00:00Bernadette Chirac au début, juste après l'élection de son mari, ça n'a pas été facile.
00:08Elle était plutôt écartée par les jeunes équipes qui avaient accompagné la marche de son mari jusqu'à l'Élysée.
00:17Elle était mise de côté parce que certains, notamment le communicant de l'époque, Claude Pilan, trouvaient qu'elle faisait
00:22un peu ringarde, vieux jeu.
00:24Donc, en fait, elle n'était pas mise en avant du tout. Dans le documentaire, dans la une de Paris
00:31Match, juste après l'élection, on voit Jacques Chirac à côté de sa fille, Claude et Bernadette, on la voit
00:37après.
00:38Donc, ça n'a pas été facile pour elle. Et je me souviens d'ailleurs, le premier grand portrait que
00:44j'ai fait d'elle dans le Figaro, elle m'avait ensuite fait porter des fleurs en me disant «
00:49Merci, madame, on me regarde différemment au château désormais ».
00:52Donc, il y avait eu une phrase qu'elle avait sortie un jour, parce qu'elle avait vu un organigramme
00:57de l'Élysée sur lequel elle ne figurait pas.
01:02Et elle avait eu cette exclamation « Le président de la République est veuf ». Aux yeux des autres, elle
01:11n'existait pas.
01:12Donc, elle s'est battue pour conquérir sa place. Ça n'a pas été si facile que ça.
01:15Sous-titrage Société Radio-Canada
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