00:00En visite dans une prison, le ministre de la Justice se voit rattrapé par l'affaire Liana.
00:05Nous sommes tous terrifiés par ce dysfonctionnement qui, je crois, est révélateur.
00:10Je l'ai dit dans la commission d'enquête parlementaire de notre mauvaise organisation
00:14et sans doute au ministère de la Justice comme ailleurs,
00:16du fait que nous ne prenons pas au sérieux la parole de l'enfant.
00:19Des procédures trop lentes, insuspect signalé mais pas appréhendé.
00:22L'ensemble du système se retrouve pointé du doigt par tous les chiquiers politiques.
00:27A l'extrême droite, Jordan Bardella réclame des explications.
00:31Ce drame terrible aurait pu, aurait dû être évité si l'institution judiciaire n'avait pas connu de tels dysfonctionnements.
00:38L'État a très lourdement failli et le peuple français exige des comptes.
00:42Pour la gauche, les mesures en place ne sont pas à la hauteur.
00:45Les défaillances dans la prise en charge des violences sexistes et sexuelles sont insupportables.
00:50Elles ne sont pas le fait de négligence mais d'un déraillement de tout le dispositif,
00:54en particulier lorsqu'il s'agit d'enfants.
00:56C'est un fait social qui illustre l'incapacité systémique de notre société
00:59à protéger les femmes et les enfants des violences sexuelles.
01:03Indignation aussi pour ceux passés par l'exécutif.
01:06L'ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau prône plus de fermeté.
01:10Je suis favorable moi à la castration chimique sans volontariat.
01:15Priorité plutôt aux plaintes des enfants pour Edouard Philippe.
01:19Quand la parole d'un enfant est recueillie ou signalée,
01:21pourquoi toute la chaîne de l'État ne se met-elle pas immédiatement en alerte ?
01:24Il faut créer un véritable principe de précaution.
01:27Sujet incontournable dans cette course à l'Elysée,
01:30la lutte contre les violences sexistes et sexuelles
01:32avait déjà été érigée comme grande cause nationale
01:35par Emmanuel Macron il y a dix ans.
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