00:00Sylvain Maillard, vous êtes député de Paris.
00:02On n'a pas beaucoup entendu les responsables du Bloc Central réagir,
00:06ni Édouard Philippe, ni Gabriel Attal.
00:07Tout le monde a l'air bien gêné parce que finalement,
00:10c'est un peu votre bilan, ce qui s'est passé samedi soir à Paris,
00:15l'incapacité de maintenir l'ordre dans la ville
00:18après un match qui n'a même pas eu lieu à Paris
00:21et Emmanuel Macron qui, chaque année, dit à peu près la même chose,
00:24c'est pas le foot, c'est inacceptable, on va être très sévère.
00:27Il a dit quasiment mot pour mot la même chose
00:30hier en accueillant les joueurs
00:32et il y a un an, pareil avec les joueurs à l'Elysée.
00:34Moi, je suis le porte-parole de personne,
00:36je suis juste député de Paris et le député des Champs-Elysées
00:38depuis maintenant 9 ans.
00:40Donc évidemment, d'abord, je voudrais remercier les policiers
00:42parce que les policiers ont fait un extraordinaire travail.
00:45C'est très difficile quand vous avez beaucoup de supporters
00:47qui viennent fêter une magnifique victoire du Paris Saint-Germain
00:50d'avoir des casseurs, des bandits qui s'infiltrent
00:54et qui se protègent du fait des différents supporters
00:58et qui gâchent la fête.
01:00D'abord, sur les Champs-Elysées, j'ai trouvé qu'ils étaient plutôt efficaces.
01:03Ils ont tout fait pour éviter le maximum de casse,
01:06même si, évidemment, il y en a eu.
01:07Je voudrais vraiment les remercier et dire,
01:09nous, c'est très simple,
01:10on est non seulement inquiets de ce qui s'est passé,
01:12j'espère que les consignes seront bien passées
01:14et que les réponses carcérales seront fortes.
01:19En tout cas, les réquisitions nous semblent aller dans ce sens-là.
01:23Mais dire qu'il y a une Coupe du Monde qui va commencer.
01:25Et que la Coupe du Monde, c'est le match.
01:27Il y en a trois par jour.
01:28Donc, qu'est-ce qu'on dit ?
01:29Nous, on dit, on ne peut pas rester sur cette situation.
01:31Donc, pour les policiers, pour les Parisiens,
01:33ou partout dans le reste de la France.
01:35Mais on ne peut pas vous dire ça à chaque fois, pardon.
01:36Donc, ce que nous proposons,
01:37et avec le groupe Paris Liberté,
01:40je suis en tant que conseiller de Paris,
01:42ma casquette d'élu local,
01:44on le dit tout simplement,
01:45on ne peut pas rester comme ça.
01:46On propose d'aller du côté de la Villette,
01:49du parc de la Villette,
01:50où là, c'est plus facile.
01:51Qu'est-ce que vous voulez faire, du parc de la Villette ?
01:53Une fanzone.
01:54C'est-à-dire de faire en sorte que les vrais supporters,
01:56ceux qui viennent supporter, qui viennent...
01:58Vous pensez que c'est limite la violence ailleurs ?
02:00Pendant les Jeux Olympiques,
02:01ils sont allés où il y avait le Club France,
02:02et c'est plus facile à protéger.
02:04Pas tout à fait la même population pendant les JO
02:06que pendant un match de foule, vous le savez aussi.
02:09OK.
02:09En attendant, il faut séparer absolument
02:11les supporters qui viennent profiter de la Coupe du Monde
02:14de ceux qui viennent casser.
02:16C'est plus facile pour le travail,
02:17moins difficile pour le travail des policiers.
02:18Donc la fanzone, c'est la bonne réponse.
02:20On ne peut pas continuer,
02:21on ne peut pas continuer à les laisser se disperser,
02:23et on ne peut pas continuer à avoir une armada
02:26sur les Champs-Elysées de policiers,
02:28où de toute façon, il y aura quand même de la casse,
02:30et qui empêche un déploiement des policiers
02:32pour protéger les supporters.
02:33Donc nous, ce qu'on dit, c'est très simple,
02:34soyons efficaces, c'est ce qui a marché
02:36pendant les JO, une fanzone parfaitement contrôlée,
02:39et à côté de ça, des policiers,
02:41et une réponse pour les juges,
02:43une réponse très très ferme.
02:45Il faut que tous ceux qui sont condamnés là,
02:47non seulement n'aient plus le droit de paraître
02:48au moment des matchs de foot,
02:49très clairement, ils vont pointer au commissariat
02:52pendant X mois,
02:54pour ne plus avoir accès aux matchs de foot,
02:55et ils sont obligés de rester chez eux,
02:57et puis à côté des réponses, j'espère, fermes,
02:59pour ceux qui ont blessé les policiers.
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