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  • il y a 3 heures
Une vingtaine de dossiers seront jugés en comparution immédiate ce mardi devant le tribunal judiciaire de Paris, après les débordements survenus samedi soir à l'issue de la victoire du PSG. Les prévenus sont notamment poursuivis pour des violences commises contre les forces de l'ordre à l'aide de différents projectiles.

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Transcription
00:00Il s'agit maintenant ce que dit la loi.
00:03Parce qu'entre vitrines de magasins éventrés, mobiliers urbains, détruits, stations de vélos vandalisées,
00:08on se demande bien qui est responsable et qui paye quoi.
00:10Oui, vous vous souvenez peut-être d'une formule qui a fait mouche, celle de Gabriel Attal.
00:14Nous sommes en janvier 2024, il vient tout juste d'être nommé Premier ministre par le Président de la République
00:19et il a ses mots lors de sa déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale.
00:23Écoutez.
00:24Tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l'autorité,
00:28on t'apprend à la respecter.
00:31Tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, mais qui paye ?
00:35En théorie, les casseurs.
00:36En 2019, en pleine crise des gilets jaunes, la loi anti-casseurs est adoptée.
00:41L'idée est simple, faire payer les auteurs pour les dégâts qu'ils causent.
00:44Mais vous allez le voir, c'est très difficile à appliquer pour deux raisons.
00:48La toute première, les identifications sont compliquées.
00:50Souvent, les auteurs sont par exemple encagoulés.
00:53Et deux, beaucoup n'ont pas les moyens de payer les amendes.
00:57Un système qui ne punit pas suffisamment les auteurs des dégradations.
01:00Et c'est justement ce qu'a dénoncé cet après-midi le Premier ministre.
01:04On est sur des dégradations qui coûtent extraordinairement cher à la société.
01:09Notre système ne se retourne pas suffisamment vers les auteurs de ces dégradations.
01:14Et je pense que cette question va être regardée désormais rapidement, sans tabou.
01:18Je ne suis pas favorable aux suspensions des prestations sociales.
01:21Néanmoins, je crois qu'il y a un chemin de bon sens.
01:24C'est de permettre à ces prestations sociales, en dehors du reste à vivre, de financer justement ces réparations.
01:30La responsabilité individuelle d'un auteur d'un acte de violence, par définition de dégradation, doit pouvoir réparer.
01:38Donc, Nargis Hadji, en pratique, qui indemnise les victimes ?
01:42Les assurances, souvent, à condition d'avoir souscrit les bonnes garanties.
01:47Par exemple, un commerçant ou un automobiliste sera remboursé si son contrat couvre ce type de dégâts.
01:53Sinon, les frais restent à sa charge.
01:55Voilà pour les particuliers.
01:56Mais pour le mobilier urbain, par exemple, il a largement été prépourcible ce week-end, mais aussi l'an dernier.
02:02Il y a d'abord le mobilier directement géré par la municipalité.
02:05Les bancs, les lampadaires ou encore les poubelles.
02:07La facture des dégradations est payée par la ville, c'est-à-dire par le budget municipal, autrement dit par
02:13le contribuable parisien.
02:14Mais il y a aussi les abribus, les kiosques, le mobilier publicitaire, géré notamment par l'entreprise JC Deco, le
02:22groupe français spécialisé dans la publicité urbaine.
02:25Et c'est donc l'entreprise elle-même qui s'occupe avec son assurance.
02:29Enfin, quid du Paris Saint-Germain ?
02:31Avant la parade sur le champ, Mars, le club s'est engagé auprès de la ville de Paris
02:35à prendre en charge en intégralité la remise en état des lieux s'il en a besoin, la pelouse par
02:40exemple, si elle est abîmée.
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