00:00Vous publiez ce matin une tribune dont les premiers mots sont
00:02« La France agonise, notre pays s'enfonce dans une spirale de violence alimentée par l'impunité, le narcotrafic,
00:09une justice devenue incapable depuis longtemps de dissuader et un pouvoir politique qui banalise constamment l'inacceptable. »
00:16Ce texte-là c'est quoi ? C'est la conséquence des événements post-finales de Ligue des Champions ?
00:20C'est exactement malheureusement ça et à chaque grand événement on se retrouve dans une situation de plus en plus
00:24difficile
00:25où on est proche du chaos et de l'insurrection.
00:27Et là on est proche du chaos et de l'insurrection ?
00:30Sans être optimiste on va dire, on y est presque dedans.
00:34Encore faut-il qu'on se relève un jour et qu'on s'y mette.
00:37Mais aujourd'hui il y a un déni de réalité, notamment du ministre de l'Intérieur,
00:39avec les premiers propos qu'il a tenus à l'époque, dès le début en disant que...
00:43Quand il dit que ça a globalement fonctionné ?
00:45Globalement fonctionné, excusez-moi, il se fout de la gueule du monde.
00:49Quand il dit que c'était maîtrisé, il ne peut pas dire ça, il n'a pas le droit.
00:52Et quand il dit que les débordements étaient au contenu, il n'a pas le droit.
00:54Et enfin, quatre jours après, à l'Assemblée nationale, il dit ou il parle d'émeute.
00:58C'est là notre situation.
01:00Alors il y a une guerre des chiffres, il y a une guerre politique,
01:02parce que bientôt il y a des échéances importantes.
01:04Mais nous on est dans un constat de citoyens et de citoyens policiers.
01:08La situation est gravissime.
01:09On se retrouve dans une situation qu'on n'arrive plus à gérer.
01:11Vous avez 890 interpellations et vous avez quand même 233 policiers blessés.
01:17pour un match du PSG où tout le monde aurait dû faire la fête et tout le monde aurait dû
01:21profiter de la victoire.
01:23On va y revenir, mais vous trouvez que Laurent Nunez a fauté avec sa première déclaration ?
01:27C'est une erreur, c'est un mensonge, c'est quoi ?
01:29C'est un manque d'information, c'est quoi ?
01:30Non, avec tout le respect qu'on doit au ministre, je pense que c'est soit un problème idéologique,
01:34où il a un déni, c'est-à-dire qu'il n'ose pas dire les choses de peur que
01:38peut-être ça prenne une proportion différente à ce qu'elle prend aujourd'hui.
01:42Mais le fait de mentir, parce que c'est un peu le terme, le fait de mentir...
01:46Ah oui, il a menti, quand on dit que ça a été contenu, on ne peut pas dire que ça
01:49a été contenu,
01:50avec 233 policiers blessés et 890 interpellations.
01:53Donc oui, il a menti, et au bout de 4 jours, il s'est dit, bon, je vais arrêter de
01:56mentir,
01:56parce que le problème, c'est que ça ne fonctionne pas et je dois un petit peu de transparence aux
02:00Français.
02:01Parce que le Français, il a vu, comme vous et moi, à la télé tout ce qui se passait,
02:04et on a vu les exactions des uns et des autres.
02:06Est-ce qu'un ministre de l'Intérieur qui a menti peut rester ministre de l'Intérieur ?
02:10Eh bien, écoutez, ça, ce n'est pas au moins d'en juger, moi je ne suis là pour défendre
02:12les policiers.
02:13Vous êtes un principal syndicat policier, vous êtes un interlocuteur important.
02:16Moi, je pense qu'il devrait revoir un petit peu sa vision des choses,
02:21et peut-être idéologiquement s'imprégner de ce qui se passe réellement,
02:25parce qu'il connaît, et donc il a deux discours, monsieur le ministre,
02:28c'est-à-dire qu'il connaît la situation, il la connaît par cœur, c'est un flic, quasiment,
02:31il a toujours été dans la police, il s'est toujours inspiré des policiers,
02:35il a été à la DGSI, il a été préfet de police de Paris,
02:38donc il connaît la délinquance, il connaît la situation, il connaît l'évolution de la situation.
02:42Donc là, il faut qu'il arrête de faire son politique, il faut qu'il défendre les Français,
02:44il faut qu'il défendre les policiers et les citoyens,
02:46il faut qu'il assure la sécurité des personnes et des libyens, et là, aujourd'hui, il le fait mal.
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