00:00Effectivement, on va discuter justement de ce qui a été dit pendant cette conférence avec Flora, qui est habitante de
00:06Florence.
00:06Vous, vous êtes mère de trois enfants, trois garçons.
00:09Qu'est-ce que vous vous êtes dit avec cette affaire et la disparition de cet enfant ?
00:16On se dit qu'en fait c'est un cauchemar.
00:19On est dans un film, c'est pas possible.
00:21On a Florence, on est une petite commune, tout le monde se connaît.
00:24On voit ça que dans les grandes villes ou à la télé, mais ce n'est pas possible.
00:29Ça fait vraiment, ça fait très peur.
00:30Ça fait très peur, on sait qu'il y a des tarés partout, mais c'est dur.
00:37C'est dur, surtout en pensant aux parents, aux familles, aux amis de cette petite Liana.
00:44C'est affreux.
00:46Et alors là, la procureure d'Oche a annoncé qu'il était visé dans trois procédures et qu'une nouvelle
00:50plante pour viol avait été déposée mercredi.
00:53Qu'est-ce que ça vous fait d'apprendre ça, qu'une personne qui habitait ici était visée par ce
00:58type de plainte ?
00:59Que fait la justice ? Je suis désolée.
01:01Que fait la justice ?
01:02Au bon moment, il y a eu des viols, il y a eu des plaintes.
01:07Il y a eu des plaintes.
01:08Donc pourquoi il n'y a pas eu déjà directement quelque chose de fait ou un suivi ?
01:12Ou du moins, trop d'interrogations.
01:15En fait, ça sert à quoi qu'on porte plainte, si au final, il a tout le temps, librement, de
01:21faire libre cours à ses activités.
01:24Et surtout, de faire ça.
01:28C'est aberrant.
01:29Franchement, c'est aberrant.
01:31Ça fait peur.
01:32Là, on sent une certaine fin de colère.
01:34Comment vous vous sentez par rapport à vos enfants ?
01:36Moi, je suis mort de trouille.
01:37Honnêtement, je suis mort de trouille.
01:39La première, je pense qu'on est mort de trouille.
01:43On n'ose même plus laisser...
01:45Moi et mes enfants, de temps en temps, ils partent en ville tout seuls.
01:47Mais là, je n'ai même plus envie.
01:49Je pense qu'ils allaient même partir du collège ou de l'école à l'école de musique qui était
01:54à côté.
01:54Mais même ça, on n'en ose pas.
01:57Enfin, on se dit, mais en fait, il suffit que...
02:01Voilà, d'une seconde, d'une minute.
02:07Honnêtement, on a beaucoup de rancœur ici.
02:09La lourdeur, de toute façon, se sent.
02:11Depuis ce week-end, on est tous sur le qui-vive et essayer de vouloir soutenir cette famille.
02:17Les démarches, bien sûr, de toutes les autorités, eh bien, voilà, c'est...
02:22On ne comprend pas.
02:23Honnêtement, ça fait mal.
02:24Pour nos enfants, ça fait mal.
02:26Et même nos enfants nous posent des questions.
02:28On ne sait pas comment leur répondre parce que nous-mêmes, on se sent vraiment dépourvus.
02:34Et au fur et à mesure, les témoignages qu'on a, qui accablent ce suspect, c'est aberrant que la
02:43justice n'ait rien.
02:44Enfin, je ne sais pas.
02:46C'est incompréhensible.
02:48Merci beaucoup, en tout cas, pour votre témoignage.
02:50Et vous l'aurez compris, c'est une véritable honte de choc, ce qui se passe ici, dans cette ville
02:55de 6 000 habitants.
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