- il y a 8 heures
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.
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00:00:01Générique
00:00:06...
00:00:11Comment le suspect a-t-il pu passer entre les mailles du filet malgré toutes les alertes ?
00:00:17C'est vraiment la grande question qu'on se pose ce matin,
00:00:19alors que de nouveaux signalements sont remontés à la surface
00:00:22et que les recherches continuent de se poursuivre pour tenter de retrouver l'IANA.
00:00:27Vous allez voir que la population reste mobilisée aux côtés des gendarmes.
00:00:32D'ailleurs, vous le constatez, Suzy Bernard-Ménéguse,
00:00:34vous qui suivez ces recherches avec Nassim Gomery,
00:00:36vous êtes avec les membres du centre Équestre
00:00:39qui donc tentent de donner un coup de main aux enquêteurs montés sur leurs chevaux.
00:00:46Tout à fait, ils viennent de partir il y a quelques minutes.
00:00:49Cinq chevaux qui sont montés par des cavalières qui viennent des alentours.
00:00:53L'idée est d'aider les gendarmes à moto pour inspecter des zones.
00:00:56inspecter des zones à cheval, c'est un moyen assez original.
00:01:00Pourquoi ? Je vous propose d'écouter le gérant du centre Équestre.
00:01:03Il nous l'expliquait il y a quelques minutes.
00:01:07Le gros intérêt à cheval, c'est notre mobilité,
00:01:10notre rapidité d'exécution par rapport à des piétons.
00:01:13C'est-à-dire que nous, on peut très rapidement se faufiler
00:01:15et revenir vite au point de là où on est parti.
00:01:18L'avantage par rapport aux motos, c'est que par contre,
00:01:20on peut se permettre d'être très lent si nécessaire
00:01:22pour observer en plus en détail.
00:01:24Et le dernier, non négligeable,
00:01:26c'est la hauteur qu'on a.
00:01:27Du coup, on a une visibilité bien meilleure
00:01:30que ce soit dans les prairies, dans les cultures
00:01:32ou dans les sous-bois, qui nous permet
00:01:34une couverture sur les recherches
00:01:36bien plus détaillée.
00:01:37Voilà, ils vont principalement ratisser
00:01:40des zones boisées, vous l'avez entendu,
00:01:42dans des conditions qui sont assez défavorables
00:01:44puisque là, il pleut depuis ce matin
00:01:46ici à Florence. Et normalement, les recherches
00:01:48devraient durer entre 3 et 4 heures.
00:01:51Merci beaucoup Suzy. Jacques Fontbonne, je me tourne vers vous
00:01:53parce que la pluie qu'on voit qui tombe
00:01:56de façon drue manifestement pendant que les recherches
00:01:58se poursuivent, on se dit que c'est une très très mauvaise nouvelle
00:02:00pour ceux qui recherchent la piste.
00:02:02Oui, c'est une très mauvaise nouvelle
00:02:03par d'abord la disparition des preuves,
00:02:06éventuellement des odeurs pour les chiens
00:02:08si tant est que 6 jours après
00:02:10ce soit encore possible.
00:02:11Les traces.
00:02:12Les traces. Et puis la difficulté, je dirais,
00:02:17dans la progression. On va beaucoup moins vite.
00:02:19On voit moins bien. On va forcément se fatiguer
00:02:23beaucoup plus vite. Ce qui fait qu'on risque
00:02:24de commettre des erreurs sur le terrain
00:02:26en laissant des zones, même s'ils sont des petites zones,
00:02:28qui ne sont pas inspectées entre deux personnes,
00:02:31même entre deux cavaliers.
00:02:33Si Liana a été tuée, que son corps a été enterré,
00:02:36on se place dans cette hypothèse, on peut imaginer aussi
00:02:38que la pluie, elle efface les différences de surface
00:02:42et elle peut cacher peut-être un endroit
00:02:44dont on verrait que la Terre a été bougée.
00:02:48Oui, alors si tant est que dans une zone telle
00:02:51que celle qui est fouillée, ça fait trois fois
00:02:54la surface de Paris, donc c'est gigantesque.
00:02:57Il faudrait vraiment un coup de chance extraordinaire
00:03:01pour qu'on ait une excavation après l'enterrement d'un corps.
00:03:06Ce qui sous-entend aussi, que la personne qui a commis les faits
00:03:11soit équipée pour enterrer un corps, c'est quand même très difficile.
00:03:14Ça veut dire une préméditation, ça veut dire tout un tas
00:03:17d'éléments judiciaires qui ne corroborent pas forcément
00:03:20les éléments du mode opératoire que l'on connaît de cette affaire.
00:03:24C'est-à-dire prendre une petite fille à la sortie de l'école
00:03:27avec son propre véhicule et quelque chose qui correspond
00:03:31plutôt à une pulsion.
00:03:33Je m'avance un peu à quelque chose de complètement prémédité
00:03:37avec les précautions et avec les outils, les éléments
00:03:39qui permettraient de faire disparaître l'épreuve.
00:03:41Alors, vous avancez là-dessus.
00:03:42Il y a certains de vos collègues qui disent que non pour eux,
00:03:46ce serait plutôt prémédité.
00:03:47C'est ça qui est intéressant.
00:03:48On voit comment chacun essaie d'expliquer, de comprendre
00:03:51ce qui a pu se passer parce qu'il y a un emploi du temps,
00:03:53Vincent Vantiguem.
00:03:55On sait que la dernière fois que Liana est vue, il est 15h à peu près
00:03:58et le suspect, on le revoit dès 16h30 quand il va chercher sa fille.
00:04:0317h, oui, effectivement.
00:04:04En fait, il y a ce créneau horaire de 2h vendredi dernier
00:04:07entre 15h et 17h sur lequel se concentrent les enquêteurs.
00:04:10Pourquoi ?
00:04:10Parce qu'effectivement, le suspect, il est vu dans son véhicule
00:04:13avec la petite Liana vers 15h.
00:04:15Il la prend à la sortie du collège et il l'emmène à un endroit,
00:04:18à 1 km, en tout cas c'est ce qu'il dit,
00:04:20un petit peu plus d'un kilomètre aux abords de la piscine municipale
00:04:23qui est à 1 km du collège Hubert Reeves.
00:04:25Ça, c'est les premiers éléments qui sont d'ailleurs corroborés
00:04:28par des images de vidéosurveillance.
00:04:29Il y a une caméra qui a capté cette scène.
00:04:31Ensuite, on sait que ce suspect, vers 17h,
00:04:34il va chercher sa propre fille au même collège.
00:04:37Que s'est-il passé entre 15h et 17h ?
00:04:39C'est vraiment sur ce créneau horaire que les enquêteurs travaillent
00:04:43avec un élément qui, on l'espère tous, va peut-être parler,
00:04:47c'est le véhicule du suspect.
00:04:48On le rappelle, il a été saisi dans la nuit de dimanche à lundi,
00:04:51on l'a mis sur un camion plateau, on l'a emmené ici à Pontoise,
00:04:53au siège de l'IRCGN, l'Institut de Recherche Criminelle
00:04:57de la Gendarmerie Nationale.
00:04:58Et depuis lundi matin, les experts s'affairent dessus
00:05:01pour le faire parler dans deux directions.
00:05:03Est-ce qu'on retrouve des traces de la petite Liana à l'intérieur ?
00:05:06Oui, parce que lui dit, d'ailleurs je l'ai emmené,
00:05:08donc il a une forme de défense.
00:05:10En revanche, l'élément sur lequel les enquêteurs vont s'attarder,
00:05:14c'est les équipements GPS, les équipements connectés.
00:05:17Est-ce qu'on va réussir à retracer ces déplacements
00:05:20pour orienter les recherches, voire pour confronter le suspect ?
00:05:23Peut-être une petite précision technique, Jacques Fonbonne.
00:05:25Est-ce que sur le GPS, dans un premier temps, assez vite,
00:05:28on peut avoir une géographie peut-être un peu large
00:05:30et puis ensuite, au fil des jours, on affine la position du GPS
00:05:33ou ça ne se passe pas comme ça ?
00:05:34Non, ça ne se passe pas comme ça, c'est-à-dire qu'on l'a ou on ne l
00:05:36'a pas.
00:05:36À partir du moment où on arrive à déboucler le système du GPS...
00:05:41Ce qui peut être rapide ?
00:05:42Alors, j'ai posé la question ce matin, la réponse a été plusieurs heures
00:05:46ou plusieurs jours, on n'est pas très avancé.
00:05:48Enfin, ça fait six jours, là...
00:05:50Oui, mais quand même, c'est-à-dire que les constatations de police technique,
00:05:55c'est quasiment la seule chose que l'on ne puisse pas recommencer dans une enquête.
00:05:59On refait des autopsies, on refait des survols de zone,
00:06:02on peut refaire tout un tas de choses.
00:06:03À partir du moment où on a détruit les éléments de la police technique,
00:06:06on ne peut pas revenir en arrière.
00:06:08Donc, je pense que dans une affaire comme ça...
00:06:10Ce que vous laissez entendre, c'est que c'est peut-être ce qui est arrivé dans un premier temps
00:06:13?
00:06:14Non, c'est-à-dire que simplement, les experts du laboratoire de police scientifique
00:06:19de la gendarmerie, de l'IRCG, j'imagine, travaillent de façon extrêmement processuelle,
00:06:25extrêmement lente, c'est-à-dire que chaque fois qu'il y a un avancé,
00:06:28chaque fois qu'un acte, chaque fois qu'un procédé scientifique est acté et vérifié,
00:06:32on attend cette vérification avant de passer à quelque chose de suivant
00:06:37parce qu'on ne revient pas en arrière et ce serait dramatique qu'on ait raté quelque chose
00:06:41et détruit un élément informatique qui pourrait se...
00:06:44Voilà, par précipitation.
00:06:45Et quand on a des éléments, évidemment, forts, on les confronte au suspect
00:06:48qui est toujours en détention.
00:06:49On vous le rappelle, un homme dont le passé n'en finit plus d'interpeller.
00:06:53Écoutez un nouveau témoignage encueilli par BFM TV.
00:06:56C'est le père d'une jeune fille qui accuse, elle aussi, le suspect.
00:07:00Il y avait eu, comment ça s'appelle, des gestes malpassés au niveau de ma fille au réveil
00:07:04parce que, comment ça s'appelle, il y avait des caresses au niveau des fesses
00:07:08et qu'il y avait, comment ça s'appelle, la main qui a été posée sur un mur pour lui
00:07:11parler près
00:07:14et soi-disant, comment on appelle ça, qu'il serait allé dans une piscine
00:07:19et en sortant de l'eau, qu'il aurait touché les fesses à ma fille et tout ça.
00:07:24Ça s'est passé chez ce monsieur Jérôme B au domicile à Montesprit.
00:07:32Mais il y avait plusieurs jeunes filles.
00:07:35Donc, je l'ai reçu cet après-midi au téléphone, elle m'a bien précisé
00:07:39que c'était bien une soirée pyjama.
00:07:43Hier soir, c'est moi qui ai appelé pour dire qu'il s'était passé ça, ça, ça, ça
00:07:46et ils m'ont entendu aujourd'hui.
00:07:48Mais l'éducatrice, elle vous dit quoi ?
00:07:49Qu'il y a un signalement qui a été...
00:07:51Elle vous explique quoi ?
00:07:52Il y a un signalement qui a été fait depuis mars, mars 2026, au niveau du procureur de Hoche et
00:08:01sans suite.
00:08:02Alors, pour qu'on comprenne bien, Vincent Vantiguem, ce témoignage et les circonstances de ce qui s'est passé,
00:08:08de ce récit, ça se passe où, ça se passe quand ?
00:08:10Alors, ce que cet homme décrit, c'est des faits d'attouchement sexuel sur sa fille.
00:08:14Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que cet homme, il n'a pas la garde de sa fille.
00:08:17Sa fille, elle est placée à l'ASE, l'aide sociale à l'enfance, et il découvre finalement l'effet
00:08:22un peu plus tard,
00:08:23le fait qui se serait produit, selon le récit de cette fillette, au mois d'août 2025,
00:08:28donc l'été dernier, lors d'une soirée pyjama.
00:08:30Alors, s'agit-il de la même soirée pyjama au cours de laquelle Liana avait décrit des chatouilles de la
00:08:35part de cet homme ?
00:08:36On l'ignore.
00:08:37Toujours est-il qu'il a été prévenu par l'éducatrice de sa fille.
00:08:41Il lui a dit, voilà, votre fille a dénoncé ces faits.
00:08:43Et ce qui est très intéressant, c'est la dernière phrase du témoignage qu'on vient d'entendre.
00:08:47L'éducatrice qui lui dit, un signalement a été effectué au mois de mars, mars 2026, auprès du procureur Doche.
00:08:54Et ça, ça nous interroge une nouvelle fois, parce qu'effectivement, hier, la procureure Doche a fait une conférence de
00:09:01presse
00:09:01dans laquelle elle a détaillé un peu toutes les procédures, une forme de défense aussi, par rapport à ce qui
00:09:05a été fait.
00:09:06Et elle a indiqué, en dernier point, ce matin, donc hier matin, une plainte a été déposée.
00:09:11Je n'ai pas pu encore prendre connaissance de l'entièreté des faits.
00:09:15Il s'agit de la même affaire qui, visiblement, en tout cas selon le témoignage de cet homme, a fait
00:09:18l'objet d'un signalement au mois de mars.
00:09:19Comment se fait-il qu'elle n'a pas pu prendre connaissance de l'entièreté des faits ?
00:09:23S'il y a un signalement qui remonte à deux ou trois mois, ça, c'est une question qui interroge,
00:09:27évidemment, aujourd'hui,
00:09:28qui fera l'objet des investigations menées par l'Inspection Générale de la Justice et l'Inspection Générale de la
00:09:33Gendarmerie Nationale,
00:09:34parce qu'on le rappelle, il y a une double enquête administrative qui a été ordonnée hier.
00:09:36Et évidemment, tout le monde a envie de comprendre, besoin de comprendre comment tout cela est possible.
00:09:41Ludovic Friat va nous dire ce qu'il en pense.
00:09:43C'est le président de l'Union Syndicale des Magistrats.
00:09:45On va vous entendre, mais d'abord, pour qu'on s'y retrouve bien, parce que, voilà, on peut s
00:09:49'y perdre un petit peu entre les plaintes, les signalements.
00:09:51Valentin Demet va nous aider à y voir plus clair sur l'ensemble de ces procédures.
00:09:57Valentin, vous nous rejoignez. Il y a combien de procédures au total ?
00:10:00Alors, au total, Julien, cinq procédures, en plus de ce qui concerne l'affaire de la disparition de Liana.
00:10:05La première remonte à 2017. Un signalement est effectué à la justice.
00:10:09Alors, âgée de 32 ans, Jérôme Barrella est en couple avec une fille de 17 ans.
00:10:14Cette dernière assure qu'elle est consentante. Aucune suite n'est donnée.
00:10:17L'âge de la mineure ne permet pas d'engager des poursuites.
00:10:20Trois ans plus tard, en 2020, une enfant de 7 ans participe à une soirée pyjama au domicile de Jérôme
00:10:26Barrella.
00:10:26Elle dénonce des viols. Une plainte est déposée par la maman de la victime en 2022, à Béthune, dans le
00:10:32Pas-de-Calais.
00:10:33Plainte qui arrivera au parquet de Hauche seulement deux ans plus tard, en 2024.
00:10:37Des investigations sont lancées, mais elles ne permettent pas de caractériser les faits par manque de preuves.
00:10:43L'affaire est également classée sans suite.
00:10:45Toujours en 2020, Jérôme Barrella est employé au sein d'un collège de la région Occitanie.
00:10:50Comme agent d'entretien, il est licencié au motif d'une relation inappropriée avec une lycéenne.
00:10:54C'est le directeur de l'établissement qui a spontanément contacté la gendarmerie le 31 mai dernier pour signaler ces
00:11:01faits.
00:11:01À ce stade, la procureure d'Hauche assure qu'aucune procédure pénale n'avait été lancée sur ce dossier.
00:11:07Une question ce matin, pourquoi n'y a-t-il pas eu le lancement d'un article, l'utilisation d
00:11:12'un article 40 ?
00:11:13Cet article ordonne à tout fonctionnaire qui acquiert dans l'exercice de ses fonctions la connaissance d'un crime ou
00:11:19d'un délit d'en donner avis sans délai au procureur.
00:11:21Et puis il y a aussi, Valentin, la plainte de la maman de Rosa, la mère de cet enfant, un
00:11:27meurtri que BFM TV a rencontré.
00:11:29Vous avez entendu son témoignage hier.
00:11:30Oui, en août 2025, la mère de la jeune Rosa porte plainte.
00:11:33Sa fille dénonce des viols commis entre septembre 2024 et août 2025 par Jérôme Barrella lors de soirées pyjama au
00:11:40domicile du suspect.
00:11:41On apprend que le suspect couvre de cadeaux la jeune Rosa et qu'il menace de se suicider si elle
00:11:46porte plainte.
00:11:47En septembre 2025, une expertise médico-légale est réalisée.
00:11:51Plusieurs lésions corporelles compatibles avec des viols sont constatées.
00:11:55L'enquête était en cours mais Jérôme Barrella n'avait pas encore été entendu au moment de la disparition de
00:12:01Liana.
00:12:01Il devait être placé en garde à vue prochainement.
00:12:04Difficile à comprendre alors que le prédateur avait été déjà cité à de très nombreuses reprises dans d'autres affaires.
00:12:09Enfin, une nouvelle plainte a été déposée hier par le papa d'une jeune fille.
00:12:13Son enfant dépend de l'aide sociale à l'enfance.
00:12:15C'est son éducatrice qui a annoncé aux pères de famille les faits d'agression sexuelle dénoncés par sa fille.
00:12:21Là encore, les faits auraient eu lieu lors de soirées pyjama en août 2025.
00:12:24– Merci Valentin.
00:12:25Alors Ludovic Friat, nous on découvre tout ça et on est évidemment effaré, effrayé.
00:12:30Et depuis hier, on entend certains de vos collègues magistrats qui disent
00:12:33« mais dans le monde réel, ça se passe tout le temps comme ça.
00:12:36Les délais sont toujours aussi longs que ceux-là. »
00:12:39Est-ce que c'est quelque chose que vous nous confirmez ce matin ?
00:12:41– Malheureusement, je crains que ce soit quelque part l'arbre qui cache la forêt.
00:12:46Alors effectivement, dans ce dossier-là, on arrive sur des choses qui sont particulièrement choquantes,
00:12:51des conséquences terribles.
00:12:53On est tous atterrés devant tous ces faits.
00:12:55Mais dans le monde réel de la justice, les choses vont souvent trop lentement.
00:13:02Et effectivement, on se dit, on voit ce qui est exposé à votre antenne,
00:13:06on se dit « les pièces du Pulse, on les avait ».
00:13:08– Bien sûr, c'est les lésions qui sont confirmées en septembre 2021.
00:13:12– On les avait à disposition.
00:13:15La grosse difficulté que moi, je vois, que j'expertise à la place qui est la mienne,
00:13:21c'est comment se fait-il que tous ces éléments…
00:13:24Alors les éléments qu'on avait, il faut quand même mettre un bémol.
00:13:27Les éléments qu'on avait, des éléments qui étaient peut-être à disposition
00:13:29effectivement de certaines administrations,
00:13:31peut-être à disposition de certaines personnes qui n'avaient pas encore déposé plainte.
00:13:35Mais on avait déjà suffisamment d'éléments pour effectivement se dire
00:13:38« ce dossier-là, c'est un dossier particulier, ce n'est pas un dossier du tout venant ».
00:13:43– Donc il y a eu manifestement ratage, c'est ce que vous nous dites quand même.
00:13:46– Je ne dis pas ça, je dis le système tel qu'il existe actuellement
00:13:51est un système dysfonctionnel.
00:13:52Après, l'inspection justice-gendarmerie nous dira si au-delà du dysfonctionnement systémique,
00:13:59parce qu'effectivement, on le voit tous,
00:14:01que effectivement, ce n'est pas satisfaisant cette façon de faire.
00:14:04On a des éléments et on se dit, la réaction, la réponse n'est pas à la hauteur
00:14:09de la gravité des faits et de ce qu'on savait ou de ce qu'on pouvait savoir.
00:14:13Moi, ce que je dis, c'est que c'est quand même fou, dingue ce qu'on veut
00:14:17qu'en 2026, avec l'intelligence artificielle, avec tous les fichiers dont on dispose,
00:14:23on ne puisse pas avoir en temps réel, quelque part,
00:14:27tous ces éléments sous les yeux des magistrats qui sont en charge de l'enquête.
00:14:32Ces éléments, on peut les trouver, mais ça demande effectivement un travail
00:14:36d'aller farfouiller dans divers...
00:14:38Mais pourquoi ? Ça n'a jamais été informatisé ?
00:14:41L'informatique, au niveau de la justice, c'est encore un peu l'âge de pierre
00:14:45ou l'âge de glace, je ne sais pas.
00:14:46Enfin, ça fait quelques années que tous les collègues le disent
00:14:50et que nous, on le dénonce.
00:14:51L'informatique est un irritant pour nous et n'est pas une aide.
00:14:54Il faut savoir que les collègues du parquet, les collègues procureurs,
00:14:57lorsqu'ils sont en permanence pénale, qu'ils doivent prendre une décision dans l'urgence,
00:15:00pour prendre leur décision, ils sont obligés de jongler avec 4, 5, 6,
00:15:04voire 7 applicatifs judiciaires, police ou pénales pour pouvoir prendre leur décision.
00:15:10C'est quoi un applicatif judiciaire ou pénal ?
00:15:12Il faut qu'il remplisse un formulaire ?
00:15:14Non, non, non, il faut qu'il aille avec son ordinateur,
00:15:16il faut qu'il se connecte sur un logiciel, sur des fichiers,
00:15:20pour savoir ce qui se passe, pour avoir tous les éléments.
00:15:21Mais là, est-ce que vous pouvez nous dire, quand par exemple le dossier arrive au parquet Doche
00:15:27après le dessaisissement à Toulouse, est-ce que vous pouvez nous dire
00:15:30si le premier réflexe, finalement, du parquetier qui va récupérer ce dossier,
00:15:35c'est de taper le nom de Jérôme Barrella dans un logiciel, quel qu'il soit,
00:15:39on sait qu'il y en a plusieurs à disposition des magistrats,
00:15:41et est-ce qu'en tapant son nom, on a toutes les procédures dans lesquelles il a été impliqué,
00:15:46quand bien même elles auraient été classées sans suite ?
00:15:48Est-ce que ça existe ? Est-ce que c'est le premier réflexe ?
00:15:53Et est-ce que, si ça a été fait, ce n'est pas une forme de clignotant un peu rouge
00:15:56qui s'allume ?
00:15:58On ne peut pas savoir clairement ce qui a été fait ou ce qui n'a pas été fait.
00:16:01Mais est-ce que c'est possible de faire le possible ?
00:16:03C'est partiellement possible.
00:16:05Il y a effectivement ce qu'on appelle un logiciel de bureau d'ordre,
00:16:08un logiciel national qui s'appelle Cassiopée,
00:16:11qui est tout, sauf ergonomique, tout le monde est d'accord avec ça,
00:16:15sur lequel on peut avoir effectivement accès à des antécédents,
00:16:19des antécédents judiciaires.
00:16:20Parce qu'après, vous avez d'autres antécédents administratifs
00:16:22qui sont dans un autre encore fichier qui s'appelle le TAJ,
00:16:25le traitement des antécédents judiciaires.
00:16:28La difficulté de ce logiciel, c'est que parfois, vous avez un accès local,
00:16:33parfois un accès national, donc il faut bien penser effectivement toujours
00:16:36à faire la bascule entre le national et le local,
00:16:39et il n'y a pas nécessairement tout dedans.
00:16:41Ce qu'il faudrait à l'époque qui est la nôtre,
00:16:44et ça fait quand même des années qu'on réfléchit là-dessus
00:16:46et que ça n'avance pas suffisamment.
00:16:48C'est une interconnexion de ces fichiers.
00:16:50Moi, ce que je rêve, et j'ai quand même là-dessus une grosse frustration en tant que magistrat,
00:16:54je ne suis pas rentré en magistrature il y a 36 ans,
00:16:56pour voir échapper des criminels à l'action de la justice,
00:16:59pour les voir réitérer.
00:17:00C'est pareil pour les enquêteurs de la gendarmerie de la police.
00:17:02Je veux dire, par là, on rêve tous d'un logiciel où on fait F7
00:17:06et où effectivement, on a le petit gré de la personne.
00:17:09Pourquoi ça n'existe pas ?
00:17:10Pour des raisons de protection des libertés publiques ?
00:17:13Non, mais il y a deux choses.
00:17:15Pardon, ça ne marche pas parce que l'administration, c'est difficile et voilà.
00:17:17On ne va pas se mentir.
00:17:18Il y a effectivement le problème de protection des données,
00:17:19savoir comment on interconnecte les fichiers
00:17:21et qui peut y avoir accès, parce que ce sont des données sensibles.
00:17:24Et puis, deuxième chose, c'est les moyens.
00:17:25Ça coûte de l'argent.
00:17:26Ça coûte de l'argent.
00:17:27Et on sait qu'il y a déjà eu des logiciels
00:17:29qui ont été développés dans certains ministères.
00:17:32Ça coûtait des dizaines de millions.
00:17:33En réalité, ça marchait tellement mal
00:17:34qu'ils n'ont jamais été utilisés par la suite.
00:17:37On le sait, notamment pour le ministère de l'Intérieur.
00:17:39Il y a des signalements judiciaires, vous l'avez dit,
00:17:41mais aussi des signalements liés à des actes,
00:17:44mais aussi à des comportements.
00:17:45Écoutez maintenant le récit d'un prof de sport.
00:17:47Et il a été témoin, lui, de comportements inappropriés,
00:17:51pour le moins de la part du suspect.
00:17:52Il témoigne.
00:17:54Très vite, on a repéré qu'il y a quelque chose qui n'allait pas.
00:17:56Il était tout le temps avec les enfants.
00:17:58À plusieurs reprises, on lui a dit
00:18:00« Viens t'entraîner avec nous ».
00:18:01Et donc, on le sortait du groupe.
00:18:02On sentait que c'était...
00:18:04Ce n'était pas son truc.
00:18:05On sentait que ça l'embêtait de se faire sortir du groupe, d'enfants.
00:18:09Bon, honnêtement, je ne pensais même pas que c'était possible.
00:18:12Je suis...
00:18:12Encore aujourd'hui, j'ai du mal à imaginer que ce soit possible,
00:18:16qu'une telle personne existe.
00:18:18C'est des choses qu'on entend toujours,
00:18:20qui nous paraissent plus ou moins lointaines.
00:18:22Mais j'ai presque l'impression que la structure,
00:18:25elle est souillée par sa présence.
00:18:26C'est vraiment...
00:18:27C'est terrible.
00:18:27C'est vraiment terrible.
00:18:28J'ai l'impression de ne pas avoir fait ce qu'il faut
00:18:31pour protéger une élève.
00:18:33Ça fait très longtemps maintenant que j'enseigne.
00:18:35On s'attache aux élèves, etc.
00:18:37Et voilà, quand il leur arrive quelque chose comme ça,
00:18:39c'est terrible.
00:18:40On en a parlé avec des parents d'élèves.
00:18:41Les mamans ont fondu en larmes.
00:18:43C'est normal.
00:18:44Et on entend le choc, évidemment, dans la voix de ce professeur.
00:18:47Choc qui est ressenti par l'ensemble de la population locale
00:18:49que vous croisez depuis plusieurs jours.
00:18:52Maintenant, encore ce matin,
00:18:53Jean-Wilfrid Forkess avec Lucie Mamon.
00:18:58Oui, c'est ça, le choc.
00:19:00Une population qui s'informe,
00:19:02qui veut en savoir plus tous les jours,
00:19:04qui nous interpelle,
00:19:05qui pose des questions,
00:19:06qui lit beaucoup les journaux,
00:19:08notamment La Dépêche du Midi,
00:19:09notre confrère,
00:19:10Affaire Liana,
00:19:11un scandale judiciaire.
00:19:12Ils débattent entre eux.
00:19:13Ils vous regardent également.
00:19:14Regardez.
00:19:15Ils regardent BFM TV ici,
00:19:17dans ce café, Julien.
00:19:18Ils vous suivent attentivement.
00:19:20Ils discutent beaucoup, effectivement,
00:19:22de cette affaire.
00:19:23Ils sont tous sous le choc, vous le disiez.
00:19:24Mais j'aurais aimé qu'à ce micro,
00:19:27Nadine prenne la parole.
00:19:28Mais Nadine m'a touché tout à l'heure.
00:19:29Elle m'a dit,
00:19:30moi, je ne peux pas parler.
00:19:31Elle avait les larmes aux yeux.
00:19:33Elle m'a dit,
00:19:33je veux vous faire passer un courrier.
00:19:35Regardez.
00:19:35On vous montre, grâce à Lucie,
00:19:37un courrier que m'a apporté Nadine tout à l'heure.
00:19:39Messieurs les politiques,
00:19:40combien de Liana faudra-t-il
00:19:43pour que vous réagissiez rapidement ?
00:19:45Est-ce que vous pouvez vous regarder
00:19:47dans le miroir ?
00:19:48Nous, la nuit,
00:19:49on a du mal à dormir.
00:19:51On a du mal à dormir
00:19:52parce que cette affaire nous touche.
00:19:54Voilà ce que pense la population ici.
00:19:56On la sent très impliquée.
00:19:58Donc, elle veut savoir.
00:20:00Elle espère que ça se terminera bien,
00:20:02qu'il y aura un bon dénouement.
00:20:03Mais au fur et à mesure
00:20:05que les heures passent,
00:20:06que les jours passent,
00:20:06la population ici,
00:20:08à Florence,
00:20:08est de plus en plus inquiète, évidemment.
00:20:11On comprend évidemment
00:20:12cette atmosphère terrible
00:20:13du côté de Florence.
00:20:15On vous retrouvera
00:20:16tout au long de cette matinée,
00:20:17Jean-Wilfrid.
00:20:18Vous continuez évidemment
00:20:19à suivre l'évolution des recherches
00:20:21avec également Suzy, Bernard,
00:20:22Menegus
00:20:23et toutes les équipes
00:20:24qui sont à vos côtés.
00:20:25Les équipes,
00:20:25on va les retrouver également
00:20:26du côté du Moyen-Orient
00:20:27où l'actualité, là aussi,
00:20:29s'accélère ce matin
00:20:29avec des déclarations attribuées
00:20:31au nouveau guide suprême iranien.
00:20:33C'est une journée spéciale en Iran
00:20:35et on vous dira pourquoi
00:20:36dans quelques instants.
00:20:38Et il le fait savoir par communiqué.
00:20:40Moshtabara Menegh
00:20:41que la guerre est un revers
00:20:43pour Donald Trump.
00:20:45Déclaration faite
00:20:45il y a quelques minutes
00:20:46seulement, à tout de suite.
00:20:48Les frappes ont repris ce matin
00:20:49au Liban
00:20:50mais ça n'empêche pas
00:20:51Donald Trump
00:20:51de continuer à croire
00:20:54au cessez-le-feu
00:20:55des événements
00:20:55qu'on va voir en détail
00:20:56avec nos envoyés spéciaux
00:20:58déployés dans la région,
00:20:59au Moyen-Orient
00:21:00mais aussi aux Etats-Unis
00:21:02et sur cette guerre.
00:21:04Voici les toutes dernières images
00:21:06et les toutes dernières informations.
00:21:08Pauline Pioche
00:21:09qui les a rassemblés
00:21:11et on vous écoute Pauline.
00:21:13Vous ne voyez pas
00:21:13caché derrière Patrick
00:21:14comme ça, c'est pour ça.
00:21:15Je suis bien là.
00:21:16Bon d'abord je voulais
00:21:17bien sûr vous signaler
00:21:18la mort de ce casque bleu
00:21:20aujourd'hui au sud Liban.
00:21:22Il a été d'abord
00:21:23grièvement blessé,
00:21:24il a ensuite été pris en charge
00:21:25à l'hôpital de Beyrouth.
00:21:26Il a été touché
00:21:28lorsque des obus de mort
00:21:29qui ont frappé sa position
00:21:31près de la ville de Marjayoun.
00:21:33Je vous signale également
00:21:33que deux autres casques bleus
00:21:35sont actuellement à l'hôpital
00:21:36et ils sont actuellement blessés.
00:21:38Il y a un nouveau cessez-le-feu
00:21:40qui a été signé
00:21:41entre Israël et le Liban.
00:21:42Je vais y revenir dans un instant.
00:21:43Et pourtant, ce matin,
00:21:44toujours au Liban,
00:21:45des frappes de drones
00:21:45qui ont ciblé la ville
00:21:46de Nabatye.
00:21:48Nouvel appel à certains Libanais
00:21:50de ne pas se rendre
00:21:51au sud de la rivière Zanrani.
00:21:53Et puis, sirène d'alerte
00:21:56au nord d'Israël ce matin.
00:21:57Tzal qui parle d'une infiltration
00:22:00d'appareils hostiles.
00:22:01Et Israël qui menace d'ailleurs
00:22:03de frapper Beyrouth
00:22:04en cas d'attaque du Hezbollah.
00:22:06Tout ça, c'était ce matin.
00:22:08Vous voyez là,
00:22:09lorsque Israël prévient pour la rivière.
00:22:12Et pourtant, donc,
00:22:13un cessez-le-feu
00:22:13qui a été signé hier.
00:22:15Alors, on va essayer de comprendre
00:22:17la différence entre le cessez-le-feu
00:22:18qui était déjà en vigueur,
00:22:19ce nouveau cessez-le-feu.
00:22:20Bonjour, Igor Saïry.
00:22:21Vous êtes actuellement en Israël
00:22:22avec Margot Vizade.
00:22:23Alors, Igor, deux questions.
00:22:25Est-ce que déjà,
00:22:25ce nouveau cessez-le-feu
00:22:27a vraiment du sens ?
00:22:28Et est-ce que, Igor,
00:22:29on doit y croire
00:22:29à ce nouveau cessez-le-feu ?
00:22:34Écoutez, il faut se persuader
00:22:36que les choses
00:22:36ne vont pas forcément évoluer
00:22:37ni aujourd'hui
00:22:38ni dans les prochains jours.
00:22:39Ce qu'il s'est dit
00:22:40cette nuit à Washington
00:22:41lors d'une quatrième journée
00:22:44de négociation
00:22:45entre Israël, le Liban
00:22:46et les États-Unis
00:22:47en tant que médiateurs.
00:22:49Il y a, eh bien,
00:22:50c'est, comment dire,
00:22:52des accords de principe.
00:22:53Il s'agit en quelque sorte
00:22:54d'une feuille de route
00:22:55pour lesquelles
00:22:56les belligérants
00:22:57s'engagent,
00:22:58s'engagent dans la voie
00:22:59d'un cessez-le-feu
00:23:00à quelques conditions
00:23:01et notamment deux
00:23:02qui sont importantes.
00:23:03La première,
00:23:04c'est qu'il ne doit pas
00:23:05y avoir d'attaque
00:23:06du Hezbollah
00:23:07sur le territoire israélien
00:23:09et il ne faut pas non plus,
00:23:11eh bien,
00:23:12que le Hezbollah
00:23:13continue d'avoir
00:23:14des infrastructures
00:23:15au sud de Liban
00:23:16et même dans l'ensemble
00:23:17du territoire.
00:23:19Il y a une nouvelle condition
00:23:20aussi,
00:23:21et ça, c'est intéressant
00:23:21parce que c'est relativement nouveau,
00:23:23c'est la création
00:23:25d'une zone,
00:23:26une zone test,
00:23:27une zone pilote
00:23:28dans laquelle
00:23:29l'armée régulière libanaise
00:23:31prendrait le contrôle
00:23:32de tout le sud Liban
00:23:33mais à condition,
00:23:35encore une fois,
00:23:35que le Hezbollah,
00:23:36eh bien,
00:23:37s'en aille
00:23:37de tout le sud Liban.
00:23:39Et cette exigence-là,
00:23:40elle est très compliquée
00:23:41à mettre en place,
00:23:42vous l'avez dit
00:23:42il y a quelques minutes
00:23:43sur place
00:23:44puisque les combats
00:23:45continuent
00:23:46entre le Hezbollah
00:23:47et Israël,
00:23:47notamment avec des raids
00:23:48israéliens
00:23:49et Israël Kass,
00:23:50le ministre de la Défense
00:23:51israélien,
00:23:52a déclaré que de toute façon,
00:23:53eh bien,
00:23:54Israël continuait
00:23:55d'opérer ses opérations,
00:23:56continuait d'avoir
00:23:57les mains libres
00:23:58pour éventuellement
00:23:59frapper jusqu'à Beyrouth.
00:24:00Les explications
00:24:01très claires d'Igor,
00:24:02ça irait accompagner
00:24:03de Margot Vizade
00:24:03pour les images
00:24:05et on l'a compris
00:24:06à travers ce que vient
00:24:06d'expliquer Igor,
00:24:07bien sûr que la situation
00:24:09entre le Liban et Israël
00:24:10est importante
00:24:11pour un cessez-le-feu
00:24:12total de cette guerre
00:24:13au Moyen-Orient.
00:24:14C'est ce que pense
00:24:15d'ailleurs Benyamin Netanyahou
00:24:16et il affirme
00:24:17que son homologue américain
00:24:18l'a bien compris.
00:24:20Je pense que le président Trump
00:24:22comprend que le Liban
00:24:23est pris en otage
00:24:24par le Hezbollah.
00:24:25Ce dernier a pratiquement
00:24:26pris le contrôle du pays.
00:24:27C'est un mandataire de l'Iran
00:24:28qui tient tous les citoyens
00:24:29libanais en otage.
00:24:30Et si nous voulons
00:24:31sauver le Liban,
00:24:32si nous voulons parvenir
00:24:33à une paix
00:24:34entre le Liban et Israël,
00:24:35comme je le souhaite,
00:24:36nous devons désarmer
00:24:37le Hezbollah
00:24:37et démilitariser le Liban.
00:24:39Et Julien,
00:24:40je voulais vous donner
00:24:40cette dernière information
00:24:42parce que l'artiste
00:24:43franco-iranienne
00:24:44Marjan Satrapi
00:24:46est décédée
00:24:46à l'âge de 56 ans.
00:24:48Elle était l'autrice,
00:24:49vous savez,
00:24:50de la bande dessinée
00:24:50en noir et blanc
00:24:52Persepolis.
00:24:52C'est une BD autobiographique
00:24:55dans laquelle
00:24:56elle racontait notamment
00:24:57son enfance en Iran
00:24:58pendant la révolution islamique.
00:25:00Et on ne peut que vous encourager
00:25:02évidemment à lire
00:25:03ou à relire cette BD
00:25:04ou à voir le film
00:25:04qui sont absolument extraordinaires
00:25:06et qui permettent d'ailleurs
00:25:07de comprendre
00:25:07les événements
00:25:08dont on vous parle ici
00:25:10sur ce plateau
00:25:11bien sûr
00:25:12bien des années plus tard.
00:25:14Alors l'Iran,
00:25:14justement,
00:25:15restons-y
00:25:15parce qu'il y a des images
00:25:17importantes,
00:25:17des images fortes
00:25:18qui sont arrivées ce matin
00:25:19à Patrick Sos.
00:25:20Ce sont des images
00:25:21de rassemblement à Téhéran
00:25:22en hommage
00:25:23à cet homme
00:25:24qu'on voit ici en photo
00:25:25et qu'on reconnaît.
00:25:26Il s'agit de l'Ayatollah Roménie.
00:25:27C'est le jour anniversaire
00:25:28de sa mort
00:25:28et c'est un jour
00:25:29très très important
00:25:30en Iran
00:25:31d'une façon générale
00:25:32et encore plus cette année
00:25:33avec le contexte
00:25:34d'autant que le nouveau guide suprême
00:25:35a fait passer des messages.
00:25:37Sans être visible.
00:25:38Absolument.
00:25:39Parce que ce qui est donné
00:25:40à voir par le pouvoir iranien
00:25:42au-delà de cette tribune
00:25:44c'est que de temps en temps
00:25:45vous l'allez voir
00:25:45sur des plans un peu larges
00:25:49vous voyez qu'il y a
00:25:50un siège vide
00:25:51et ce siège vide
00:25:52est là pour symboliser
00:25:54la présence
00:25:55toujours
00:25:55dans les limbes peut-être
00:25:58mais la présence quand même
00:25:58de l'Ayatollah Khomeini.
00:26:00Je dis bien Khomeini.
00:26:01Évidemment on est obligé
00:26:02de faire le lien
00:26:03avec la présence
00:26:04absence
00:26:04de l'Ayatollah
00:26:06Moshtabar Ramenei
00:26:07qui a fait passer
00:26:08des messages.
00:26:09Le message est un peu
00:26:10similaire
00:26:11à ce qu'on a déjà entendu
00:26:12ces derniers jours
00:26:13c'est-à-dire l'unité
00:26:14vraiment demandée
00:26:15à ne se pas laisser
00:26:16corrompre
00:26:17et divertir
00:26:18par ce qu'il appelle
00:26:19une guerre hybride
00:26:20des Américains.
00:26:21Il a redit
00:26:21au peuple iranien
00:26:23l'Iran
00:26:24à gagner cette guerre
00:26:26et les Etats-Unis
00:26:27ont subi une humiliation
00:26:28mais encore une fois
00:26:28alors qu'on est vraiment
00:26:29dans l'un des jours
00:26:30les plus importants
00:26:31et même les deux jours
00:26:32parce que le 4 juin
00:26:33on commémore
00:26:34la mort de l'Ayatollah Khomeini
00:26:36mais le 5 juin
00:26:37on commémore aussi
00:26:38le début du soulèvement
00:26:39et le début
00:26:39de la révolution islamiste
00:26:40avec vraiment
00:26:41les premières manifestations
00:26:43contre le Shah
00:26:43c'est en 1963
00:26:45et pour autant
00:26:46toujours pas de présence
00:26:47de l'Ayatollah
00:26:48même pour des raisons
00:26:50de sécurité évidemment
00:26:51mais aussi
00:26:52parce qu'on a toujours
00:26:53on est toujours
00:26:53dans l'ignorance
00:26:54de l'état de santé
00:26:56finalement
00:26:56ceux qui donnent
00:26:57des nouvelles
00:26:58presque optimistes
00:26:59ce sont les américains
00:27:00Marco Rubio
00:27:01Donald Trump
00:27:01qui voudraient le rencontrer
00:27:03mais c'est tout
00:27:03pour l'instant
00:27:04c'est une façon aussi
00:27:07il y a un risque
00:27:07de faire passer le message
00:27:08à la fois
00:27:09à la population iranienne
00:27:10mais aussi au monde entier
00:27:11pour le régime iranien
00:27:12que ce sont eux
00:27:13qui ont gagné
00:27:14la guerre récente
00:27:15puisque le message
00:27:16c'est de dire
00:27:17les américains
00:27:18ont subi
00:27:18un cuisant revers
00:27:19voilà c'est ça
00:27:20le message qui est affiché
00:27:21en ce moment
00:27:22où on continue
00:27:22à discuter
00:27:24effectivement
00:27:24tant que le régime iranien
00:27:26est en place
00:27:26il considère
00:27:27qu'il a gagné
00:27:27il jouait d'abord
00:27:28sa survie
00:27:29là il est non seulement
00:27:30toujours présent
00:27:31mais en plus
00:27:31il tient un peu
00:27:32les ficelles
00:27:33je ne dirais pas
00:27:33les ficelles
00:27:34de l'économie mondiale
00:27:35mais en tout cas
00:27:35du bon déroulé
00:27:37du commerce international
00:27:38donc à partir
00:27:39de ce moment
00:27:40étant donné aussi
00:27:41qu'il a redoré
00:27:42son image
00:27:42auprès de l'opinion publique
00:27:44là on peut presque
00:27:46voir des hashtags
00:27:47sur Instagram
00:27:47sexy arachis
00:27:49ou des histoires
00:27:49comme ça
00:27:50donc c'est dire
00:27:51à quel point
00:27:51aujourd'hui
00:27:52le régime iranien
00:27:53paraît presque
00:27:54cool tendance
00:27:55et paraît comme
00:27:55le régime
00:27:59qui défend
00:27:59le monde
00:28:00contre l'hégémonie
00:28:01américaine
00:28:01donc si on prend
00:28:02tous ces éléments
00:28:03la somme fait
00:28:05que le régime iranien
00:28:05considère
00:28:06qu'il a gagné
00:28:07sur plein de plans
00:28:07politiques
00:28:08au niveau intérieur
00:28:09économiques
00:28:10avec l'impact
00:28:11qu'il peut avoir
00:28:11par ricochet
00:28:12sur l'économie mondiale
00:28:13et au niveau
00:28:14de l'opinion publique
00:28:15grâce notamment
00:28:16à l'usage
00:28:16des réseaux sociaux
00:28:17et de l'image
00:28:18qu'il est en train
00:28:19de redorer
00:28:20les iraniens
00:28:21qui d'ailleurs
00:28:23augmente la menace
00:28:24et la pression
00:28:24sur les Etats-Unis
00:28:25on n'est pas vraiment
00:28:26parti semble-t-il
00:28:27pour un cessez-le-feu
00:28:29contrairement
00:28:30à ce que dit
00:28:30Donald Trump
00:28:31écoutez-le
00:28:31le président américain
00:28:33il y a quelques heures
00:28:33pour lui
00:28:34les choses vont dans le bon sens
00:28:36la négociation
00:28:37en elle-même
00:28:38se passe très bien
00:28:39ça pourrait avoir lieu
00:28:40car ça pourrait aussi
00:28:41ne pas avoir lieu
00:28:42on ne sait jamais
00:28:43mais si ça a lieu
00:28:44ça pourrait se faire
00:28:45pendant le week-end
00:28:47et on va rester à Washington
00:28:48parce que Théo Bacillana
00:28:49nous y attend
00:28:50en direct
00:28:50avec Valentine Rib
00:28:52Théo
00:28:53la perspective
00:28:54d'une reprise des frappes
00:28:55si on entend bien
00:28:55le président
00:28:55elle s'éloigne
00:28:56à moins que
00:28:57il a quand même fixé
00:28:58une ligne rouge
00:28:59Donald Trump
00:29:02Exactement
00:29:03il s'est confié
00:29:03à ses conseillers
00:29:04selon les informations
00:29:06du Wall Street Journal
00:29:06le président américain
00:29:08leur a indiqué
00:29:08en privé
00:29:09qu'il ne relancerait
00:29:10une opération
00:29:11d'envergure
00:29:12qu'entre l'Iran
00:29:12donc à une seule condition
00:29:14et bien si les Iraniens
00:29:15tuaient des soldats américains
00:29:18si tel était le cas
00:29:18ils reprendraient
00:29:19donc une guerre totale
00:29:21contre l'Iran
00:29:22et cette information
00:29:22elle est particulièrement
00:29:23importante
00:29:24car oui
00:29:24elle montre
00:29:25qu'il a une limite
00:29:26mais cela prouve
00:29:27qu'il a aussi
00:29:28complètement changé
00:29:29d'état d'esprit
00:29:30habitué à multiplier
00:29:31les menaces
00:29:32d'une intervention militaire
00:29:33en cas d'échec
00:29:34des négociations
00:29:35Donald Trump
00:29:35sent finalement
00:29:36résolu
00:29:37à choisir
00:29:38la voie diplomatique
00:29:39pour résoudre
00:29:40ce conflit
00:29:41il ne reste donc
00:29:42désormais au président
00:29:43américain
00:29:43plus que deux options
00:29:45signer rapidement
00:29:46un accord avec l'Iran
00:29:47qui soit loin
00:29:48de répondre
00:29:49à ses objectifs
00:29:50ou bien
00:29:50continuer
00:29:51de maintenir
00:29:52un blocus maritime
00:29:53pendant des mois
00:29:53pour étouffer
00:29:54l'Iran économiquement
00:29:56dans l'espoir
00:29:56d'obtenir
00:29:57à un moment donné
00:29:58les conditions
00:29:58qu'il désire
00:29:59si cette dernière option
00:30:00est choisie
00:30:01c'est d'ailleurs celle
00:30:02qui est pour le moment
00:30:03privilégiée
00:30:04depuis la mise en place
00:30:04du cessez-le-feu
00:30:05Donald Trump
00:30:05serait donc disposé
00:30:07à tolérer
00:30:08des flambées de violences
00:30:08mineures
00:30:09pendant des semaines
00:30:10voire des mois
00:30:11afin d'éviter
00:30:12un conflit plus large
00:30:13dans le Moyen-Orient
00:30:14Merci beaucoup Théo
00:30:15avec Valentin
00:30:16à Washington
00:30:17qui nous donne
00:30:18donc la tonalité
00:30:19du côté de Washington
00:30:21Amiral Olagaraï
00:30:22il a raison
00:30:22vu ce contexte
00:30:23d'être optimisme
00:30:25Donald Trump
00:30:25ou bien cette déclaration
00:30:26elle vous surprend ?
00:30:27Cette déclaration
00:30:28dit tout
00:30:29et son contraire
00:30:29comme d'habitude
00:30:30donc il n'y a rien
00:30:31à en tirer
00:30:32simplement
00:30:33il y a cette déclaration
00:30:34semi-optimiste
00:30:36ou semi-pessimiste
00:30:37on n'en sait rien
00:30:37de l'autre côté
00:30:38il y a la position
00:30:39très ferme
00:30:40qui est attribuée
00:30:41au guide suprême
00:30:43dont il veut se faire
00:30:44un ami
00:30:44qu'il trouve d'ailleurs
00:30:46presque sympathique
00:30:47et qu'il voudrait rencontrer
00:30:48je ne sais pas pourquoi faire
00:30:48mais qu'il voudrait rencontrer
00:30:50rencontrer du virtuel
00:30:51c'est déjà compliqué
00:30:52donc sa position
00:30:54est très très ambiguë
00:30:56et en même temps
00:30:57ça n'est qu'une fuite
00:30:58cette nouvelle ligne rouge
00:31:00ça n'est pas une vraie ligne rouge
00:31:01que j'attaquerai
00:31:03si les soldats américains
00:31:04sont tués
00:31:04ça veut dire
00:31:05une vraie ligne rouge
00:31:06c'est quand le président dit
00:31:07si on tue un soldat américain
00:31:09là c'est une fuite
00:31:10ça ne veut rien dire
00:31:11ça n'est pas une ligne rouge
00:31:13parce que
00:31:13même si des soldats américains
00:31:15par hasard
00:31:16ou en frappant
00:31:17sur une base américaine
00:31:19au Koweït
00:31:19par exemple
00:31:19sont tués
00:31:20ça pourra toujours être minimisé
00:31:22ça peut encore être minimisé
00:31:24par Trump
00:31:24alors vous avez raison
00:31:25de parler du Koweït
00:31:25regardez cette image
00:31:26très très forte
00:31:27vous savez que l'aéroport
00:31:28de Koweït
00:31:29a été bombardé hier
00:31:30et on a récupéré
00:31:31une image prise
00:31:32de l'extérieur
00:31:33qui montre
00:31:33l'ampleur
00:31:34de l'explosion
00:31:36qu'a subie
00:31:36l'aéroport
00:31:38c'est particulièrement
00:31:40spectaculaire
00:31:40on la voit ici
00:31:41cette image
00:31:41et on voit bien
00:31:43Amiral
00:31:43on a pu avoir des doutes
00:31:44au début
00:31:44on s'est dit peut-être
00:31:44ce sont des débris
00:31:45non
00:31:45on voit bien manifestement
00:31:46mais je parle sous votre contrôle
00:31:47que c'est vraiment
00:31:48un drone
00:31:49qui arrive
00:31:49et qui frappe
00:31:52cette coupole
00:31:52ce dôme
00:31:53qu'on aperçoit ici
00:31:53on vous rappelle
00:31:54qu'il y a eu un mort
00:31:55et des dizaines de blessés
00:31:57ça semble vraiment
00:31:58clairement être un drone
00:31:58je ne sais pas si c'est un drone
00:31:59ou un missile balistique
00:32:01ah oui vous croyez
00:32:01que ça peut même être un missile balistique
00:32:02écoutez quand on voit
00:32:03l'importance
00:32:04de cette explosion
00:32:05alors bien sûr
00:32:05on n'est peut-être pas très près
00:32:07ni rien
00:32:07je connais bien cet aéroport
00:32:08j'y suis allé souvent
00:32:09et je peux vous dire
00:32:10que c'est un aéroport
00:32:11extraordinairement important
00:32:12car la base américaine
00:32:14qui est là
00:32:14est un hub logistique
00:32:15mais d'une très très grande importance
00:32:18donc franchement là
00:32:20on se demande pourquoi
00:32:21on se demande pourquoi
00:32:22il frappe le Koweït
00:32:23puisque ce sont plutôt
00:32:24les Émirats et Bahreïn
00:32:26qui sont censés
00:32:26avoir frappé l'Iran
00:32:27presque dès le début
00:32:28on l'a appris bien sûr
00:32:29avec du retard
00:32:30et bien le Koweït
00:32:31c'est parce que c'est
00:32:32un centre extraordinaire
00:32:33pour le déploiement
00:32:35de toute l'organisation
00:32:37logistique américaine
00:32:37qui alimente
00:32:38à la fois
00:32:39la flotte américaine
00:32:40l'armée de terre
00:32:41etc
00:32:42et tous leurs missiles patriotes
00:32:43de protection du Koweït
00:32:45donc il y a tout
00:32:47le Koweït
00:32:47est une cible
00:32:48et en même temps
00:32:49c'est un centre
00:32:50de protection aussi
00:32:51et donc là
00:32:53si le Koweït
00:32:54est frappé
00:32:54ce sont presque
00:32:55toutes les monarchies du Golfe
00:32:56qui sont menacées
00:32:57Yara
00:32:58il faut juste rappeler
00:32:59que le Koweït
00:33:00et l'Iran
00:33:00n'ont jamais été rivaux
00:33:01et qu'ils ont plutôt
00:33:02de bonnes relations
00:33:03en tout cas
00:33:04depuis 1990
00:33:05avec l'invasion
00:33:06de l'Irak
00:33:07où l'Iran avait fermement
00:33:08condamné cette volonté
00:33:10d'envahir le Koweït
00:33:11donc ils n'ont jamais été rivaux
00:33:12ils n'ont jamais rompu
00:33:13les relations diplomatiques
00:33:14et travaillé ensemble
00:33:16dans une optique
00:33:18de sans être ennemi
00:33:19sans être ennemi
00:33:19mais voilà
00:33:20il y avait de bons rapports
00:33:21cordiaux je dirais
00:33:22entre ces deux pays
00:33:23et on a vu que la situation
00:33:24en Iran était liée
00:33:25à la situation au Liban
00:33:26on va y aller au Liban
00:33:28parce que Maxime Brandstatter
00:33:29nous y attend
00:33:30à Tire
00:33:30l'une des grandes villes
00:33:31du sud du pays
00:33:32on a évoqué
00:33:32le cessez-le-feu
00:33:34entre Israël
00:33:36et le Liban
00:33:37est-ce que vous en voyez
00:33:38les effets
00:33:38de ce cessez-le-feu
00:33:39Maxime
00:33:40avec Marjorie Marciac
00:33:45écoutez déjà
00:33:46pour commencer
00:33:46on ne les entend pas
00:33:47parce qu'ici à Tire
00:33:48là on est au bout
00:33:49de la ville de Tire
00:33:50cette grande ville du sud
00:33:51on a la caméra
00:33:52pointée vers le sud du pays
00:33:54vers des villes du sud
00:33:55du Liban
00:33:56et vous le voyez
00:33:57on constate encore
00:33:58des frappes au bruit
00:33:59et on voit
00:33:59vous le voyez sûrement
00:34:00sur les images
00:34:00de Marjorie Marciac
00:34:01un panache de fumée
00:34:02preuve que les frappes
00:34:04continuent
00:34:05comme le ministre
00:34:06de la Défense israélienne
00:34:07l'a dit
00:34:08d'ailleurs après les accords
00:34:09de cette nuit
00:34:09il a dit que
00:34:10l'armée israélienne
00:34:11n'hésiterait pas
00:34:11à continuer à opérer
00:34:12les effets sur le terrain
00:34:14on a pris la route
00:34:15qui va de Saïda à Tire
00:34:16pour être franc avec vous
00:34:18le 17 avril dernier
00:34:19vous savez
00:34:19lors du premier cessez-le-feu
00:34:20si je peux l'appeler comme ça
00:34:21et bien cette route
00:34:22elle était remplie de monde
00:34:24on mettait des heures
00:34:25à la faire
00:34:25parce qu'on voyait
00:34:26des familles
00:34:26avec des matelas
00:34:27sur les toits
00:34:28des valises
00:34:28des enfants
00:34:29parfois des animaux de compagnie
00:34:30tous rentrés
00:34:31chez eux dans leur région
00:34:33et bien aujourd'hui
00:34:33avec Marjorie
00:34:34on a fait cette route
00:34:35en 45 minutes
00:34:36parce qu'il n'y avait
00:34:37absolument personne
00:34:38sur la route
00:34:38il n'y a aucun réfugié
00:34:40qui revient
00:34:40dans le sud du pays
00:34:42parce qu'on leur a
00:34:43intimé de ne pas le faire
00:34:44à la fois les autorités
00:34:46libanais
00:34:47je pense à la défense
00:34:48la défense civile
00:34:49libanaise
00:34:49qui a conseillé aux gens
00:34:50de ne pas rentrer
00:34:51mais aussi l'armée israélienne
00:34:52qui a dit
00:34:52même avec l'accord de cette nuit
00:34:54passé entre le Liban
00:34:55nous et les Etats-Unis
00:34:57sachez qu'on va continuer
00:34:58à opérer
00:34:58et que le sud
00:34:59du fleuve Zarani
00:35:00donc l'endroit
00:35:01où on se trouve attire
00:35:01reste une zone de guerre
00:35:03et chaque personne
00:35:03qui s'y rend
00:35:04chaque civil
00:35:05qui vient ici
00:35:05est en danger de mort
00:35:06oui et le cessez-le-feu
00:35:08ce n'est pas pour demain
00:35:09Maxime
00:35:09comme vous le constatez
00:35:10avec Marjorie
00:35:12parce que le Hezbollah
00:35:14annonce qu'il rejette
00:35:15l'accord Liban-Israël
00:35:17et ce n'est pas vraiment
00:35:18une surprise
00:35:19il y aura un risque
00:35:20ce rejet
00:35:20ce n'est pas une surprise
00:35:21ils ont indiqué
00:35:22qu'ils refuseraient
00:35:23tout accord
00:35:24de cesser le feu partiel
00:35:26on parlait notamment
00:35:27de cesser
00:35:28ou en tout cas
00:35:28de ne pas enclencher
00:35:29les hostilités
00:35:30sur la banlieue sud
00:35:31mais de continuer
00:35:32dans le sud du pays
00:35:33mais je rappelle quand même
00:35:35que depuis le début
00:35:36de ce prétendu cesser le feu
00:35:37il n'y a jamais eu
00:35:38de véritable cesser le feu
00:35:39des deux côtés
00:35:40donc le Hezbollah
00:35:41a continué d'envoyer
00:35:42des requêtes sur Israël
00:35:43mais Israël
00:35:44avec une violence
00:35:45beaucoup plus forte
00:35:46donc avec une asymétrie
00:35:47inégalable
00:35:48a continué d'attaquer
00:35:49le sud Liban
00:35:50à attaquer la banlieue sud
00:35:51il y a quelques jours
00:35:51et puis il faut quand même
00:35:52le souligner
00:35:53que là
00:35:54il y a aussi
00:35:55la mémoire de l'humanité
00:35:57tout entière
00:35:57qui est visée
00:35:58à travers le sud Liban
00:35:59donc c'est important
00:36:00de le dire
00:36:00que des villes
00:36:01comme Tyre
00:36:02qui est l'une des plus anciennes
00:36:04citées du monde
00:36:04et visée
00:36:05des villes comme Sidon
00:36:06des villes comme Cana
00:36:07comme Mardouche
00:36:08des trésors de l'humanité
00:36:10comme le château de Beaufort
00:36:12aujourd'hui
00:36:12sont sous siège
00:36:13bien sûr
00:36:14sans respect
00:36:15du droit international
00:36:16depuis le début
00:36:17de cette guerre
00:36:19Amiral Damo
00:36:19sur le cessez-le-feu
00:36:20pour conclure là-dessus
00:36:21comme on l'a souvent souligné
00:36:22le droit international
00:36:23n'existe plus
00:36:24quand la guerre est chaude
00:36:24donc le souci culturel
00:36:27et on l'a très souvent vu
00:36:28mais pas vraiment
00:36:29à l'arrière-plan du tout
00:36:30je voulais simplement souligner
00:36:31quelle est la position
00:36:32des Etats-Unis
00:36:33dans ce cessez-le-feu
00:36:34il a d'abord dit
00:36:35j'interdis Israël
00:36:37cessez-le-feu
00:36:37de frapper
00:36:38tout le Liban sud
00:36:40et puis après
00:36:42c'est successif
00:36:43mais pas immédiat
00:36:44et bien il a dit
00:36:45ok
00:36:46pas Beyrouth sud
00:36:47mais implicitement
00:36:49il autorise Israël
00:36:50à frapper
00:36:50cette nouvelle zone
00:36:51qui va de l'Italie
00:36:53aux Arani
00:36:53et donc
00:36:54la zone de guerre
00:36:55progresse dans le Liban sud
00:36:56et on suit évidemment
00:36:57ces bombardements
00:36:58qui se poursuivent
00:36:59ce matin
00:36:59vous l'avez compris
00:37:00sur la situation internationale
00:37:01on suit également
00:37:02sur la situation nationale
00:37:04les suites des recherches
00:37:06sur Liana
00:37:07cette fillette
00:37:09disparue à Florence
00:37:10et on s'arrête
00:37:11un peu plus longuement
00:37:12sur l'itinéraire
00:37:14et le parcours
00:37:15du suspect
00:37:16chaque jour
00:37:17est riche
00:37:18en révélations
00:37:19et révèle
00:37:20un manquement
00:37:21un raté
00:37:22sur le suivi
00:37:24judiciaire
00:37:25à tout de suite
00:37:38comment le suspect
00:37:39a-t-il bien pu passer
00:37:40entre les mailles
00:37:41du filet judiciaire
00:37:42malgré toutes les alertes
00:37:44rouges
00:37:45qui se sont accumulées
00:37:47au fil de son parcours
00:37:47et bien c'est vraiment
00:37:48la grande question
00:37:49qu'on se pose ce matin
00:37:50et à laquelle
00:37:51on essaie de trouver
00:37:51des réponses
00:37:52vous savez que
00:37:53de nouveaux signalements
00:37:54sont remontés à la surface
00:37:56alors que les recherches
00:37:57elles se poursuivent
00:37:58évidemment pour toujours
00:37:59tenter de retrouver
00:38:00Liana
00:38:01l'espoir subsiste
00:38:03même s'il s'amenuise
00:38:04jour après jour
00:38:05ça fait déjà six jours
00:38:06qu'on la recherche
00:38:07la population reste mobilisée
00:38:09on va le voir
00:38:09aux côtés des gendarmes
00:38:11avec vous
00:38:12Suzy Bernard Ménégouz
00:38:13Ménégouz pardon
00:38:14vous êtes avec Nassim Gomery
00:38:15et vous voyez cette mobilisation
00:38:17depuis le début
00:38:17avec ce matin
00:38:18les membres du centre équestre
00:38:20qui sont partis
00:38:20à cheval
00:38:31Voilà un petit problème de son
00:38:33parce qu'évidemment
00:38:33les conditions sont difficiles
00:38:34on voit que la météo
00:38:36est difficile
00:38:36avec la pluie
00:38:37qui tombe très fort
00:38:38du côté de Florence
00:38:39dans le Gers
00:38:41les cavaliers
00:38:43qui sont donc mobilisés
00:38:44et dont certains
00:38:45ont expliqué ce matin
00:38:46à notre équipe
00:38:48Suzy Bernard Ménégouz
00:38:49et Nassim Gomery
00:38:50pourquoi ils pensaient
00:38:52que le fait de faire
00:38:52ces recherches à cheval
00:38:53pouvait éventuellement
00:38:55aider les recherches
00:38:57on les écoute
00:39:00J'ai des neveux
00:39:01des nièces
00:39:01et on serait tous contents
00:39:02de pouvoir filer
00:39:03un coup de main
00:39:03et de pouvoir se libérer
00:39:05pour aider les autres
00:39:05là aujourd'hui
00:39:06ce qui est le principal
00:39:07c'est qu'à cheval
00:39:08on va dans toutes les zones
00:39:09inaccessibles
00:39:10qu'ils soient à pied
00:39:11ou enfin voilà
00:39:13tout ce qui va être fourré
00:39:14bois et ainsi de suite
00:39:15et pousser les recherches
00:39:16en espérant
00:39:16la retrouver
00:39:18dans les heures qui suivent
00:39:19Alors on a l'habitude
00:39:20de voir les chiens
00:39:21évidemment sur les scènes
00:39:22de recherche
00:39:22Jacques Fontbonne
00:39:23pourquoi est-ce que
00:39:23c'est aussi une bonne idée
00:39:24d'utiliser les cavaliers ?
00:39:27Comme le disait la cavalière
00:39:28c'est-à-dire qu'on couvre
00:39:29davantage de terrain
00:39:30ça va plus vite
00:39:31mais les moyens sont complémentaires
00:39:33c'est-à-dire que
00:39:34le chien va chercher une piste
00:39:36c'est-à-dire d'un point
00:39:37de départ
00:39:38de la personne recherchée
00:39:39jusqu'à éventuellement
00:39:40un point d'arrivée
00:39:41là il n'y a pas
00:39:42de point de départ
00:39:42donc c'est une battue
00:39:44c'est un ratissage
00:39:45mais qui n'est que
00:39:46dans l'observation du terrain
00:39:47et sur un terrain
00:39:48dont on disait
00:39:48il y a quelques minutes
00:39:49que c'est une surface
00:39:50pour le moment
00:39:51qui a été examinée
00:39:52par les gendarmes mobiles
00:39:54qui correspond à trois fois
00:39:55la surface de Paris
00:39:56donc c'est gigantesque
00:39:58toutes les mesures
00:40:00toutes les bonnes volontés
00:40:01tous les éléments
00:40:01qui peuvent permettre
00:40:02de trouver quelque chose
00:40:04sont évidemment
00:40:05bonnes à prendre
00:40:06On va retrouver Suzy
00:40:07parce que visiblement
00:40:07le son a été rétabli
00:40:09alors on a entendu
00:40:10cette cavalière Suzy
00:40:11est-ce que vous pouvez
00:40:12nous parler un petit peu
00:40:13des conditions météo
00:40:14parce qu'on voit
00:40:14que vous êtes sous un parapluie
00:40:15et que visiblement
00:40:16la pluie tombe drusse
00:40:16qui est évidemment
00:40:17important pour les recherches
00:40:20Oui tout à fait
00:40:21c'est important
00:40:22et pourtant ça ne freine
00:40:23pas les recherches
00:40:23nous avons demandé
00:40:24confirmation
00:40:24à la gendarmerie
00:40:26de Florence
00:40:27et les recherches
00:40:27vont quand même
00:40:28avoir lieu
00:40:29que ce soit à cheval
00:40:30ou bien avec les gendarmes
00:40:31170 gendarmes
00:40:33qui sont mobilisés
00:40:34aujourd'hui
00:40:34on le rappelle
00:40:35et nous avons donc
00:40:36pu assister
00:40:37au départ des chevaux
00:40:385 chevaux
00:40:39et vous avez entendu
00:40:39cette cavalière
00:40:40c'est parce que les chevaux
00:40:41c'est un moyen
00:40:41de déplacement original
00:40:43c'est à la fois
00:40:44plus rapide
00:40:45qu'un piéton
00:40:46est plus lent
00:40:47qu'une moto
00:40:47ce qui permet
00:40:48d'inspecter les zones
00:40:50à une différente allure
00:40:51toutes les zones
00:40:52vont être passées
00:40:53au peigne fin
00:40:53particulièrement des bois
00:40:55au moins deux bois
00:40:55vont être inspectés
00:40:56aujourd'hui
00:40:57ça a déjà été le cas hier
00:40:59et puis ce qui est prévu
00:41:00aussi pour la suite
00:41:00de la journée
00:41:01c'est du porte-à-porte
00:41:02avec les habitants
00:41:03ça avait déjà été le cas
00:41:04aussi hier après-midi
00:41:05mais certains gendarmes
00:41:06avaient trouvé
00:41:07porte close
00:41:08alors ils vont renouveler
00:41:09l'opération
00:41:10vous le voyez
00:41:10différents moyens
00:41:11qui sont mis en place
00:41:12et ce malgré la pluie
00:41:13qui tombe aujourd'hui
00:41:14à Florence
00:41:15et oui la pluie
00:41:15c'est une mauvaise nouvelle
00:41:16pour les enquêteurs
00:41:17Jacques Fontbonne
00:41:18pourquoi ?
00:41:19parce qu'il peut y avoir
00:41:20un dépérissement
00:41:21des odeurs éventuelles
00:41:23des preuves
00:41:23parce que s'il y a un objet
00:41:25qui a été perdu
00:41:25il va être tout simplement
00:41:27lavé par la pluie
00:41:29il peut s'enfoncer
00:41:30et puis parce que
00:41:31la fatigue
00:41:32des unités de recherche
00:41:34c'est-à-dire qu'on progresse
00:41:35moins vite
00:41:36sur un terrain très boueux
00:41:38très difficile
00:41:40c'est évidemment
00:41:41pas du tout
00:41:41une bonne nouvelle
00:41:42et autant sur un terrain sec
00:41:43on peut repérer
00:41:44éventuellement
00:41:45s'il y a une modification
00:41:45du terrain
00:41:46sur un terrain mouillé
00:41:48c'est beaucoup plus difficile
00:41:48oui forcément
00:41:49parce que les traces
00:41:51vont s'abandonner
00:41:51alors c'est quand même
00:41:53la difficulté
00:41:54avec l'abattu
00:41:55et avec les chevaux
00:41:56c'est-à-dire que
00:41:57si on tombe
00:41:58sur un élément
00:41:59intéressant
00:42:00l'enquête
00:42:00au dernier moment
00:42:01ça veut dire
00:42:02qu'on a quand même
00:42:03pollué
00:42:03les quelques mètres
00:42:05la périphérie
00:42:05autour de cet endroit
00:42:07s'il y avait une trace
00:42:08de pneus
00:42:08s'il y avait quelque chose
00:42:09qui puisse être
00:42:11identifiable
00:42:11et intéressant
00:42:12c'est évidemment
00:42:13beaucoup plus difficile
00:42:13polluer la zone de crime
00:42:15évidemment
00:42:16tout le monde
00:42:16est de plus en plus
00:42:16familier
00:42:17avec ce genre de termes
00:42:18maintenant
00:42:19sur l'enquête
00:42:19Vincent Vantiguem
00:42:20parce que l'enquête
00:42:21elle se poursuit parallèlement
00:42:22pour tenter aussi
00:42:23de resserrer
00:42:24le périmètre de recherche
00:42:25on essaie de faire
00:42:26matcher les recherches
00:42:28des enquêteurs
00:42:28avec ce qu'a fait
00:42:30le suspect
00:42:31avec son emploi du temps
00:42:32dans ce laps de temps
00:42:34qui est assez court
00:42:35et en même temps
00:42:35pendant lequel il a pu se passer
00:42:36plein de choses
00:42:37vendredi après-midi
00:42:38Exactement
00:42:38parce que tout ce qu'on voit
00:42:40à l'antenne
00:42:40depuis quelques jours
00:42:42ce sont ces cavaliers
00:42:43ce sont les drones
00:42:45qui décollent
00:42:45les chiens
00:42:46les plongeurs
00:42:47on a vu un porte-à-porte
00:42:48ici
00:42:48mais il y a aussi
00:42:49tout ce qu'on ne voit pas
00:42:50les officiers de police judiciaire
00:42:52de la gendarmerie
00:42:53qui mènent des investigations
00:42:54à plusieurs titres
00:42:55et je pense notamment
00:42:56vous en faisiez mention
00:42:57aux experts
00:42:58de l'Institut de recherche
00:42:59criminelle
00:43:00de la gendarmerie nationale
00:43:01ce sont eux
00:43:01qui ont récupéré
00:43:02le véhicule du suspect
00:43:03véhicule dans lequel
00:43:04il a confirmé avoir
00:43:07pris l'IANA
00:43:08à la sortie du collège
00:43:09pour la déposer
00:43:10selon ses déclarations
00:43:11aux abords de la piscine
00:43:12et c'est ce véhicule
00:43:13qui est aux mains
00:43:14des experts
00:43:14pour tenter de le faire parler
00:43:16d'abord
00:43:17un premier élément
00:43:18est-ce qu'on a des traces
00:43:19de l'IANA à l'intérieur
00:43:20est-ce qu'on a de l'ADN
00:43:21est-ce qu'on a des traces papillaires
00:43:22est-ce qu'on a des gouttes de sang
00:43:23où cela se situe-t-il
00:43:25sur le siège passager
00:43:26pourquoi pas
00:43:26sur le siège arrière
00:43:27sur toute la banquette arrière
00:43:29ce qui signifierait
00:43:29que la petite a été allongée
00:43:30et auquel cas
00:43:31ce serait un élément incriminant
00:43:32ou même dans le coffre
00:43:33ça c'est les premières analyses
00:43:34et puis surtout
00:43:35on mise beaucoup
00:43:36sur l'analyse
00:43:37des équipements embarqués
00:43:39connectés
00:43:40les GPS
00:43:40et autres
00:43:42sortes de mouchards
00:43:43qui pourraient être
00:43:44sur les véhicules modernes
00:43:45parce qu'on le sait
00:43:45c'est un véhicule
00:43:46nous a-t-on dit
00:43:47assez moderne
00:43:48pour pouvoir parler
00:43:49pourquoi est-ce qu'on essaie
00:43:50de faire parler le GPS
00:43:51on le voit
00:43:52les recherches
00:43:53elles sont tous azimuts
00:43:54dans un secteur
00:43:54qui est extrêmement large
00:43:55si on arrive à faire parler
00:43:56le GPS
00:43:57savoir quel déplacement
00:43:58il a fait
00:43:58à quel endroit
00:43:59dans quel créneau horaire
00:44:00on va peut-être pouvoir
00:44:01orienter les recherches
00:44:02parce qu'on se concentre
00:44:03vraiment sur ce créneau
00:44:0415h-17h
00:44:0515h
00:44:06ce suspect
00:44:06cet homme
00:44:07Jérôme Barrella
00:44:07il prend l'IANA
00:44:08dans sa voiture
00:44:09il l'emmène selon lui
00:44:10à la piscine
00:44:10aux abords de la piscine
00:44:1117h
00:44:12il est de retour au collège
00:44:13pour récupérer
00:44:14sa propre fille
00:44:15que s'est-il passé
00:44:16entre 15h et 17h
00:44:17où est-il allé
00:44:18voilà c'est ça
00:44:18les questions
00:44:19que se posent les enquêteurs
00:44:20c'était il y a 6 jours
00:44:20Jacques Fontbonne
00:44:21est-ce qu'au moment
00:44:21où on se parle
00:44:22même s'il ne communique pas dessus
00:44:23les enquêteurs
00:44:24ils disposent
00:44:25de ces données GPS
00:44:26alors j'ai posé la question
00:44:28la réponse a été
00:44:29entre quelques heures
00:44:30et quelques jours
00:44:31on n'est pas très avancé
00:44:33mais c'est le principe absolu
00:44:37des opérations
00:44:38de police technique
00:44:39c'est-à-dire que
00:44:41on avance
00:44:42mais on ne recule jamais
00:44:43parce qu'on ne peut pas
00:44:44faire deux fois
00:44:45le même examen
00:44:45donc on va progresser
00:44:47tout doucement
00:44:48dans les recherches
00:44:48mais à partir du moment
00:44:49où une étape de recherche
00:44:51est conclue
00:44:52est faite sur le GPS
00:44:54à ce moment là
00:44:54on va passer à l'autre
00:44:55mais on n'avance pas
00:44:57à toute vitesse
00:44:58pour se dire
00:44:58à un moment donné
00:44:59tiens on a oublié ça
00:45:00on n'a pas vérifié
00:45:01donc quels éléments
00:45:03l'itinéraire
00:45:04l'endroit
00:45:05ce que vous nous dites
00:45:06c'est qu'on a un premier
00:45:07point GPS
00:45:08on va s'arrêter
00:45:09on va le fouiller
00:45:09ensuite on passe
00:45:10au point GPS suivant
00:45:11etc etc
00:45:12c'est comme ça que ça se passe
00:45:13c'est-à-dire qu'en fait
00:45:14il y a un lien
00:45:14entre l'examen
00:45:15d'expertise
00:45:16de police scientifique
00:45:18sur la voiture
00:45:18et le lien
00:45:19avec les officiers
00:45:20de police judiciaire
00:45:21de la section des recherches
00:45:22de Toulouse
00:45:23ça veut dire
00:45:24on a effectivement
00:45:25cet itinéraire
00:45:26on va chercher
00:45:27de façon privilégiée
00:45:28sur cet itinéraire
00:45:29ce qui n'est pas forcément
00:45:30le cas maintenant
00:45:31compte tenu de la zone
00:45:32qui est fouillée
00:45:33et puis ensuite
00:45:33on va avoir
00:45:34des arrêts possibles
00:45:35avec des durées
00:45:36des arrêts
00:45:37ce qui va permettre
00:45:38de serrier
00:45:39de façon encore plus précise
00:45:41les zones qui sont susceptibles
00:45:42d'être intéressantes
00:45:43et le GPS
00:45:44il est précis au mètre près
00:45:45ou c'est une zone ?
00:45:46alors même s'il est précis
00:45:47parce qu'on ne peut pas savoir
00:45:49exactement
00:45:49quelle est la couverture satellite
00:45:51du GPS
00:45:51mais par rapport
00:45:53à ce qu'on disait tout à l'heure
00:45:54c'est-à-dire
00:45:54trois fois
00:45:55la superficie de Paris
00:45:56si on arrive à 10, 15, 50 mètres près
00:45:59ça change évidemment
00:46:00considérablement la donne
00:46:01deux points de comparaison
00:46:03très rapidement
00:46:03l'enquête sur la disparition
00:46:04de l'INA
00:46:05vous vous souvenez
00:46:06on avait analysé
00:46:07les données du véhicule
00:46:08mis en cause
00:46:09et c'est comme ça
00:46:10qu'on a réussi à retrouver
00:46:11le corps de l'INA
00:46:11il a fallu des semaines
00:46:12et des semaines
00:46:13parce que le véhicule
00:46:14avait fait d'énormes déplacements
00:46:15mais ça a permis
00:46:16de résoudre cette affaire
00:46:17l'affaire de Jonathan Daval
00:46:18vous vous souvenez aussi
00:46:19on avait entendu
00:46:19le bruit d'une plaque d'égout
00:46:21c'était la voiture
00:46:22qui roulait sur une plaque d'égout
00:46:23on a fait parler la voiture
00:46:24ça a été aussi un élément
00:46:26dans l'affaire de Jonathan Daval
00:46:27et on voit que l'enquête
00:46:28et les recherches
00:46:29se poursuivent
00:46:30il y a aussi
00:46:31en parallèle
00:46:32toutes les révélations
00:46:33sur le parcours
00:46:34le passé
00:46:35du suspect
00:46:37son passé
00:46:38qui n'en finit plus
00:46:38d'interpeller
00:46:39écoutez un nouveau témoignage
00:46:40c'est celui
00:46:41du père d'une jeune fille
00:46:42et elle accuse
00:46:42elle aussi
00:46:43le suspect
00:46:45il y avait eu
00:46:46des gestes
00:46:47mal passés
00:46:48au niveau de ma fille
00:46:49au réveil
00:46:49parce que
00:46:50il y avait des caresses
00:46:51au niveau des fesses
00:46:54et qu'il y avait
00:46:54comment s'appelle
00:46:55la main
00:46:55qui a été posée
00:46:56sur un mur
00:46:57pour lui parler
00:46:58prêt
00:46:59et soit disant
00:47:01comment on appelle ça
00:47:01qu'il serait
00:47:03dans une piscine
00:47:04et en sortant
00:47:05de l'eau
00:47:07qu'il aurait touché
00:47:08les fesses
00:47:09avoir fini tout ça
00:47:09ça s'est passé
00:47:11chez ce monsieur
00:47:14Jérôme B
00:47:15au domicile
00:47:16à Montestrie
00:47:18mais il y avait
00:47:19plusieurs jeunes
00:47:20filles
00:47:21donc je l'ai reu
00:47:23cet après-midi
00:47:24au téléphone
00:47:24elle m'a bien précisé
00:47:25que c'était bien
00:47:26une soirée pyjama
00:47:28hier soir
00:47:29c'est moi qui ai appelé
00:47:30pour dire
00:47:30qu'il s'était passé
00:47:31ça ça ça ça
00:47:31et ils m'ont entendu
00:47:32aujourd'hui
00:47:33mais l'éducatrice
00:47:34elle vous dit quoi
00:47:35qu'il y a un signalement
00:47:35qui a été sur
00:47:36elle vous explique quoi
00:47:37il y a un signalement
00:47:39qui a été fait
00:47:39depuis mars
00:47:42mars 2026
00:47:43au niveau du procureur
00:47:45de Hosh
00:47:46et sans suite
00:47:47Alors on entend
00:47:48dans la question
00:47:49signalement d'une éducatrice
00:47:50Vincent Vantiguem
00:47:51parce qu'on précise
00:47:52que cette jeune fille
00:47:52elle était suivie
00:47:54par l'aide sociale
00:47:54à l'enfance
00:47:54Oui effectivement
00:47:56le papa qui parle
00:47:57en fait n'a pas
00:47:57la garde de sa fille
00:47:58elle est placée
00:47:59à l'ASE
00:47:59l'aide sociale à l'enfance
00:48:00et c'est l'éducatrice
00:48:02qui dépend de l'ASE
00:48:02qui appelle le papa
00:48:03en disant
00:48:04votre fille a dénoncé
00:48:05des faits
00:48:06qui se seraient
00:48:07produits au mois d'août
00:48:092025
00:48:09lors d'une soirée pyjama
00:48:11au domicile
00:48:11de Jérôme Barrella
00:48:12il parle effectivement
00:48:14de carré sur les parties
00:48:15intimes
00:48:16d'une scène
00:48:17dans la piscine
00:48:19et surtout
00:48:19ce qui est intéressant
00:48:20dans ce témoignage
00:48:21c'est que le papa dit
00:48:21l'éducatrice de l'ASE
00:48:24m'a dit
00:48:24qu'elle avait fait
00:48:25un signalement
00:48:26au mois de mars
00:48:27et ça
00:48:27ça nous interroge
00:48:28et on le met
00:48:29en rapport
00:48:30avec les propos
00:48:30de la procureure
00:48:31de la République
00:48:32Doche hier
00:48:32qui dit
00:48:33voilà
00:48:33il y a une nouvelle
00:48:34plainte qui a été déposée
00:48:35j'ai pas eu connaissance
00:48:36de l'entièreté des faits
00:48:37alors ça c'est la plainte
00:48:38qui a été déposée
00:48:38par le papa
00:48:39mais elle concerne
00:48:40les mêmes faits
00:48:40qui visiblement
00:48:41ont fait l'objet
00:48:41d'un signalement
00:48:42au mois de mars
00:48:43pourquoi est-ce que
00:48:43depuis mars
00:48:44elle n'a pas connaissance
00:48:45de l'entièreté des faits
00:48:45c'est une question
00:48:46qui se passe
00:48:46alors les éléments
00:48:47sont en train
00:48:48de s'accumuler
00:48:48il y a les plaintes
00:48:50il y a les signalements
00:48:51et on commence
00:48:51à s'y perdre un peu
00:48:53on va essayer
00:48:55d'y voir un petit peu
00:48:55plus clair
00:48:56avec vous
00:48:56Valentin Demet
00:48:57vous avez listé
00:48:58ces différents faits
00:49:00en remontant
00:49:01le fil de ce passé
00:49:02particulièrement inquiétant
00:49:04il y a combien
00:49:05de procédures au total
00:49:06alors au total
00:49:07Julien
00:49:07en plus de l'affaire
00:49:08de la disparition
00:49:09d'Iana
00:49:09il y a 5 procédures
00:49:10la première remonte
00:49:11à 2017
00:49:12un signalement
00:49:13est effectué
00:49:14à la justice
00:49:14alors âgée de 32 ans
00:49:16Jérôme Barrella
00:49:17est en couple
00:49:17avec une fille
00:49:18du 17 ans
00:49:19cette dernière
00:49:20assure qu'elle est consentante
00:49:21aucune suite n'est donnée
00:49:23l'âge de la mineure
00:49:23ne permet pas
00:49:25d'engager
00:49:25des poursuites
00:49:263 ans plus tard
00:49:27en 2020
00:49:28une enfant de 7 ans
00:49:29participe à une soirée pyjama
00:49:30au domicile
00:49:31de Jérôme Barrella
00:49:32elle dénonce des viols
00:49:34une plainte
00:49:34est déposée
00:49:35par la maman de la victime
00:49:36en 2022
00:49:37à Béthune
00:49:37dans le Pas-de-Calais
00:49:38plainte
00:49:39qui arrivera
00:49:39au parquet de Hauche
00:49:40seulement 2 ans plus tard
00:49:42en 2024
00:49:43des investigations
00:49:44sont lancées
00:49:45mais elles ne permettent pas
00:49:46de caractériser les faits
00:49:47par manque de preuves
00:49:48là encore
00:49:49l'affaire est classée
00:49:50sans suite
00:49:51toujours en 2020
00:49:52Jérôme Barrella
00:49:52est employé
00:49:53au sein d'un collège
00:49:55de la région Occitanie
00:49:55comme agent d'entretien
00:49:57il est licencié
00:49:57au motif
00:49:58d'une relation inappropriée
00:50:00avec une lycéenne
00:50:01c'est le directeur
00:50:01de l'établissement
00:50:02qui a spontanément
00:50:03contacté les gentarmes
00:50:04le 31 mai dernier
00:50:05pour signaler ses faits
00:50:06à ce stade
00:50:07la procureure d'Hauche
00:50:08assure
00:50:09qu'aucune procédure pénale
00:50:11n'avait été lancée
00:50:11sur ce dossier
00:50:12une question ce matin
00:50:13pourquoi l'éducation nationale
00:50:15n'a-t-elle pas
00:50:16signalé ses faits
00:50:17via l'article 40
00:50:18qui oblige tout fonctionnaire
00:50:19à dénoncer des crimes
00:50:20ou des délits
00:50:20et puis il y a aussi
00:50:21cette maman
00:50:21qu'on a entendue hier
00:50:22sur BFM TV
00:50:23qui a porté plainte
00:50:24la maman de Rosa
00:50:25oui en août 2025
00:50:26la mère de la jeune Rosa
00:50:27Julien porte plainte
00:50:28sa fille dénonce
00:50:29des viols commis
00:50:30par Jérôme Barrella
00:50:31lors de soirées pyjama
00:50:32là encore
00:50:33au domicile du suspect
00:50:34en septembre 2025
00:50:35une expertise médico-légale
00:50:37est réalisée
00:50:38plusieurs lésions corporelles
00:50:40sont compatibles
00:50:41avec des viols
00:50:42qui sont constatés
00:50:43l'enquête était en cours
00:50:44mais Jérôme Barrella
00:50:45n'avait pas encore été
00:50:46autendu
00:50:47au moment de la disparition
00:50:48de l'INA
00:50:49il devait être placé
00:50:50en garde à vue prochainement
00:50:51enfin une nouvelle plainte
00:50:52qui a été déposée hier
00:50:53par le papa d'une jeune fille
00:50:54son enfant dépend
00:50:56de l'aide sociale à l'enfance
00:50:56comme l'a dit Vincent Vantigame
00:50:57tout à l'heure
00:50:58c'est son éducatrice
00:50:59qui a annoncé
00:50:59aux pères de famille
00:51:00les faits d'agression sexuelle
00:51:02dénoncés par sa fille
00:51:03là encore
00:51:04les faits auraient eu lieu
00:51:05lors d'une soirée pyjama
00:51:06et maître Darmon
00:51:07merci Valentin
00:51:08est avec nous
00:51:08avocat d'innocence sans danger
00:51:10on entend mettre
00:51:10depuis plusieurs jours maintenant
00:51:12des magistrats
00:51:13qui viennent nous expliquer
00:51:14que ce qui peut
00:51:15vu de loin
00:51:17ressembler à
00:51:18un épisode
00:51:19qui ne ressemble pas
00:51:20aux autres
00:51:22en réalité
00:51:22correspond
00:51:23à la réalité quotidienne
00:51:25que connaissent
00:51:26les magistrats
00:51:26et que vous connaissez
00:51:27que répondez-vous à ça
00:51:29est-ce que vous dites
00:51:29oui c'est un manque
00:51:30de moyens
00:51:31de la magistrature
00:51:31ou bien vous dites
00:51:32non là franchement
00:51:33c'est pas possible
00:51:34ils sont vraiment
00:51:34passés à côté
00:51:35de tous ces red flags
00:51:37qui s'allumaient
00:51:38dans tous les sens
00:51:38mais ça c'est un dossier
00:51:39qui est symptomatique
00:51:42symptomatique
00:51:42qui ressemble aux autres
00:51:44la majorité des dossiers
00:51:45sont traités comme ça
00:51:46aujourd'hui
00:51:46quand une victime
00:51:47va déposer plainte
00:51:48au commissariat
00:51:49ou en gendarmerie
00:51:49elle n'a pas de nouvelles
00:51:51avant un an
00:51:51deux ans
00:51:52le mis en cause
00:51:52est entendu
00:51:53même si il y a eu
00:51:53une constatation
00:51:54parce que ce qui est sidérant
00:51:55c'est qu'il y a une constatation
00:51:56de lésion
00:51:56en septembre dernier
00:51:57et donc
00:51:59voilà ça confirme
00:52:00ce qu'a dit
00:52:01cette jeune fille
00:52:02et pourtant
00:52:03on imagine que le lendemain
00:52:05les gendarmes vont arriver
00:52:05et puis ils vont l'emmener
00:52:06en garde à vue
00:52:06non non mais ils estiment
00:52:07qu'il y a un dossier
00:52:08à construire
00:52:09et qu'il faut prendre le temps
00:52:10d'aller interroger
00:52:11l'entourage du mis en cause
00:52:12d'aller interroger
00:52:12l'entourage
00:52:13de la victime
00:52:15donc ça prend un certain temps
00:52:16c'est tout ce processus
00:52:17qui est mis en place
00:52:18mais pour moi
00:52:19il devrait y avoir
00:52:19une priorité
00:52:20à la protection
00:52:20de cette victime
00:52:22en lui assurant
00:52:23des garanties
00:52:24et notamment
00:52:24en lui assurant
00:52:25une audition rapide
00:52:26du mis en cause
00:52:28avec un placement
00:52:29en garde à vue par exemple
00:52:30ou une audition libre
00:52:31à voir
00:52:31mais ça me paraît essentiel
00:52:33d'avoir un principe
00:52:34de précaution
00:52:34un principe de protection
00:52:36des enfants
00:52:37quand on a un enfant
00:52:38de 9 ans
00:52:39qui avait 11 ans
00:52:40au moment du dépôt de plainte
00:52:41qui a subi des faits de viol
00:52:41à l'âge de 9 ans
00:52:42et elle vient prendre son courage
00:52:44pour expliquer
00:52:45qu'elle a subi des viols
00:52:46le minimum
00:52:47c'est quand même
00:52:47de la comprendre
00:52:48de l'écouter
00:52:48et de lui offrir
00:52:50une sécurité
00:52:51et ça c'est garanti
00:52:52par l'audition rapide
00:52:53de la personne
00:52:54qui est évoquée
00:52:55alors deux éléments
00:52:56quand même
00:52:57pour expliciter
00:52:58parce qu'on a
00:52:59on pourrait dire
00:53:00le contradictoire
00:53:01ou la contradiction
00:53:01du point de vue
00:53:02de la justice
00:53:03ce qu'on nous explique aussi
00:53:04c'est que
00:53:06cette petite fille
00:53:07elle avait déménagé
00:53:08donc il n'y avait pas
00:53:08de risque de réitération
00:53:09aussi sur elle
00:53:11on le voit
00:53:11c'est un argument
00:53:12qui ne tient pas
00:53:12parce qu'il y a plein
00:53:13d'autres potentielles victimes
00:53:14donc il y a quand même ça
00:53:15et puis les faits sont
00:53:16quand même tellement graves
00:53:17enfin voilà
00:53:17et après ce qu'on ne comprend pas
00:53:19aujourd'hui
00:53:19et ça c'est vraiment
00:53:20une question qui se pose
00:53:21effectivement à partir du moment
00:53:22où les faits sont corroborés
00:53:23on parle de lésions
00:53:24par pudeur
00:53:25on ne va pas aller plus loin
00:53:26mais de lésions extrêmement graves
00:53:28sur cette jeune fille
00:53:29on ne comprend pas
00:53:30que cet homme
00:53:30ne soit pas placé
00:53:31en garde à vue immédiatement
00:53:32mais du côté des enquêteurs
00:53:33on nous dit
00:53:33oui mais avant de le placer
00:53:35en garde à vue
00:53:35il faut qu'on construise
00:53:36le dossier
00:53:37ce que vous disiez
00:53:37pour avoir des éléments
00:53:38à opposer
00:53:39parce que sinon
00:53:40qu'est-ce qui se passe
00:53:40cette procédure
00:53:41elle tombe
00:53:42elle s'effondre
00:53:42et on ne peut pas
00:53:43l'incriminer pour ses faits
00:53:44en tout cas du côté
00:53:45des enquêteurs
00:53:45c'est la stratégie judiciaire
00:53:47qui est un peu la norme
00:53:49aujourd'hui on pourrait dire
00:53:50Jacques Fombone
00:53:50oui qui est absolument la norme
00:53:52parce que
00:53:53vous mettez quelqu'un
00:53:54en garde à vue
00:53:55sur la foi
00:53:56d'une déclaration
00:53:58sans avoir
00:53:59travaillé un peu
00:54:00sur le suspect
00:54:01sur la personne
00:54:02qui est mise en cause
00:54:03quand vous arrivez
00:54:04à la garde à vue
00:54:05on n'a aucun élément
00:54:06à lui mettre sous le nez
00:54:07mais la lésion
00:54:07a été constatée
00:54:08encore une fois
00:54:09j'insiste sur ce point
00:54:10on est au-delà
00:54:10des déclarations
00:54:11oui ça c'est le cas particulier
00:54:13mais est-ce que c'est
00:54:14un dysfonctionnement
00:54:16systémique
00:54:16ou est-ce que c'est
00:54:17simplement l'officier
00:54:17de police judiciaire
00:54:18qui avait le dossier
00:54:19en charge
00:54:19et qui n'a pas fait le boulot
00:54:21ça c'est aussi
00:54:22tout à fait possible
00:54:23on est bien d'accord
00:54:24parce que les faits
00:54:25sont abominables
00:54:26qu'à partir du moment
00:54:27où on a un élément
00:54:29scientifique
00:54:30un élément
00:54:31médico-légal
00:54:32ça doit aller très vite
00:54:33et c'est pas forcément
00:54:34la brigade locale
00:54:35enfin c'est pas forcément
00:54:36ce n'est pas du tout
00:54:37la brigade locale
00:54:38qui doit traiter ça
00:54:38c'est une unité de recherche
00:54:40de la police judiciaire
00:54:42le problème
00:54:43c'est que
00:54:44pour les autres affaires
00:54:45nous on les voit
00:54:46je dirais a posteriori
00:54:48donc
00:54:48la personne est mise en cause
00:54:49il y a des faits
00:54:50qui sont similaires
00:54:51on se dit
00:54:51mais pourquoi
00:54:53n'a-t-on pas fait
00:54:53le rapprochement
00:54:54comment ça se passe
00:54:55dans la vraie vie
00:54:56c'est qu'on n'a pas
00:54:56de caractérisation
00:54:57de l'infraction
00:54:58l'officier de police judiciaire
00:54:59appelle le substitut
00:55:00de permanence
00:55:01qui a
00:55:03deux téléphones
00:55:03un sous chaque oreille
00:55:05mon adjudant
00:55:06mon colonel
00:55:07qu'est-ce que vous avez
00:55:07comme élément
00:55:08on a la déclaration
00:55:10d'une jeune victime
00:55:12est-ce que vous avez
00:55:13des éléments médicaux légaux
00:55:14non
00:55:14est-ce que vous avez
00:55:15des témoins
00:55:15non
00:55:15est-ce que vous arrivez
00:55:16à caractériser l'infraction
00:55:18non
00:55:19ça veut dire que
00:55:19de toute façon
00:55:20on va classer
00:55:21vous clôturez
00:55:22vous m'envoyez la procédure
00:55:23et pendant ce temps-là
00:55:24le téléphone a sonné
00:55:25quatre fois
00:55:26Mathias Darman
00:55:26non mais là on voit pas
00:55:27qu'il y a un problème en fait
00:55:28parce qu'il y a une plainte
00:55:29c'est un des faits qui a été évoqué
00:55:32classement sans suite
00:55:33en 2024
00:55:34donc c'est ce qui s'appelle
00:55:35un classement 21
00:55:35infraction insuffisamment caractérisée
00:55:37c'est ça
00:55:38donc qu'est-ce qui s'est passé
00:55:40pendant ces deux ans
00:55:40il y a eu un dessaisissement déjà
00:55:42en 2024
00:55:42mais donc on perd un temps fou
00:55:44bien sûr
00:55:44non mais je suis pas en train
00:55:45de le justifier
00:55:46je veux dire c'est insensé
00:55:47non mais pour expliquer
00:55:48cette plainte
00:55:49elle est déposée à Béthune
00:55:50le temps qu'elle redescende à Hoche
00:55:51ça prend déjà des mois
00:55:52et qu'est-ce qu'on dit
00:55:52à la petite
00:55:53qui a 11 ans
00:55:54on lui dit
00:55:54ah bah ton dossier
00:55:55l'est classé sans suite
00:55:57comment on explique ça
00:55:58un enfant
00:55:58qui a déposé plainte pour viol
00:56:00en gendarmerie
00:56:01au commissariat
00:56:01c'est absolument
00:56:02par un avis à victime
00:56:03qui a un papier extrêmement froid
00:56:04c'est d'une violence inouïe
00:56:06on a entendu
00:56:08plusieurs témoignages
00:56:09déjà on va en entendre
00:56:10un autre maintenant
00:56:11c'est un professeur de sport
00:56:12qui a côtoyé
00:56:13dans son cadre professionnel
00:56:16le suspect
00:56:17et il a été témoin lui-même
00:56:19de comportements inappropriés
00:56:20écoutez
00:56:22très vite
00:56:23on a repéré
00:56:23qu'il y a quelque chose
00:56:24qui n'allait pas
00:56:24il était tout le temps
00:56:26avec les enfants
00:56:26à plusieurs reprises
00:56:27on lui a dit
00:56:28viens t'entraîner avec nous
00:56:29et donc on le sortait
00:56:30du groupe
00:56:31on sentait que c'était
00:56:32c'était pas son truc
00:56:33on sentait que
00:56:34ça l'embêtait
00:56:35de se faire sortir du groupe
00:56:36d'enfant
00:56:38honnêtement
00:56:38je pensais même pas
00:56:39que c'était possible
00:56:39je suis
00:56:41encore aujourd'hui
00:56:42j'ai du mal
00:56:42à imaginer que ce soit possible
00:56:44qu'une telle personne existe
00:56:46c'est des choses
00:56:47qu'on entend toujours
00:56:48qui nous paraissent
00:56:49plus ou moins lointaines
00:56:50mais j'ai presque l'impression
00:56:52que la structure
00:56:53elle est souillée
00:56:54par sa présence
00:56:54c'est vraiment
00:56:55c'est terrible
00:56:56c'est vraiment terrible
00:56:57j'ai l'impression
00:56:58de ne pas avoir fait
00:56:59ce qu'il faut
00:56:59pour protéger une élève
00:57:01ça fait très longtemps
00:57:02maintenant que j'enseigne
00:57:03on s'attache aux élèves
00:57:05etc
00:57:05et voilà
00:57:06quand il leur arrive
00:57:07quelque chose comme ça
00:57:07c'est terrible
00:57:08on en a parlé
00:57:08avec des parents d'élèves
00:57:10les mamans ont fondu en larmes
00:57:11c'est normal
00:57:13alors on a de plus en plus
00:57:14d'éléments sur ce profil
00:57:15Florent Gaterias
00:57:15je me tourne vers vous
00:57:16vous êtes psychocriminologue
00:57:18est-ce que
00:57:18tous ces éléments
00:57:19qu'on découvre
00:57:20là c'est assez courant
00:57:21ça ressemble
00:57:22à des parcours
00:57:23que vous avez déjà croisés
00:57:24le parcours est courant
00:57:25ce qui est particulier ici
00:57:26c'est d'avoir
00:57:27des traces réelles
00:57:29de l'ensemble
00:57:30de ce parcours
00:57:31de cette trajectoire
00:57:32criminelle
00:57:33et que
00:57:36l'ensemble
00:57:36de la société
00:57:37n'est pas réagi
00:57:38alors c'est vrai
00:57:39on sait que
00:57:39à quel point
00:57:40la justice
00:57:41est faible en moyens
00:57:42c'est même
00:57:43on n'est pas au niveau
00:57:44de ce que
00:57:46des nécessités
00:57:48par rapport
00:57:49à un pays
00:57:49comme la France
00:57:50mais
00:57:52le parcours
00:57:53montre
00:57:53une obsession
00:57:56sexuelle
00:57:57fixée sur
00:57:57des jeunes filles
00:57:59et à la fin
00:58:02cette fixation
00:58:03très particulière
00:58:04sur Liana
00:58:05qui s'est vue
00:58:06à plusieurs fois
00:58:07avec
00:58:07c'est vrai que c'est une amie
00:58:09de sa fille
00:58:10d'ailleurs
00:58:11il serait très intéressant
00:58:11d'investiguer aussi
00:58:12du côté des enfants
00:58:13de cet homme
00:58:14des deux filles
00:58:15de cet homme
00:58:16et
00:58:20cette fixation
00:58:22se voit
00:58:23à tel point
00:58:24que les parents
00:58:25ont mis le haut là
00:58:27ont fait une barrière
00:58:29on a affaire là
00:58:30à ce genre d'individu
00:58:32qu'on peut qualifier
00:58:33de prédateur
00:58:33parce que
00:58:35au vu de ce que
00:58:37l'on sait maintenant
00:58:37mais
00:58:38on aurait pu
00:58:39pouvoir réagir
00:58:40auparavant
00:58:41avec
00:58:42différents éléments
00:58:43la famille l'a fait
00:58:44l'école
00:58:47a pu réagir
00:58:50suite à des actes
00:58:51inappropriés
00:58:52et aurait pu
00:58:54effectivement
00:58:54transmettre
00:58:55à la justice
00:58:56par le biais
00:58:56d'un article
00:58:57l'hérente
00:58:57ça n'a pas été fait
00:58:59bref
00:58:59on voit qu'il y a
00:59:00un ensemble
00:59:01de signaux d'alarme
00:59:03qui n'ont pas été entendus
00:59:04je reviens aussi
00:59:05par rapport
00:59:06à ce qu'on disait
00:59:06tout à l'heure
00:59:06sur
00:59:08quand un enfant
00:59:10a subi
00:59:11des violences
00:59:12de cette nature
00:59:12il est important
00:59:14qu'il soit écouté
00:59:15par des professionnels
00:59:16qui sont formés à ça
00:59:18il y a des brigades
00:59:19spécialisées
00:59:19aussi bien en police
00:59:20qu'en gendarmerie
00:59:21qui sont formés à ça
00:59:22si ce n'est pas le cas
00:59:23on risque de passer
00:59:24à côté
00:59:25de plein d'éléments
00:59:26l'enfant doit être
00:59:27respecté
00:59:28et écouté
00:59:29dans ce qu'il est
00:59:30et la famille
00:59:31accompagnée aussi
00:59:32vous voyez bien
00:59:32à quel point
00:59:33on en est loin
00:59:34hélas
00:59:35vous êtes ici
00:59:36sur le sujet psychologique
00:59:36et on voit que
00:59:37même sur le plan judiciaire
00:59:38il y a des plaintes
00:59:40il y a des lésions
00:59:40et il ne se passe
00:59:42rien derrière
00:59:43donc le suivi psychologique
00:59:44pour l'heure
00:59:45on a l'impression
00:59:45que ça n'arrivera jamais
00:59:46Jacques Fontbonne
00:59:48oui pour rebondir
00:59:48sur ce que vous dites
00:59:49c'est très très difficile
00:59:50l'audition
00:59:52d'un enfant
00:59:53ça doit être fait
00:59:54par quelqu'un
00:59:54qui est absolument formé
00:59:56j'ai commandé
00:59:57l'école de formation
00:59:58à la police judiciaire
00:59:59c'est un stage
00:59:59de 15 jours
01:00:00la chose fondamentale
01:00:02qu'on apprend
01:00:03en premier
01:00:04à nos officiers
01:00:05de police judiciaire
01:00:06de brigade
01:00:07ou d'unité de recherche
01:00:08c'est qu'on ne pose
01:00:09jamais à un enfant
01:00:10une question fermée
01:00:12le rapport d'autorité
01:00:13entre l'enfant
01:00:14le gendarme
01:00:15ou l'adulte
01:00:15fait que
01:00:17inconsciemment
01:00:17il va dire oui
01:00:18c'est à dire
01:00:19la question fermée
01:00:20c'est
01:00:20est-ce que le monsieur
01:00:21t'a fait mal
01:00:22oui
01:00:23est-ce que c'était
01:00:24dans son appartement
01:00:25oui
01:00:26est-ce que c'était
01:00:27jeudi dernier
01:00:28oui
01:00:28la bonne version
01:00:29c'est
01:00:30raconte-moi
01:00:30ce qui s'est passé
01:00:31à quelle heure
01:00:32tu es sorti de l'école
01:00:33ensuite raconte-moi
01:00:34provoquer un récit
01:00:36c'est-à-dire provoquer un récit
01:00:37et surtout
01:00:38de façon subliminale
01:00:39ne pas provoquer une réponse
01:00:42qui sera
01:00:42quasi
01:00:43sans exception
01:00:46une réponse
01:00:47qui est oui
01:00:47et qui à ce moment-là
01:00:48emmène la personne désignée
01:00:50dans un parcours judiciaire
01:00:52qui n'est pas forcément justifié
01:00:54et ce récit
01:00:54d'autant plus important
01:00:55que ça permet à l'enfant
01:00:56de se sentir entendu
01:00:57et compris
01:00:58ce qui est
01:00:59la base
01:01:00de l'accompagnement
01:01:03sur cette affaire
01:01:05qui bouleverse
01:01:06la France entière
01:01:07elle bouleverse
01:01:08évidemment encore plus
01:01:08les habitants
01:01:10du Gers
01:01:11et de Florence
01:01:12en particulier
01:01:13ces habitants
01:01:14que vous rencontrez
01:01:16depuis plusieurs jours
01:01:16maintenant
01:01:17Jean-Wilfrid Forquès
01:01:18vous qui suivez cette affaire
01:01:19pour BFM TV
01:01:20avec Lucie Mamone
01:01:21que vous disent
01:01:23les habitants
01:01:24que vous croisez
01:01:25encore ce matin
01:01:29écoutez
01:01:29d'abord Julien
01:01:30ces habitants
01:01:31ils sont très impliqués
01:01:32il faut le rappeler
01:01:33il faut insister
01:01:33ils sont très présents
01:01:35on les a vus
01:01:35le week-end dernier
01:01:36pour les premières battues
01:01:37ils étaient présents hier
01:01:39avec par exemple
01:01:40les chasseurs
01:01:40aux côtés des militaires
01:01:42aux côtés des gendarmes
01:01:43engagés dans ces recherches
01:01:45on les a vus
01:01:46présents tous les jours
01:01:47aujourd'hui encore
01:01:49et bien
01:01:49il y a des cavaliers à cheval
01:01:50Suzy
01:01:51vous en parlait tout à l'heure
01:01:52des cavaliers à cheval
01:01:53donc des civils
01:01:54qui sont aux côtés des gendarmes
01:01:56engagés dans ces fouilles
01:01:58dans ces investigations
01:01:59et puis évidemment
01:02:00ils regardent beaucoup la télé
01:02:02ils regardent BFM TV
01:02:03ils ont appris l'autre jour
01:02:04le témoignage bouleversant
01:02:06de ce père
01:02:07de cette mère
01:02:08et de sa fille
01:02:09qui raconte comment
01:02:10elle a été violée
01:02:12par le suspect numéro 1
01:02:14ils lisent beaucoup les journaux
01:02:16le quotidien régional
01:02:17la dépêche du midi
01:02:18ils parlent beaucoup ici
01:02:19à l'heure du déjeuner
01:02:21à l'heure du café
01:02:21sur la terrasse
01:02:23ils parlent beaucoup
01:02:23de cette affaire
01:02:25ils échafaudent
01:02:26des hypothèses
01:02:27et puis
01:02:27et puis
01:02:28il y a le témoignage
01:02:30touchant
01:02:31qui m'a franchement
01:02:32beaucoup bouleversé
01:02:33tout à l'heure
01:02:33de cette dame
01:02:34Nadine
01:02:35qui est venue me voir
01:02:35et qui m'a dit
01:02:36moi monsieur
01:02:37je peux pas parler
01:02:38j'ai pas la force
01:02:39elle était en larmes
01:02:39j'ai pas la force
01:02:40de parler
01:02:41mais moi
01:02:42et bien
01:02:42je trouve que
01:02:43ce qui s'est passé
01:02:44est terrible
01:02:45on a laissé mourir
01:02:46une enfant
01:02:47et elle s'en prend
01:02:48aux politiques
01:02:49je vais vous montrer
01:02:49le courrier
01:02:50elle m'a dit
01:02:51si vous le voulez
01:02:52je peux pas parler
01:02:53mais montrer au moins
01:02:54ce que j'ai écrit
01:02:54un courrier
01:02:55qu'elle adresse
01:02:56d'une certaine façon
01:02:57aux hommes politiques
01:02:58aux élus
01:02:58combien de lianas
01:03:00faudrait-il
01:03:01pour que vous réagissiez
01:03:03elle dit
01:03:03moi je peux me regarder
01:03:05dans la glace
01:03:06même si j'ai du mal
01:03:07à dormir la nuit
01:03:08mais est-ce que vous pouvez
01:03:09vous regarder dans la glace
01:03:11voilà
01:03:11voilà le témoignage
01:03:13par exemple
01:03:13de cette dame
01:03:15ce matin
01:03:16bouleversant
01:03:16et tous les habitants
01:03:18ici sont émus
01:03:19sont bouleversés
01:03:20le maire tout à l'heure
01:03:22chez Apolline de Malherbe
01:03:23disait que c'est une véritable
01:03:24onde de choc
01:03:25ici à Florence
01:03:27dans le Gers
01:03:28et c'est vrai
01:03:28ça concerne tout le département
01:03:30ils espèrent qu'il y aura
01:03:32une issue
01:03:32plutôt favorable
01:03:33évidemment
01:03:34alors que les recherches
01:03:35elles se poursuivent
01:03:37et qu'on se raccroche
01:03:38évidemment à tout espoir
01:03:40merci beaucoup
01:03:41Jean Wilfried
01:03:42vous restez sur place
01:03:43et vous continuez
01:03:43à recueillir des témoignages
01:03:44très forts
01:03:45avec Lucie Mamone
01:03:47et avec les équipes
01:03:47de BFM TV
01:03:48dans quelques instants
01:03:49ce sera l'actualité internationale
01:03:51parce que là aussi
01:03:51il se passe pas mal de choses
01:03:53du côté de l'Iran
01:03:53et d'Israël
01:03:55le guide suprême
01:03:56le nouveau guide suprême
01:03:58a fait passer des messages
01:03:59alors on ne le voit pas encore
01:04:00mais à l'occasion
01:04:02de l'anniversaire
01:04:03de la mort
01:04:03de l'Aïtola Roménie
01:04:04il a commenté la situation
01:04:06il dit que la guerre
01:04:07est un revers
01:04:07pour Trump
01:04:08dans quelles circonstances
01:04:09a-t-il dit ça
01:04:10et quel est l'état d'esprit
01:04:11des dirigeants
01:04:13iraniens
01:04:13alors qu'un cessez-le-feu
01:04:15est sur la table
01:04:16entre Israël
01:04:17et le Liban
01:04:18et bien on le voit
01:04:19avec nos envoyés spéciaux
01:04:20dans quelques instants
01:04:20à tout de suite
01:04:21repris ce matin
01:04:22au sud Liban
01:04:23mais ça n'empêche pas
01:04:24Donald Trump
01:04:25de se dire optimiste
01:04:26sur la conclusion
01:04:27d'un accord avec l'Iran
01:04:28on va l'entendre
01:04:29le président américain
01:04:30et on va retrouver
01:04:30évidemment l'ensemble
01:04:31de nos envoyés spéciaux
01:04:32déployés dans cette région
01:04:33du Moyen-Orient
01:04:33ainsi qu'aux Etats-Unis
01:04:35ce sera après
01:04:35les toutes dernières informations
01:04:36sur la guerre
01:04:37les dernières images
01:04:38avec vous Pauline Pioche
01:04:39Je voulais revenir
01:04:40sur ce casque bleu
01:04:41de la Finule
01:04:42qui est décédée ce matin
01:04:43il était de nationalité serbe
01:04:46il a en fait été
01:04:47grièvement blessé
01:04:48lors d'une frappe
01:04:49d'obus de mortier
01:04:50ça s'est passé
01:04:51à Marjalloun
01:04:52c'est dans le sud-est
01:04:53du Liban
01:04:54j'ajoute que deux autres
01:04:55casques bleus
01:04:55sont également blessés
01:04:57ils sont actuellement
01:04:57pris en charge
01:04:58dans une installation médicale
01:05:00de la base
01:05:01de la Finule
01:05:02vous en parliez
01:05:03Julien
01:05:04il y a un cessez-le-feu
01:05:05un nouveau cessez-le-feu
01:05:06qui a été établi
01:05:08entre le Liban
01:05:09et Israël
01:05:09et pourtant
01:05:10là je vous parle
01:05:11de ce casque bleu
01:05:12qui est décédé
01:05:12il y a également
01:05:13Tzal qui a appelé
01:05:14ce matin
01:05:14les Libanais
01:05:15à ne pas se rendre
01:05:17au sud
01:05:17de la rivière
01:05:19Zahraini
01:05:19et puis il y a également
01:05:20eu des frappes de drones
01:05:22au niveau de la ville
01:05:22de Nabatier
01:05:24sirène d'alerte
01:05:25également au nord
01:05:26d'Israël
01:05:27avec cette nouvelle menace
01:05:29aussi d'Israël
01:05:30de frapper Beyrouth
01:05:31en cas d'attaque
01:05:32du Hezbollah
01:05:32bonjour Maxime
01:05:33Igor Saïri
01:05:34pardon
01:05:34vous êtes justement
01:05:35en Israël
01:05:36alors on comprend
01:05:37Igor
01:05:37que ce cessez-le-feu
01:05:38n'est pas respecté
01:05:40et surtout ce qu'on apprend
01:05:40c'est que le Hezbollah
01:05:41rejette en fait
01:05:42ce cessez-le-feu
01:05:45oui absolument
01:05:46la milice pro-iranienne
01:05:48a communiqué
01:05:49tout à l'heure
01:05:50en disant
01:05:51qu'elle exigeait
01:05:52elle
01:05:52le retrait
01:05:53exigeait également
01:05:54la libération
01:05:55de prisonniers
01:05:56la reconstruction
01:05:57du sud
01:05:58de Liban
01:05:58et le retour
01:05:59des déplacés
01:06:00dans le sud
01:06:01de Liban
01:06:02Naïm Kassem
01:06:03le leader du Hezbollah
01:06:04va sans doute
01:06:05l'exprimer
01:06:05tout à l'heure
01:06:06dans l'après-midi
01:06:07puisqu'il a annoncé
01:06:08une prise de parole
01:06:09publique
01:06:09il devrait également
01:06:11parler
01:06:12de l'illégitimité
01:06:13de ces accords
01:06:14ou en tout cas
01:06:14de ces pourparlers
01:06:15entre les autorités
01:06:16libanaises
01:06:17israéliennes
01:06:18avec les américains
01:06:20comme médiateurs
01:06:21depuis le début
01:06:21de toute façon
01:06:22le Hezbollah
01:06:24estime que
01:06:24ces négociations
01:06:26sont illégitimes
01:06:27puisqu'ils ne sont pas
01:06:28autour de la table
01:06:30et qu'eux
01:06:31souhaitent d'abord
01:06:32le retrait israélien
01:06:33alors que les israéliens
01:06:34veulent à peu près
01:06:35la même chose
01:06:35ils veulent le retrait
01:06:36complet des forces
01:06:37du Hezbollah
01:06:38depuis le sud
01:06:39du fleuve Litani
01:06:40ils veulent
01:06:41l'arrêt des attaques
01:06:42du Hezbollah
01:06:43sur le territoire
01:06:44du nord israélien
01:06:45et par ailleurs
01:06:46il y aurait aussi
01:06:48également
01:06:48une espèce
01:06:49de cellule
01:06:50de cellule test
01:06:51au sud Liban
01:06:52qui serait contrôlée
01:06:53uniquement
01:06:54par l'armée
01:06:55légitime
01:06:56libanaise
01:06:57avec le soutien
01:06:58et l'aide des Etats-Unis
01:06:59autrement dit
01:07:00les combats
01:07:00ne sont pas prêts
01:07:01c'est de s'arrêter
01:07:01merci Igor
01:07:02Igor Saïri
01:07:03depuis Tel Aviv
01:07:04accompagné de Margot
01:07:05Visat
01:07:05pour les images
01:07:07il y a également eu
01:07:07un hommage
01:07:08aujourd'hui
01:07:09à Roménie
01:07:10ancien guide
01:07:10suprême iranien
01:07:12mort il y a 37 ans
01:07:13et au moment de cet hommage
01:07:14un message a été lu
01:07:16un message qui a été écrit
01:07:17par l'actuel guide
01:07:19suprême iranien
01:07:20il accuse
01:07:21notamment les Etats-Unis
01:07:22et Israël
01:07:23de chercher à diviser
01:07:24la nation iranienne
01:07:25et de son côté
01:07:26Donald Trump
01:07:27le président américain
01:07:28et bien dit vouloir
01:07:30justement rencontrer
01:07:30Mojtabar Amenei
01:07:32aimeriez-vous le rencontrer
01:07:34lui ou un autre
01:07:34responsable iranien ?
01:07:36je n'ai jamais pensé à ça
01:07:37c'est une bonne question
01:07:38à vrai dire
01:07:39oui j'aimerais le rencontrer
01:07:40j'aimerais rencontrer
01:07:41tout le monde
01:07:41je vais probablement
01:07:42le rencontrer un jour
01:07:43tout dépend de comment
01:07:44ça va se passer
01:07:45et puis enfin
01:07:46cette dernière information
01:07:47Julien
01:07:48le décès
01:07:49de l'artiste
01:07:50franco-iranienne
01:07:51Marjane Satrapi
01:07:53elle est décédée
01:07:53à l'âge de 56 ans
01:07:55elle a notamment écrit
01:07:56la BD en noir et blanc
01:07:57que vous avez forcément
01:07:58vu à un moment donné
01:07:59qui s'appelle Persepolis
01:08:01qui est une autobiographie
01:08:02dans laquelle
01:08:02elle détaillait
01:08:03notamment sa vie
01:08:05la révolution islamique
01:08:06et également
01:08:07son exil en Europe
01:08:08c'est une grande tristesse
01:08:09pour tous ceux
01:08:10qui ont vu
01:08:11soit
01:08:12qui ont lu
01:08:13sa BD
01:08:14ou bien qui ont vu le film
01:08:15et d'ailleurs
01:08:15Patrick Alinzan
01:08:16Emmanuel Macron réagit
01:08:18oui un communiqué
01:08:19de l'Elysée
01:08:20je vais directement
01:08:21après la note
01:08:24bibliographique
01:08:24le président de la République
01:08:26et son épouse
01:08:27salue une immense artiste
01:08:28qui avait transformé
01:08:29une enfance iranienne
01:08:30en fable universelle
01:08:31ils adressent à sa famille
01:08:33à ses proches
01:08:33à ceux qui l'aimaient
01:08:34leurs condoléances émues
01:08:35on rappelle le communiqué
01:08:36de l'entourage
01:08:37elle est morte de tristesse
01:08:39un an après le décès
01:08:40de son époux
01:08:42Triste sans doute aussi
01:08:43de voir la situation
01:08:45dans cette région du monde
01:08:47allons-y justement
01:08:47en Iran
01:08:48parce que Siyavosh Ghazi
01:08:49nous y attend
01:08:50il est à Téhéran
01:08:51et Siyavosh
01:08:52on voulait vous entendre
01:08:52parce qu'on vient de le voir
01:08:53avec Pauline
01:08:53c'est une journée
01:08:54évidemment particulière
01:08:55aujourd'hui
01:08:55c'est la journée
01:08:56anniversaire de la mort
01:08:57de l'ayatollah Roménie
01:08:59et on a pu entendre
01:08:59que le nouveau guide suprême
01:09:01Mojtab Rahmanei
01:09:02on avait donc profité
01:09:03pour faire passer des messages
01:09:04même si on ne l'a toujours
01:09:05pas vu physiquement
01:09:06c'est sous la forme
01:09:07de communiqué
01:09:09Absolument
01:09:09c'est un communiqué
01:09:10qui a été lu
01:09:11par un religieux
01:09:12donc au mausolée
01:09:13de l'imam Khomeini
01:09:14le fondateur
01:09:15de la république islamique
01:09:16un message
01:09:17donc très dur
01:09:19comme on a eu l'habitude
01:09:21de le voir
01:09:22ces dernières semaines
01:09:23donc accusant
01:09:24les Israéliens
01:09:25et les Américains
01:09:26de vouloir diviser
01:09:27et démembrer
01:09:28la nation iranienne
01:09:30dans le même temps
01:09:31il y a
01:09:31c'est une journée
01:09:32de fête
01:09:33en même temps
01:09:34puisque c'est
01:09:35l'anniversaire
01:09:36pour les musulmans
01:09:37chiites
01:09:37de la nomination
01:09:39et la désignation
01:09:41de l'imam Ali
01:09:42l'imam Ali
01:09:43qui est donc vénéré
01:09:44par les musulmans
01:09:44chiites
01:09:45comme successeur
01:09:46du prophète
01:09:48donc c'est une journée
01:09:50de fête également
01:09:51à la fois
01:09:52de cérémonie
01:09:53de deuil
01:09:54donc l'anniversaire
01:09:56de la mort
01:09:56de l'imam Khomeini
01:09:57mais aussi
01:09:58donc ces cérémonies
01:10:00de fête
01:10:01pour ce qu'on appelle
01:10:02l'aïd radir
01:10:04en persan
01:10:05il y aura
01:10:06un banquet
01:10:07de 10 kilomètres
01:10:08dans le centre
01:10:08de Téhéran
01:10:10cet après-midi
01:10:10et donc
01:10:11des gens
01:10:11pouvant aller
01:10:12donc à la fois
01:10:14donc prendre des repas
01:10:16manger
01:10:16donc se retrouver
01:10:17et en même temps
01:10:18faire allégeance
01:10:19au nouveau guide
01:10:20suprême iranien
01:10:20donc une manière
01:10:23pour le pouvoir
01:10:24de marquer
01:10:24son soutien populaire
01:10:26avec ce grand banquet
01:10:27organisé à Téhéran
01:10:29mais aussi
01:10:29dans mille villes
01:10:30de provinces
01:10:31donc qui seront organisées
01:10:33une nouvelle manifestation
01:10:34de soutien
01:10:36de pouvoir
01:10:38affairement
01:10:38qui bénéficient
01:10:39en tout cas
01:10:40du soutien
01:10:41d'une partie
01:10:41de la population
01:10:42On voit bien
01:10:43avec ce que vous nous dites
01:10:44Syavash Ghazi
01:10:44merci beaucoup
01:10:45que
01:10:45le régime veut
01:10:47afficher le fait
01:10:48qu'il tient bon
01:10:49qu'il organise des banquets
01:10:50qu'il fait ses célébrations
01:10:52et qu'il tient tête
01:10:52aux Etats-Unis
01:10:53en disant que
01:10:54la guerre était un revers
01:10:55pour Donald Trump
01:10:56Oui tout à fait
01:10:57le storytelling
01:10:58du côté du régime iranien
01:11:00est très important
01:11:00parce qu'on est aussi
01:11:01dans une guerre
01:11:02de communication
01:11:03depuis le début
01:11:03que ce soit
01:11:04sur les réseaux sociaux
01:11:05avec cette gamification
01:11:06de la guerre
01:11:07vous savez
01:11:07ces petits mèmes
01:11:08que les Iraniens
01:11:10étaient en train de faire
01:11:10où ils raillaient
01:11:11Donald Trump
01:11:12les Etats-Unis aussi
01:11:13avaient un peu
01:11:13cette stratégie
01:11:14donc il y a une volonté
01:11:15d'afficher au monde
01:11:17et aussi au peuple iranien
01:11:18que finalement
01:11:18tout va bien
01:11:19même si économiquement
01:11:21c'est dur
01:11:22finalement c'est pour
01:11:23la bonne cause
01:11:23c'est pour résister
01:11:24face à l'ennemi
01:11:25face à l'hégémonie américaine
01:11:27face au grand Satan
01:11:28et au petit Satan
01:11:29mais nous
01:11:30on tient bout
01:11:30et finalement
01:11:31ça continue
01:11:32donc oui il y a
01:11:32tout cet arsenal
01:11:34qui est mis au service
01:11:35de la communication
01:11:36et puis le régime
01:11:37finalement c'est vrai
01:11:38qu'il tient
01:11:39peu ou prou
01:11:40mais économiquement
01:11:40il continue à tenir
01:11:41il tient également
01:11:42sur le plan militaire
01:11:43Jean-Paul Paloméros
01:11:44est avec nous
01:11:45l'ancien chef d'état-major
01:11:47de l'armée de l'air
01:11:48en France
01:11:50général Paloméros
01:11:51c'est ça aussi
01:11:51le message
01:11:52qui est envoyé
01:11:53depuis plusieurs jours
01:11:54maintenant par l'Iran
01:11:55oui c'est très clairement
01:11:57l'Iran joue ses cartes
01:11:59on les connaît bien
01:12:00maintenant
01:12:00on a vu que l'Iran
01:12:02avait frappé
01:12:07un bâtiment
01:12:09pardon
01:12:09un bâtiment
01:12:09en pétrolier
01:12:10histoire de dire
01:12:11c'est nous qui contrôlons
01:12:12le détruire d'Hormuz
01:12:14l'Iran frappe
01:12:15le Koweït
01:12:16c'est pas neutre
01:12:17l'aéroport international
01:12:18donc l'Iran est plutôt
01:12:20dans une dynamique offensive
01:12:23et l'Iran bien sûr
01:12:24contrôle plus ou moins
01:12:26on sait pas dans
01:12:27quelle mesure
01:12:28vraiment
01:12:28mais le Hezbollah
01:12:30en tout cas
01:12:30c'est quand même
01:12:31son
01:12:31l'Iran
01:12:33sans soutien de l'Iran
01:12:34le Hezbollah
01:12:35aurait des vraies difficultés
01:12:36à subsister
01:12:37donc on a cet équilibre
01:12:38et de l'autre côté
01:12:39on a évidemment
01:12:41un leader de guerre
01:12:42qui est lui aussi
01:12:42déstabilisé
01:12:43parce que
01:12:44tous les signaux
01:12:45prouvent
01:12:46qu'il souhaite sortir
01:12:47de cette guerre
01:12:48d'ailleurs même
01:12:49le Congrès
01:12:50est en train
01:12:50plus ou moins
01:12:51de lui dire
01:12:52en tout cas certains
01:12:54mais il n'y a pas
01:12:55de bonne solution
01:12:56pour sortir
01:12:57de cette guerre
01:12:57puisque ça serait
01:12:59vraiment donner
01:13:00toutes les clés
01:13:00aux Iraniens
01:13:02ce faisant
01:13:03donc en parlant
01:13:04plus du Liban
01:13:05encore une fois
01:13:06un casque bleu
01:13:07un soldat de la paix
01:13:08du maintien de la paix
01:13:09et on voit bien
01:13:10toute la difficulté
01:13:11qu'il y a
01:13:11à maintenir la paix
01:13:12quand elle n'existe pas
01:13:14un de ces 7000 hommes
01:13:15qui sont déployés
01:13:16là-bas au Liban
01:13:16auquel on pense
01:13:17on pense à nos Français
01:13:18qui ont perdu la vie
01:13:19aussi récemment
01:13:20et qui sont pris
01:13:22dans cet entonnoir
01:13:24dans cette mâchoire
01:13:25on essaye
01:13:26ils voudraient
01:13:27redonner
01:13:28quelque part
01:13:29un rôle
01:13:29à l'armée
01:13:30libanais
01:13:31c'est très bien
01:13:31dans le principe
01:13:32mais on voit bien
01:13:33qu'aucun des deux partis
01:13:34ne le souhaite vraiment
01:13:35donc on est toujours
01:13:37dans cette marche en avant
01:13:38Donald Trump
01:13:38veut stopper
01:13:39le processus
01:13:40au Liban
01:13:41et veut déclarer
01:13:42ipso facto
01:13:43un cessez-le-feu
01:13:44mais ce cessez-le-feu
01:13:45il est tout à fait
01:13:46partiel
01:13:47et il ne donnera pas
01:13:48de fruits
01:13:49ce n'est pas possible
01:13:50les éléments
01:13:51qui sont en place
01:13:52aujourd'hui
01:13:52ne le permettent pas
01:13:53pardon
01:13:53justement
01:13:54écoutons-le
01:13:55Donald Trump
01:13:55ça va exactement
01:13:56dans le sens
01:13:56de ce que vous dites
01:13:57cette déclaration
01:13:58qu'il a faite
01:13:58il y a quelques heures
01:14:01la négociation
01:14:02en elle-même
01:14:02se passe très bien
01:14:03ça pourrait avoir lieu
01:14:04car ça pourrait aussi
01:14:06ne pas avoir lieu
01:14:07on ne sait jamais
01:14:08mais si ça a lieu
01:14:09ça pourrait se faire
01:14:10pendant le week-end
01:14:12et on va retrouver
01:14:13Théo Bacillana
01:14:14qui est avec nous
01:14:15depuis Washington
01:14:17alors que de nouvelles
01:14:18déclarations
01:14:18de Donald Trump
01:14:19sont en train de tomber
01:14:20notamment au Financial Times
01:14:21on vous en donnera
01:14:22le détail
01:14:22dans quelques instants
01:14:24notamment sur
01:14:25l'uranium
01:14:27enrichi
01:14:27d'abord Théo
01:14:28Donald Trump
01:14:30qui éloigne
01:14:31plutôt la perspective
01:14:32d'une reprise des frappes
01:14:33sauf si des soldats
01:14:35américains
01:14:35venaient à être tués
01:14:39Exactement
01:14:39il s'est confié
01:14:40à ses conseillers
01:14:41selon les informations
01:14:42du Wall Street Journal
01:14:43le président américain
01:14:45leur a indiqué
01:14:45qu'il ne relancerait
01:14:46une opération
01:14:47d'envergure
01:14:48qu'à une seule condition
01:14:49et bien donc
01:14:50si les iraniens
01:14:51tuaient des soldats américains
01:14:53si tel était le cas
01:14:53ils reprendraient
01:14:55une guerre totale
01:14:55contre l'Iran
01:14:56et cette information
01:14:57elle est particulièrement
01:14:58importante
01:14:58car oui elle montre
01:14:59qu'il a une limite
01:15:00mais cela prouve surtout
01:15:01que son état d'esprit
01:15:02a considérablement évolué
01:15:04habitué à multiplier
01:15:06les menaces
01:15:06d'une intervention militaire
01:15:07en cas d'échec
01:15:08des négociations
01:15:09cette option ne semble
01:15:10désormais envisageable
01:15:11que dans un scénario
01:15:13d'une extrême urgence
01:15:14et Donald Trump
01:15:15semble donc résolu
01:15:16à choisir la voie diplomatique
01:15:18pour résoudre ce conflit
01:15:20il ne reste donc
01:15:20désormais au président américain
01:15:22que deux possibilités
01:15:23finalement
01:15:24la première
01:15:24signée rapidement
01:15:26un accord avec l'Iran
01:15:27qui soit loin
01:15:28de répondre
01:15:28à ses objectifs
01:15:29ou bien continuer
01:15:30de maintenir
01:15:31un blocus maritime
01:15:32pendant des mois
01:15:33pour étouffer
01:15:34l'Iran économiquement
01:15:35dans l'espoir
01:15:36d'obtenir
01:15:37à un moment donné
01:15:38les conditions
01:15:39qu'il désire
01:15:39Théo qui continue
01:15:40à suivre
01:15:41avec Valentin Ribes
01:15:42les déclarations
01:15:43évidemment du côté
01:15:45des Etats-Unis
01:15:46avec Général Pellestrandi
01:15:47la question de l'uranium
01:15:47enrichi
01:15:48qui reste quand même
01:15:48sur la table
01:15:49et Donald Trump
01:15:50dit bah oui
01:15:51à un moment ou à un autre
01:15:52on ira le chercher
01:15:54oui mais ça c'est
01:15:55le narratif de Donald Trump
01:15:56on s'y perd un peu
01:15:57bien sûr
01:15:57c'est extrêmement compliqué
01:16:02à un moment donné
01:16:03enfin il fait croire
01:16:04qu'il pourrait y avoir
01:16:04entre guillemets
01:16:05des Américains
01:16:06qui iraient sur le sol
01:16:07iranien creusé
01:16:08pour aller chercher
01:16:08l'uranium enrichi
01:16:09tout ça en accord
01:16:10avec les Iraniens
01:16:10ce que personne
01:16:11ne peut imaginer
01:16:12bien sûr
01:16:13la seule hypothèse
01:16:15que l'on peut envisager
01:16:16c'est éventuellement
01:16:17un contrôle
01:16:18par l'AIEA
01:16:20éventuellement
01:16:21peut-être vers la Russie
01:16:22mais penser
01:16:23que dans quelques semaines
01:16:26on va avoir
01:16:26des entreprises américaines
01:16:29qui vont creuser
01:16:30le sol iranien
01:16:31pour aller chercher
01:16:31l'uranium
01:16:32c'est de la science-fiction
01:16:33mais c'est ça
01:16:33ce qui est extrêmement
01:16:34dangereux
01:16:34donc en fait
01:16:36c'est totalement illusoire
01:16:37son optimisme relatif
01:16:39est-ce que c'est aussi
01:16:40de la science-fiction
01:16:40on peut se le demander
01:16:41quand on voit cette image
01:16:42général Paloméros
01:16:43vous en parlait
01:16:44il y a quelques instants
01:16:44la frappe
01:16:45sur l'aéroport de Koweït
01:16:47dont on vous a parlé hier
01:16:48à une image
01:16:48de l'extérieur du bâtiment
01:16:49qui nous est parvenue
01:16:50et qui est très très frappant
01:16:52parce qu'on voit
01:16:52l'ampleur de cette explosion
01:16:54et on a isolé l'image
01:16:55de ce qui arrive
01:16:56sur le dôme
01:16:57de l'aéroport
01:16:58et ça semble bien
01:17:00voilà
01:17:00regardez cette explosion
01:17:02c'est quand même
01:17:03très très spectaculaire
01:17:04on vous rappelle
01:17:04qu'il y a eu un mort
01:17:05et près de 70 blessés
01:17:06alors on a l'impression
01:17:07on se demandait au début
01:17:08Jean-Paul Paloméros
01:17:09si c'était pas des débris
01:17:10qui étaient tombés
01:17:11quand on regarde de près
01:17:12ça ressemble quand même
01:17:12vraiment à un drone iranien
01:17:16oui
01:17:16il y a un haut responsable iranien
01:17:19qui a dit
01:17:19que c'était évidemment pas eux
01:17:20que c'était finalement
01:17:21un patriote américain
01:17:23qui avait fait ça
01:17:23ça fait partie du narratif
01:17:25là aussi
01:17:25de la désinformation
01:17:26il est clair
01:17:27que la cible
01:17:28du pouvoir iranien
01:17:29aujourd'hui
01:17:30ce sont
01:17:30ces pays du vol
01:17:32pour les faire basculer
01:17:33en quelque sorte
01:17:34en disant
01:17:34de toute façon
01:17:36regardez-nous
01:17:37on est capable
01:17:37de résister
01:17:38à la puissance américaine
01:17:40et à la puissance israélienne
01:17:42c'est nous
01:17:43la puissance dominante
01:17:44et ce sera nous
01:17:45à l'avenir
01:17:45la puissance dominante
01:17:46du Golfe
01:17:47donc soit vous l'acceptez
01:17:49et on va plus ou moins
01:17:50vous laisser tranquille
01:17:51soit vous l'acceptez pas
01:17:52vous êtes toujours
01:17:53dans le camp occidental
01:17:54dans le camp des ennemis
01:17:55héréditaires de l'Iran
01:17:56et à ce moment-là
01:17:57on vous frappe
01:17:58comme bon nous semble
01:18:00et là où bon nous semble
01:18:01le Koweït
01:18:02évidemment
01:18:03c'est un point
01:18:04peut-être pas un point faible
01:18:05mais un point stratégique
01:18:06comme les autres pays
01:18:08mais un peu plus petit
01:18:09un peu plus central
01:18:10et donc c'est aussi
01:18:12un avertissement
01:18:13vis-à-vis des autres
01:18:14pays du Golfe
01:18:15et oui parce que
01:18:16ça montre
01:18:17Général Pellistrandi
01:18:19que les Etats-Unis
01:18:21ne peuvent pas protéger
01:18:22ne parviennent pas
01:18:23à protéger intégralement
01:18:24les monarchies du Golfe
01:18:25oui et on le voit
01:18:26très nettement
01:18:27donc il y a eu
01:18:27au moins
01:18:28il y a eu des missiles
01:18:29et des drones
01:18:29là on voit très clairement
01:18:30c'est un drone Shahed
01:18:31qui percute
01:18:32donc l'aérogare
01:18:34civil
01:18:36le drone Shahed
01:18:37c'est pas un très gros
01:18:38engin
01:18:39mais regardez
01:18:39les dégâts
01:18:40que ça a fait
01:18:42c'est vraiment
01:18:43extrêmement important
01:18:44et on voit
01:18:44que
01:18:45et bien oui
01:18:46le drone
01:18:47est passé au travers
01:18:48des défenses antiaériennes
01:18:50donc c'est une vraie question
01:18:51et un vrai souci
01:18:52bien sûr
01:18:53pour l'ensemble
01:18:54des pays
01:18:54là on a les images
01:18:55sur le Koweït
01:18:58mais il y a eu des frappes
01:18:59au Bahreïn
01:18:59et donc c'est une pression
01:19:01que les Iraniens
01:19:02exercent sur l'ensemble
01:19:03des pays du Golfe
01:19:04bombardement ici
01:19:05dans le Golfe
01:19:05bombardement également
01:19:07au Liban
01:19:08ils ont repris ce matin
01:19:09alors là c'est Israël
01:19:10qui bombarde
01:19:11et Maxime Brandstatter
01:19:12vous êtes à Thiers
01:19:14et les dégâts
01:19:15qu'on voit autour de vous
01:19:17sont particulièrement impressionnants
01:19:21Oui on se trouve
01:19:22dans la ville de Thiers
01:19:24qui a été
01:19:25intensément frappée
01:19:25ces dernières semaines
01:19:27vous voyez cette frappe
01:19:28il y a eu ici
01:19:2840 morts
01:19:29et plusieurs
01:19:304 morts pardon
01:19:31et plusieurs dizaines
01:19:31de blessés
01:19:32vous voyez l'intensité
01:19:33des destructions
01:19:34pourtant Thiers
01:19:35c'est une ville
01:19:35carte postale
01:19:36si je puis dire
01:19:37et puis vous voyez
01:19:37la mer en fond
01:19:39on se trouve dans les rues
01:19:40Thiers avec Marjorie
01:19:41on est venu ici
01:19:41parce qu'avec l'accord
01:19:42de cette nuit
01:19:43entre le Liban
01:19:44Israël et les Etats-Unis
01:19:45on s'est dit que peut-être
01:19:46comme à chaque accord
01:19:47de cesser le feu
01:19:47il y allait avoir
01:19:48un mouvement de population
01:19:49de réfugiés
01:19:50qui revenaient chez eux
01:19:51mais regardez les rues
01:19:52ici on est dans
01:19:52un des grands boulevards
01:19:53de Thiers
01:19:53il n'y a absolument personne
01:19:54il y a juste un homme
01:19:55qui passe le balai
01:19:57qui enlève des décombres
01:19:58là-bas
01:19:58mais tous les magasins
01:19:59sont absolument fermés
01:20:00et la ville
01:20:01je dois le dire
01:20:02est défigurée
01:20:03elle l'était déjà
01:20:03chaque guerre
01:20:04elle a été frappée
01:20:05mais là aussi
01:20:06vous voyez c'est une frappe
01:20:07de la semaine dernière
01:20:08la ville de Thiers
01:20:08a été considérablement frappée
01:20:10et peu importe
01:20:11l'accord de cesser le feu
01:20:12la population ne revient pas ici
01:20:13et d'ailleurs
01:20:14on leur a demandé
01:20:15de ne pas le faire
01:20:15à la fois les autorités libanaises
01:20:16et l'armée israélienne
01:20:18leur a dit
01:20:18de ne pas revenir ici
01:20:20au sud du pays
01:20:20parce qu'ils sont
01:20:21en danger de mort
01:20:22elles sont
01:20:23c'est vrai
01:20:23très impressionnantes
01:20:24ces images
01:20:24filmées par Marjorie Marcia
01:20:26qui est à risque
01:20:26quand on voit ces images
01:20:28et qu'on lit
01:20:29les déclarations
01:20:29les communiqués
01:20:30qui parlent de cesser le feu
01:20:31il y a quelques heures
01:20:32il y a évidemment
01:20:33un décalage qui est colossal
01:20:35effectivement
01:20:35et puis il n'y a jamais eu
01:20:36de cesser le feu
01:20:37parce que dans l'accord
01:20:38qui avait été initialement conclu
01:20:40Israël avait demandé
01:20:41de continuer
01:20:42à pouvoir attaquer le Liban
01:20:43de façon préventive
01:20:44ce qui fait qu'ils n'ont jamais
01:20:45cessé les frappes
01:20:46notamment dans le sud du Liban
01:20:48et je rappelle
01:20:48qu'à quelques jours
01:20:49la banlieue sud de Beyrouth
01:20:50a également été attaquée
01:20:52jusqu'à ce que Donald Trump
01:20:53intervienne lui-même
01:20:54mais là
01:20:57Benjamin Netanyahou
01:20:57a lui-même dit
01:20:58dans une interview
01:20:59qu'il voulait
01:21:00démilitariser le Liban
01:21:01donc non seulement
01:21:01le Hezbollah
01:21:02mais aussi le Liban
01:21:03dans son entièreté
01:21:04donc il veut en faire
01:21:05une coquille vide
01:21:06d'un point de vue sécuritaire
01:21:07pourtant
01:21:08une armée forte
01:21:09c'est un Hezbollah faible
01:21:10donc ça rentre un peu
01:21:11en contradiction
01:21:12avec
01:21:12avec les objectifs
01:21:14qu'ils mettent en avant
01:21:15et puis aujourd'hui
01:21:16l'armée israélienne
01:21:17elle ne s'attaque pas seulement
01:21:18aux vivants
01:21:18elle s'attaque aussi
01:21:19aux morts au Liban
01:21:20parce qu'elle s'attaque
01:21:21à un patrimoine
01:21:22au patrimoine de l'humanité
01:21:23en touchant des villes historiques
01:21:25comme Tyre
01:21:25qu'on vient de voir
01:21:26dans les images
01:21:27mais aussi des villes
01:21:27comme Mardouché
01:21:28comme Yaroun
01:21:30comme le château de Beaufort
01:21:32comme Sidon
01:21:32qui sont des villes millénaires
01:21:33qui ont vu passer
01:21:34les croisades
01:21:35où Jésus-Christ
01:21:35a passé une partie de sa vie
01:21:37il y a un usage
01:21:38disproportionné de la violence
01:21:39des villes entières
01:21:40sont meurtries
01:21:41depuis le début de cette guerre
01:21:42je parle uniquement de cette guerre
01:21:43il y a plus de 3500 morts
01:21:46et des populations dépassées
01:21:47alors qu'au nord d'Israël
01:21:48il n'y a pas
01:21:49pour l'instant
01:21:49ils peuvent continuer à vivre
01:21:50donc il y a quand même
01:21:51un usage disproportionné
01:21:53de la violence au Liban
01:21:54et on voit
01:21:55Jean-Paul Paloméros
01:21:56en quelques secondes
01:21:57à quel point
01:21:58effectivement
01:21:59il y a un décalage
01:22:00entre le cessez-le-feu
01:22:01qui a été conclu
01:22:02il y a quelques heures
01:22:03et ce qui se passe
01:22:04puisque Israël
01:22:05conditionne ce cessez-le-feu
01:22:06à l'absence
01:22:07de tir du Hezbollah
01:22:08et le Hezbollah a dit
01:22:09qu'il ne respecterait pas
01:22:10donc de toute façon
01:22:10ça va continuer encore
01:22:12ça va continuer
01:22:13d'autant plus
01:22:14qu'il y a quand même
01:22:16une variable de l'équation
01:22:17c'est le rôle du Hezbollah
01:22:18au sein même
01:22:19de l'État
01:22:20et des forces armées libanaises
01:22:23et c'est ça
01:22:23un peu le fond du problème
01:22:24on a l'impression
01:22:25que le Hezbollah
01:22:26se renforce
01:22:27idéologiquement
01:22:28si vous voulez
01:22:28au fur et à mesure
01:22:29qu'Israël avance
01:22:30dans le pays
01:22:31Merci beaucoup
01:22:32général Paloméros
01:22:33pour votre analyse
01:22:35merci à tous
01:22:36évidemment
01:22:36Christophe Delay
01:22:37Roselyne Dubois
01:22:38dans quelques instants
01:22:38vont continuer à surveiller
01:22:39l'évolution des choses
01:22:40au Moyen-Orient
01:22:41l'évolution des choses
01:22:42aussi dans le Gers
01:22:42avec les recherches
01:22:43qui se poursuivent
01:22:45autour de la disparition
01:22:47de l'IANA
01:22:48nous on se retrouve demain
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