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  • il y a 19 heures
Crimes et Faits Divers : La quotidienne - NRJ-12-le-mercredi-8-juin-2022-13-39

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00:00:02Bonjour et bienvenue en direct sur le plateau de la quotidienne de Crimes et Faits Divers.
00:00:06Chaque jour sur Energy 12, je vous raconte des histoires vraies aussi fascinantes que bouleversantes
00:00:10et nous les décryptons avec nos experts et nos invités parce que la réalité sera toujours plus forte que la
00:00:15meilleure série télé.
00:00:17Voici le sommaire de ce nouveau numéro de Crimes et Faits Divers.
00:00:20Et c'est une mystérieuse disparition qui n'est pas sans rappeler l'affaire Delphine Jubilard.
00:00:26Dans Lyon, Frédéric, un éleveur de chèvres, vient d'être mis en examen pour meurtre et écroué près de deux
00:00:32ans après la disparition de sa femme.
00:00:34En effet, Chantal s'était volatilisée un matin de juillet 2020 en laissant derrière elle ses papiers et son téléphone
00:00:41portable.
00:00:41Le couple était en train de se séparer car la mère de famille voulait partir vivre avec son amant.
00:00:47Frédéric était au courant de l'adultère de sa femme.
00:00:50Alors, n'aurait-il pas supporté la séparation à venir ?
00:00:54C'est ce que laisse penser, en tout cas, la décision des enquêteurs qui viennent de le placer en garde
00:00:59à vue deux ans après les faits.
00:01:01Mais dans ce dossier, il n'y a pas de corps, pas de scène de crime.
00:01:05Des éléments donc, en tout point, similaires à ceux de l'affaire Jubilard.
00:01:10On y revient dans un instant.
00:01:13A Charleville-Mézières, dans les Ardennes, Lucie et Arnaud, un jeune couple, accueillent Robin, leur premier enfant.
00:01:18Les parents sont comblés de bonheur et dès qu'il a trois mois, ils doivent pourtant retourner travailler.
00:01:23Lucie et Arnaud confient leur fils à Natacha, une assistante maternelle qui jouit d'une bonne réputation.
00:01:29Mais un jour, Lucie reçoit un appel alarmant de Natacha.
00:01:32Elle lui annonce que Robin est en train de faire un malaise.
00:01:35Lucie et Arnaud se précipitent alors sur place et retrouvent leur fils en train de faire une crise d'épilepsie.
00:01:42Robin est hospitalisé en urgence, son pronostic vital est engagé et il est placé en réanimation.
00:01:47Et pour les médecins, ces blessures ont tout du syndrome du bébé secoué.
00:01:52Arnaud et Lucie seront en direct sur ce plateau.
00:01:56Un jour de mai, un promeneur découvre un crâne dans la forêt de Vic de Sos en Ariège.
00:02:01Dépêchés sur place, les gendarmes trouvent alors un corps en décomposition.
00:02:05Et en grande partie calciné.
00:02:06Après plusieurs semaines, l'ADN permet d'identifier la victime.
00:02:10Il s'agit de Kevin, un jeune homme de 19 ans.
00:02:12Il est originaire de Pamier, une petite commune située au sud de Toulouse.
00:02:17Le jeune garçon présente plusieurs fractures sur le crâne et des traces de coups de couteau sur le thorax.
00:02:24Et pour analyser avec tous ces histoires et prendre à toutes les questions que l'on se pose,
00:02:28nos experts de crimes et faits divers la quotidienne sont aujourd'hui maître Florence Rau,
00:02:32avocate pénaliste pour nous expliquer les procédures judiciaires.
00:02:35Bonjour.
00:02:35Bonjour Jean-Marc.
00:02:36Jean Dorideux, docteur en psychologie pour comprendre les rouages psychologiques de chacun.
00:02:40Bonjour.
00:02:40Bonjour Jean-Marc.
00:02:41Et puis chaque jour en fin d'émission, le droit de suite, c'est avec Marie Solis.
00:02:44Bonjour Marie.
00:02:44Sur quelle affaire va-t-on revenir tout à l'heure ?
00:02:46Bonjour Jean-Marc.
00:02:47On va se replonger dans le procès de cet homme accusé d'avoir violé son épouse.
00:02:50Alors qu'elle dormait avec ses deux enfants, il n'avait pas hésité à la traîner par les pieds
00:02:54pour l'agresser dans la chambre à coucher.
00:02:56Mais tout d'abord donc cette mystérieuse disparition qui touche la petite ville de Joigny dans Lyon.
00:03:02En effet, là encore, pas de corps, pas de scène de crime et le mari de la disparue a pourtant
00:03:08été mis en examen pour meurtre
00:03:09et placé en détention provisoire deux ans après la disparition de sa femme.
00:03:14Autant d'éléments qui ne sont pas, sans vous rappeler forcément, l'affaire Delphine Jubilard.
00:03:19Alors dans le cas présent, tout commence à Joigny dans Lyon.
00:03:23Chantal et Frédéric sont à la tête d'un élevage de chèvres.
00:03:26Elles s'occupent des fromages, lui de la traite des animaux.
00:03:29Ils sont les heureux parents de quatre grandes filles.
00:03:32Mais sous l'apparence de familles unies, un secret ronge le couple.
00:03:36Chantal entretient en effet une relation extra-conjugale avec un autre homme.
00:03:42Elle vient même d'annoncer à son mari qu'elle souhaitait partir vivre avec son amant.
00:03:47Mais la mère de famille n'en aura pas le temps.
00:03:49Le 2 juillet 2020, elle disparaît mystérieusement sans prendre son téléphone ou ses papiers.
00:03:55Frédéric prévient alors la gendarmerie.
00:03:58Et rapidement, les enquêteurs ont l'intime conviction qu'ils sont face à un meurtre.
00:04:04Nous sommes à Joigny, dans Lyon.
00:04:08C'est ici que vivent Frédéric et Chantal.
00:04:12Ce 2 juillet 2020, la routine matinale du couple d'agriculteurs suit son cours.
00:04:18Chantal se rend dans son laboratoire pour fabriquer ses fromages,
00:04:23tandis que Frédéric s'occupe de la traite de leurs chèvres.
00:04:26La plus jeune de leurs 4 filles, âgée de 19 ans, dort à l'étage.
00:04:32Mais sous l'apparence de famille unie, un secret rapidement éventé empoisonne la vie du couple.
00:04:40En effet, Chantal entretient une relation amoureuse avec un habitant de Joigny.
00:04:45Elle a même annoncé à son mari qu'elle comptait partir vivre avec cet homme.
00:04:52Et c'est à ce propos que Frédéric demande à Chantal d'avoir une discussion ce jour-là.
00:04:58Mais l'exploitant agricole n'en aura jamais l'occasion.
00:05:02En effet, ce 2 juillet 2020, Chantal disparaît mystérieusement, laissant derrière elle toutes ses affaires.
00:05:13Au bout de quelques heures, sans nouvelles, la famille s'inquiète et prévient la gendarmerie.
00:05:20Après les premières recherches, les enquêteurs sont persuadés qu'ils ne sont pas face à une simple disparition,
00:05:26mais bien face à un meurtre.
00:05:28Des fouilles sont alors organisées.
00:05:32Les enquêteurs perquisitionnent également à plusieurs reprises le domicile familial,
00:05:38dans l'espoir de trouver un indice.
00:05:41Les dalles en béton de la maison sont explorées, en vain.
00:05:46Chantal reste introuvable.
00:05:50Deux ans plus tard, le 18 mai dernier, un rebondissement survient dans cette affaire.
00:05:57Frédéric et la Benjamine de la famille sont placés en garde à vue.
00:06:02A la jeune femme, les enquêteurs demandent des précisions sur son emploi du temps,
00:06:06le jour de la disparition de sa mère.
00:06:09Elle répète alors qu'elle dormait à l'étage.
00:06:12Au bout de 36 heures, elle est finalement relâchée.
00:06:16Mais la garde à vue de Frédéric, elle, se poursuit.
00:06:19Et après 48 heures passées à nier toute implication dans la disparition de sa femme,
00:06:25il est tout de même mis en examen pour meurtre et écroué.
00:06:29Les filles de Chantal et Frédéric sont persuadées de son innocence,
00:06:34car aucun corps ou scène de crime ne viennent confirmer avec certitude
00:06:39la culpabilité du père de famille.
00:06:43Mais pour les enquêteurs, il existerait des incohérences
00:06:46entre les récits des différents membres de la famille
00:06:49à propos de la journée de la disparition de Chantal.
00:06:54L'enquête se poursuit donc autour de ce mystère
00:06:58qui n'est pas sans rappeler l'affaire Jubilard.
00:07:03Retour en direct sur le plateau de la quotidienne de Crimes et Faits Divers.
00:07:06On va partir dans Lyon, justement, tout de suite en direct.
00:07:09Et on va rejoindre Thomas Ribière de Lyon et Républicaine.
00:07:11Bonjour, merci beaucoup d'être en direct avec nous.
00:07:15Qu'est-ce qu'on sait précisément de ce couple, déjà ?
00:07:18Qu'est-ce qu'on sait de leur façon de vivre
00:07:21et de la situation dans laquelle ils étaient au moment de cette disparition ?
00:07:26Bonjour Jean-Marc.
00:07:27Ce qu'on sait de ce couple, c'est que c'était un couple connu localement
00:07:31qui élevaient des chèvres, qui fabriquaient leur propre fromage de chèvre,
00:07:36qui vendaient sur les marchés leurs produits.
00:07:40Ils vivaient dans le secteur depuis plus d'une quinzaine d'années.
00:07:43Et a priori, tout se passait bien entre eux jusqu'à ce matin du 2 juillet 2020.
00:07:49Couple a priori sans histoire, avec quatre enfants, on le disait.
00:07:54Il y avait malgré tout un espèce de non-dit dans ce couple,
00:07:57si j'ai bien compris, c'est que la femme avait un amant.
00:08:01Oui, apparemment, c'est ce qui est ressorti.
00:08:05Son mari Frédéric nous l'a confirmé lorsque nous l'avions eu au téléphone
00:08:10quelques temps après qu'il soit placé en garde à vue puis mis en examen.
00:08:15Il nous a confirmé que le matin même des faits,
00:08:18il comptait évoquer cette relation extra-conjugale avec elle.
00:08:22Et c'est précisément ce jour-là où il comptait aborder cette relation extra-conjugale,
00:08:28c'est précisément ce jour-là où elle disparaît ?
00:08:31Voilà, c'est ce qu'il explique en tout cas,
00:08:34que c'est ce matin-là, dans le courant de la matinée,
00:08:37qu'elle a disparu, donc d'après ce qu'il dit,
00:08:40sans prendre son téléphone, sans prendre ses papiers, etc.
00:08:44Et puisque vous avez pu lui parler, qu'est-ce qu'il dit, lui ?
00:08:47Sa version, c'est quoi ?
00:08:48C'est qu'elle a décidé de partir, mais sans papiers, sans rien ?
00:08:51C'est un peu bizarre ?
00:08:53Oui.
00:08:54Lui, en fait, on l'a eu deux fois, il me semble.
00:08:57La première fois, il était assez dans le désespoir.
00:09:02Il ne comprenait pas ce qui s'était passé,
00:09:05la raison pour laquelle elle était partie.
00:09:09Il lui demandait de revenir, en fait, tout simplement.
00:09:12Après, lorsqu'on l'avait eu un peu plus récemment,
00:09:15de nouveau au téléphone,
00:09:17là, il avait fait part un peu plus d'une colère.
00:09:20Il était plus en colère contre elle.
00:09:22Il disait, pourquoi elle ne nous donne pas signe de vie ?
00:09:25Pourquoi elle ne fait pas, ne fait-ce qu'un signe
00:09:27pour savoir si elle est en bonne santé ?
00:09:30Et pour la première fois,
00:09:32il avait fait part de son inquiétude
00:09:35qu'il puisse lui être arrivé quelque chose de très grave.
00:09:39C'était à l'automne dernier.
00:09:41Les enquêteurs ont mis beaucoup de temps
00:09:43parce que là, il a été mis en examen récemment.
00:09:47Donc, il y a quand même eu quasiment deux ans.
00:09:49Pendant ces deux années, au fond,
00:09:51il a recommencé à vivre ?
00:09:52Il a continué sa vie ou il a changé de vie, lui ?
00:09:57Pareil.
00:09:57Lorsqu'on l'a vu au téléphone,
00:09:58il nous avait expliqué que,
00:10:00ne pouvant plus s'en sortir tout seul sur l'exploitation,
00:10:03il avait revendu ses 50 chèvres
00:10:05et le matériel destiné à la fabrication du fromage.
00:10:10Donc, ça veut dire changement de vie,
00:10:11vente de son exploitation également.
00:10:15Est-ce que ces enfants le soutiennent,
00:10:18a priori, dans son combat et dans son honnêteté ?
00:10:22C'est-à-dire qu'il ne sait pas ce qui est arrivé.
00:10:23Ces enfants sont plutôt solidaires de lui ?
00:10:27Alors, je ne pourrais pas forcément répondre à votre question
00:10:29puisque ces enfants, on ne les a jamais eus,
00:10:32on n'a jamais été en contact avec eux.
00:10:33Donc, là, pour le coup,
00:10:36je ne pourrais pas vous éclairer.
00:10:37Est-ce que vous avez eu, Thomas,
00:10:38des relations avec les enquêteurs ?
00:10:40Est-ce que vous savez quelle est la position des enquêteurs ?
00:10:43S'ils pensent, alors c'est ce que laisse supposer
00:10:45la mise en examen,
00:10:46mais s'ils pensent, a priori, qu'elle est morte ?
00:10:51Disons que lorsque le parquet d'Auxerre
00:10:54a repris la main,
00:10:55parce qu'à la base, c'est le parquet d'Auxerre
00:10:57qui était saisi des faits,
00:10:58c'est le pôle criminel du parquet d'Auxerre
00:11:01qui a repris la main à l'automne dernier sur l'affaire.
00:11:04Et pour la première fois,
00:11:06il y a eu une ouverture d'information judiciaire pour meurtre.
00:11:10Donc, voilà.
00:11:11Là, on est clairement sur la possibilité
00:11:13qu'il lui soit arrivé effectivement quelque chose de grave.
00:11:17Et d'ailleurs, Frédéric a été mis en train de faire
00:11:19en examen pour meurtre à la fin du mois de mai dernier
00:11:21parce que le parquet estimait
00:11:23qu'il y avait des charges,
00:11:26des éléments concordants
00:11:28qui pouvaient laisser penser
00:11:29qu'il puisse être impliqué dans la disparition de sa femme.
00:11:32Et là encore, visiblement,
00:11:33de ce qu'on sait de l'enquête,
00:11:35parce que bien évidemment, on n'a pas accès au dossier,
00:11:36mais de ce qu'on sait de l'enquête,
00:11:38il n'y a pas d'élément précis,
00:11:40c'est-à-dire qu'il n'y a pas de corps,
00:11:41il n'y a pas de preuve qu'elle soit décédée.
00:11:44C'est simplement des faisceaux d'indices, au fond,
00:11:47qui laissent penser aux enquêteurs
00:11:48qu'elles pourraient être mortes, c'est bien ça.
00:11:51Voilà, en tout cas, nous, on est sur ça,
00:11:52sur les faisceaux d'indices,
00:11:53on n'a pas su en savoir plus pour le moment.
00:11:57C'est effectivement ces faisceaux d'indices
00:11:59qui font qu'il a été mis en examen,
00:12:01mais moi, je n'ai pas eu confirmation
00:12:04qu'un corps ait été retrouvé, non.
00:12:07Merci beaucoup.
00:12:07Et a priori, pour l'instant,
00:12:08il n'y a pas d'informations, effectivement,
00:12:09comme quoi un corps a été retrouvé.
00:12:11Merci beaucoup, Thomas Ribière.
00:12:12Merci d'avoir été avec nous.
00:12:13Je rappelle que vous êtes à Lyon Républicaine
00:12:15et que vous avez suivi cette affaire.
00:12:19Dans un instant, on va l'entendre.
00:12:20D'ailleurs, Frédéric, c'est intéressant
00:12:21parce qu'il avait accordé une interview
00:12:23à nos confrères de France Bleue.
00:12:24Alors, c'est toujours intéressant d'entendre.
00:12:26Après coup, c'est à une époque
00:12:27où il n'était pas soupçonné officiellement,
00:12:29en tout cas par les enquêteurs,
00:12:30et vous allez l'entendre dans un instant.
00:12:32Auparavant, Maître Florence Rau,
00:12:34c'est vrai qu'on a le sentiment
00:12:36de revoir quasiment à l'identique
00:12:40l'affaire Delphine Jubilard.
00:12:41C'est un remake total et complet.
00:12:44On a un copier-coller de l'affaire Jubilard,
00:12:45en effet, puisqu'on a la même disparition
00:12:47dans les mêmes conditions.
00:12:49Un mari contre qui il n'y a pas de preuves,
00:12:51mais des charges gravées et concordantes,
00:12:54comme on dit dans notre jargon.
00:12:56Et à part ça, c'est tout.
00:12:57Donc, il est mis en examen.
00:12:59Et le point commun, c'est l'amant aussi ?
00:13:00Alors, le point commun, c'est aussi l'amant.
00:13:02La femme qui a un amant.
00:13:03C'est ça, qui veut mettre fin à une vie commune,
00:13:06à une histoire commune qui est longue,
00:13:07apparemment aussi.
00:13:09Vraiment, en tout point,
00:13:10on est dans deux affaires
00:13:12qui se ressemblent tellement
00:13:13qu'elles se confondent presque.
00:13:15C'est vraiment très surprenant.
00:13:16Et là, en revanche,
00:13:17les enquêteurs ont mis un peu plus de temps.
00:13:19Ils ont mis deux ans.
00:13:20C'est-à-dire que je suppose
00:13:21qu'ils ont fait des enquêtes,
00:13:22des études, des écoutes.
00:13:24Peut-être, mais ça peut s'expliquer aussi
00:13:25par le fait que,
00:13:27si je comprends bien,
00:13:28le dossier a d'abord été suivi
00:13:30au parquet de sens.
00:13:31Et maintenant,
00:13:32il est arrivé au pôle spécialisé,
00:13:35au pôle criminel d'Auxerre.
00:13:37Donc, on a une nouvelle répartition
00:13:39de la carte judiciaire.
00:13:40Effectivement,
00:13:41des pôles spécialisés
00:13:42qui ont été créés
00:13:43il n'y a pas si longtemps
00:13:44pour qu'en effet,
00:13:45les affaires criminelles
00:13:46puissent être étudiées
00:13:47de façon tout à fait distincte
00:13:49et par des juridictions spécialisées.
00:13:51Et pas parmi le tout venant,
00:13:53pardon de parler comme ça,
00:13:54mais c'est vrai aussi
00:13:54qu'il y a plein de petits dossiers
00:13:56qui encombrent
00:13:56les cabinets d'instruction.
00:13:58Et un dossier criminel
00:13:59comme celui-là,
00:14:00il faut du temps,
00:14:01il faut aussi des moyens,
00:14:02il faut du matériel,
00:14:05des équipes.
00:14:06Donc, ça ne se traite pas
00:14:08comme un vulgaire vol à la tire.
00:14:09Ce n'est pas la même chose.
00:14:11Et ces pôles spécialisés
00:14:12ont été créés.
00:14:13Et là, on voit que,
00:14:14depuis justement
00:14:15que le dossier a été repris,
00:14:16il semble que l'affaire bouge un peu.
00:14:17Alors, ça ne veut pas dire
00:14:18pour autant que cet homme
00:14:19est coupable de quelque chose.
00:14:21On ne sait pas.
00:14:22En tout cas,
00:14:22il semble quand même
00:14:23qu'il soit apparu
00:14:27à ce stade
00:14:28des indices
00:14:29qui pourraient laisser penser
00:14:30que, voilà,
00:14:31on n'en sait pas plus,
00:14:31mais c'est comme
00:14:32dans l'affaire Jubilard aussi.
00:14:33Puisque dans l'affaire Jubilard,
00:14:35là, on a moins de détails.
00:14:35Mais dans l'affaire Jubilard,
00:14:36on sait qu'on a eu
00:14:37beaucoup de pistes
00:14:38qui ont finalement avorté
00:14:41et qui n'ont rien donné.
00:14:43On ne sait pas.
00:14:44Là, on vient juste
00:14:44de commencer
00:14:45à examiner ce dossier-là.
00:14:46On verra ce que ça va donner.
00:14:47Mais on a la même chose.
00:14:49On fait en plus
00:14:50exactement comme dans l'affaire Jubilard.
00:14:51C'est-à-dire qu'ils sont allés
00:14:52enquêter sur les murs,
00:14:54sur le béton
00:14:55pour savoir
00:14:56si éventuellement
00:14:56elles pouvaient être enterrées
00:14:57sous le nul.
00:14:57C'est exactement
00:14:58ce qui s'est passé aussi
00:14:59dans l'affaire Jubilard.
00:15:00Et comme dans l'affaire Jubilard,
00:15:01j'ai envie de dire,
00:15:01ça n'a rien donné non plus.
00:15:02Voilà.
00:15:03Donc là,
00:15:03on est vraiment très intéressés.
00:15:05On attend la suite
00:15:06avec impatience.
00:15:06Mais bon,
00:15:07en même temps,
00:15:07je pense que ça va prendre
00:15:08du temps aussi
00:15:09parce que, manifestement,
00:15:11on part de pas grand-chose.
00:15:12Donc il va falloir
00:15:14reconstituer
00:15:15beaucoup d'éléments
00:15:16et c'est peut-être pas facile
00:15:18et on ne sait pas grand-chose
00:15:21en réalité
00:15:21de ce qui peut-être
00:15:23a été fait
00:15:23ou pas fait à sens.
00:15:24Donc c'est à suivre.
00:15:26Et Jean Dorido,
00:15:27c'est vrai que spontanément,
00:15:28on a tendance
00:15:28à mettre en parallèle
00:15:30plusieurs affaires.
00:15:32Enfin,
00:15:32il y a l'affaire Jonathan Daval
00:15:33qui nous avait aussi
00:15:34tous marqués à une époque.
00:15:35Là, c'est l'affaire Jubilard
00:15:36et dès qu'on se retrouve
00:15:37face à une affaire
00:15:37où là, quand même,
00:15:38c'est vrai que c'est très troublant.
00:15:40Je suis d'accord avec vous,
00:15:40mais c'est très troublant
00:15:41la similitude
00:15:44des éléments
00:15:44et la similitude des indices.
00:15:46Cette femme
00:15:47qui a un amant
00:15:48et tout à coup son mari
00:15:49qui vient la voir
00:15:50ce matin-là.
00:15:51Elle est à la ferme
00:15:51puisqu'elle s'occupe du fromage,
00:15:53lui s'occupe de la traite.
00:15:55Son mari vient la voir,
00:15:56il lui dit
00:15:56il faut qu'on parle
00:15:57a priori de cet amant
00:15:58puisque la femme
00:15:59avait envie de partir.
00:16:01Il rentre à la maison
00:16:02et elle disparaît.
00:16:03Et elle n'a pas pris
00:16:06ses papiers,
00:16:06elle n'a pas pris son téléphone.
00:16:08Elle n'a rien sur elle.
00:16:09Effectivement,
00:16:10c'est un peu troublant quand même.
00:16:11Alors oui, c'est troublant.
00:16:13Il y a une autre affaire
00:16:14qui a fait date
00:16:15dans les annales judiciaires.
00:16:17C'est l'affaire Jacques Viguier,
00:16:19un monsieur
00:16:19qui était professeur de droit
00:16:20qui expliquait à ses étudiants
00:16:22d'ailleurs
00:16:23la théorie du crime parfait.
00:16:24Et ce monsieur,
00:16:26en instance de séparation,
00:16:28a connu la même épreuve.
00:16:29Sa femme a disparu.
00:16:31Il a été soupçonné
00:16:33d'avoir été l'instrument
00:16:34de cette disparition.
00:16:35Il a même fait de la prison.
00:16:36Il a fini par être acquitté.
00:16:38Et c'est un fait
00:16:39que tout ça excite
00:16:41un biais cognitif
00:16:42qu'on appelle,
00:16:43si vous voulez,
00:16:44le biais
00:16:45de faciliter
00:16:47à se remémorer quelque chose.
00:16:49Et notre cerveau
00:16:50confond
00:16:51la fréquence
00:16:52d'une situation
00:16:53avec sa récence
00:16:54en mémoire.
00:16:55Un événement
00:16:56qui est récent
00:16:56donne l'illusion
00:16:57pour le cerveau
00:16:58qu'il est très fréquent.
00:17:00Et là,
00:17:01typiquement,
00:17:02vous l'avez dit
00:17:02très justement,
00:17:03Jean-Marc,
00:17:05Cédric Jubilard
00:17:06qui est en prison
00:17:06alors qu'il n'y a pas de corps.
00:17:08C'est ce qu'on apprend
00:17:09petit à l'école.
00:17:10Pas de corps,
00:17:11pas de crime.
00:17:11Bon,
00:17:12ça fait partie
00:17:13du B.A.B.
00:17:14qu'on enseigne
00:17:15aux non-experts du droit.
00:17:17Cédric Jubilard
00:17:18est en détention préventive.
00:17:20Et lui-même,
00:17:21il a effectivement
00:17:22fait les frais
00:17:23très certainement
00:17:24d'un point de vue cognitif
00:17:25de l'affaire
00:17:26Jonathan Daval
00:17:27que la France entière
00:17:28a vue en larmes
00:17:29alors qu'il était là.
00:17:30Pour le coup,
00:17:30il a été reconnu coupable.
00:17:31Il a avoué
00:17:32qu'il avait trucidé
00:17:33son épouse
00:17:34et maintenant
00:17:35ce monsieur
00:17:36dans Lyon
00:17:37qui vit la même chose.
00:17:39Et c'est vrai
00:17:40que tout ça,
00:17:40ça piège un peu
00:17:42notre mémoire.
00:17:42Ça donne l'impression
00:17:43que finalement
00:17:44c'est très fréquent
00:17:45avec en plus
00:17:46le piège
00:17:48finalement
00:17:48d'appliquer
00:17:49les mêmes filtres,
00:17:50les mêmes analyses
00:17:51à des situations
00:17:52qui malgré tout
00:17:53restent singulières
00:17:54et donc différentes.
00:17:56Alors,
00:17:56on va l'écouter
00:17:56justement cet homme
00:17:57qui a été placé
00:17:59en garde à vue.
00:18:00On va l'écouter
00:18:00parce qu'à la disparition
00:18:02de sa femme,
00:18:03il s'était exprimé
00:18:04chez nos confrères
00:18:05de France Bleue.
00:18:06Vous allez entendre,
00:18:06il parle de sa femme,
00:18:07il parle de la disparition,
00:18:08il parle des circonstances
00:18:10de cette disparition.
00:18:10Écoutez.
00:18:11Aujourd'hui,
00:18:12à force d'en parler
00:18:13de tout ça,
00:18:14la tristesse,
00:18:14elle est plus ou moins passée.
00:18:15Mais bon,
00:18:16j'y pense quand même.
00:18:17Je voudrais juste
00:18:18au moins avoir
00:18:18un petit mot,
00:18:19quel qu'il soit,
00:18:20sur un bout de papier quelconque
00:18:22j'attends au quotidien.
00:18:23Elle était dans son laboratoire
00:18:24en train de faire ses fromages.
00:18:25Moi, je m'occupais
00:18:26de l'attrait des chèvres.
00:18:27Comment dire ?
00:18:27Je l'ai dérangé deux minutes.
00:18:28Je lui ai dit
00:18:28quand on va finir,
00:18:29il faudra qu'on parle
00:18:29d'un sujet personnel.
00:18:31Quand je l'ai cherché
00:18:32sur le coup des 9 heures,
00:18:34il n'y a plus personne.
00:18:35On peut avoir
00:18:35un coup de colère
00:18:36à repartir
00:18:37sur un coup de tête.
00:18:38Là, il y a quand même
00:18:39un minimum de contact
00:18:40qui va se faire.
00:18:41On ne peut pas avoir
00:18:42oublié ses enfants,
00:18:43ses petits-enfants
00:18:43qu'elle adorait.
00:18:44Je pense que quelqu'un
00:18:45lui a fait du mal.
00:18:46Je ne vois que ça.
00:18:46Ce n'est pas possible.
00:18:48C'est intéressant
00:18:48ce que dit Frédéric.
00:18:50Là, parce qu'il dit
00:18:50qu'on ne peut pas
00:18:51partir comme ça
00:18:52sur un coup de tête,
00:18:53qu'on ne peut pas
00:18:53laisser ses enfants,
00:18:54c'est presque une évidence.
00:18:58Lui-même, il nous dit
00:18:59mais je ne comprends pas
00:19:00ce qui s'est passé.
00:19:00Il a dû lui arriver
00:19:01quelque chose de grave.
00:19:02Absolument,
00:19:03mais de la même manière
00:19:04que Delphine Jubilard
00:19:05qui part comme ça
00:19:05alors que ses enfants dorment,
00:19:07que personne ne peut envisager
00:19:08qu'elle soit partie
00:19:09sans donner de nouvelles
00:19:10à ses enfants.
00:19:11C'est quand même
00:19:12très surprenant.
00:19:13Ce qui est surprenant aussi,
00:19:14c'est le fait de partir
00:19:15sans rien emmener.
00:19:17Quelqu'un qui prépare
00:19:18un départ qui veut disparaître,
00:19:20peut disparaître
00:19:21et ne pas donner de nouvelles
00:19:22mais pas au moins
00:19:23avec sa carte de crédit
00:19:24et son téléphone.
00:19:25C'est la moindre des choses.
00:19:26Sinon, comment est-ce
00:19:27qu'on peut survivre
00:19:29tout simplement ?
00:19:29C'est quand même
00:19:30très étrange.
00:19:30Et puis après,
00:19:31ce qui me trouble aussi,
00:19:32à supposer que ce soit lui
00:19:33et on fait une supposition
00:19:35bien évidemment,
00:19:35il est présumé innocent
00:19:36mais à supposer que ce soit lui,
00:19:37est-ce qu'on irait
00:19:38dans les médias en disant
00:19:39il a dû lui arriver
00:19:40quelque chose de grave ?
00:19:43Il ventrait plutôt
00:19:44le départ spontané
00:19:45plutôt que le fait
00:19:47qu'il lui arrive
00:19:47parce que regardez
00:19:50Jonathan Daval,
00:19:51il pleurait
00:19:51les larmes de son corps
00:19:52devant toutes les caméras
00:19:54de France et de Navarre
00:19:55et pour autant,
00:19:56on sait quel était
00:19:57le résultat de l'affaire.
00:19:58Donc,
00:19:59on ne sait pas trop
00:20:00ce qui se passe
00:20:00dans la tête de quelqu'un
00:20:01qui voudrait
00:20:03brouiller les pistes,
00:20:06adopter une autre posture.
00:20:08Ça,
00:20:08on ne peut pas savoir.
00:20:09Mais ça ne veut pas dire
00:20:10pour autant
00:20:10que cet homme n'est pas sincère.
00:20:11On n'en sait rien du tout.
00:20:13Mais en tout cas,
00:20:13ce qui est quand même
00:20:14très très étrange,
00:20:15c'est de partir comme ça.
00:20:16Il faudrait peut-être faire,
00:20:17mais bon,
00:20:18on ne va pas non plus
00:20:18faire tout le récit
00:20:20de ces deux affaires
00:20:21et les comparer
00:20:22dans le détail,
00:20:22mais il y a des problèmes
00:20:23de date aussi
00:20:24parce qu'on pourrait
00:20:25peut-être supposer
00:20:26qu'un rôdeur soit,
00:20:27on l'a déjà envisagé
00:20:29dans l'affaire jubilard.
00:20:30parce qu'il dit
00:20:31on ne part pas comme ça.
00:20:32Mais c'est ça.
00:20:33Et donc,
00:20:33je ne sais pas,
00:20:34au moment des dates,
00:20:35il faudrait voir
00:20:36des dates,
00:20:36des lieux,
00:20:36il y a peut-être
00:20:37quelqu'un qui rôde
00:20:38mais en même temps,
00:20:40ce qui est troublant aussi,
00:20:41c'est que ces deux hommes,
00:20:42d'un côté celui-ci
00:20:44et de l'autre jubilard,
00:20:45ils disent la même chose.
00:20:46Donc,
00:20:47on a là un peu du mal
00:20:48à le relier
00:20:49avec un rôdeur
00:20:51qui aurait...
00:20:52Mais ce qui est troublant aussi,
00:20:53c'est que Frédéric,
00:20:54là, il dit
00:20:54ce jour-là,
00:20:55je suis allé la voir
00:20:56pour lui dire
00:20:57je veux qu'on parle
00:20:57en gros de ton amant
00:20:58et du fait
00:20:59que tu veux partir
00:21:00et ce jour-là précisément
00:21:02où elle disparaît.
00:21:03Alors ça,
00:21:04ça aurait tendance
00:21:04à laisser dire
00:21:05départ spontané
00:21:06mais après un départ spontané
00:21:07sans prendre ses papiers,
00:21:08ça ne colle pas non plus.
00:21:09C'est bizarre.
00:21:10Il y a un truc qui ne va pas.
00:21:11Le rôdeur,
00:21:12il serait venu juste le jour
00:21:13où Frédéric a envie
00:21:13de lui parler de son amant.
00:21:14Oui, mais alors
00:21:14on peut imaginer
00:21:15qu'il y ait des coïncidences
00:21:16mais il y en a
00:21:17qui sont quand même extraordinaires.
00:21:18Jean Dorédo.
00:21:19Oui, non,
00:21:19c'est-à-dire qu'on est vraiment
00:21:21effectivement en plein
00:21:22dans les méandres
00:21:24dans notre cerveau.
00:21:25C'est-à-dire qu'on analyse
00:21:26avec notre intelligence rationnelle
00:21:27et en même temps
00:21:28nos analyses
00:21:29elles sont biaisées
00:21:30précisément par
00:21:30l'effet de concomitance.
00:21:32C'est ce fameux
00:21:33comme par hasard.
00:21:34Je ne peux pas y croire.
00:21:35Ce n'est pas possible
00:21:36le jour où il va parler
00:21:37de l'amant de son épouse.
00:21:39Ce n'est pas possible
00:21:39qu'on retourne sur là.
00:21:40Si, c'est possible.
00:21:41Quand vous jetez un dés
00:21:42il y a le temps de sortir un 6.
00:21:44C'est une réalité
00:21:46et on a du mal
00:21:47si vous voulez
00:21:47parce qu'on a envie
00:21:50de voir parfois
00:21:51de l'extraordinaire
00:21:52là où il peut y avoir
00:21:53hélas des accidents
00:21:55extrêmement ordinaires
00:21:58et c'est quand même
00:21:59une réalité.
00:22:00Il y a 40 000 personnes
00:22:01qui disparaissent
00:22:01chaque année en France
00:22:02dont pratiquement 10 000
00:22:03qu'on ne retrouve jamais
00:22:04et d'un point de vue clinique
00:22:07je dirais
00:22:08de mon expérience
00:22:08c'est un fantasme
00:22:10assez fréquent
00:22:11le fameux nouveau départ.
00:22:12Le côté
00:22:13je disparais
00:22:14je redémarre
00:22:15complètement à zéro
00:22:16je laisse mon portable
00:22:17je laisse tout derrière moi.
00:22:18Vous laissez les enfants ?
00:22:19Ils avaient 4 enfants.
00:22:20C'est une réalité.
00:22:21Ça aussi
00:22:22ça bug
00:22:23avec nos clichés
00:22:25sur la mère aimante
00:22:27et bienveillante
00:22:28il y a des femmes
00:22:29chaque année
00:22:29qui abandonnent
00:22:30leurs enfants
00:22:31par amour.
00:22:32Ça c'est quelque chose
00:22:33c'est vrai que c'est difficile
00:22:35à accepter
00:22:36parce qu'on a été élevés
00:22:37dans ces représentations
00:22:38qui sont justes
00:22:39certes
00:22:40maintenant toute règle
00:22:41connaît des exceptions
00:22:42et ça n'est pas si rare.
00:22:43Alors par amour
00:22:44ou simplement
00:22:45pour l'envie
00:22:46d'une nouvelle vie
00:22:46d'une nouvelle existence
00:22:49j'y repense à l'instant
00:22:50mais je connais
00:22:51une jeune femme
00:22:53qui un beau jour
00:22:54pourtant
00:22:54elle avait 3 enfants
00:22:55qu'elle adorait
00:22:56elle adorait sa vie de famille
00:22:57un beau jour
00:22:58elle a décidé
00:22:58de partir au Canada
00:23:00elle est partie au Canada
00:23:01avec rien
00:23:03elle n'avait même pas de passeport
00:23:04je ne sais même pas
00:23:04comment elle a fait
00:23:05et on ne l'a jamais revue
00:23:07elle n'est pas morte
00:23:08mais on ne l'a jamais revue
00:23:09elle est partie
00:23:10pour une autre existence
00:23:11Et la police
00:23:11n'est pas tenue
00:23:12de dire où elle est
00:23:13même s'il est au courant
00:23:14une personne majeure
00:23:15en dit non monsieur
00:23:15c'est son choix
00:23:16Et quand on l'a connue
00:23:18on se dit
00:23:19mais elle ne peut pas
00:23:19avoir fait ça
00:23:20et pourtant
00:23:21elle a choisi de faire ça
00:23:22Voilà donc
00:23:23pour cette nouvelle affaire
00:23:24dans Lyon
00:23:25ça se passe à Joigny
00:23:26vous l'avez compris
00:23:27cette affaire
00:23:28qu'on va suivre
00:23:28forcément
00:23:29parce que c'est vrai
00:23:29que cette affaire
00:23:31nous intrigue
00:23:31pour l'instant
00:23:32on vous le redit
00:23:32il n'y a pas de preuve
00:23:34que cette femme
00:23:34soit décédée
00:23:35que cette femme
00:23:36a été tuée
00:23:37il n'y a pas de cadavre
00:23:38il y a eu des recherches
00:23:39qui ont été faites
00:23:39il n'y a aucune preuve
00:23:40mais son mari
00:23:41en revanche lui
00:23:41vient d'être mis en examen
00:23:43donc on aura l'occasion
00:23:44d'y revenir
00:23:45bien évidemment
00:23:46Pour poursuivre
00:23:47cette quotidienne maintenant
00:23:48le témoignage de Lucie
00:23:50et Arnaud
00:23:50dont le fils Robin
00:23:51a été secoué
00:23:52par sa nounou
00:23:53à l'âge de 3 mois
00:23:54tout commence en fait
00:23:55à Charleville-Mézières
00:23:56dans les Ardennes
00:23:56Lucie et Arnaud
00:23:57sont les heureux parents
00:23:58de Robin
00:23:58c'est un bébé souriant
00:24:00qui illumine le quotidien
00:24:01du jeune couple
00:24:02il grandit bien
00:24:03et a une croissance
00:24:04tout à fait normale
00:24:05mais passés les premiers mois
00:24:06Lucie et Arnaud
00:24:07doivent retourner travailler
00:24:08ils décident alors
00:24:09de confier Robin
00:24:10à Natacha
00:24:11une assistante maternelle
00:24:12sa bonne réputation
00:24:14et ses 4 ans d'ancienneté
00:24:15ont de quoi rassurer
00:24:16Arnaud et Lucie
00:24:17elle-même
00:24:18et maman d'ailleurs
00:24:19de 4 enfants
00:24:20Lucie est rassurée
00:24:21de savoir que Natacha
00:24:22sait bien s'occuper
00:24:23des petits
00:24:24mais chez l'assistante maternelle
00:24:26Robin
00:24:26montre un autre visage
00:24:28d'après Natacha
00:24:28il devient colérique
00:24:30il pleure souvent
00:24:31la nounou
00:24:31prend donc l'habitude
00:24:32de laisser Robin
00:24:33seul dans un coin
00:24:34mais un jour
00:24:35alors que Robin
00:24:36est gardé par Natacha
00:24:37depuis seulement un mois
00:24:38Lucie reçoit un appel
00:24:39la nounou lui dit
00:24:40que Robin
00:24:41est en train de faire
00:24:42un malaise
00:24:43Lucie et Arnaud
00:24:44se précipitent donc
00:24:45au domicile
00:24:46de l'assistante maternelle
00:24:47et ils découvrent alors
00:24:48leur fils
00:24:49en train de faire
00:24:49une crise d'épilepsie
00:24:51Robin est immédiatement
00:24:53emmené à l'hôpital
00:24:53où il est placé
00:24:55en réanimation
00:24:58nous sommes à Charleville-Mézières
00:25:01dans les Ardennes
00:25:02c'est ici que vivent
00:25:04Arnaud et Lucie
00:25:05depuis trois mois
00:25:06ils sont les heureux parents
00:25:08de Robin
00:25:09après avoir passé
00:25:11leurs premiers instants
00:25:12de bonheur
00:25:12auprès de leurs nouveaux-nés
00:25:14ils sont obligés
00:25:15de retourner travailler
00:25:16le jeune couple
00:25:18décide alors
00:25:19de confier Robin
00:25:20à Natacha
00:25:20une assistante maternelle
00:25:22a guéri
00:25:23mais ils sont loin
00:25:25d'imaginer
00:25:25le calvaire
00:25:26qui les attend
00:25:28un jour de novembre
00:25:30Arnaud dépose
00:25:31comme à son habitude
00:25:32Robin chez Natacha
00:25:33avant de démarrer
00:25:35sa journée de travail
00:25:37mais vers midi
00:25:38le jeune papa
00:25:40et sa compagne
00:25:41reçoivent
00:25:41un étrange coup
00:25:42de téléphone
00:25:44au bout du fil
00:25:45Natacha leur indique
00:25:47que Robin
00:25:47a fait un malaise
00:25:48sans attendre
00:25:50les parents
00:25:51se précipitent
00:25:52chez l'assistante maternelle
00:25:53et lorsqu'ils arrivent
00:25:55sur place
00:25:56c'est avec stupeur
00:25:57qu'ils découvrent
00:25:58que leur bébé
00:25:59est en train
00:26:00de faire une crise
00:26:00d'épilepsie
00:26:02très vite
00:26:03les secours interviennent
00:26:05Robin
00:26:06est alors transporté
00:26:07en réanimation
00:26:08au centre hospitalier
00:26:10régional
00:26:10universitaire
00:26:11de Lille
00:26:13son pronostic vital
00:26:14est engagé
00:26:17totalement submergé
00:26:18par la peur
00:26:19la jeune maman
00:26:20commence à avoir
00:26:20des idées noires
00:26:21mais soutenu
00:26:23par Arnaud
00:26:24Lucie reste
00:26:25auprès de son fils
00:26:27chaque instant
00:26:28est alors
00:26:29une petite victoire
00:26:30contre la mort
00:26:31mais les médecins
00:26:33annoncent à Arnaud
00:26:34et Lucie
00:26:34qu'ils ont décelé
00:26:35des saignements
00:26:36à l'intérieur
00:26:37de la boîte crânienne
00:26:38du bébé
00:26:40les jeunes parents
00:26:41se demandent alors
00:26:42comment Robin
00:26:43a pu développer
00:26:44de tels symptômes
00:26:45ils tentent
00:26:47de se remémorer
00:26:47les jours précédents
00:26:49mais ne parviennent
00:26:50pas à comprendre
00:26:51ces saignements
00:26:53Lucie
00:26:53se demande
00:26:54simplement
00:26:55si son bébé
00:26:56n'aurait pas pris
00:26:57un coup accidentel
00:26:58au contact
00:26:59des enfants
00:26:59chez la nounou
00:27:02quelques jours
00:27:03après son entrée
00:27:03à l'hôpital
00:27:04Robin se réveille
00:27:05enfin
00:27:06mais le réconfort
00:27:08est de courte durée
00:27:09il continue
00:27:11de souffrir
00:27:11et se débat
00:27:12avec des machines
00:27:13médicales
00:27:15Lucie
00:27:16lui chante alors
00:27:17des berceuses
00:27:18pour essayer
00:27:19de l'apaiser
00:27:20mais rien n'y fait
00:27:23finalement
00:27:23après 13 jours
00:27:25d'hospitalisation
00:27:25les jeunes parents
00:27:27peuvent enfin
00:27:27retourner chez eux
00:27:28avec Robin
00:27:30s'ils craignent
00:27:31que leur bébé
00:27:32garde de lourdes séquelles
00:27:33de cet accident
00:27:33ils cherchent toujours
00:27:35à comprendre
00:27:35ce qui a bien pu arriver
00:27:38mais alors qu'ils viennent
00:27:40à peine de regagner
00:27:41leur domicile
00:27:41et tentent de reprendre
00:27:43une vie normale
00:27:44les jeunes parents
00:27:45apprennent qu'ils sont
00:27:46convoqués au commissariat
00:27:48les médecins
00:27:49ont fait un signalement
00:27:51sur l'état de l'enfant
00:27:52au procureur
00:27:53et ils soupçonnent
00:27:54que Robin
00:27:55ait été secoué
00:27:57une enquête
00:27:58est ouverte
00:27:59Lucie
00:28:00et Arnaud
00:28:01sont sous le choc
00:28:03auditionnés
00:28:03ils expliquent
00:28:04ne jamais avoir
00:28:05exercé de violence
00:28:06sur leur enfant
00:28:07et ce jour là
00:28:09à part eux
00:28:10seule
00:28:11Natacha
00:28:11avait vu Robin
00:28:14l'assistante
00:28:15est donc à son tour
00:28:16entendue
00:28:17face aux enquêteurs
00:28:19elle parle d'abord
00:28:20de léger secouement
00:28:21mais très vite
00:28:22la nounou craque
00:28:24au cours
00:28:25d'une seconde audition
00:28:27Natacha
00:28:27est placée
00:28:28en garde à vue
00:28:29et passe aux aveux
00:28:31devant les éléments
00:28:32présentés par les enquêteurs
00:28:34elle reconnaît
00:28:35avoir secoué
00:28:36Robin
00:28:36et mime
00:28:37son geste
00:28:38elle est mise
00:28:40en examen
00:28:41pour violences
00:28:41sur mineurs
00:28:42par une personne
00:28:43ayant autorité
00:28:46alors que Lucie
00:28:47et Arnaud
00:28:47faisaient une confiance
00:28:49aveugle en Natacha
00:28:50ils sont totalement
00:28:52abasourdis
00:28:53les jeunes parents
00:28:54peinent à faire confiance
00:28:56à quiconque
00:28:56pour garder leur enfant
00:28:58et ils n'ont plus
00:28:59qu'une chose en tête
00:29:01obtenir justice
00:29:02pour Robin
00:29:05retour en direct
00:29:05sur le plateau
00:29:06de la quotidienne
00:29:07de crimes et faits divers
00:29:07bonjour Lucie
00:29:08merci d'être en direct
00:29:09avec nous
00:29:09c'est la maman de Robin
00:29:10et puis bonjour Arnaud
00:29:11merci également
00:29:12d'être venu
00:29:13vous êtes le papa
00:29:13de Robin
00:29:14Robin il est né
00:29:15en juin 2017
00:29:18Lucie il était
00:29:19comment
00:29:19quand il était chez vous
00:29:20pendant les trois
00:29:22premiers mois
00:29:22puisqu'ensuite
00:29:22vous êtes allée travailler
00:29:26il était
00:29:28plein de vie
00:29:31génial
00:29:32même en avance
00:29:33par rapport
00:29:34aux apprentissages
00:29:35de son âge
00:29:37un petit garçon
00:29:38très éveillé
00:29:40voilà
00:29:41c'est plutôt sage
00:29:41oui
00:29:43colérique
00:29:43ben non
00:29:45pas plus que ça
00:29:46après
00:29:47pour moi
00:29:48on ne peut pas
00:29:48parler de colère
00:29:49à cet âge là
00:29:50en tout cas
00:29:51il s'exprime
00:29:51parce qu'il y a
00:29:52un besoin
00:29:54il a faim
00:29:55il est sale
00:29:56enfin voilà
00:29:56il y a quelque chose
00:29:57il a mal quelque part
00:29:58c'est qu'après la nounou
00:29:59va dire qu'il était colérique
00:30:00c'est pour ça que je pose
00:30:01cette question
00:30:02non il n'était pas
00:30:04colérique
00:30:04plus que ça
00:30:05enfin en tout cas
00:30:07pas à notre connaissance
00:30:08Arnaud
00:30:08comment vous
00:30:09vous décrivez
00:30:10Robin à ce moment là
00:30:11calme
00:30:12plein d'amour
00:30:13plein de vie
00:30:14je reviens complètement
00:30:14ce que dit Lucie
00:30:15on avait un enfant
00:30:16qui était très câlin
00:30:17qui était très calme
00:30:17et d'ailleurs
00:30:18ça nous a vraiment
00:30:19interrogé
00:30:19dès lors que
00:30:20la nounou a commencé
00:30:22à pouvoir nous parler
00:30:22du fait que
00:30:23ce soit parfois difficile
00:30:24chez elle
00:30:25qu'il puisse y avoir
00:30:25des caprices
00:30:27c'est nounou
00:30:28vous la trouvez comment
00:30:29en fait
00:30:33alors nous on vit
00:30:34dans un petit village
00:30:35et du coup
00:30:37cette nourrice là
00:30:38elle était
00:30:39elle était
00:30:40de la ville
00:30:41de Charleville-Mélière
00:30:42la plus grosse ville
00:30:43des Ardennes
00:30:44en fait
00:30:44et du coup
00:30:46elle était proche
00:30:47du travail d'Arnaud
00:30:48donc ça nous a rangé
00:30:49géographiquement
00:30:50donc vous la rencontrez
00:30:51avant
00:30:51comment vous faites
00:30:52pour la choisir elle
00:30:53oui oui
00:30:53on l'a rencontré
00:30:54deux fois
00:30:56une fois
00:30:56pour une première
00:30:58présentation
00:30:59voilà
00:31:00pour
00:31:04voir un petit peu
00:31:05ce qu'on
00:31:05enfin comment dire
00:31:06le feeling
00:31:07voir les apportances
00:31:08c'est ça
00:31:08c'est important
00:31:09c'est vrai qu'on avait
00:31:10une certaine conscience
00:31:10parce qu'elle travaillait
00:31:11pour une structure établie
00:31:13de notre secteur géographique
00:31:14oui
00:31:14c'est un temps d'expérience
00:31:15voilà
00:31:16on était
00:31:17elle vous paraît comment
00:31:18plutôt bien
00:31:19plutôt douce
00:31:20plutôt
00:31:21alors déjà
00:31:22c'est quelque chose
00:31:23qui comptait pour moi
00:31:24c'était une maman
00:31:25donc du coup
00:31:27donc vous dites
00:31:28elle sait
00:31:30elle a l'expérience
00:31:32professionnellement
00:31:32et personnellement
00:31:33donc
00:31:34mais très vite
00:31:35on lui fait confiance
00:31:36parce que
00:31:36comme vous l'avez expliqué
00:31:38au bout de trois mois
00:31:39on doit aller retravailler
00:31:40donc
00:31:41on ne l'a vu que deux fois
00:31:42concrètement
00:31:43une fois où on l'a vu
00:31:45tous les deux
00:31:45et une fois où on a présenté
00:31:46Robin
00:31:47pour faire un essai
00:31:48voir si tout se passait bien
00:31:50et Arnaud
00:31:51assez vite
00:31:52au fond
00:31:52elle va vous appeler
00:31:53en vous disant
00:31:54il a un peu colérique
00:31:54votre fils
00:31:55c'était souvent
00:31:56moi qui
00:31:57on avait sur les roules
00:31:59répartis
00:31:59donc on la voyait
00:32:00tous les jours
00:32:00quasiment tous les deux
00:32:01et c'est vrai que
00:32:03au début
00:32:03il y a eu des petites choses
00:32:04alors c'était
00:32:06il a mal au ventre
00:32:07c'est peut-être pas le bon lait
00:32:08vous devriez changer de lait
00:32:08vous devriez peut-être faire ci
00:32:10vous devriez peut-être faire ça
00:32:12et puis
00:32:12assez rapidement
00:32:13elle évoque en effet
00:32:14le fait qu'il puisse
00:32:16faire des caprices
00:32:17et nous
00:32:18dans la logique
00:32:19quelle est la nôtre
00:32:19ce qu'on est dans nos vies
00:32:21moi de manière
00:32:23honnêtement bienveillante
00:32:24je lui ai dit
00:32:24écoutez si c'est compliqué
00:32:25et difficile
00:32:26on peut trouver un autre
00:32:27mode de garde
00:32:27pas de problème
00:32:29et à ce moment là
00:32:30en toute honnêteté
00:32:30je ne m'inquiétais pas
00:32:31pour mon fils
00:32:33c'était un confort de travail
00:32:34de quelqu'un
00:32:35et puis
00:32:35voilà
00:32:36je n'en avais pas de signaux
00:32:37qui à ce moment
00:32:38nous laissaient penser
00:32:38qu'il y avait des violences
00:32:40subies par Robin
00:32:40particulièrement
00:32:41au bout d'un mois
00:32:42à peu près
00:32:43vous allez recevoir
00:32:43un coup de fil
00:32:44justement
00:32:44qui va vous indiquer
00:32:45qu'il a fait un malaise
00:32:46qui reçoit le coup de fil
00:32:48c'est moi
00:32:48c'est vous
00:32:48enfin
00:32:49tous les deux
00:32:50en fait il y a une fille
00:32:50qui m'est émise
00:32:51et à ce moment là
00:32:52je ne décroche pas
00:32:53je ne suis pas disponible
00:32:53d'accord
00:32:54et qu'est-ce qu'elle vous dit
00:32:55au téléphone
00:32:56ben venez vite
00:32:57Robin a fait un malaise
00:32:59dépêchez-vous
00:32:59dépêchez-vous
00:33:00et puis
00:33:01je suis désolée
00:33:02je suis désolée
00:33:03ouais
00:33:03d'accord
00:33:05du coup
00:33:05ben
00:33:07enfin comme si
00:33:07elle avait
00:33:08voilà
00:33:08elle n'avait pas géré
00:33:09les choses
00:33:10le jour J
00:33:11donc
00:33:12enfin
00:33:12donc du coup
00:33:13ben
00:33:13enfin
00:33:14j'arrive très très vite
00:33:16chez elle
00:33:16parce que du coup
00:33:17j'étais en voiture
00:33:18j'étais en train de travailler
00:33:20donc
00:33:20j'ai peut-être
00:33:22non j'ai pas eu d'amende
00:33:24pour excès de vitesse
00:33:25mais je suis allée très vite
00:33:26chez elle
00:33:26et
00:33:27quand je suis arrivée
00:33:28il y avait déjà
00:33:28le SAMU
00:33:29qui était sur place
00:33:30je lui avais demandé
00:33:31quand même
00:33:32par précaution
00:33:33si elle avait appelé
00:33:34les secours
00:33:35elle l'avait fait ?
00:33:36oui
00:33:37en pratique sa famille
00:33:38a appelé les secours
00:33:39d'accord
00:33:39ils ont évalué
00:33:40d'après les enregistrements
00:33:41un niveau de panique
00:33:4310 sur 10
00:33:44voilà
00:33:45c'était l'évaluation
00:33:45qui avait été faite
00:33:46donc gros affolement
00:33:47voilà
00:33:47quelqu'un qui a été
00:33:48vraiment très affolé
00:33:49quand vous arrivez vous
00:33:50comment ça se passe ?
00:33:52et ben
00:33:52du coup
00:33:53c'est
00:33:54directement
00:33:54le SAMU
00:33:55qui me prend en charge
00:33:56la nourrice
00:33:57est complètement paniquée
00:33:59hors de contrôle
00:34:00enfin
00:34:01en peur
00:34:02elle crie
00:34:03elle pleure
00:34:03oui
00:34:03elle est vraiment
00:34:07comment dire
00:34:07oui
00:34:07elle pleurait
00:34:08elle était
00:34:11en train de trembler
00:34:12enfin
00:34:12ils ont essayé
00:34:13de l'écarter
00:34:14en fait
00:34:14de là où était Robin
00:34:15c'était assez
00:34:16enfin une scène de crime
00:34:17vraiment
00:34:17c'était très particulier
00:34:19et du coup
00:34:19Robin était
00:34:20excusez-moi
00:34:20et quand vous la décrivez
00:34:21j'ai presque l'impression
00:34:21que vous trouvez
00:34:22que c'est trop
00:34:23par rapport à un malaise
00:34:25je sais pas
00:34:25si c'est juste un malaise
00:34:27avec du recul
00:34:28je suis d'accord
00:34:28avec vous
00:34:28enfin la façon
00:34:29dont vous le décrivez
00:34:30on a l'impression
00:34:31que c'est une crise de panique
00:34:32un enfant qui fait un malaise
00:34:33ok c'est sérieux
00:34:34mais si en plus
00:34:35elle est maman
00:34:36enfin voilà
00:34:37ça peut arriver
00:34:37que ça a duré dans le temps
00:34:39parce que finalement
00:34:40dès le premier jour
00:34:41puis même le lendemain
00:34:42alors moi
00:34:44considérant le monde
00:34:44comme étant bienveillant
00:34:45j'avais pas envisagé
00:34:46qu'elle ait pu faire du mal
00:34:47à mon enfant
00:34:48donc je l'ai tenu informé
00:34:49c'est à dire que moi
00:34:50je lui ai passé des coups de téléphone
00:34:51pour lui dire voilà
00:34:51Robin est dans tel état
00:34:53il se passe ça
00:34:54il va se passer ça
00:34:55et elle était encore
00:34:56dans un niveau de panique
00:34:57qui fait qu'il y a même un moment
00:34:58où c'est même son mari
00:35:00qui a pris le téléphone
00:35:01en me disant
00:35:01écoutez je prends la conversation
00:35:02parce qu'elle est pas en mesure
00:35:04là d'échanger avec vous
00:35:05sur tout ça
00:35:06alors que bon
00:35:07je vous cache pas
00:35:07qu'à ce moment là
00:35:08le niveau de panique
00:35:09le plus important
00:35:10était indiscutablement le nôtre
00:35:11bien sûr
00:35:12donc c'est un moment
00:35:13qui m'a un petit peu marqué
00:35:14qu'est-ce qu'on vous dit
00:35:15quand vous arrivez à l'hôpital
00:35:17moi au moment
00:35:17où j'arrive à l'hôpital
00:35:19en fait je croise
00:35:20les brancards
00:35:21donc c'est des consciences particulières
00:35:23et quand on arrive
00:35:25on nous dit énormément de choses
00:35:26et on ne comprend pas grand chose
00:35:27alors peut-être
00:35:28qu'on n'est pas en mesure
00:35:28d'entendre
00:35:29c'est possible
00:35:31mais c'est vrai
00:35:31qu'au début moi
00:35:33je suis quelqu'un
00:35:33de très cartésien
00:35:34j'ai besoin qu'on me dise
00:35:35enfin moi je me demandais
00:35:36qu'est-ce qui se passe
00:35:37et qu'est-ce qui va se passer
00:35:38et puis après
00:35:38quelle est la probabilité
00:35:39qu'il y ait des difficultés
00:35:40X ou Y
00:35:41sauf qu'en fait
00:35:41dans un premier temps
00:35:43on comprenait pas
00:35:43ce qui s'était passé
00:35:44pour nous
00:35:45il y avait eu
00:35:45un potentiel malaise
00:35:47du petit
00:35:48qui donnait lieu
00:35:48à une crise de convulsion
00:35:50mais on n'avait pas encore
00:35:50d'informations
00:35:51à ce moment-là
00:35:52on va vous dire
00:35:53assez vite
00:35:53que c'est grave
00:35:54en fait
00:35:56sur l'examen clinique
00:35:58comme ça
00:35:58il n'y a rien
00:35:59d'incohérent
00:36:00sa tension
00:36:01le poux
00:36:02tout va bien
00:36:03et puis
00:36:05ils lui font
00:36:05un scanner
00:36:06en fait
00:36:06et c'est à partir
00:36:07de ce moment-là
00:36:08où ils nous disent
00:36:10là il y a quelque chose
00:36:11qui ne va vraiment pas
00:36:12il y a des saignements
00:36:14dans la boîte crânienne
00:36:16sauf que
00:36:17en fait
00:36:18c'était notre pédiatre
00:36:20qui le prenait en charge
00:36:22qui était aux urgences
00:36:24à ce moment-là
00:36:24et il nous dit
00:36:26est-ce qu'il est tombé
00:36:28il n'envisage même pas
00:36:30que ça pourrait être
00:36:32le syndrome du bébé secoué
00:36:33parce qu'il nous connait aussi
00:36:35il avait confiance en nous
00:36:37je pense
00:36:37et du coup
00:36:39c'est pas la première hypothèse
00:36:43c'est quand il a été transféré à Lille
00:36:45parce qu'à Charleville-Mézières
00:36:46ils n'ont pas de matériel
00:36:48adéquat pour prendre en charge
00:36:50en réanimation
00:36:51etc
00:36:52du coup il a été transféré à Lille
00:36:53et puis c'est à Lille
00:36:54où ils nous ont dit
00:36:56ben voilà
00:36:56on pose cette hypothèse-là
00:36:58et le 21 novembre
00:36:59donc il est placé en réanimation
00:37:00c'est ça
00:37:02il y a quand même
00:37:02un élément aussi
00:37:03qui est important
00:37:04qui prouve à quel point
00:37:05vous êtes éloigné de tout ça
00:37:06c'est je crois que vous Lucie
00:37:07vous avez travaillé dans le social
00:37:08c'est ça
00:37:09et vous avez travaillé
00:37:09sur le syndrome du bébé secoué
00:37:11c'est ça
00:37:11donc vous aviez les infos
00:37:13j'ai envie de dire
00:37:14mais vous ne les plaquez pas là
00:37:15sur ce qui est en train de se passer
00:37:17mais pas du tout
00:37:17mais on a mis lieu
00:37:18de s'imaginer
00:37:19que ça peut nous arriver
00:37:20enfin
00:37:23déjà
00:37:23enfin en tout cas
00:37:25je parle pour moi
00:37:26mais je pense pour toi aussi
00:37:28c'est à dire que
00:37:29on ne doute
00:37:30absolument pas
00:37:31l'un de l'autre
00:37:34et puis on imagine
00:37:35et d'elle
00:37:35pas un instant
00:37:36tu veux dire
00:37:37moi d'abord
00:37:37je doute de moi
00:37:38c'est à dire que
00:37:39mon premier réflexe
00:37:39c'est de me demander
00:37:40si est-ce que quand
00:37:41moi qui trempe toujours
00:37:42de la jambe par exemple
00:37:43est-ce que mon fils
00:37:44il est dessus
00:37:44je suis en train
00:37:45de lui faire du mal
00:37:47en fait parce que
00:37:47le premier réflexe
00:37:48c'est celui-ci
00:37:48c'est de tourner vers moi
00:37:50douter de Lucie
00:37:51pas un seul instant
00:37:53douter de la nounou
00:37:53peut-être qu'inconsciemment
00:37:54j'avais pas envie de le faire
00:37:55parce que c'était une forme
00:37:56de responsabilité aussi
00:37:57c'était notre choix
00:37:58c'est différentes choses
00:37:59peut-être que de manière inconsciente
00:38:00je me suis protégé
00:38:01mais non
00:38:01dans un premier temps
00:38:02on ne se pose pas cette question
00:38:03et finalement
00:38:03c'est une discussion
00:38:04avec l'avocate
00:38:05et avec la police
00:38:06parce que très vite
00:38:08dès la réanimation à Lille
00:38:10on se retrouve en fait
00:38:11en contact avec la police
00:38:12il y a un signalement
00:38:12qui est fait à ce moment-là
00:38:14le 1er décembre
00:38:15le procureur de la République
00:38:16de Charleville-Mézières
00:38:17reçoit un signalement
00:38:18exactement
00:38:18et du coup
00:38:20on a une première rencontre
00:38:21avec la police
00:38:22avec une unité spéciale
00:38:23sur Lille
00:38:23qui du coup
00:38:24nous met aussi
00:38:25face à ce qu'est la réalité
00:38:26c'est-à-dire que là
00:38:27on nous dit clairement
00:38:28syndrome du bébé secoué
00:38:30on nous demande d'ailleurs
00:38:32si on l'a fait
00:38:33comment on aurait fait
00:38:34si on l'avait fait
00:38:35on vous accuse
00:38:35ou on vous pose des questions
00:38:37ça se passe comment
00:38:37parce qu'il y a plusieurs formes
00:38:39dans ces cas-là
00:38:40des fois on dit
00:38:40on sait que c'est vous
00:38:41ou on sait que c'est votre mari
00:38:42juste pour essayer
00:38:43très honnêtement
00:38:44en toute honnêteté
00:38:45sur le coup
00:38:46je l'ai vécu
00:38:47comme on m'accuse
00:38:48et en réalité
00:38:48avec du recul
00:38:49voilà
00:38:51il y a une forme
00:38:52de normalité
00:38:52et très rapidement
00:38:54très rapidement derrière
00:38:55l'atmosphère
00:38:56est un petit peu plus
00:38:57est devenue
00:38:58beaucoup plus humaine
00:38:58et on a pu faire
00:38:59quelque chose
00:38:59de ça
00:39:00et Lucie
00:39:01comment vous vivez
00:39:02ce moment-là
00:39:04très très dur
00:39:05en fait
00:39:07j'étais tout le temps
00:39:08tout le temps
00:39:09auprès de mon fils
00:39:10en fait
00:39:10pendant son hospitalisation
00:39:12je l'ai très très peu quitté
00:39:15déjà pour reprendre
00:39:17juste avant qu'on soit
00:39:18entendu par la police
00:39:19on a déposé plainte
00:39:21contre X
00:39:22en amont
00:39:23donc
00:39:25du coup
00:39:26quand vous déposez plainte contre X
00:39:27comment ?
00:39:28vous savez qui vous visez ?
00:39:30non ?
00:39:31pas forcément
00:39:32parce qu'en fait
00:39:32en tout cas
00:39:33quand ça s'est passé
00:39:34c'était pendant
00:39:35le temps de midi
00:39:37comme j'avais expliqué
00:39:38en fait
00:39:39c'est qu'il y avait ses enfants
00:39:40qui étaient au domicile
00:39:40il y avait son mari
00:39:41qui était au domicile
00:39:42donc du coup
00:39:43on ne s'est pas dit
00:39:44c'est elle en fait
00:39:45ça pouvait
00:39:46pour nous
00:39:47mais d'ailleurs
00:39:47la version qu'elle raconte
00:39:48elle, elle dit
00:39:48qu'elle a posé Robin
00:39:49dans un transat
00:39:50que Robin pleurait
00:39:51qu'elle est ensuite
00:39:52allée s'occuper de son fils
00:39:54et quand elle est revenue
00:39:55elle a remarqué
00:39:56que les pleurs de Robin
00:39:57s'étaient arrêtées subitement
00:39:58et elle dit
00:39:59je l'ai retrouvé
00:40:00alors je cite
00:40:00dans une position pas naturelle
00:40:03et ça vous le croyez ?
00:40:04En fait si vous voulez
00:40:04nous on a marché un peu
00:40:05par élimination
00:40:06c'est-à-dire que d'abord
00:40:07est-ce que c'est moi ?
00:40:08A priori non
00:40:09est-ce que c'est nous ?
00:40:10Non c'est certain
00:40:10est-ce qu'il y a un problème
00:40:11de coagulation
00:40:12un problème de santé quelconque
00:40:13qui aurait pu amener ça
00:40:14donc des examens sont faits
00:40:15au fil des jours
00:40:16et puis petit à petit
00:40:17les gens autour de nous
00:40:18les médecins
00:40:18les infirmiers nous disent
00:40:20alors ils ne peuvent pas nous dire
00:40:21tel quel souvent
00:40:22mais ils commencent à nous faire comprendre
00:40:23qu'on a éliminé
00:40:25déjà beaucoup de possibilités
00:40:26et qu'il n'y en reste pas beaucoup
00:40:28justement
00:40:28et là on se retrouve
00:40:29à comprendre
00:40:29et puis il y a quand même
00:40:30un policier lillois
00:40:31qui a un rôle très important
00:40:33dans tout ça
00:40:34dans le sens
00:40:34à nous faire comprendre
00:40:35ce qui s'est passé
00:40:36quelqu'un qui a mis un peu
00:40:37les pieds dans le plat
00:40:37qui était formé pour ça
00:40:41que j'ai longtemps détesté
00:40:42et que je remercie profondément
00:40:43maintenant
00:40:44parce que ça a été
00:40:46très important
00:40:46dans le process pour nous
00:40:48pour comprendre
00:40:48ce qui s'était passé
00:40:49Qu'est-ce qu'il vous dit ?
00:40:50Il nous pose des questions
00:40:51très claires
00:40:52il montre des vidéos
00:40:53de comment on secoue un enfant
00:40:54et voilà
00:40:55il fait des choses qui sont
00:40:56Il a mimé en fait
00:40:57sur une poupée
00:40:59le geste
00:40:59parce qu'en fait
00:41:00du coup
00:41:01sur cette idée
00:41:02on se remet en question
00:41:03en tant que parent
00:41:03forcément
00:41:05on dit
00:41:07est-ce que c'est pendant un jeu
00:41:08qu'on a fait avec notre fils
00:41:09est-ce qu'on a fait
00:41:11quelque chose de mal
00:41:11vraiment
00:41:12et puis il nous dit
00:41:13mais est-ce que vous savez
00:41:14vraiment ce que c'est
00:41:14parce qu'effectivement
00:41:16au-delà d'avoir des cours
00:41:17déjà
00:41:18de violences faites
00:41:20sur les enfants
00:41:21et puis la réalité des choses
00:41:23en fait il a pris une poupée
00:41:24il m'a dit
00:41:25vous êtes prête
00:41:26je vous le mime en fait
00:41:27donc là je vais effondrer
00:41:29on en a parlé plusieurs fois
00:41:31sur ce plateau
00:41:31on sait que
00:41:31de secouer
00:41:32c'est pas juste un bébé
00:41:33on fait juste ça
00:41:34c'est très violent
00:41:35de secouer un bébé
00:41:36mais en même temps
00:41:37ça vous permet peut-être aussi
00:41:38de savoir que vous-même
00:41:39vous êtes hors de cause
00:41:40c'est que c'est pas le bébé
00:41:41assis sur une jambe
00:41:42qu'on bouge
00:41:43et c'est peut-être aussi
00:41:44une façon à vous
00:41:45de vous dire
00:41:45ça peut pas être moi
00:41:46mais d'ailleurs
00:41:47notre dépôt de plainte
00:41:48il a aussi cette vocation-là
00:41:50de montrer que nous
00:41:52on a envie de trouver le coupable
00:41:53et qu'on n'est pas
00:41:54on se sent pas nous
00:41:56coupable
00:41:56en tout cas
00:41:57on veut le prouver
00:41:58on a très vite envie de le prouver
00:41:59on connait le process
00:42:00on est travailleur social
00:42:00tous les deux
00:42:01moi aussi je suis travailleur social
00:42:02au départ
00:42:03donc le jour où on commence
00:42:05à être un petit peu soupçonné
00:42:06on trouve pas ça choquant
00:42:07c'est une procédure
00:42:09somme toute assez classique
00:42:10elle est violente
00:42:11mais
00:42:12ce qui se passe est violent
00:42:13mais voilà
00:42:14mais derrière la procédure
00:42:15est ce qu'elle est
00:42:15on la connaît
00:42:16malheureusement
00:42:16alors Natacha va être placée
00:42:17en garde à vue
00:42:18elle maintient ses propos
00:42:20et puis finalement
00:42:20elle va mimer
00:42:21le geste de secouement
00:42:23elle parle de geste de panique
00:42:25quand on vous rapporte
00:42:28ce qu'elle dit
00:42:29comment vous réagissez ?
00:42:32mal
00:42:32mal parce que d'abord
00:42:36c'est une professionnelle
00:42:37qui doit être aguerrie
00:42:39qui doit être formée
00:42:39qui doit avoir
00:42:40la possibilité de gérer
00:42:41ce type de situation
00:42:44et puis
00:42:44et puis voilà
00:42:45on réagit mal
00:42:45parce que nous
00:42:46on est confronté
00:42:47aux conséquences que ça
00:42:47sur notre vie
00:42:48et
00:42:50on ne peut pas imaginer
00:42:51que ce soit
00:42:52un moment de panique
00:42:53et d'égarement
00:42:53dans sa mission
00:42:54qui puisse générer
00:42:55autant de conséquences
00:42:56sur nous
00:42:56et surtout sur la vie
00:42:57de notre fils
00:42:57pendant quand même
00:42:58plusieurs semaines
00:43:00le pronostic vital
00:43:01a été déclaré engagé
00:43:02un premier temps
00:43:03ça s'est assez vite
00:43:05estompé
00:43:06par contre
00:43:07les problèmes de mobilité
00:43:08de Robin
00:43:11le fait qu'il se tienne
00:43:12moins à sa nuque
00:43:13le fait qu'il a encore
00:43:13des convulsions
00:43:14le fait qu'il y a
00:43:14un traitement lourd
00:43:15au départ
00:43:16après l'hospitalisation
00:43:17c'était des conséquences
00:43:18quotidiennes
00:43:18qui étaient
00:43:19pour nous
00:43:20insupportables
00:43:20par rapport au fait
00:43:21que ce soit
00:43:21un geste de panique
00:43:23non non
00:43:23c'est pas acceptable
00:43:24et Lucie
00:43:25vous qui êtes la maman
00:43:26il y a une haine
00:43:27à ce moment là
00:43:29oui
00:43:30en fait
00:43:31il y a énormément
00:43:32d'émotions
00:43:32qui jaillissent
00:43:33en fait
00:43:34sur ces moments là
00:43:37c'est vraiment
00:43:37un ascenseur émotionnel
00:43:39constant
00:43:42quand
00:43:44on nous parle
00:43:45d'un geste de panique
00:43:46et tout ça
00:43:47en fait
00:43:48moi je me suis
00:43:50d'ailleurs
00:43:52un petit peu énervée
00:43:54vis-à-vis des professionnels
00:43:55qui me disent
00:43:56que ça peut arriver
00:43:57en fait
00:43:57dans un geste
00:43:58de réanimation
00:44:00et en fait
00:44:03pour moi
00:44:03le syndrome du bébé
00:44:04secoué
00:44:04c'est un geste volontaire
00:44:06comme je l'ai appris
00:44:06comme je l'ai vécu
00:44:07dans mon métier
00:44:10et puis
00:44:11comme je l'ai vécu
00:44:12personnellement
00:44:13et Robin a été intubé
00:44:15Robin a été ponctionné
00:44:17Robin
00:44:17enfin voilà
00:44:19il y a eu
00:44:20des séquelles
00:44:20tellement énormes
00:44:23au départ en tout cas
00:44:25que ça peut pas être un geste
00:44:28de réanimation
00:44:29et quand on lit
00:44:31les textes
00:44:32de loi
00:44:33quand on lit
00:44:34les textes médicaux
00:44:36sur ce sujet
00:44:37ce n'est pas
00:44:38un geste involontaire
00:44:40c'est un geste volontaire
00:44:41de secouer un enfant
00:44:43pendant qu'il reste à l'hôpital
00:44:44il va rester longtemps
00:44:44à l'hôpital
00:44:47à peu près trois semaines
00:44:48trois semaines
00:44:48c'est ça
00:44:49trois semaines à l'hôpital
00:44:51il y a aussi la peur
00:44:52la peur des séquelles
00:44:53la peur qu'ils ne s'en sortent pas
00:44:55aussi
00:44:57vous vivez comment
00:44:58ces trois semaines
00:45:00je ne sais même pas
00:45:00si on vit d'ailleurs
00:45:02on survit
00:45:03je crois que c'est ça le mot
00:45:06c'était très très difficile
00:45:08parce que
00:45:11quand on voit notre enfant
00:45:13qui est dans le coma
00:45:13en tout cas moi
00:45:14j'ai très très mal vécu
00:45:16c'est à dire que
00:45:17quand on m'a dit
00:45:18qu'il était possible
00:45:20que mon fils
00:45:21ne se réveille pas
00:45:23je me suis dit
00:45:23mais ma vie
00:45:24n'a plus aucun sens
00:45:26c'est très égoïste
00:45:27parce que du coup
00:45:27je ne pensais pas à Arnaud
00:45:28et j'en suis bien désolée
00:45:30mais ma vie
00:45:31n'a plus aucun sens
00:45:32sans mon enfant
00:45:33c'est un bébé
00:45:35profondément
00:45:36souhaité
00:45:37on vivait
00:45:39dans un bonheur
00:45:40absolu
00:45:41et puis là
00:45:41tout s'écroule
00:45:43sur notre tête
00:45:44en quelques instants
00:45:45et du coup
00:45:47oui
00:45:48on s'accrochait
00:45:50aux moindres secondes
00:45:51de vie
00:45:51qui continuaient
00:45:53pour lui
00:45:53Arnaud
00:45:54comment vous vivez
00:45:55ces trois semaines ?
00:45:56difficilement
00:45:57parce que d'abord
00:45:57on ne dort pas
00:45:59ou très peu
00:46:00alors
00:46:01l'énergie manque
00:46:02rapidement
00:46:03et puis
00:46:05moi je me suis rendu
00:46:06on marche à l'adrénaline
00:46:08on marche sur une espèce
00:46:09d'énergie
00:46:09où il faut se raccrocher
00:46:10à tout ce qu'on trouve
00:46:11et moi je reste marqué
00:46:12par le regard
00:46:13de nos
00:46:15nos proches
00:46:16c'est à dire que moi
00:46:17je perçois
00:46:17que je vais très mal
00:46:18dans le regard de mon père
00:46:19comme d'ailleurs
00:46:20je perçois
00:46:20que notre situation
00:46:21est extrêmement grave
00:46:21dans le regard de ton père
00:46:23parce que c'est
00:46:24nos rocs
00:46:26familiaux
00:46:26autour de nous
00:46:27qui sont là
00:46:27et finalement mon père
00:46:28dans un moment particulier
00:46:29où il était monté
00:46:30à aller nous voir
00:46:31me dit
00:46:31mais voilà
00:46:33Arnaud repose-toi
00:46:34prends soin de toi
00:46:34et c'est des moments
00:46:35en fait où je me rends compte
00:46:38de l'intensité
00:46:38de ce qu'on vit
00:46:39parce que je vois
00:46:39dans ses yeux
00:46:40une peur pour moi
00:46:41pour nous
00:46:43et c'est différentes
00:46:45étapes comme ça
00:46:45qui nous permettent
00:46:46de nous rendre compte
00:46:46de la difficulté
00:46:47mais oui il y a de la fatigue
00:46:48et il y a énormément
00:46:49de colère à ce moment là
00:46:50qui ont dû générer
00:46:51des soins
00:46:52alors votre fils
00:46:53va finir par sortir
00:46:54de l'hôpital
00:46:55il est très difficile
00:46:56pour vous dès lors
00:46:56de le laisser à un inconnu
00:46:57vous ne faites plus confiance
00:46:58forcément aux assistantes
00:47:00maternelles
00:47:00vous vous occupez
00:47:01au quotidien de votre enfant
00:47:02avec la crainte perpétuelle
00:47:03que les choses
00:47:04basculent derrière
00:47:05et pendant 4 ans
00:47:07l'instruction va suivre
00:47:08son cours
00:47:09l'enquête doit déterminer
00:47:10ce qui s'est vraiment passé
00:47:11si les violences
00:47:12influgées à Robin
00:47:13par Natasha
00:47:14étaient volontaires
00:47:18une fois sortie
00:47:20de l'hôpital
00:47:20Lucie fait suivre Robin
00:47:22par des professionnels
00:47:24de santé
00:47:25elle décide également
00:47:26de ne plus confier
00:47:27son fils
00:47:27à une assistante maternelle
00:47:30Robin va donc
00:47:31à la crèche
00:47:32et petit à petit
00:47:33il réussit à marcher
00:47:34puis à parler
00:47:37Lucie et Arnaud
00:47:38vivent ce moment
00:47:39comme une très grande
00:47:40victoire
00:47:41ils se consacrent alors
00:47:43à leur combat judiciaire
00:47:467 mois après être revenu
00:47:48à la maison
00:47:48ils se constituent
00:47:49parti civil
00:47:50et ils répètent alors
00:47:51ne jamais avoir secoué
00:47:53leur bébé
00:47:53ils expliquent
00:47:55qu'avant son accident
00:47:57Robin n'avait jamais fait
00:47:58de malaise
00:47:59ou de convulsion
00:48:01Arnaud et Lucie
00:48:02sont entendus
00:48:03par des psychologues
00:48:04et ils font état
00:48:06de leur détresse
00:48:06au quotidien
00:48:08en effet
00:48:09chaque jour passé
00:48:10à s'occuper de Robin
00:48:11engendre
00:48:12beaucoup de stress
00:48:13chez Lucie et Arnaud
00:48:15les parents
00:48:16sont sans cesse
00:48:17sur le qui-vive
00:48:18de peur qu'il n'arrive
00:48:19un autre drame
00:48:20à leur bébé
00:48:224 ans après l'accident
00:48:24la nounou
00:48:25Natasha
00:48:25comparaît libre
00:48:26mais dès l'ouverture
00:48:28des débats
00:48:28son avocat
00:48:29demande une réplique
00:48:30requalification
00:48:31des faits
00:48:31qui lui sont reprochés
00:48:32en blessure involontaire
00:48:35et à la surprise générale
00:48:37le président du tribunal
00:48:39accepte de prendre
00:48:40en compte cette demande
00:48:41il renvoie donc
00:48:42le procès
00:48:43à une autre date
00:48:44pour les parents
00:48:46de Robin
00:48:47c'est la désillusion
00:48:49finalement
00:48:50après 5 mois
00:48:51de procédure
00:48:52la demande
00:48:53est rejetée
00:48:54Natasha
00:48:55est jugée
00:48:56pour des violences
00:48:57volontaires
00:48:57sur Robin
00:48:59pendant l'audience
00:49:00l'ancienne
00:49:01assistante maternelle
00:49:02apparaît froide
00:49:02et ne laisse
00:49:03entrevoir
00:49:04aucune culpabilité
00:49:05elle reconnaît
00:49:07avoir secoué
00:49:08le bébé
00:49:08mais parle simplement
00:49:09de réflexe
00:49:12à l'issue du procès
00:49:13elle est finalement
00:49:14condamnée
00:49:14à 20 mois
00:49:15de prison
00:49:15avec sursis
00:49:16elle a également
00:49:18interdiction à vie
00:49:19d'exercer
00:49:20auprès des enfants
00:49:22en fait
00:49:23c'est un grand
00:49:24soulagement
00:49:24pour Lucie
00:49:25et Arnaud
00:49:27aujourd'hui
00:49:28Robin va à l'école
00:49:29où les choses
00:49:30se passent bien
00:49:31mais même si
00:49:32Robin est leur petit
00:49:34miraculé
00:49:34Arnaud et Lucie
00:49:36restent prudents
00:49:36face aux possibles
00:49:38problèmes
00:49:38qu'ils pourraient
00:49:39développer
00:49:42Alors Lucie et Arnaud
00:49:43on prendra des nouvelles
00:49:43de Robin dans un instant
00:49:44vous nous direz
00:49:45comment il va
00:49:45mais on est en direct
00:49:46avec maître Alice Duguay
00:49:48qui est votre avocate
00:49:49bonjour maître
00:49:49merci beaucoup
00:49:50d'être en direct avec nous
00:49:51on l'a compris
00:49:51la procédure a été longue
00:49:54c'est vrai que c'est lourd
00:49:55aussi d'accompagner
00:49:56des parents
00:49:57qui attendent le jugement
00:49:58qui attendent beaucoup
00:49:59de la justice
00:49:59parce que ça prend
00:50:00plusieurs années
00:50:01et les accompagner
00:50:02c'est aussi un long combat
00:50:04de leur expliquer
00:50:04au fur et à mesure
00:50:05les différentes étapes
00:50:06de la procédure
00:50:08Oui tout à fait
00:50:09alors
00:50:09les procédures d'instruction
00:50:11ce sont des procédures
00:50:12qui sont longues
00:50:13heureusement et malheureusement
00:50:15malheureusement pour nos clients
00:50:16parce que c'est vrai
00:50:16que le temps judiciaire
00:50:17est un temps particulièrement long
00:50:20heureusement pour la justice
00:50:23ça paraît improbable à dire
00:50:24mais voilà
00:50:25ce sont des procédures
00:50:26dans lesquelles
00:50:26on prend encore le temps
00:50:28le temps
00:50:29c'est quelque chose
00:50:31qu'on n'a plus vraiment
00:50:32au tribunal
00:50:33en justice à l'heure actuelle
00:50:34et heureusement
00:50:35qu'on a des juges d'instruction
00:50:36qui sont encore très concernés
00:50:37par ce type de procédure
00:50:40et qui multiplient
00:50:41les investigations
00:50:42les actes d'enquête
00:50:43pour avoir des dossiers
00:50:43les plus complets possibles
00:50:44pour permettre
00:50:45au tribunal
00:50:46ou au cours d'assistance
00:50:47de statuer
00:50:48avec un maximum
00:50:49d'informations
00:50:50par la suite
00:50:50donc c'est des procédures
00:50:52qui sont longues
00:50:52et qui sont difficiles
00:50:53mais qui quand elles sont
00:50:54menées correctement
00:50:55permettent à la justice
00:50:57de suivre son cours
00:50:58et de rendre justice
00:51:00Le procès s'est tenu
00:51:01en avril 2022
00:51:03et finalement
00:51:04l'assistante maternelle
00:51:05a fini par reconnaître
00:51:06les faits
00:51:08Tout à fait
00:51:09alors elle a eu
00:51:09une attitude
00:51:11tout au long
00:51:11de la procédure
00:51:12d'instruction
00:51:12qui était
00:51:14assez approximative
00:51:15pour rester
00:51:17plutôt neutre
00:51:18puisqu'effectivement
00:51:20on avait d'abord
00:51:21une absence d'aveu
00:51:22avec quelqu'un
00:51:23qui m'y est férocement
00:51:24on l'est fait
00:51:24parce qu'initialement
00:51:25elle indiquait
00:51:25que jamais
00:51:26elle aurait secoué Robin
00:51:26c'était impossible
00:51:27elle aurait jamais
00:51:28je cite pété les plombs
00:51:30et puis petit à petit
00:51:32on a des déclarations
00:51:33qui se modifient
00:51:34et qui finissent
00:51:36par aller dans le sens
00:51:36d'un aveu
00:51:37alors j'ai du mal
00:51:38à qualifier ça
00:51:39d'un aveu
00:51:39je vous avoue
00:51:40que moi qui interviens
00:51:41habituellement
00:51:41dans ces dossiers
00:51:43dire qu'on a
00:51:44un tout petit peu
00:51:46gentiment secoué
00:51:47un enfant
00:51:47pour l'aider
00:51:48je peine à appeler ça
00:51:50un aveu quand même
00:51:50surtout en invoquant
00:51:53un prétendu malaise
00:51:54qui est quelque chose
00:51:54qu'on voit très régulièrement
00:51:56dans ce type de dossier
00:51:58je ne suis pas sûre
00:51:59qu'on puisse qualifier ça
00:52:00d'aveu
00:52:00mais enfin
00:52:01ça a son utilité
00:52:05pour le tribunal
00:52:06Désolé
00:52:06la liaison
00:52:07n'est pas très bonne
00:52:08on va essayer
00:52:08de continuer un petit peu
00:52:09mais on perd un peu
00:52:10votre image
00:52:11et votre voix
00:52:12elle a été reconnue
00:52:13coupable de violences volontaires
00:52:1420 mois de prison
00:52:15avec sursis
00:52:155 ans de mise à l'épreuve
00:52:16interdite à vie
00:52:17d'exercer auprès d'enfants
00:52:18comme professionnels
00:52:19ou bénévoles
00:52:20mais 20 mois de prison
00:52:21avec sursis
00:52:22ça veut dire
00:52:23qu'elle ne va pas en prison
00:52:25ça veut dire
00:52:26exactement
00:52:27qu'elle reste
00:52:28à son domicile
00:52:29et qu'elle continue
00:52:30à vivre
00:52:31avec des obligations
00:52:32qu'elle doit tout de même
00:52:33respecter
00:52:34des interdictions
00:52:34qu'elle doit respecter
00:52:35aussi
00:52:36si elle ne les respecte pas
00:52:38la peine de prison
00:52:39dans ces cas-là
00:52:40sera appliquée
00:52:41il y a quand même
00:52:42une procédure pour ça
00:52:43mais dans l'attente
00:52:44effectivement
00:52:45elle reste libre
00:52:46et c'est vrai
00:52:47qu'elle est sortie
00:52:47en disant
00:52:47je suis libre
00:52:50oui
00:52:50alors effectivement
00:52:51moi je l'ai entendu sortir
00:52:53très contente
00:52:54en tout cas
00:52:54elle semblait très contente
00:52:55d'elle-même
00:52:56en indiquant
00:52:56enfin libre
00:52:57je crois
00:52:58merci maître Alice Duguay
00:52:59merci beaucoup
00:53:00d'avoir été en direct
00:53:01avec nous
00:53:01Lucie quand vous entendez
00:53:03la nounou dire
00:53:04enfin je suis libre
00:53:06c'est moi qui l'ai perçu
00:53:08et je me suis décomposée
00:53:11j'aimerais bien
00:53:12que les juges
00:53:12soient là derrière
00:53:13pour voir aussi
00:53:15les coulisses
00:53:16entre guillemets
00:53:17de ce qui se passe
00:53:17à côté
00:53:21je ne suis pas restée
00:53:24fixée là-dessus
00:53:24parce que
00:53:25pour nous
00:53:26c'était vraiment
00:53:27une victoire
00:53:28quelque part
00:53:29qu'elle soit condamnée
00:53:30qu'elle soit en connu
00:53:31c'est ça
00:53:31déjà que
00:53:32que cette procédure
00:53:34soit à peu près finie
00:53:36parce qu'on a encore
00:53:38les indemnités
00:53:39et tout ça
00:53:40qui arrive après la civique
00:53:41quoi
00:53:43mais
00:53:44enfin en tout cas
00:53:46en mettant en perspective
00:53:47parce que j'ai suivi
00:53:48beaucoup d'affaires
00:53:49depuis qu'il s'est passé ça
00:53:50pour mon fils
00:53:51en mettant en perspective
00:53:52toutes les procédures
00:53:54qu'il y a pu y avoir
00:53:54du bébé secoué
00:53:55je me suis dit
00:53:56que bah c'est pas
00:53:56enfin
00:53:58c'est malheureux
00:53:58vous avez envie de positiver
00:54:00pas trop mal
00:54:00voilà
00:54:00vous avez envie de positiver
00:54:02notre fils va bien
00:54:04alors c'est ça
00:54:05comment il va aujourd'hui
00:54:06il va bien
00:54:07voilà
00:54:08je sais pas en fait
00:54:09comment l'exprimer
00:54:10est-ce que c'est une chance
00:54:11est-ce qu'il a été
00:54:13je pense
00:54:13très bien
00:54:15accompagné
00:54:15au niveau médical
00:54:16enfin
00:54:18les professionnels
00:54:19ont été géniaux
00:54:21kiné
00:54:22psychomotricienne
00:54:24nous
00:54:25je peux nous faire
00:54:26deux fleurs
00:54:26mais en tout cas
00:54:27on a été
00:54:27peut-être un peu
00:54:28trop derrière son dos
00:54:29aussi
00:54:30à essayer de le stimuler
00:54:32à essayer de faire
00:54:33le moindre jeu
00:54:33mais en tout cas
00:54:34il a une vie normale
00:54:35oui oui
00:54:36complètement
00:54:36enfin complètement
00:54:37on essaye de faire
00:54:39tout pour
00:54:40Arnaud
00:54:40il a une vie normale
00:54:41oui il a une vie normale
00:54:42et je reprends vos propos
00:54:44c'est une chance
00:54:44parce que statistiquement
00:54:46les chiffres sont
00:54:47malheureusement
00:54:48extrêmement clairs
00:54:48un enfant sur dix
00:54:50victime du SBS
00:54:51décède
00:54:5175% des enfants
00:54:53victimes du SBS
00:54:53ont des séquelles graves
00:54:55et lourdes
00:54:55donc dans notre cas
00:54:57voilà
00:54:58on est obligé de reconnaître
00:54:59ne serait-ce que par respect
00:55:00pour les autres familles
00:55:01qu'on a une immense chance
00:55:02par rapport à ça
00:55:03et on se doit d'en profiter
00:55:04on sera fixé totalement
00:55:05quand il aura 18 ans
00:55:05c'est ça
00:55:06malgré tout
00:55:07même si tous les indicateurs
00:55:08sont ouverts
00:55:09mais c'est vrai qu'en général
00:55:10dans des cas comme ça
00:55:12on suit l'évolution
00:55:13c'est compliqué
00:55:14de se projeter
00:55:15en fait
00:55:16parce que
00:55:16en tout cas
00:55:17sur la motricité
00:55:19globale
00:55:19il va bien
00:55:20il a la marche
00:55:23même la motricité fine
00:55:24il commence à écrire
00:55:25etc
00:55:26enfin
00:55:27il est dans les apprentissages
00:55:28de son âge
00:55:29aujourd'hui
00:55:29mais
00:55:32mais en fait
00:55:32c'est même pas
00:55:33cette procédure judiciaire
00:55:34qui nous faisait peur
00:55:37et qui nous fait peur
00:55:38c'est d'avoir les mots
00:55:39d'un pédiatre
00:55:41d'un neuropédiatre
00:55:42derrière
00:55:42qui nous dit
00:55:42ben non
00:55:43votre fils
00:55:43là aujourd'hui
00:55:44ça va pas en fait
00:55:46donc vous vivez avec cette peur
00:55:47en fait en permanence
00:55:48c'est ça
00:55:48c'est ça
00:55:49cette appréhension
00:55:49ça reste
00:55:50ça l'est moins
00:55:51parce que
00:55:52chaque jour
00:55:53il nous prouve
00:55:53qu'il va bien
00:55:54c'est une petite boule
00:55:55de bonheur
00:55:57donc vraiment
00:55:58c'est vraiment
00:55:59une grande chance
00:56:00pour nous
00:56:00parce qu'il y a des parents
00:56:01qui sont dans des situations
00:56:02pas possibles
00:56:04mais voilà
00:56:04sur par exemple
00:56:05des troubles de l'attention
00:56:06des troubles du comportement
00:56:07il y a d'autres choses
00:56:08qui peuvent se manifester
00:56:09petit à petit
00:56:10donc on reste vigilant
00:56:12encore
00:56:12comme parents
00:56:13au quotidien
00:56:14merci beaucoup
00:56:15à tous les deux
00:56:15et bon courage
00:56:16merci d'être venus en direct
00:56:18sur ce plateau
00:56:19dans le crime
00:56:20et fait divers
00:56:20la quotidienne
00:56:21dans un instant
00:56:21une macabre découverte
00:56:22en forêt d'Ariège
00:56:23un promeneur
00:56:24se trouve néané
00:56:25avec un crâne
00:56:25et les enquêteurs
00:56:26dépêchés sur place
00:56:27retrouvent alors
00:56:27les restes du cadavre
00:56:29on vous raconte cette affaire
00:56:30dans un instant
00:56:30à tout de suite
00:56:31c'est un merci d'aujourd'hui
00:56:48le chocolat au goût
00:56:49le plus tendre
00:56:50avec 100% de lait
00:56:51du pays alpin
00:56:52tout est meilleur
00:56:53avec un peu de tendresse
00:56:55Milka Max
00:56:56de délicieux ingrédients
00:56:57enroubés de tendres
00:56:58chocolats Milka
00:56:58pour en profiter au max
00:57:01la discrétion
00:57:02ou l'audace
00:57:03la fiabilité
00:57:04ou le style
00:57:06pourquoi choisir
00:57:09avec la Toyota Yaris
00:57:10GR Sport
00:57:11roulez avec l'hybride
00:57:12qui consomme le moins
00:57:13du marché
00:57:13et distinguez-vous
00:57:15avec son look sportif
00:57:19en ce moment
00:57:20la Toyota Yaris Hybride
00:57:21est à partir de
00:57:22179 euros par mois
00:57:23entretien inclus
00:57:24découvrez-la lors des essais
00:57:26extraordinaires
00:57:27portes ouvertes ce week-end
00:57:29Happiness Electrified
00:57:31il nous faut plus de fleurs
00:57:33il nous faut plus de maintenant
00:57:35plus de frissons
00:57:36plus de folie
00:57:37plus d'action
00:57:38il nous faut plus de
00:57:40wow
00:57:41il nous faut plus de rêve
00:57:43plus d'incitation
00:57:45plus de couleurs
00:57:46il nous faut plus de oui
00:57:48c'est pour ça
00:57:48qu'il nous faut plus de fleurs
00:57:52difficile de s'y retrouver
00:57:54avec tous ces chiffres
00:57:55le lecteur de glycémie
00:57:56One Touch Vario Reflect
00:57:57accompagne les chiffres
00:57:59d'une couleur
00:57:59pour vous aider
00:58:00dans la gestion
00:58:00de votre diabète
00:58:01vous pouvez tout de suite
00:58:02comprendre
00:58:03si votre glycémie
00:58:04se situe en dessous
00:58:05dans votre objectif
00:58:06ou au-dessus
00:58:07il vous encourage
00:58:08vous fournit des informations
00:58:09et vous propose des conseils
00:58:10il peut même se connecter
00:58:11à votre téléphone
00:58:12One Touch Vario Reflect
00:58:14est un dispositif médical
00:58:15de diagnostic in vitro
00:58:16de Life Scan
00:58:17destiné aux personnes
00:58:17atteintes de diabète
00:58:18demandez conseil
00:58:19à votre médecin en pharmacie
00:58:24besoin d'une pause ?
00:58:26c'est le moment
00:58:26Knoppers
00:58:28des gaufrettes croustillantes
00:58:30une pâte de noisettes
00:58:31des noisettes grillées
00:58:32une crème de lait
00:58:33et une touche de cacao
00:58:35Knoppers
00:58:35prêt
00:58:36reparti
00:58:38Alice là
00:58:38elle voudrait reprendre
00:58:39son frigo en main
00:58:40ah oui ça lui ferait pas de mal
00:58:42genre avec des produits frais
00:58:43de saison
00:58:44et bah Alice
00:58:45vous pouvez aller chez Aldi
00:58:46tous les fruits et légumes
00:58:47sont livrés chaque jour
00:58:48comme le lot de 6 bananes
00:58:49à 99 centimes
00:58:50Aldi
00:58:51place au nouveau consommateur
00:58:52vous voulez perdre du poids ?
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00:59:04ensuite c'est simple
00:59:05vous choisissez les recettes
00:59:06que vous aimez
00:59:06vous recevez tout chez vous
00:59:07vous dégustez
00:59:08et vous constatez les résultats
00:59:09nos clients
00:59:10nos clients perdent en moyenne
00:59:114 kilos
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00:59:19rendez-vous sur
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00:59:21régimebox.fr
00:59:22tu vas être bien ici
00:59:24tout le monde est très gentil
00:59:26puis j'habite juste à deux pas
00:59:29si ça compte pour vous
00:59:31ça compte pour nous
00:59:33Homebox
00:59:34location de box
00:59:36problème de chute de cheveux
00:59:37de pouce
00:59:38ou de force
00:59:40à chaque problème
00:59:41une solution
00:59:42avec les guemises Luxeol
00:59:44pour des cheveux plus longs
00:59:46les guemises Luxeol
00:59:47poussent des cheveux
00:59:48pour aider à prévenir
00:59:49leur chute
00:59:50les guemises Luxeol
00:59:51chute de cheveux
00:59:52pour favoriser leur croissance
00:59:54et les fortifier
00:59:54les guemises Luxeol
00:59:56force et croissance
00:59:57des guemises made in France
00:59:59sans sucre
00:59:59aux gélifiants
01:00:00d'origine végétale
01:00:01les guemises Luxeol
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01:00:16possédez cette liberté
01:00:18louée avec Virtuo
01:00:22Virtuo
01:00:23100% mobile
01:00:240 attente au comptoir
01:00:37le parfum masculin
01:00:40fantôme de Paco Rabanne
01:00:42j'aimais déjà sa photo
01:00:43mais alors ta voix
01:00:44oh là là
01:00:47avec Mythic
01:00:48découvrez maintenant
01:00:49les célibataires
01:00:49au son de leur voix
01:00:51téléchargez Mythic
01:00:52tu vas quand même pas monter
01:00:54une boîte en ce moment
01:00:54je me suis déjà lancé
01:00:58offrir aux jeunes entrepreneurs
01:00:59un compte pro
01:00:59et des services associés
01:01:00pendant un an
01:01:01pour les aider à se lancer
01:01:02c'est ça
01:01:03construire dans un monde
01:01:03qui bouge
01:01:04CIC
01:01:06et voilà pour vous
01:01:07quel est le mot de passe
01:01:07du wifi
01:01:08ah c'est pirate et moi
01:01:10sérieusement
01:01:12optez pour la cybersécurité
01:01:13sur Norton.com
01:01:17aïe aïe aïe
01:01:18si vous avez pas de quoi
01:01:19réussir la découpe
01:01:20trouvez au moins de quoi
01:01:21réussir la déco
01:01:21sur le bon coin
01:01:22acheté en toute sérénité
01:01:23grâce au paiement sécurisé
01:01:25et à la livraison
01:01:26téléchargez l'appli
01:01:28certaines émotions
01:01:29sont uniques
01:01:30car lorsque vous les revivez
01:01:32elles vous font le même effet
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01:02:01pour Lipton Ice Tea
01:02:02et si vous sortiez
01:02:03avec vos amis
01:02:05délicieusement rafraîchissant
01:02:06et gorgé de soleil
01:02:07Lipton Ice Tea
01:02:08du soleil à partager
01:02:10Qui peut concurrencer la MAF ?
01:02:12A la MAF
01:02:12j'ai moins 15%
01:02:13sur mon contrôle technique
01:02:14et aussi des réductions
01:02:15sur les pneus
01:02:15et l'entretien
01:02:16Désolée
01:02:17moi je préfère la MAF
01:02:18Vous avez échoué !
01:02:20Plus d'économies
01:02:21sur l'entretien
01:02:22de votre auto
01:02:23Information sur maf.fr
01:02:24et en agence
01:02:25Je suis Stéphane
01:02:26Ma mission c'est de prendre soin
01:02:28des sourires
01:02:28et quand je prends soin
01:02:29de quelque chose
01:02:30je le fais complètement
01:02:31C'est pourquoi je suis fier
01:02:32de présenter Signal Intégral 8
01:02:34Sa nouvelle formule
01:02:35avec des ingrédients
01:02:36d'origine naturelle
01:02:37aide à combattre
01:02:38les bactéries présentes
01:02:38sur les dents
01:02:39les gencis
01:02:39les jouets et la langue
01:02:40pour une protection complète
01:02:42de toute la bouche
01:02:42et de tous les sourires
01:02:43Signal
01:02:44Chaque sourire compte
01:02:57Retour en direct
01:02:58sur le plateau
01:02:58de la quotidienne
01:02:59de Crimes et Faits Divers
01:03:00et nous partons maintenant
01:03:01à Vigne de Sos
01:03:02dans l'Ariège
01:03:03un jour de mai
01:03:03dans une forêt
01:03:04un promeneur tombe
01:03:05sur un crâne
01:03:06les gendarmes
01:03:07sont dépêchés sur place
01:03:08ils déterrent alors
01:03:09un corps calciné
01:03:10en état de décomposition
01:03:11avancée
01:03:12afin d'identifier la victime
01:03:13les enquêteurs
01:03:14confient alors le corps
01:03:15à la police scientifique
01:03:16et les résultats
01:03:17de l'analyse ADN
01:03:19déterminent
01:03:19qu'il s'agit de Kevin
01:03:21Kevin
01:03:21un jeune homme
01:03:22de 19 ans
01:03:23il avait disparu
01:03:24un mois plus tôt
01:03:25il vivait à Pamier
01:03:26près de Toulouse
01:03:27et il était déjà connu
01:03:28des services de police
01:03:29les analyses
01:03:30montrent qu'il a subi
01:03:31des fractures au crâne
01:03:33il a également
01:03:33des traces de cou
01:03:34de couteau au thorax
01:03:36les enquêteurs
01:03:37comprennent donc
01:03:37qu'il s'agit bien
01:03:38d'un meurtre
01:03:39les gendarmes
01:03:39s'intéressent alors
01:03:40au contact de la victime
01:03:42ils apprennent
01:03:42que Kevin
01:03:43passait beaucoup de temps
01:03:44chez ses amis
01:03:45Laura et Cindy
01:03:46le bornage
01:03:47du téléphone de Cindy
01:03:48montre qu'elle est
01:03:49la dernière personne
01:03:50à avoir vu Kevin
01:03:51vivant
01:03:52les enquêteurs
01:03:53entendent alors Cindy
01:03:53qui nie tout d'abord
01:03:55avoir été en contact
01:03:56avec Kevin
01:03:56le soir du meurtre
01:03:57mais elle a entendu
01:03:58une nouvelle fois
01:03:59et cette fois
01:04:00ses déclarations
01:04:01surprennent les gendarmes
01:04:04et ce nouvel interrogatoire
01:04:06va porter ses fruits
01:04:08et ce jour là
01:04:10je crois
01:04:10à la grande surprise
01:04:12des gendarmes
01:04:13Cindy
01:04:14avoue
01:04:14avoir tué
01:04:15Kevin
01:04:19les aveux
01:04:20de Cindy
01:04:20font l'effet
01:04:21d'une bombe
01:04:23les gendarmes
01:04:24étaient loin
01:04:25d'imaginer
01:04:25que l'auteur
01:04:26de ce meurtre
01:04:26barbare
01:04:27était l'oeuvre
01:04:28d'une jeune femme
01:04:29d'à peine
01:04:29un mètre cinquante
01:04:31et ils ne sont pas
01:04:32au bout
01:04:33de leur surprise
01:04:34car ce qu'elle va livrer
01:04:36est édifiant
01:04:38ils avaient rendez-vous
01:04:39le 24 mars
01:04:40il y avait donc Cindy
01:04:41il y avait Kevin
01:04:43et il y avait Johan
01:04:44un ami de Cindy
01:04:45et tous les trois
01:04:48devaient partir
01:04:48faire une balade
01:04:49en montagne
01:04:54à la sortie
01:04:55de Ville de Sose
01:04:55ils ont pris
01:04:56une petite route
01:04:56qui monte vers un hameau
01:04:57qui s'appelle
01:04:58Goulier
01:04:58ils sont arrêtés
01:05:00dans un petit chemin
01:05:01pierreux
01:05:02selon ce que dit Cindy
01:05:03c'était un arrêt pipi
01:05:04Johan
01:05:06se serait éloigné
01:05:07du véhicule
01:05:08pour se soulager
01:05:08laissant Cindy
01:05:10et Kevin
01:05:11seul
01:05:12dans la voiture
01:05:14celui-ci
01:05:15se montrera
01:05:16extrêmement pressant
01:05:18et Cindy
01:05:19dira
01:05:21il lui a caressé
01:05:22la cuisse
01:05:23et elle va lui demander
01:05:25agressivement
01:05:26d'arrêter
01:05:29au lieu de s'arrêter
01:05:30il va porter
01:05:33sa main
01:05:33à hauteur
01:05:33de sa poitrine
01:05:36entre les deux
01:05:37jeunes gens
01:05:37la tension
01:05:39serait montée
01:05:40lorsqu'il lui aurait dit
01:05:42tu n'es bonne
01:05:42qu'à ça
01:05:44elle avait rouge
01:05:45elle a pris une pierre
01:05:47qu'elle a ramassée
01:05:48près de la portière
01:05:50et elle lui a fracassé
01:05:52la tête
01:05:52avec la pierre
01:05:56celui-ci
01:05:57qui se sent
01:05:58à son tour
01:05:59agressé
01:05:59se serait saisi
01:06:00d'un couteau
01:06:01l'aurait planté
01:06:03dans l'avant-bras
01:06:04de Cindy
01:06:05qui s'en serait servi
01:06:06pour se protéger
01:06:07et elle parvient
01:06:08ainsi à le désarmer
01:06:09lui serait parvenu
01:06:11à s'extraire
01:06:12de la voiture
01:06:18elle le poursuit
01:06:19hors de la voiture
01:06:20elle le fait tomber
01:06:21par terre
01:06:21elle s'assoit
01:06:22sur lui
01:06:23à Califourchon
01:06:24et elle le tue
01:06:25à coup de couteau
01:06:27Johan
01:06:28l'ami de Kevin
01:06:29serait revenu
01:06:30à la voiture
01:06:31et aurait assisté
01:06:32impuissant
01:06:33à cette scène
01:06:34d'une rare violence
01:06:36il va assister
01:06:39à la fin
01:06:41de la lutte
01:06:41et c'est à dire
01:06:42au moment
01:06:43où Cindy
01:06:44va poignarder
01:06:45Kevin
01:06:46Cindy va lui demander
01:06:47de l'aider
01:06:48à dissimuler le corps
01:06:49et il va accepter
01:06:51de l'aider
01:06:52à traîner le corps
01:06:53sur le bord de la route
01:06:55il dit encore
01:06:56que Cindy
01:06:57lui a demandé
01:06:58de l'aide
01:06:58ensuite
01:06:59pour brûler le corps
01:07:00pour le faire disparaître
01:07:01qu'il a refusé
01:07:02Cindy
01:07:03aurait utilisé
01:07:04des produits inflammables
01:07:06trouvés dans le coffre
01:07:07de sa voiture
01:07:09suite à ses aveux
01:07:10Cindy
01:07:11est tout de suite
01:07:11incarcérée
01:07:12à la prison
01:07:12de Seyss
01:07:13près de Toulouse
01:07:15Johan
01:07:16lui
01:07:16est mis en examen
01:07:17pour recel
01:07:18de cadavres
01:07:21retour en direct
01:07:22sur le plateau
01:07:22de la quotidienne
01:07:23de crimes
01:07:23effets divers
01:07:24on est en direct
01:07:24avec maître Guy
01:07:25de Buisson
01:07:26qui est l'avocat
01:07:27de la famille
01:07:27de Kevin
01:07:27bonjour maître
01:07:28merci d'être en direct
01:07:29avec tout
01:07:30Kevin c'était un garçon
01:07:32qui était
01:07:32un garçon passé
01:07:34un peu compliqué
01:07:35en rupture familiale
01:07:36qui avait un peu plongé
01:07:37dans la drogue
01:07:38et l'alcool
01:07:38mais c'était pas un mauvais bougre au fond
01:07:40non seulement c'était pas un mauvais bougre
01:07:43c'est un arriège
01:07:43ce qui veut dire
01:07:45sans discrimination aucune
01:07:46que les choses sont très simples
01:07:48et très transparentes
01:07:50ce sont des petites villes
01:07:51et des petits villages
01:07:52à partir desquels
01:07:53tous les policiers
01:07:54tous les gendarmes
01:07:55se trouvent informés
01:07:56restent informés
01:07:57sur les us et coutumes
01:07:59des uns et des autres
01:08:00c'est un petit délinquant
01:08:01qui est envoyé
01:08:02à partir de l'âge de 13 ans
01:08:04il était souvent
01:08:05sans domicile fixe
01:08:06il dormait surtout chez sa tante
01:08:08à Pamie ou chez des amis
01:08:09et il avait l'habitude
01:08:10de disparaître
01:08:11assez régulièrement
01:08:12alors on peut dire
01:08:13délinquant
01:08:14c'est un bien grand mot
01:08:15c'était un erratique
01:08:16effectivement
01:08:16et qui faisait de l'alimentaire
01:08:18c'est à dire
01:08:19qu'il avait quelques combines
01:08:20passez-moi l'expression
01:08:21pour tenter de vivre
01:08:22d'une manière ou d'une autre
01:08:23avec les copains
01:08:25qu'il avait
01:08:25avec les amis
01:08:26qu'il avait
01:08:26sans pour autant
01:08:28solliciter les uns
01:08:29et les autres
01:08:29il se débrouillait
01:08:31quels étaient
01:08:32ses rapports
01:08:32avec Cindy en fait
01:08:34avec Cindy
01:08:35ils étaient amis
01:08:36c'était un groupe
01:08:37de 5, 6, 7 jeunes
01:08:38qui encore une fois
01:08:39dans un village
01:08:41de la Riège
01:08:41de la Haute-Ariège
01:08:42avait l'habitude
01:08:43d'une manière très simple
01:08:44d'aller au bar
01:08:45d'aller en soirée
01:08:47de se recevoir
01:08:48avec des moyens
01:08:48extrêmement limités
01:08:49au plan matériel
01:08:50et financier
01:08:52on l'a compris
01:08:52il y a Kevin
01:08:54qui est la victime
01:08:55dont vous êtes
01:08:55l'avocat de la famille
01:08:57il y a Cindy
01:08:57et puis il y a Johan
01:08:58qui lui était
01:08:59un brillant étudiant
01:09:00en école d'ingénieur
01:09:01et en doctorat
01:09:02malgré une adolescence
01:09:03compliquée là encore
01:09:05oui
01:09:05adolescence compliquée
01:09:07mais en même temps
01:09:08une personnalité
01:09:10affirmée
01:09:11je crois qu'il faut
01:09:12rester sur le terrain
01:09:14objectif
01:09:15des constatations
01:09:16qui ont été faites
01:09:17par les uns
01:09:17et par les autres
01:09:18je veux dire
01:09:18les enquêteurs d'abord
01:09:19les médecins ensuite
01:09:20et bien finalement
01:09:21les jugent
01:09:23et il attache énormément
01:09:25d'importance
01:09:25au regard des autres
01:09:26il avait besoin
01:09:27d'un auditoire
01:09:27il avait besoin
01:09:28de se montrer
01:09:28il avait besoin
01:09:29de montrer
01:09:30qu'il existait
01:09:31je crois que c'est
01:09:32le trait commun
01:09:34de certaines personnes
01:09:35qui sont en difficulté
01:09:36comment faire
01:09:36pour exister
01:09:37comment faire
01:09:38pour me montrer
01:09:38aux autres
01:09:39comment faire
01:09:39pour qu'on s'intéresse
01:09:40un jour à moi
01:09:41et d'après ce qu'on a appris
01:09:43au cours de l'enquête
01:09:44au cours du procès
01:09:45même s'il y a encore
01:09:46des zones d'ombre
01:09:47malgré tout
01:09:47mais comment les choses
01:09:48ont basculé ce soir-là
01:09:49et pourquoi surtout
01:09:50quelle serait la motivation
01:09:52le moteur
01:09:53de ce crime
01:09:54alors les choses
01:09:55sont extrêmement complexes
01:09:57d'abord
01:09:57quand elle a été arrêtée
01:09:59Cindy a expliqué
01:10:00qu'ayant avoué
01:10:02fin juillet
01:10:04si mes souvenirs
01:10:04sont exacts
01:10:05qu'en réalité
01:10:06elle avait été violée
01:10:08par mon client
01:10:10et que bien évidemment
01:10:11elle tentait
01:10:12de se venger
01:10:14dans un deuxième temps
01:10:15elle va dire
01:10:16que c'est une dette
01:10:16que c'est une vol
01:10:19que le petit
01:10:21on l'appelait le petit
01:10:22avait perpétré
01:10:23à l'égard
01:10:24des grands-parents
01:10:25ou des parents
01:10:26de Cindy
01:10:26de 420 euros
01:10:27et elle a décidé
01:10:28à partir de cet instant
01:10:29de se venger
01:10:31c'est ce qu'elle dira
01:10:32et donc de préparer
01:10:34d'une manière
01:10:34assez particulière
01:10:35avec monsieur Giacomiti
01:10:36avec l'intéressé
01:10:38la vengeance
01:10:40elle le dira plus tard
01:10:41en tuant l'intéressé
01:10:43en en faisant
01:10:43un cadeau Dexter
01:10:44selon les bandes
01:10:46cinématographiques
01:10:47bien connues
01:10:48à son ami
01:10:49Johan Giacomiti
01:10:50carrément
01:10:51donc en fait
01:10:51ils ont fait référence
01:10:52à la série Dexter
01:10:54et c'était ça
01:10:55c'est lui faire un cadeau
01:10:56de la même façon
01:10:57c'était lui faire un cadeau
01:10:58et ceci est concrétisé
01:11:00d'une manière
01:11:00assez extraordinaire
01:11:01puisque Giacomiti
01:11:038 jours avant les faits
01:11:04va se répandre
01:11:05auprès de ses amis
01:11:07de lycée
01:11:08en expliquant
01:11:09qu'il va tuer
01:11:09quelqu'un
01:11:10en expliquant
01:11:10qu'il va le faire
01:11:11disparaître
01:11:12et que c'est un cadeau
01:11:13de Dexter
01:11:14de son ami Cindy
01:11:15tous les amis
01:11:165 ou 6
01:11:17vont être entendus
01:11:18vont tous confirmer
01:11:19qu'effectivement
01:11:20il s'est vanté
01:11:218 jours avant
01:11:21du meurtre
01:11:22qu'il allait commettre
01:11:23en compagnie de Cindy
01:11:25et Cindy le reconnaîtra
01:11:26également
01:11:26quand bien évidemment
01:11:28elle sera confrontée
01:11:30à certaines réalités
01:11:31du dossier
01:11:31quand il se vante
01:11:32du meurtre
01:11:33en fait
01:11:33personne ne bronche
01:11:34personne ne le prend
01:11:35au sérieux
01:11:35c'est pour ça
01:11:36parce que
01:11:36dire je vais tuer quelqu'un
01:11:37ça pourrait faire réagir
01:11:38quand même
01:11:39personne ne le prend
01:11:40au sérieux
01:11:40parce que c'est énorme
01:11:41si ce n'est que Cindy
01:11:43dira
01:11:44quand elle va s'expliquer
01:11:45quand je lui ai dit
01:11:46que j'allais lui faire
01:11:47un cadeau dexter
01:11:47et quand je lui ai dit
01:11:48qu'il fallait tuer
01:11:51cet ami
01:11:51parce qu'il s'agissait
01:11:52d'un ami
01:11:53à partir de là
01:11:55il a été très satisfait
01:11:56parce qu'il voulait savoir
01:11:57donc c'est elle qui parle
01:11:59il voulait savoir
01:12:00quels étaient les effets
01:12:01lorsque l'on tuait quelqu'un
01:12:02l'impression que l'on avait
01:12:03donc il était ravi
01:12:04finalement de ce cadeau dexter
01:12:06et l'enquête
01:12:07faite auprès
01:12:08des témoins
01:12:09des médecins
01:12:09etc.
01:12:10déterminera
01:12:11que bien avant cela
01:12:12il s'était vanté
01:12:13d'avoir tué des animaux
01:12:14d'avoir éventré des chats
01:12:16et d'avoir fait
01:12:17encore une fois
01:12:18pour constater
01:12:19la réaction
01:12:20que ces animaux
01:12:21pouvaient avoir
01:12:22et de leur avoir injecté
01:12:23certains produits
01:12:24pour les tuer
01:12:24avec ces injections
01:12:25extrêmement toxiques
01:12:26bien sûr
01:12:27voilà quel était le personnage
01:12:29il n'avait que 20 ans
01:12:30c'est clair
01:12:31alors quand Cindy passe aux aveux
01:12:32son entourage est sous le choc
01:12:33elle explique alors
01:12:34que le geste
01:12:35par le fait que Kevin
01:12:36l'aurait violé
01:12:36comme vous nous l'avez dit
01:12:37quelques jours plus tôt
01:12:38ses accusations
01:12:39laissent les enquêteurs perplexes
01:12:40alors que le rôle de Johan
01:12:42dans cette affaire
01:12:42est à ce moment-là
01:12:43toujours indéterminé
01:12:44et à la fin de l'instruction
01:12:46Johan est lui aussi
01:12:47mise en examen
01:12:48pour assassinat
01:12:49lors de leur premier procès
01:12:50à foi en 2016
01:12:51Cindy fait basculer
01:12:53les débats
01:12:53en expliquant
01:12:54dès l'ouverture
01:12:55que c'est Johan
01:12:55qui a tué Kevin
01:12:56les deux accusés
01:12:57seront finalement
01:12:58déclarés coupables
01:12:59condamnés tous les deux
01:13:00à 25 ans
01:13:00de réclusion criminelle
01:13:02mais à l'issue du procès
01:13:03en appel
01:13:04en novembre 2017
01:13:05Cindy voit sa peine réduite
01:13:06à 22 ans de prison
01:13:08la peine de Johan
01:13:09elle est confirmée
01:13:10comment vous analysez
01:13:12ce petit changement
01:13:13d'appel maître ?
01:13:14Alors d'abord
01:13:16la vraie rupture
01:13:17a été le jour
01:13:18de l'audience
01:13:18à foi
01:13:19à Nariège
01:13:20quand on était resté
01:13:21sur un dossier
01:13:22qui faisait que Cindy
01:13:23couvrait en quelque sorte
01:13:24son ami
01:13:25et je lui ai posé
01:13:27quelques questions
01:13:27et l'avocat général aussi
01:13:29et elle a craqué
01:13:29et à ce moment-là
01:13:30elle a avoué
01:13:31qu'effectivement
01:13:32le rôle de son ami
01:13:33avait été très différent
01:13:34et qu'il avait participé
01:13:35de manière très active
01:13:36à l'assassinat
01:13:37et à la disparition
01:13:39du premier cadavre
01:13:40puisqu'il faut savoir
01:13:42que non seulement
01:13:42ce cadavre
01:13:43a été retrouvé
01:13:45par un promeneur
01:13:46mais qu'il a été retrouvé
01:13:47à l'état de squelette
01:13:48parce que
01:13:48Jacob Mitil
01:13:49a arrosé
01:13:50de soude caustique
01:13:51c'est ce que l'on pense
01:13:52tous les éléments mous
01:13:54du corps
01:13:54de l'intéressé
01:13:55de telle sorte
01:13:56que très rapidement
01:13:57les éléments mous
01:13:59ont disparu
01:14:00et il n'est resté
01:14:00qu'un cadavre
01:14:01et qu'au bout d'un mois
01:14:02il ne restait que les os
01:14:03et on a retrouvé
01:14:04c'est un élément aussi
01:14:05extrêmement négatif
01:14:06on a retrouvé
01:14:07toutes les dents
01:14:08de l'intéressé
01:14:08à l'intérieur de sa bouche
01:14:10de la cavité buccale
01:14:11ce qui prouvait
01:14:11bien évidemment
01:14:12que pour le faire
01:14:14disparaître
01:14:15d'une manière certaine
01:14:16afin qu'il ne soit pas
01:14:17identifiable
01:14:17on lui avait cassé
01:14:18à coups de marteau
01:14:19l'ensemble des dents
01:14:20et surtout
01:14:21on lui avait brûlé
01:14:22et Sydney l'a reconnu
01:14:23on lui avait brûlé
01:14:24toutes les extrémités
01:14:25des doigts
01:14:25et du visage
01:14:26avec des produits
01:14:27comme de la psoude
01:14:29des produits
01:14:30anti-peinture
01:14:31etc
01:14:32donc ça c'était
01:14:33pour qu'il soit
01:14:33qu'il ne soit pas
01:14:34identifié
01:14:35si jamais on retrouvait
01:14:36le corps un jour
01:14:38affaire terrible
01:14:39effectivement
01:14:39merci beaucoup
01:14:40maître Guy Debusson
01:14:41merci d'avoir été
01:14:41avec nous
01:14:42avocat de la famille
01:14:42de Kevin
01:14:43on fait une pause
01:14:44et on se retrouve
01:14:44dans un instant
01:14:45on va tout de suite
01:15:09le truc c'est qu'on est entouré de plaisir
01:15:11et perles de lait
01:15:12c'est aussi du plaisir
01:15:15onctueux
01:15:15cette saveur vanille
01:15:16perles de lait
01:15:17saisissez les plaisirs
01:15:18de la vie
01:15:19maman arrive à 9h
01:15:26c'est encore mieux
01:15:27que le petit déjeuner de l'hôtel ici
01:15:34je m'appelle Linda
01:15:35j'ai 34 ans
01:15:36et j'habite à Nancy
01:15:37passionnée de décoration
01:15:38j'ai toujours voulu en faire mon métier
01:15:40j'ai franchi le cap l'année dernière
01:15:41et je me suis inscrite à la formation
01:15:43de décoratrice d'intérieur
01:15:44au centre européen de formation
01:15:45la formation à distance
01:15:47ça m'a permis de concilier
01:15:48vie de famille
01:15:48travail
01:15:49études
01:15:50et tout ça à mon rythme
01:15:51aujourd'hui je suis home soldier
01:15:52dans une agence immobilière
01:15:53le fait que le centre européen de formation
01:15:56prenne de vrais élèves
01:15:57pour la publicité
01:15:58je trouve ça sympa
01:15:59et plus réaliste
01:16:01rendez-vous sur
01:16:03centre-europé-information.fr
01:16:04la coloration réinventée par Garnier
01:16:07avec Belle Color Naturals
01:16:0990% d'ingrédients d'origine naturelle
01:16:11sans ammoniaque
01:16:13et vegan
01:16:13toujours 100% de couverture
01:16:15des cheveux blancs
01:16:16soin ultra nourrissant
01:16:17pour des couleurs
01:16:18toutes en nuances
01:16:19et lumineuses
01:16:19toujours naturelles
01:16:20toujours performantes
01:16:21nouvelle coloration
01:16:22Belle Color Naturals
01:16:24par Garnier
01:16:24naturellement
01:16:26avec Red
01:16:27facile de profiter
01:16:29monsieur de la caisse numéro 2
01:16:30est prié
01:16:31de déposer ses articles
01:16:32le plus dur c'est de s'arrêter
01:16:35la fibre
01:16:3620 euros par mois
01:16:37sans engagement
01:16:38Red Bay SFR
01:16:39sévère
01:16:40c'est clair
01:16:42avant de remplacer
01:16:43un appareil endommagé
01:16:44sommes-nous sûrs
01:16:45qu'il n'est pas réparable
01:16:48choisir son assurance
01:16:49habitation à la Maïf
01:16:50c'est choisir de lutter
01:16:51contre le gaspillage
01:16:54Maïf
01:16:55assureur militant
01:16:57laissez les personnels
01:16:58shoppers Lookero
01:16:59vous surprendre
01:17:00avec une box unique
01:17:01pour vous sentir bien
01:17:02dans vos tenues
01:17:02avec Lookero c'est facile
01:17:04choisissez le budget
01:17:05qui vous convient
01:17:07indiquez votre coupe idéale
01:17:08votre silhouette
01:17:09et les styles
01:17:09qui vous plaisent
01:17:10vous recevez une sélection
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01:17:28Belvita
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01:17:30commence ici
01:17:30un biscuit moelleux
01:17:32au généreux
01:17:33coeur fondant
01:17:34redécouvrez
01:17:35Belvita
01:17:35coeur gourmand
01:18:03vous aussi
01:18:06rendez-vous sur
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01:18:10avec kayak
01:18:11découvrez si les prix
01:18:12des vols sont susceptibles
01:18:13de baisser
01:18:14ou d'augmenter
01:18:15puis réservez votre billet
01:18:16quand le prix vous convient
01:18:20Napolitain Delu
01:18:21savourez un gâteau
01:18:22inimitable
01:18:23fondant
01:18:26moelleux
01:18:27craquant
01:18:28Napolitain Delu
01:18:29un goût unique
01:18:30laissez-vous aller
01:18:32à la gourmandise
01:18:34la petite pause plaisir
01:18:36pour un grand moment
01:18:37de gourmandise
01:18:38nouveau
01:18:38Napolitain
01:18:41Équipez-vous de la
01:18:42trancheuse électrique
01:18:43Silvercrest
01:18:44elle sera coupée
01:18:45facilement en pain
01:18:46charcuterie
01:18:47fromage
01:18:47ou encore légumes
01:18:48choisissez même
01:18:49l'épaisseur de coupe
01:18:50grâce à sa molette
01:18:51de réglage
01:18:52appréciez son design
01:18:53compact et pliant
01:18:54pour un encombrement
01:18:55minimal
01:18:56c'est parti
01:18:57à vous de trancher
01:18:58trancheuse électrique
01:19:00Silvercrest
01:19:0134,99 euros
01:19:02dès jeudi
01:19:03en exclusivité
01:19:04chez Lidl
01:19:05Lidl
01:19:06le vrai prix
01:19:06des bonnes choses
01:19:07supermarché concerné
01:19:09sur Lidl.fr
01:19:10un sérum peut-il vraiment
01:19:12être efficace
01:19:12sur les rides
01:19:13L'Oréal Paris
01:19:13a proposé à des femmes
01:19:14de tester l'efficacité
01:19:16du sérum Revitalift
01:19:17Retinol Pur
01:19:17les résultats sont visibles
01:19:19pas mal au niveau des rides
01:19:20les rides
01:19:21même profondes
01:19:22sont réduites
01:19:22une efficacité
01:19:23sur 100% des femmes
01:19:25approuvée par nos dermatologues
01:19:26sérum nuit
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01:19:30la nouvelle presse crème nuit
01:19:31Revitalift
01:19:32tout le pouvoir du rétinol
01:19:33dans un pot hygiénique
01:19:34innovant
01:19:34nous le valons bien
01:19:38Sandaya
01:19:42le camping
01:19:43dans toute liberté
01:19:45comment les repas
01:19:46deviennent faciles
01:19:46avec l'eau fraîche
01:19:47des recettes délicieuses
01:19:49et variées
01:19:49que tout le monde adore
01:19:50livrez à votre porte
01:19:52à l'heure qui vous convient
01:19:53avec tout ce dont vous avez
01:19:55besoin pour cuisiner
01:19:56sans effort
01:19:59quelles que soient vos envies
01:20:00nous avons tout prévu
01:20:02commandez votre box
01:20:03sur hellofraîche.fr
01:20:05à toi petite blouse rose
01:20:07qui fait grise mine
01:20:07toi le cadeau
01:20:09qui n'en est plus vraiment un
01:20:09et toi l'oublié là
01:20:11qui veut reprendre des couleurs
01:20:12une nouvelle vie vous attend
01:20:14avec idéal
01:20:15coloré et raviver ses textiles
01:20:16c'est facile
01:20:17teinture idéale
01:20:18changez vos vêtements
01:20:19sans changer de vêtements
01:20:21Côte d'Or sélectionne
01:20:22l'effet de cacao
01:20:23à l'arôme le plus intense
01:20:27pour révéler le goût
01:20:28authentique du chocolat
01:20:30et nos émotions
01:20:31les plus vraies
01:20:33Côte d'Or
01:20:34le goût des vraies émotions
01:20:36retrouvez tout le plaisir
01:20:36gourmand de Côte d'Or
01:20:37à partager
01:20:39avec les carrés Côte d'Or
01:20:42Votre chat stérilisé
01:20:43peut être moins actif
01:20:45Aidez-le à contrôler son poids
01:20:47et son agilité
01:20:48et à vivre pleinement
01:20:50sa vie de chat
01:20:51avec Ultima
01:20:52chat stérilisé
01:20:53des recettes
01:20:54avec des ingrédients
01:20:54de haute qualité
01:20:55produits en France
01:20:56et adaptés
01:20:57à ses besoins nutritionnels
01:20:58Ultima
01:20:59partageons une vie meilleure
01:21:13Retour en direct
01:21:13sur le plateau
01:21:14de la quotidienne
01:21:15de Crimes et Faits Divers
01:21:15pour votre droit de suite
01:21:17et c'est une affaire
01:21:18de viol
01:21:18qui s'est déroulée
01:21:19en 2018
01:21:20à Harris-Orangis
01:21:20dans l'Essonne
01:21:21le 4 août
01:21:22en plein milieu de la nuit
01:21:23Eva
01:21:24une mère de famille
01:21:25appelle le commissariat
01:21:26en pleurs
01:21:27elle raconte que son mari
01:21:28vient de la violer
01:21:29avant de quitter leur domicile
01:21:30cette nuit-là
01:21:31après son travail
01:21:32l'homme de 38 ans
01:21:33serait rentré
01:21:34chez eux
01:21:34totalement ivre
01:21:35dans le salon
01:21:36la mère de famille
01:21:36dort sur un matelas
01:21:37avec ses deux enfants
01:21:38l'homme s'approche
01:21:39alors d'elle
01:21:40et lui demande
01:21:41d'avoir une relation sexuelle
01:21:42face à son refus
01:21:43il l'aurait attrapé
01:21:44par les pieds
01:21:45il l'aurait traîné
01:21:46jusqu'à la chambre à coucher
01:21:47puis il l'aurait maintenu
01:21:48de force sur le lit
01:21:49pour se défendre
01:21:51la trentenaire
01:21:51lui mort alors fermement le bras
01:21:53mais cela ne suffit pas
01:21:54à stopper les assauts
01:21:55de son époux
01:21:56alors pour ne pas effrayer
01:21:57les enfants
01:21:58qui sont juste à côté
01:21:59la mère de famille
01:22:00décide finalement
01:22:01d'arrêter de se débattre
01:22:02et de ne pas crier
01:22:04interpellé peu de temps après
01:22:05le mari a été mis en examen
01:22:07il vient d'être jugé
01:22:08par la cour d'assises
01:22:09de l'Essonne
01:22:09alors Marie Solis
01:22:10tout d'abord
01:22:11que sait-on sur ce couple
01:22:12après 9 années
01:22:139 années de mariage
01:22:14et 2 enfants
01:22:15le couple allait mal
01:22:16depuis 2 ans déjà
01:22:17au moment des faits
01:22:18depuis quelques mois
01:22:19la mère de famille
01:22:20souhaitait divorcer
01:22:20refuser régulièrement
01:22:22des relations sexuelles
01:22:23à son mari
01:22:23en raison de son alcoolisme
01:22:25de ses violences
01:22:26et de ses nombreuses infidélités
01:22:27depuis les faits
01:22:28le couple a divorcé
01:22:29l'accusé a rencontré
01:22:30une nouvelle femme
01:22:30avec qui il a un enfant
01:22:31d'un an et demi
01:22:32et il apparaît dans cette affaire
01:22:33que ce n'est pas la première fois
01:22:34que la mère de famille
01:22:35est victime de son mari
01:22:37quelques mois plus tôt déjà
01:22:38Eva s'était confiée
01:22:39à une voisine
01:22:40et à une assistante sociale
01:22:41sur les violences physiques
01:22:42et sexuelles
01:22:42qu'elle subissait
01:22:43Eva s'est ensuite rendue
01:22:44au commissariat
01:22:45mais malgré un certificat médical
01:22:47de 6 jours d'ITT
01:22:48et des photos
01:22:48prouvant les hématomes
01:22:49l'affaire avait été classée
01:22:51sans suite
01:22:51car l'infraction
01:22:52était considérée
01:22:53comme insuffisamment caractérisée
01:22:55après avoir déposé plainte
01:22:56Eva a finalement souhaité la retirer
01:22:58et les enfants du couple
01:22:59ont assisté à toute la scène
01:23:00puisqu'ils étaient
01:23:01dans la pièce à côté
01:23:02la fille du couple
01:23:03âgée de 9 ans
01:23:04est complètement traumatisée
01:23:05avec ses mots d'enfant
01:23:06elle raconte la scène
01:23:07à laquelle elle a assisté
01:23:08les cris de sa mère
01:23:09et de son père
01:23:09qui l'a fait tomber au sol
01:23:11ou encore qui la traîne
01:23:12par les chevilles
01:23:12les enfants sont restés
01:23:13sur le matelas
01:23:14en pleurs
01:23:15alors que leur père
01:23:16les menaçait de les frapper
01:23:17s'ils ne restaient pas
01:23:18calmement dans le salon
01:23:19et au procès
01:23:19quelle a été la ligne de défense
01:23:21de l'accusé
01:23:21depuis 4 ans
01:23:22il reste dans le déni complet
01:23:23à la barre
01:23:24l'homme tient des propos contradictoires
01:23:26dans un premier temps
01:23:27il accuse sa femme
01:23:28de mentir
01:23:28pour se venger
01:23:29car il souhaitait la quitter
01:23:30pour lui
01:23:31Eva a manipulé leur fille
01:23:32puis il explique
01:23:33que la relation était consentie
01:23:35après un long interrogatoire
01:23:37il a finalement reconnu
01:23:38que c'était Eva
01:23:38qui voulait le quitter
01:23:39et que ce soir-là
01:23:40elle n'était visiblement
01:23:41pas partante
01:23:42pour une relation sexuelle
01:23:43mais il n'a pas exprimé
01:23:44ses regrets pour autant
01:23:45alors finalement
01:23:46quel a été le verdict ?
01:23:47l'homme a été reconnu
01:23:48coupable de viol sur conjoint
01:23:49le jury a été un peu moins sévère
01:23:51que les réquisitions
01:23:52de l'avocat général
01:23:53qui réclamait 10 ans
01:23:54de réclusion criminelle
01:23:55il a été condamné
01:23:56à 8 ans de prison
01:23:57merci beaucoup Marie
01:23:58c'est la fin de cette quotidienne
01:23:59de Crimes et Fénivers
01:24:00merci de nous avoir suivis
01:24:01on se retrouve demain
01:24:02en direct
01:24:03à 13h35
01:24:04sur Energy 12
01:24:05pour revenir
01:24:06sur de nouvelles histoires vraies
01:24:07à demain
01:24:08et d'ici là
01:24:09soyez prudents
01:24:11merci à tous
01:24:12merci à tous
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