement
43:17dans mon roman
43:18La délicatesse
43:19et après quand on avait fait le film
43:20avec mon frère Stéphane
43:22on avait tout fait
43:23pour convaincre Alain Souchon
43:25de jouer dans le film
43:25pour le père d'Audrey Totou
43:26et c'est vrai qu'il m'avait envoyé
43:28une lettre magnifique
43:29avec toute son élégance
43:30en disant
43:31je suis très flatté
43:32par cette proposition
43:32mais le cinéma
43:33je ne veux plus en faire
43:34c'est vrai
43:34heureusement j'ai guetté
43:36parce que je l'adore aussi
43:37comme acteur
43:37mais pour moi
43:38c'est quelqu'un
43:39qui m'a profondément inspiré
43:41parce qu'il y a tout ce que j'aime
43:42et c'est ce qu'on pouvait retrouver
43:44dans mon roman
43:45La délicatesse
43:45c'est-à-dire
43:46le mélange de mélancolie
43:48de douceur
43:49de nonchalance
43:49de charme
43:50et c'est vrai que c'est quelqu'un
43:51qui a inspiré beaucoup mon univers
43:53On se retrouve dans un instant
43:54pour la fin de ce journal
43:55inattendu avec David Fouenquino
43:57c'est juste après
43:58noté dès 13h30
43:59place aux variétés
44:00d'Augustin Trapenard
44:01qui cette semaine
44:02reçoit Juliette Binoche
44:0513h24 sur RTL
44:06bon samedi
44:07à tout de suite
44:09Gardez RTL
44:10toujours avec vous
44:11Le direct
44:12les replay
44:13les inédits
44:14Téléchargez l'appli RTL
44:20Le journal inattendu
44:21de David Fouenquino
44:23avec Stéphane Boutsoc
44:24sur RTL
44:25Et nos mots de la fin
44:26pour terminer l'émission
44:28David
44:28je vais vous livrer des mots
44:29des noms
44:29vous nous dites
44:30ce que ça évoque pour vous
44:31on en a parlé au début
44:32de l'émission
44:33Je suis drôle
44:34c'est votre 21ème livre
44:36en 24 ans
44:37est-ce que ça vous dit
44:38quelque chose
44:38la fameuse page blanche ?
44:41Ah alors non
44:41parce que j'ai beaucoup
44:42beaucoup écrit
44:43mais j'ai plutôt
44:43la peur de la page
44:45médiocre
44:45c'est-à-dire voilà
44:46on a tout ça
44:47quand on fait des choses
44:48on trouve ça bien
44:49puis on relit
44:49c'est catastrophique
44:50on est désespéré
44:51c'est plus ça
44:52c'est de me dire
44:52il faut que je continue
44:53il faut que je me renouvelle
44:54il faut que
44:55j'espère encore avoir des idées
44:57moi je cite beaucoup
44:59de biographies
45:00dans mon dernier livre
45:01des parcours de vie
45:02il y a plein d'artistes
45:03qui ont été exceptionnels
45:04pendant 5, 10 ans, 15 ans
45:06et puis après
45:07qui s'appauvrissent
45:07donc c'est pas la page blanche
45:09qui m'inquiète
45:09c'est vraiment
45:10essayer d'avoir encore
45:12de l'inventivité
45:13et la page d'après
45:14là le livre sort
45:16il marche bien
45:16vous faites quelques salons
45:17des dédicaces
45:18le prochain il est déjà là
45:19quelque part ?
45:20oui il est même
45:20pratiquement fini
45:21parce qu'il y a un décalage
45:22c'est vrai que j'ai fini
45:23Je suis drôle
45:23il y a déjà presque un an
45:26donc je suis en plein dedans
45:27et d'ailleurs j'ai besoin
45:28je peux pas m'arrêter
45:29c'est-à-dire que
45:30là en ce moment
45:30j'ai plus de projet de film
45:32je suis moins dans le cinéma
45:33donc c'est vrai que
45:34le roman dès que je finis
45:36je suis en quête
45:38permanente
45:38voilà je regarde tout
45:39j'interroge
45:40je suis curieux
45:41je demande à tout le monde
45:42de me donner des idées
45:43pas d'indice sur le prochain
45:44c'est trop tôt
45:45ah d'indice
45:45bah tout à l'heure
45:46on a passé une chanson
45:48de Billy Joel
45:49parce que j'adore Billy Joel
45:50et j'ai
45:51c'est en regardant
45:52un magnifique documentaire
45:53sur lui
45:54qui est sur HBO
45:54qu'à un moment donné
45:56il est tombé
45:57fou amoureux
45:58de la femme
45:59de son meilleur ami
46:00un sujet un peu classique
46:01mais je trouve ça
46:01voilà ce combat
46:02entre la loyauté amicale
46:04et la pulsion du bonheur
46:06voilà c'est un petit peu
46:07le sujet du prochain livre
46:08très bien
46:09une piste
46:09une tragédie amoureuse
46:11Molière
46:11Victor Hugo
46:12François Sagan
46:13Jean Dormesson
46:14avec qui aimeriez-vous
46:15pouvoir échanger
46:16sur les littératures
46:17alors Jean Dormesson
46:18j'ai eu la chance
46:19d'échanger souvent avec lui
46:21c'est difficile comme choix
46:22mais je dirais Sagan
46:22Sagan
46:23ouais
46:23en plus j'habite pas très loin
46:25de là où elle a
46:25d'ailleurs je le cite
46:26dans Je suis drôle
46:27là où elle a écrit
46:28Bonjour Tristesse
46:29dans le 17ème arrondissement
46:30merci beaucoup David
46:31d'être passé par RTL
46:33et ce journal inattendu
46:34ce samedi midi
46:35je rappelle
46:36si on aime vous lire
46:37on peut aussi vous rencontrer
46:38cet après-midi
46:39au salon littéraire
46:40à Saint-Germain-des-Prés
46:41à Paris
46:42à très bientôt
46:43sur RTL
46:44merci Stéphane
46:44je suis drôle
46:45paru chez Gallimard
46:47merci à Oriane Leport
46:48qui a réalisé cette émission
46:49à Marie-Caroline Mandon
46:50qui m'a aidé à la préparer
46:51bon week-end
46:52il continue
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