00:00Une grande émotion, c'est une grande dame qui avait des engagements personnels extrêmement précis.
00:06On connaît la maison de Solène, on connaît son engagement comme conseillère générale de Corrèze.
00:16On connaît aussi la façon dont elle gérait d'une main de fer l'Élysée.
00:20C'était une maîtresse de maison et une maîtresse femme.
00:23Son amour pour la culture.
00:26Jacques Chirac n'allait pas à l'Opéra de Paris, mais elle y allait.
00:33Elle aimait la musique et elle l'aimait vraiment et pas seulement en représentation.
00:39Ça composait finalement un personnage tout à fait étonnant.
00:46J'ai partagé avec elle la campagne de 2002,
00:50puisque j'étais porte-parole de Jacques Chirac pendant cette campagne de 2002.
00:56Et je dois dire que véritablement, la façon qu'elle avait d'être extrêmement humaine
01:03avec les personnes les plus modestes et parfois assez caustique avec les personnes haut placées,
01:10et je me souviens d'avoir vu un certain nombre de préfets remis à leur place d'une façon assez
01:15verte.
01:18Et c'était d'ailleurs absolument drôle, parce qu'elle avait beaucoup d'humour,
01:22cette espèce d'humour british très affroi.
01:26Puis la deuxième campagne que nous avons partagée, dont il faut parler,
01:29c'est la campagne aux côtés de Nicolas Sarkozy,
01:31car elle a été très active dans la campagne de 2007.
01:34Elle avait choisi son camp.
01:39Elle avait surtout choisi de ne pas être dans le camp de Dominique de Villepin.
01:44Ça, c'est tout à fait évident qu'elle le détestait.
01:48Et donc, voilà.
01:51– Vous aviez senti, vous diriez aujourd'hui, Roselyne Bachelot,
01:54puisque vous parliez notamment de 2002,
01:56vous diriez que Bernard de Chirac avait senti le vent tourner en 2002,
02:00rapport au 21 avril.
02:01– Ah oui, elle a absolument senti le vent tourner.
02:04D'ailleurs, Jacques Chirac le reconnaît,
02:08que dans la fameuse réunion où Dominique de Villepin va rentrer
02:13et dire au président, monsieur le président,
02:17vous êtes contre Jean-Marie Le Pen au deuxième tour,
02:20madame Chirac est un peu sur le côté,
02:22assise sur un fauteuil avec son aide de camp, monsieur Niquet,
02:26et Jacques Chirac se tourne vers elle, elle dit,
02:30Bernadette, vous aviez raison,
02:32il y a longtemps que vous me dites que je serais contre Le Pen au deuxième tour,
02:37alors que la plupart des commentateurs politiques ne s'en rendaient pas compte.
02:42– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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