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  • il y a 7 semaines
Au sommaire de cette épisode,

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Sport
Transcription
00:00Bonjour, ravi de vous retrouver pour ce nouveau numéro de Power Sport News.
00:04Un numéro aujourd'hui riche, vous allez le comprendre très rapidement
00:09parce que je suis toujours accompagné de Pascal Tomek.
00:11Et Pascal, tu nous as réservé deux personnalités bien différentes, mais pas tant que ça.
00:16On va essayer de passer de la piste à la route,
00:19et voir même de la route à la piste avec la même volonté d'aller le plus vite possible.
00:24Alors si j'ai bien compris Pascal, pour la partie piste,
00:27on va recevoir quand même quelqu'un qui compte dans le paysage de la moto française,
00:31à savoir Kenny Foray.
00:32Oui, on va recevoir une famille plutôt.
00:35Oui, on peut le dire comme ça.
00:36Entre le père, la maman et les deux jumeaux, il y a largement de quoi raconter l'histoire.
00:41Alors, Quintuple champion de France de Superbike, champion du monde d'endurance,
00:44mais aussi on parlera, comme tu le disais, de la famille et des valeurs que représente la famille Foray
00:50avec la transmission sur la KF78, la KDDI.
00:54Oui, il prévoit de mettre à la disposition des jeunes le monde du sport pour mieux le réaliser.
01:00Pas pour créer forcément des champions, mais pour créer, je dirais, le monde du sport.
01:05Alors, ok, maintenant tu m'as parlé de la route, ça veut dire quoi ?
01:08Ça veut dire course sur route ?
01:10Pareil, il y a un chrono qui démarre, on va le plus vite possible sur une route fermée, bien sûr.
01:14Ce n'est pas une route ouverte, donc Wayne Bourget, ça va vite.
01:18Donc Wayne Bourget, lui, il nous parlera du Touristrophy et de ses ambitions sur ce Touristrophy
01:23pour lequel il va revenir pour la troisième fois.
01:26La troisième fois, oui.
01:28Voilà, donc vous l'avez compris, un programme riche et varié, encore une fois, sur Power Sport News.
01:32Donc maintenant, on rentre tout de suite dans le vif du sujet.
01:51Voilà, on rentre dans le vif du sujet de cet nouvel épisode de Power Sport News
01:55en recevant un invité de qualité, Kenny Foray, quintuple champion de France de Superbike.
02:00Salut Kenny.
02:00Salut, bonjour à tous.
02:02Ça va ?
02:02Ouais, ça va super.
02:03Bon, Pascal, je pense qu'on commence bien l'émission avec un quintuple champion de France.
02:08Quintuple, ça devrait aller.
02:10Ça devrait aller.
02:11On a évidemment, on va parler de la fratrie Foray parce qu'on rappelle que tu es jumeau
02:18avec ton frère Freddy, évidemment, qui lui a arrêté la compétition.
02:23Mais tu es aussi issu d'une famille où ton père, Jean, a animé les plateaux du championnat de France
02:30mais aussi des Grands Prix dans les années 80.
02:32J'allais presque dire que ça aurait été une faute professionnelle si tu n'avais pas poursuivi.
02:36Bah, écoute, c'est venu naturellement.
02:38C'est-à-dire que ça n'a pas été… J'en parlais avec une personne il n'y a
02:42pas très longtemps.
02:43Et c'est vrai que mon père a été… Mon grand-père aimait le sport mécanique.
02:47Mais c'est vraiment mon père qui s'est mis là-dedans à une époque où, en fait, l'accès
02:51à la compétition était presque indispensable
02:53parce que les gens roulaient très, très vite sur la route.
02:55Et en fait, il arrivait au circuit, il y a pris une passion qui était énorme.
02:59Et nous, en fait, tout est venu, comment dire, de manière naturelle.
03:03Aujourd'hui, on voit beaucoup de gens qui essayent de mettre dans chaque sport leurs enfants pour essayer d'être
03:08les meilleurs.
03:09Nous, en fait, faire de la moto, c'était comme jouer au foot.
03:11C'est-à-dire que… Par contre, c'était le paradoxe.
03:13C'est qu'après, on n'arrivait pas à se rendre compte qu'on avait de la chance
03:16parce qu'on a tellement été vite mis sur une moto
03:18que va dire à quelqu'un qui, depuis ses trois ans, est assis sur une moto
03:22qu'en fait, il a de la chance.
03:22Ben non, en fait, je pensais que c'était normal.
03:24C'était juste normal.
03:25Donc ça, on l'a compris un peu plus tard.
03:27Mais en tout cas, au début, pour nous, c'était cool.
03:30Qu'est-ce que ça fait, justement ?
03:31Je ne sais pas si tu as des flashs qui te reviennent, etc.
03:34Mais comme tu le dis, à trois ans, vous accompagnez ton père.
03:37Enfin, je dis vous avec ton frère, bien évidemment.
03:39Il y a ta mère aussi qui est là.
03:41Et vous évoluez au milieu des têtes d'affiches des Grands Prix.
03:45Vous vous rendez compte de ça, justement, par rapport au fait que tu disais
03:48qu'on avait de la chance ?
03:49C'est comme si aujourd'hui, je dirais, un gamin qui fait du foot
03:53est au milieu de l'équipe de France de foot, entre Bappé, Rabiot, Chevalier, etc.
03:58Tu le perçois avec du recul ou sur l'instant, tu ne t'en rends absolument pas compte ?
04:03À l'époque, je ne me rendais pas compte, clairement,
04:06parce qu'en fait, moi, ça me paraissait encore une fois quelque chose de plus ou moins normal.
04:09Et puis, il n'y avait pas toute cette médiatisation qu'il y a aujourd'hui avec les réseaux sociaux.
04:13Maintenant, aujourd'hui, quand j'ai eu l'occasion de revenir en Grand Prix
04:17par le biais du Moto E en 2019, je me suis rendu compte de la chance que j'avais
04:22et puis surtout de l'accessibilité des pilotes.
04:23Aujourd'hui, c'est beaucoup plus compliqué.
04:25Moi, j'étais fan quand j'étais gamin de Biagi.
04:29Il y a un moment, j'allais lui serrer la main avant chaque course.
04:32Il n'y a personne qui m'en empêchait.
04:33Je me rappelle d'être monté dans son camping-car parce qu'en fait,
04:36je voulais qu'il me signe des trois trucs, etc.
04:38Mais en fait, c'était normal, tu croisais les douanes, tu croisais l'échoance.
04:42Comme nous, avec mon frère, on était toujours en train de faire de la moto sur le paddock, etc.
04:47Finalement, en fait, tout le monde nous connaissait un petit peu.
04:49Et en fait, oui, c'est avec le temps parce que quand tu es gamin et que tu as entre
04:526 et 10 ans,
04:53en fait, tu es dans ton terrain de jeu.
04:56Mais c'est une époque où quand on avait peut-être 4 ou 5 ans, même un peu avant,
04:59on prenait les piouilles et puis on était autorisés à faire le tour du circuit avec juste un casque.
05:05Mais on était à fond, tout le long du circuit, on faisait des tours comme ça.
05:08Aujourd'hui, c'est quelque chose qui… enfin, c'est plus possible.
05:11Et encore, ce n'est pas possible avec un gamin de 15 ans, mais encore moins un gamin de 5
05:14ans.
05:15Et en fait, nous, on passait toujours devant le bus de mon père en me disant
05:18« Non, papa, on roule pas à vie. »
05:20Et puis après, il y avait les potes, ce n'était pas les téléphones, mais ils revenaient au bus.
05:23Ils font « Je pense que tes enfants, là, ils sont à fond dans le paddock.
05:26Il faudrait peut-être un peu les calmer. »
05:28Enfin, tu vois, c'était une génération qui était…
05:30Et c'est aussi pour ça que j'apprécie, alors même si ça a changé aussi parfois plus le paddock
05:34d'endurance de FSBK que le Grand Prix,
05:38parce que ça me rappelle plus le côté genre où en fait, on est tous dans le même panier et
05:43on fait tous la même passion.
05:45Et en fait, on échange beaucoup plus que sur un paddock de MotoGP où c'est très professionnel, il y
05:49a beaucoup, beaucoup d'argent.
05:51Donc voilà, c'était assez fou quand ils repensent un petit peu.
05:55Donc c'est mon père qui a toujours dit « J'en favoriserai jamais un plus que l'autre. »
05:59À part s'il y en a un qui décide, qui n'a pas envie, qui ne veut plus en
06:03faire ou quoi que ce soit.
06:04Et mon père, quand on faisait de la compétition, à aucun moment, c'était pour qu'on soit professionnel.
06:10C'est juste pour qu'on s'amule.
06:11Il y en a un qui aurait pu faire du cross et l'autre qui aurait pu faire de la
06:13vitesse.
06:13En fait, de la manière, je n'ai pas l'impression qu'on ait eu le choix, c'est que
06:18pour lui, le cross était pour s'amuser et la vitesse, c'était pour faire des courses.
06:23Et en fait, nous, clairement, on n'a jamais eu envie de faire des courses de cross.
06:29On ne nous l'a jamais mis dans la tête et ça ne nous a jamais donné envie.
06:32Par contre, faire des courses en vitesse, comme on voyait les grands prix, on voyait tout ça, c'était pour
06:35nous, c'était grand prix.
06:37C'était plus logique.
06:38Mais logique, mais non, mais nous, on avait six ans, on n'avait jamais fait de vitesse, on n'avait
06:43fait que du cross.
06:43Mais on disait déjà, on voulait être champion du monde de vitesse.
06:46Du coup, jusqu'à 17 ans, on voulait être champion du monde, mais on n'avait toujours pas fait de
06:49vitesse.
06:51Votre maman qui a suivi votre père toute sa carrière, elle ne s'est pas dit à un moment.
06:56Écoute, Jean, franchement, aujourd'hui, maintenant que je suis papa, je me dis, je ne comprends pas.
07:05Franchement, d'avoir les trois qui roulent.
07:08Oui, parce que c'est ce que j'allais dire.
07:09Je te coupe, excuse-moi, Kenny, mais quand vous commencez, ton père, il roule toujours.
07:14Et puis, il ne s'est pas arrêté tout de suite.
07:16Ah non, non, non, il roulait toujours.
07:17Et en plus, alors, on n'avait pas des moyens, comment dire, qui étaient extraordinaires.
07:22Ça veut dire qu'on avait quand même la règle d'or de ne pas tomber.
07:25C'était une règle d'or.
07:26Et je suis oublié de vous raconter l'anecdote de la première course, parce que mon père roulait en 250
07:30et nous, on roulait en 125.
07:32Et en fait, on roule avec, on roule nous deux et en fait, on tombe, mon frère et moi, qui
07:36sommes jumeaux, exactement au même endroit, sur la même tâche d'eau, parce que c'était sur le séchant.
07:41On tombe nous deux au même endroit.
07:44Moi, je n'avais pas encore reçu mon casque, donc je prends le casque de mon père, je tombe sur
07:47la tête, donc je casse le casque.
07:49Mon frère, il tombe de l'autre côté, dans la gadoue, donc le carénage très sale, avec un peu arraché.
07:56On est nous deux restés au même endroit.
07:59On a attendu le départ de la course de mon père.
08:01On est rentré au box.
08:03Freddy, il a nettoyé sa moto, il a remis du scotch sur les carénages, il l'a remis dans le
08:07truc comme s'il n'avait pas grand-chose.
08:08Et moi, de mon côté, j'ai pris le casque de mon père, je l'ai mis dans sa housse
08:11et je l'ai mis au fond du car en disant, il va l'oublier, c'est sûr et certain.
08:14Et en fait, quand il est revenu, ça va, ça va, tout va bien.
08:17Et c'est le soir, en fait, ma mère a dit, je crois que Kenny, il ne veut pas te
08:21dire qu'il a cassé ton casque, etc.
08:23Parce qu'en fait, voilà, c'était, on était déjà trop content d'être là.
08:27Mais en fait, par contre, on ne pouvait pas parce que forcément, quand tu es deux, ça coûte quand même
08:30deux fois plus cher.
08:31Et à la fin, mon père, forcément, il n'a rien dit.
08:33Il a dit, non, mais ce n'est pas grave, c'est fait pour ça aussi un casque, c'est
08:35pour ça m'aimer.
08:36Mais j'avais fait une première course, déjà un bon impact sur le casque.
08:40Et voilà, tu vois sur quel rythme on a commencé la compétition.
08:43Bon, après, ça a été beaucoup mieux.
08:452006, tu passes au Supersport.
08:47Et là, j'ai repris sur ton historique, Supersport, première course, pôle.
08:53Pas mal.
08:54En Promosport.
08:54En Promosport.
08:55C'est ça.
08:55En Promosport.
08:55J'avais jamais fait, en fait, mon père me dit, alors moi, en fait, je reprends beaucoup cette phrase avec
09:00tous les enfants qu'il y a aujourd'hui dans les jeunes enfants,
09:03c'est qu'arrêter de penser qu'en fait, il n'y a que les Grands Prix dans une carrière.
09:08Et moi, c'était ce que je pensais quand j'étais jeune.
09:10Et le deux temps, à l'époque, ça coûtait cher et le quatre temps, ça ne coûtait pas cher.
09:14Et mon père, il a dit, non, mais là, je t'explique.
09:15Fin 2005, je ne peux plus te faire rouler en deux temps.
09:20Donc, on roule en quatre temps.
09:21Donc, il ne m'a pas laissé le choix.
09:22Il m'a juste dit, c'est terminé.
09:24Donc, on a appris en quatre temps.
09:25Et puis, on découvre la moto.
09:26Et puis, je me dis, tiens, je vais faire les Promosport pour aller m'amuser.
09:31Et donc, à l'époque, mon père n'aimait pas les Promosport.
09:33Donc, il m'a dit, tu vas tout seul.
09:35Je suis allé tout seul.
09:37Et en fait, je prends la moto, je roule et je fais la pôle.
09:40Je fais la pôle le samedi.
09:42Donc, je suis jeune.
09:43Je me prends pour un boss.
09:45Et la course, je tombe.
09:46Donc, du coup, forcément, en plus, je me pète la cheville et je dois rentrer chez moi.
09:51C'est allé, non.
09:51J'étais tout seul avec mon pote.
09:52Comment tu t'arrives à peut-être l'expliquer pourquoi ça n'a pas marché sur le deux temps
09:57et pourquoi tout d'un coup, tu te sens à l'aise sur le quatre temps ?
10:00C'est une question de gabarit de machine, de comportement moteur ?
10:03Non, non, c'est ce que je dis tout à l'heure.
10:04C'est que je pense que clairement, le deux temps, c'était beaucoup plus élitiste dans la performance.
10:09Plus par rapport aux moyens, etc. qu'il fallait déployer.
10:11C'est beaucoup moins le cas aujourd'hui parce qu'aujourd'hui, tu ne peux plus.
10:13Les motos sont tous d'origine.
10:15Maintenant, c'est presque plus inversé le système.
10:17Mais à l'époque, en fait, le deux temps, tu pouvais avoir des distances,
10:20tu pouvais avoir des différences de 20 à 25 km heure dans la ligne droite
10:23juste parce qu'il y en avait un kit qui coûtait 15 000 euros
10:27et que l'autre, il avait un kit d'origine.
10:29Et en fait, je pense que le talent n'était pas mis en avant
10:33ou en tout cas le travail ou l'abnégation, tout ce que tu veux,
10:35autant qu'il pouvait naître à l'époque en quatre temps
10:38parce qu'en quatre temps, à l'époque, c'était moto d'origine.
10:40Il n'y avait pas d'électronique.
10:41Les pneus, c'était tous plus ou moins les mêmes.
10:43Donc à la fin, tu faisais vachement plus la différence.
10:45Et en fait, nous, on a commencé à comprendre
10:48qu'en fait, on n'était peut-être pas si nul que ça
10:50quand on est passé aux quatre temps.
10:52Alors, la découverte du quatre temps, ça t'amène évidemment
10:56l'évolution logique à l'endurance en 2008.
10:58Et là, tu vas rouler avec ton frère au Junior Team.
11:01C'est ça.
11:01Donc en 2007, je suis remplaçant au Junior Team.
11:04Et en 2008, en fait, je suis entre guillemets promu.
11:07Et en fait, je fais équipe avec mon frère
11:09pour les 24 heures du mois et le bol d'or.
11:11Alors malheureusement, début 2008, mon frère se blesse.
11:15Donc je ne peux pas faire les 24 heures du mois avec lui,
11:17mais je fais le bol d'or avec lui.
11:18Mais lui, à l'époque, avait une expérience.
11:20Il avait déjà, je ne veux pas dire de bêtises,
11:22mais je pense qu'il avait déjà trois ans en mille d'expérience.
11:25Alors que moi, j'arrivais vraiment là-dedans.
11:27Toi, tu venais du championnat de France
11:29où tu avais été champion en super sport.
11:31En 2007.
11:31J'avais été champion en 2007.
11:32Avec la Triumph, c'est ça ?
11:33C'est ça, avec la Triumph.
11:34Et du coup, après, en 2008, j'avais eu mon guidon,
11:37comment dire, en endurance.
11:39Et c'était là où j'ai commencé à découvrir la mille.
11:41L'anecdote qui est rigolote, c'est que mon père se retrouve dans un team
11:45avec deux jeunes.
11:46Et la moto n'était apparemment pas facile.
11:48Et les deux jeunes n'arrivent plus à rouler.
11:49Et mon père, il doit finir la course.
11:51Mais je dis, attendez, c'est quand même mon père qui avait à l'époque,
11:53donc si c'est en 2010, il avait, je ne sais pas, 55 ans.
11:56Je dis, les gars,
11:58et en fait, je le vois,
11:59et dans mon dernier relais,
12:01je le double trois fois.
12:03Et le pauvre, il n'arrivait même plus à se relever au freinage.
12:06C'est-à-dire qu'en fait, il était toujours couché.
12:07Et je ne le voyais même plus faire ça au freinage.
12:09Et je me dis, et je repensais,
12:11je ne me rappelle plus les noms des deux jeunes pilotes.
12:13Il me dit, mais ça ne se fait pas.
12:14Et puis mon père, lui, il dit, non, mais moi, il n'y a aucun problème.
12:16Et je me rappelle l'avoir croisé,
12:18parce que pour le coup, il était le box à côté de moi,
12:21assis sur une chaise, comment dire, derrière le box.
12:23Et il me regarde, il me fait,
12:25plus jamais, plus jamais.
12:27Bon, deux heures après, il avait repris un peu d'énergie.
12:29Il me dit, non, mais en fait, c'était bien, calme-toi, calme-toi.
12:32Et en fait, j'avais cette image-là où lui, il a connu l'époque
12:36de l'endurance qui était plus de la gestion,
12:39comment dire, moteur, etc., plus qu'aujourd'hui.
12:43Et encore, en 2010, on n'était pas encore dans les grandes années
12:45où tu pouvais attaquer comme on le fait aujourd'hui.
12:47Et pour le coup, c'était déjà très difficile.
12:49Donc non, c'était rigolo, c'est un bon souvenir.
12:51Et aujourd'hui, je me rappellerai comme si c'était hier,
12:54bien entendu, j'ai eu mon baccalauréat,
12:57je suis parti un petit peu à la fac.
13:01Après, j'ai commencé un BTS, après, je suis parti à la fac.
13:05Et au bout d'un an de fac, j'étais voir ma mère,
13:09je lui ai dit, non, mais en fait, je vais faire de la moto.
13:12Je vais faire de la moto, c'est ça qui m'anime, etc., etc.
13:15Sauf que quand je lui dis ça, on n'est rien, quoi.
13:18Et là, en fait, à aucun moment,
13:21elle m'a dit, est-ce que tu es sûre de toi ?
13:23Elle m'a dit, OK, d'accord.
13:24Par contre, il faut que tu trouves un travail dans un premier temps
13:28pour que tu gagnes de l'argent, il faut que tu fasses des formations,
13:30passer mon bras d'État.
13:31Et là, je me suis dit, moi, maintenant, qui suis père,
13:35et puis ma mère, elle me le redit au gourmet,
13:36elle me dit, moi, je pensais qu'il y en a un qui allait faire de la moto,
13:38l'autre qui allait être médecin.
13:39Je me suis retrouvé à avoir deux pilotes,
13:42enfin, deux enfants qui font de la moto.
13:44Et ce qui était joli, c'est qu'en fait, on a été officiel au même endroit.
13:48J'ai pris quelques notes et on parlait de ta faculté à gagner, etc., etc.
13:52Les statistiques de sa saison 2025.
13:5512 victoires sur 14 courses.
13:59111 tours en tête sur 201 parcourus.
14:01100% des épreuves terminées.
14:03345 points marqués.
14:05Voilà.
14:06C'est...
14:07C'est réglé.
14:08C'est réglé.
14:09C'est le genre de saison où, en fait, c'est extraordinaire,
14:13mais ce n'est pas celle que je garde le plus, comment dire...
14:16Ce n'est pas celle qui t'a marqué le plus.
14:17Non, parce qu'en fait, si tu veux, quand tu...
14:19En fait, moi, je me suis toujours battu pour être champion,
14:21pas pour gagner un maximum de courses.
14:23Alors, si, plus tu gagnes de courses, plus tu vas être champion.
14:26Mais on se rappelle de Deby's en 2022,
14:28c'est lui qui a gagné plus de courses, il n'a pas été champion.
14:30Donc, à la fin, moi, mon but, c'est d'être champion.
14:33Et de vivre une saison comme ça, en fait,
14:34je me suis retrouvé à avoir une pression qui était différente
14:37que celle que je me mets depuis des années,
14:38c'est de savoir si j'ai gagné toutes les courses.
14:41Et en fait, ça a presque enlevé cette saveur d'être vraiment champion,
14:44de se dire que la saison...
14:46Ça t'a plus mangé l'esprit de dire...
14:48Ça ne m'a pas mangé l'esprit, parce qu'en fait,
14:50c'est une chance d'avoir cette possibilité de pouvoir se battre
14:54pour gagner toutes les courses.
14:55Mais c'est juste qu'en fait, si tu veux,
14:57il y a un moment...
15:01Tu sais, c'est des trucs que j'ai appris,
15:02à gérer, que je ne savais pas avant, etc.
15:05Et forcément, ça te met un petit peu plus de pression.
15:07Mais sauf que je pense que, de manière générale,
15:09ce qui a été le plus dur, c'est que quand tu as été champion
15:11et que tu as fait ta part de travail,
15:14il y a un moment où la pression, elle se relâche.
15:16Obligatoirement.
15:16Et je pense que nous, clairement,
15:17et ce n'est pas moi, c'est en général,
15:19on est arrivé au Vigeant
15:21avec un petit peu plus de dilettante, etc.
15:24Et en fait, moi, j'ai adoré.
15:27Parce qu'en fait, à la première course,
15:29on nous a mis en place.
15:30En disant, mais mec, tu peux être le meilleur
15:32à avoir gagné 12 courses,
15:33il s'empêche que là, tu as pris 6 ou 7 secondes à la course.
15:36Et pourtant, j'étais à fond.
15:37Et en fait, moi, je trouve que c'était parfait
15:39de finir l'année comme ça,
15:41pour se dire,
15:43à tout moment, ça change.
15:44Il n'y a pas de genre,
15:45tu es champion, tu as gagné 12 courses,
15:46l'année prochaine, tu vas en gagner encore 12.
15:47Non, c'est vraiment de...
15:49Et c'est pour ça qu'il y en a plein de personnes,
15:52je leur ai dit, moi, je préfère
15:53avoir gagné que 12 courses sur 14
15:55que d'avoir gagné les 4 courses
15:56parce que je ne suis pas sûr que...
15:57L'échec, tu apprends beaucoup plus de choses
15:58que la victoire.
15:59Et gagner les 14 sur 14, en fait,
16:01c'est pour arriver comme un coq en 2026
16:03et te prendre une claque à la première course.
16:05Là, on sait.
16:06Alors, on arrive un petit peu
16:08sur la fin de notre échange.
16:10Et on a vu derrière toi
16:11beaucoup d'images défiler avec des jeunes.
16:14Et ça aussi, c'est quelque chose,
16:16comme disait Pascal,
16:17gentiment, tu as 41 ans.
16:19Il y a ce phénomène de transmission.
16:21Ça aussi, c'est important,
16:22cette KF78, cette académie
16:25que tu as créée avec ton frère,
16:26KF, Kenny, Freddy.
16:28Il y a José Kuhn aussi
16:29qui vous accompagne sur ça.
16:33Pourquoi ? Comment ?
16:34Qu'est-ce que ça traduit ?
16:37Alors, c'est arrivé quand Freddy...
16:40Juste avant que Freddy arrête sa carrière,
16:41je crois que c'était en 2021.
16:4321 et 22, il arrêtait en 2022,
16:44mais c'est en 21 qu'il a commencé à le faire.
16:47Et en fait, on s'est dit, on monte ça
16:48parce qu'aujourd'hui,
16:51alors déjà, je pense que la moto française
16:53avait besoin d'une structure
16:55où en fait, tu puisses te programmer.
16:57Alors, de toute façon,
16:57ce n'est pas une école de pilotage.
16:58On n'apprend pas aux enfants
16:59à faire de la moto.
17:00Ils peuvent l'apprendre
17:00avec plein de clubs en France
17:01qui s'occupent très bien de ça.
17:02Nous, c'est vraiment pour permettre aux enfants
17:04de se perfectionner et faire de la compétition,
17:07d'apprendre le haut niveau.
17:07Parce qu'en fait, on s'est rendu compte
17:09quand on observait,
17:10il y avait de moins en moins de Français
17:11et on se rendait compte
17:12que les gamins, en fait,
17:13ils n'étaient pas encadrés pour...
17:16Ils n'étaient pas, comment dire,
17:17formatés pour être bons au moment T.
17:19Ils sont avec leurs parents
17:20et tout d'un coup,
17:21ils sont sélectionnés quelque part
17:22et là, tout d'un coup,
17:23ils se retrouvent avec des gens
17:24qui ne connaissent pas,
17:24des mécaniciens qui ne connaissent pas
17:25et en fait, ils n'y arrivent plus.
17:26Ils ont besoin de six mois, un an
17:28pour pouvoir performer.
17:29Souvent, on ne leur laisse pas
17:30les six mois, un an
17:31et puis après, les enfants,
17:32ils partent aux oubliettes.
17:33Et nous, on s'est dit...
17:35Et là, clairement,
17:36il faut donner tout le mérite à mon frère
17:37parce que c'est quand même lui
17:38qui s'occupe à 90% de tout ça.
17:40Moi, je suis là dès que je peux
17:42mais il a mis quelque chose en place
17:43avec toute la méthode de travail
17:45qu'il a eue avec José
17:45pendant des années
17:47et moi qui suis beaucoup avec lui
17:49sur les courses,
17:50il a une capacité
17:53à voir les bonnes choses
17:54et les mauvaises choses
17:55chez les enfants
17:55qui est extraordinaire.
17:57Alors, des fois,
17:58il le fait avec son temps bervent
18:00qui est le sien
18:01mais moi, je n'ai jamais connu
18:03quelqu'un qui a cette faculté
18:04de tout de suite voir
18:05ce qui ne va pas sur un gamin
18:07parce qu'on ne parle que des gamins
18:08qui roulent très vite.
18:09Il faut chercher l'élite à chaque fois
18:11et nous, en fait,
18:13on a créé ça
18:14pour justement ouvrir la possibilité
18:17à des enfants qui aiment la moto
18:19qui ne sont pas mauvais
18:20à des prix qui sont, comment dire,
18:22moins importants que les autres
18:23tout simplement grâce
18:25à nos partenaires qu'on a
18:26pour que plus le prix est réduit
18:29et plus, en fait, nous, on est content
18:31parce que plus on va laisser
18:31l'opportunité à des jeunes enfants
18:33de pouvoir découvrir
18:34et pourquoi pas découvrir
18:35la nouvelle pépite.
18:36Et s'il y en a une nouvelle pépite
18:37qui n'a pas d'argent,
18:37ça sera à nous de trouver des solutions
18:39et pas que aux parents
18:40parce qu'en fait,
18:41on est aussi responsable
18:42d'aller voir certains
18:44de nos partenaires
18:44et leur dire,
18:45ben voilà, là, on a une pépite.
18:46Là, il faut l'aider
18:47parce qu'en fait,
18:49il y a quelque chose à faire.
18:49Et l'idée, c'est de monter, monter.
18:51Et aujourd'hui,
18:52quand on voit le nombre de victoires
18:54qu'on a,
18:55la technique d'apprentissage
18:58dans la compétition
18:59et qu'on voit qu'on a un gamin
19:01qui avait quasiment fait
19:02tous les échelons
19:02et qui a gagné à chaque fois
19:03et qui arrivait en moto 3
19:04l'an dernier
19:05alors que c'était sa première saison
19:06et qui a directement été
19:07champion de France
19:09alors que nous,
19:10on n'avait aucune expérience
19:10dans cette catégorie,
19:12on se dit, ok,
19:13on a trouvé quelque chose,
19:14on a trouvé une formation
19:14pour le haut niveau
19:15qui est intéressante.
19:16Maintenant, nous,
19:17ce qu'on veut
19:17et on n'a pas peur de le dire,
19:19c'est d'emmener des enfants
19:22sur un podium
19:22en cheval du moto 3.
19:23C'est le but ultime,
19:24c'est de voir un gamin
19:25qui est passé par la KF
19:26et qui, à un moment,
19:28a réussi à briller internationalement
19:30parce qu'aujourd'hui,
19:31c'est ce qui manque en France
19:32et tout le monde est à fond là-dessus.
19:34Mais en fait,
19:35je pense que clairement,
19:36on est les meilleurs
19:37parce qu'en fait,
19:38nous, on fait ce que personne ne veut faire.
19:39On s'occupe des enfants
19:40quand ils ont entre 8 ans
19:41et 13 ans.
19:42Tout le monde veut les récupérer
19:43à 13, 14 ans
19:44en tant qu'ils sont tout beaux,
19:45tout neufs,
19:45tout préparés.
19:46Et nous,
19:46on s'occupe vraiment
19:47de ce qui est le plus difficile,
19:48c'est qu'en fait,
19:48c'est vraiment de leur faire comprendre
19:49que ça ne va pas être facile.
19:50C'est important.
19:51Merci Kenny.
19:52De rien.
19:53Avec plaisir.
19:53Alors, j'ai juste une dernière question
19:55qui me tenait à cœur pour finir.
19:57Tu peux nous parler de Brad Pitt ?
20:00Pourquoi ?
20:03Ouais, ouais,
20:04je peux te parler de Brad Pitt.
20:05Alors, en fait,
20:06je vous explique,
20:07je vous explique
20:08parce qu'on a posé une fois
20:09une question à Kenny
20:10sur quel acteur
20:12il verrait pour son biopic.
20:14Si on faisait un biopic sur Kenny
20:16et Kenny a répondu Brad Pitt.
20:18Est-ce que tu as écouté
20:18ce que j'ai dit juste après ?
20:20Oui, j'ai écouté.
20:21J'ai dit,
20:21c'est parce que c'est celui
20:23qui venait de faire
20:24le film Formula One
20:26et comme il connaît très bien
20:29ce qui est sport mécanique,
20:31autant qu'il fasse le bien.
20:32J'en serais très flatteur,
20:33mais bon,
20:34il ne faut pas exagérer quand même.
20:35Bon, en tout cas,
20:36merci.
20:36merci ton énergie,
20:39ta passion.
20:39Je pense que c'est ce qui traduit
20:41clairement ton intervention,
20:42Kenny.
20:43Et puis, écoute,
20:442026, c'est parti.
20:45On espère qu'il y aura
20:46une très belle conclusion
20:46à la fin de la saison.
20:48Et puis, bonne chance aussi
20:49pour l'endurance.
20:49Merci beaucoup.
20:50À bientôt.
20:51Allez, nous,
20:52on poursuit notre émission.
20:57Allez, on poursuit ce numéro
20:58de Power Sport News
20:59en parlant maintenant
21:00d'une discipline
21:01ô combien spectaculaire
21:03et qui fait monter
21:04un petit peu l'adrénaline.
21:05On a Wayne Bourget,
21:07notre invité.
21:07Salut, Wayne.
21:08Salut.
21:09Et comme je disais,
21:10on va parler d'une discipline
21:11qui fait vraiment monter
21:12l'adrénaline.
21:12On va parler du touristrophie,
21:14les courses sur route.
21:15Donc, on voit les images
21:16derrière toi.
21:17C'est des courses de vitesse
21:18sur le réseau routier.
21:20Exactement.
21:20En fait, c'est là,
21:22le TT, du coup,
21:23le touristrophie,
21:24c'est une île.
21:26Et dans l'île,
21:26ils ont fait un circuit
21:27qui fait 61 kilomètres.
21:29Il y a 254 virages.
21:32Et du coup,
21:32on est à fond partout.
21:33Et c'est des vitesses
21:35de l'ordre de combien
21:36de kilomètres heure à peu près ?
21:37Ça dépend des catégories.
21:38Dans la Super Twin,
21:40moi, je fais du 260.
21:42Et après,
21:42ça peut aller à 320,
21:44340.
21:45Et c'est des grosses vitesses.
21:46Et on roule avec soi-même.
21:49Oui.
21:49Il faut être confiant
21:52et surtout bien préparé
21:54par rapport à sa machine
21:56et à l'environnement.
21:56Parce que,
21:57comme tu le disais,
21:57plus de 250 virages,
21:58c'est quasiment impossible
22:00à retenir du premier coup.
22:01Non, non.
22:02Il faut le faire au fur et à mesure.
22:04Ça ne se fait pas
22:04en un claquement des doigts.
22:05C'est beaucoup de travail
22:06en haleine derrière.
22:07Avant, pendant.
22:08Et on se progresse
22:10à chaque fois.
22:11Mais le problème,
22:11c'est que plus on va vite,
22:13plus il y a de choses
22:13à prendre en compte.
22:14Et du coup,
22:14plus il faut freiner plus vite
22:15ou plus tard
22:16et ainsi de suite.
22:17Et c'est ça
22:19qui est mythique là-bas.
22:20Alors,
22:21Pascal,
22:22loin de parler
22:22de course mythique,
22:24c'est le moins qu'on puisse dire.
22:25Le Tourist Trophy,
22:26ça fait partie du monde
22:27des Grands Prix
22:27pendant un moment.
22:28C'est une course
22:29que tu connais bien
22:30parce que tu t'y es rendu
22:30à plusieurs reprises.
22:32C'est quoi,
22:33je dirais,
22:34le feeling
22:35qui règne autour
22:36de l'île de Man
22:37pendant cette course
22:38du Tourist Trophy ?
22:40Le feeling,
22:41c'est le flègue
22:43des Anglais.
22:44Donc,
22:44ils ont commencé
22:45il y a un siècle.
22:46Il y a un siècle,
22:47ils ont mis,
22:48ils sont mis à disposition
22:49un terrain
22:50pour s'amuser.
22:52Au début,
22:53c'était des voitures.
22:54Après,
22:55c'est la moto
22:55qui a pris le pli.
22:57Et puis,
22:58comme ce monde
22:59vit autour
23:00principalement
23:00du monde de liberté,
23:02de pouvoir faire
23:03ce qu'on a envie
23:04de faire
23:04quand on a envie
23:05de le faire,
23:06effectivement,
23:07ça a été pendant
23:08très longtemps
23:08au Continental Circus
23:09quand ils sont aperçus
23:10qu'effectivement,
23:11les motos allaient
23:11de plus en plus vite,
23:12les choses étaient
23:13forcément de plus en plus
23:14dangereuses.
23:15On a tous un souvenir
23:17d'un oncle,
23:19d'un copain,
23:19d'un ami
23:20qui a toujours dit
23:21à une époque,
23:21regarde cette cassette,
23:22regarde cet environnement
23:24de la course moto,
23:25elle est exceptionnelle
23:27et tout ce qui est
23:27un peu exceptionnel
23:29attire le participant,
23:31attire le public,
23:33un peu le côté
23:34des arènes de l'Utès
23:35à l'époque.
23:36C'est ça.
23:37C'est des gladiateurs,
23:38on les compare souvent
23:40à des gladiateurs.
23:41Ceux qui ne connaissent pas
23:42les comparent à des fous.
23:43Moi,
23:44ça fait 10 ans
23:44que je vais
23:45au Touristrophie
23:46puisque la marque
23:48que je représente,
23:48Métule,
23:49on est partenaire.
23:50Donc,
23:51effectivement,
23:52au début,
23:52on se demande pourquoi
23:54et à la fin,
23:55on s'aperçoit
23:56que les gens
23:56sont tellement demandeurs
23:57pour y aller
23:58qu'on ne se demande plus
23:59pourquoi.
24:00Parce que c'est à la fois
24:01une vraie fête
24:03et puis un environnement
24:04qui est top.
24:05Exceptionnel.
24:06Alors,
24:06justement,
24:07par rapport à ce que vient
24:07d'expliquer Pascal,
24:09Wenn,
24:09comment toi,
24:10ça t'est venu,
24:11j'allais dire,
24:12ce démon du Touristrophie ?
24:13Comment tu as attrapé le virus ?
24:14Alors,
24:15du coup,
24:16comment j'ai attrapé le virus ?
24:17Comme il disait,
24:17mes parents avaient une cassette
24:19à l'époque.
24:19Ah oui,
24:20d'accord.
24:20Donc,
24:20on était vraiment dans le bon exemple.
24:22Et du coup,
24:23comment il y avait
24:24de la motocross
24:25et tout dans la cassette
24:27et en fait,
24:27il y avait un passage
24:28que sur le TT
24:29et en fait,
24:29je suis tombé amoureux,
24:30j'étais tout petit.
24:31La cassette,
24:32je crois,
24:32c'est 97 ou 98
24:35et du coup,
24:35après,
24:36j'ai commencé le circuit
24:36et puis mon but de team,
24:38c'était d'aller en course sur route.
24:40Alors,
24:40comment on se prépare,
24:42comment on franchit les étapes
24:45pour arriver au Touristrophie ?
24:46Parce que j'imagine,
24:47enfin,
24:47je n'y connais pas,
24:48pour être très franc,
24:49je n'y connais pas grand-chose
24:50aux courses sur route
24:51mais j'imagine
24:52que le Touristrophie,
24:52c'est le Graal.
24:53On ne peut pas y aller
24:54du jour au lendemain
24:54en disant,
24:55tiens,
24:55j'ai ma moto,
24:55aujourd'hui,
24:56je vais faire le Touristrophie.
24:57Non,
24:57il faut faire des sélections.
24:58Il y a plusieurs méthodes
24:59pour y aller.
25:00Soit un invité,
25:01on peut aller directement au TT
25:02pour ceux qui vont très vite.
25:04Après,
25:04sinon,
25:05il y a plein de petites courses
25:06en Europe
25:07où j'ai fait des podiums.
25:08Moi,
25:08du coup,
25:08en République tchèque,
25:09c'est le TT,
25:10mais sur 6 km.
25:11J'ai fait plusieurs podiums là-bas
25:13et après,
25:14je me suis engagé,
25:14moi,
25:15du coup,
25:22il faut faire ses preuves,
25:22il faut faire un chrono de référence
25:23pour pouvoir aller au TT
25:24et je l'ai fait
25:25et du coup,
25:26maintenant,
25:26ça va être mon troisième TT
25:28et ma huitième participation.
25:29Il faut savoir qu'à une époque,
25:31tu t'inscrivais,
25:32tu étais sur une liste,
25:33il y avait 10 ans d'attente
25:34pour participer au TT.
25:36Tu n'allais pas au TT,
25:37comme ça,
25:37tu ne faisais pas le Touristrophie.
25:40Pour ceux qui n'étaient pas
25:41des stars du piloteur,
25:45il y avait une liste d'attente.
25:46Qu'est-ce qui est le plus difficile
25:48la première fois qu'on roule ?
25:49C'est la vitesse
25:50avec la perception
25:51parce que tu as dit
25:53que tu avais fait un peu de circuit,
25:54tu fais aussi de l'endurance.
25:55Sur un circuit,
25:56on n'a pas d'environnement proche.
25:58Là,
25:59tu es entre les murs,
26:00on le voit sur ces images-là,
26:01c'est juste incroyable.
26:03C'est cette perception de la vitesse
26:04qui est difficilement assimilable au début.
26:06C'est quoi le plus dur ?
26:07Le plus dur,
26:08j'ai fait 54 tours de voiture
26:10la première année
26:11que j'y suis allé.
26:12Avant mes premiers tours de roue,
26:14je suis parti
26:14et en fait,
26:15j'étais perdu.
26:16Parce qu'entre la...
26:17J'étais perdu dans le sens
26:19où avec la vitesse,
26:20on arrivait tellement vite
26:21à des virages
26:22que du coup,
26:22je ne savais plus du tout
26:23où j'étais.
26:24Et en fait,
26:25du coup,
26:26le soir,
26:27j'ai refait des tours des tours.
26:28J'ai retravaillé différemment
26:29parce que j'ai été voir
26:30John McGuinness
26:30qui m'a dit
26:31regarde une vidéo plutôt de moto.
26:34Tu prends ma...
26:34Il avait des vidéos embarquées.
26:36Du coup,
26:36j'ai pris sa vidéo
26:37et j'ai travaillé avec ça
26:39et j'ai fait un tour
26:40et j'ai fait un tour
26:40avec Dean Harrison
26:41à l'époque
26:41qu'il avait gagné
26:42avec mon team
26:43avec qui j'avais roulé.
26:45Il m'a beaucoup épaulé
26:46et en fait,
26:46c'est en roulant
26:47qu'on apprend vraiment
26:48à y aller.
26:51Après,
26:51c'est à notre rythme
26:52et puis avec nos points
26:53de repère
26:54et puis on y va.
26:55Toi,
26:55ton meilleur tour
26:56au Tourist Trophy,
26:57c'est quoi ?
26:58Alors,
26:58mon meilleur tour,
26:59du coup,
26:59c'est en Super Twin
27:00parce que je ne l'ai pas fait
27:01encore en 600
27:02et en 1000.
27:02c'est à 111,
27:05111,
27:07394 miles
27:08pour de moyenne
27:09sur un tour.
27:10Ce qui fait
27:11167,
27:12je crois,
27:12de mémoire.
27:12Est-ce que tu penses
27:13que c'est plus facile
27:14de passer du circuit
27:16à l'île de Man
27:17ou de faire,
27:18au contraire,
27:19un pilote de course
27:21sur route
27:22passe au circuit ?
27:23Je pense que c'est plus facile
27:24de la vitesse
27:26sur circuit
27:27et aller à l'île de Man.
27:28Après,
27:29ce n'est pas pareil
27:29parce que du coup,
27:30moi,
27:30je fais les deux
27:30et je sais que
27:31quand je roule
27:32notamment là au Bol d'or,
27:33j'avais du mal
27:34à enlever cette limite
27:35que je me fixais
27:36tout le temps.
27:37Du coup,
27:37j'avais toujours
27:38une garde un peu
27:39trop importante.
27:40Du coup,
27:40je perdais beaucoup
27:41de temps
27:41sur certains secteurs.
27:43Alors,
27:43Owen,
27:43tu parlais justement
27:44de l'adrénaline
27:45et il n'y a rien
27:46qui remplace
27:46le Tourist Trophy.
27:47Pourtant,
27:47tu fais de l'endurance.
27:49J'ai une question
27:50toute bête.
27:50Tu as été champion
27:51du monde production
27:52cette année
27:53sur la nouvelle catégorie
27:54qui a été créée.
27:56Tourist Trophy,
27:57le titre de champion,
28:00tu les positionnes comment ?
28:01Le TT est là,
28:03l'endurance est là.
28:04Ah ouais ?
28:05On en parlait aussi
28:06avec John,
28:07pareil,
28:08parce que du coup,
28:08il a gagné le TT.
28:09Il m'a fait,
28:10moi,
28:10je suis là,
28:10mais toi,
28:10tu es là
28:11parce que c'est l'endurance,
28:11c'est plus facile.
28:12Enfin,
28:13c'est plus facile,
28:13entre guillemets,
28:14mais non,
28:15c'est deux courses
28:16complètement différentes
28:17et on ne réagit pas pareil.
28:18Ce n'est pas du tout
28:20ce n'est pas trop comparable.
28:22D'accord.
28:23Parce que ce n'est pas du tout
28:24la même ambiance,
28:24ce n'est pas du tout
28:26les mêmes...
28:27Il y a trop de choses
28:29à prendre en compte
28:29sur OTT
28:30que sur circuit,
28:31en fait,
28:32on répète toujours
28:32la même chose,
28:33on va toujours freiner
28:33au même endroit,
28:34accélérer au même endroit
28:35qu'OTT,
28:36c'est différent.
28:37Mais les pilotes d'antan
28:38du Continental Circus,
28:40il ne faut quand même
28:41pas croire qu'à l'époque,
28:42quand on les regardait rouler
28:43avec des casques Cromwell,
28:45avec des lunettes posées,
28:46des combinaisons de cuir
28:47qui ressemblaient
28:48à pas grand-chose,
28:49des petits gants,
28:50des petites bottes,
28:51des motos
28:51qui ne respiraient pas
28:52la sécurité
28:53et ils allaient très très vite,
28:55peut-être même encore plus vite
28:56si on comparait
28:58la technologie d'aujourd'hui
28:59et les circuits d'aujourd'hui
29:02et les circuits d'antan.
29:03Donc, quand ça se loupait
29:04à une certaine époque,
29:05on a toujours été
29:06à la recherche de la performance.
29:082026,
29:09Challenge,
29:10donc,
29:11retour au Tourist Trophy.
29:12Tu continues aussi l'endurance ?
29:13Oui, du coup,
29:14je continue l'endurance
29:16et l'ETT.
29:17Donc là,
29:17on s'est engagé
29:18avec Basson Bar Racing.
29:19Ça fait deux ans
29:19que je roulais avec eux.
29:21Donc,
29:21on a gagné deux fois
29:22les 24 heures de Barcelone
29:23en 600.
29:24L'année dernière,
29:24on a fini septième
29:26avec les 1000 confondues
29:27sur 54 motos.
29:29Et à la fin de la course
29:31avec Ramon,
29:32du coup,
29:32qui est le team manager,
29:33on s'est tapé dans la main.
29:34Bon,
29:34l'année prochaine,
29:35on fait les 24 heures du Mans.
29:36Et du coup,
29:37là,
29:37on a tout donné
29:38pour y arriver.
29:39Donc là,
29:39les motos
29:39ne sont pas encore finies,
29:41mais ça arrive.
29:42Tu vas rouler
29:43sur quelle minute ?
29:44Il y a ma R1,
29:44du coup.
29:45On en a deux,
29:46dont une prêtée
29:47par un des partenaires.
29:49Donc,
29:49ça aide énormément.
29:50Et ensuite,
29:51on part directement
29:52à la Nord-Ouest,
29:54le TT
29:55et on revient au mois de juin.
29:56OK.
29:57Écoute,
29:57merci beaucoup,
29:58Wend,
29:59de nous avoir
29:59un petit peu transporté
30:01avec l'aide de Pascal
30:02dans cette atmosphère.
30:03Parce qu'on peut parler
30:05vraiment d'atmosphère particulière,
30:06de cette bulle
30:07un peu particulière
30:08du Touristrophie.
30:09Et puis,
30:10bien évidemment,
30:10on te souhaite le meilleur,
30:11tant sur tes courses sur route
30:13que sur l'endurance.
30:15Merci à vous
30:15de m'avoir invité.
30:16C'est une très belle émission.
30:17Et je vous invite
30:18à regarder toutes les émissions
30:19parce que c'est
30:20toute la moto.
30:21Et c'est ça qui est magnifique
30:23dans Power Sport Newt.
30:25Merci, Wend.
30:25Merci beaucoup, Wend.
30:26Merci.
30:26Merci.
30:26Sous-titrage Société Radio-Canada
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