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  • il y a 1 jour
Au sommaire rencontre avec Kenny Foray champion du monde d'Endurance, quintuple champion de de France de Superbike et créateur avecson frère de la KF78 académie pour encadrer les jeunes pilotes prometteurs sur les paddocks français. De la piste avec Kenny Foray on passe à la course  sur route avec Wayne Bourgeais, pilote français prometteur engagé sur le Tourist Trophy. Cette compétition mythique sur l’ile de Man est le théâtre d’exploit où l’on peut atteindre  les 300Km/h sur des routes de campagne.

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Sport
Transcription
00:00Bonjour, ravi de vous retrouver pour ce nouveau numéro de Power Sport News.
00:04Un numéro aujourd'hui riche, vous allez le comprendre très rapidement
00:09parce que je suis toujours accompagné de Pascal Tomek.
00:11Et Pascal, tu nous as réservé deux personnalités bien différentes, mais pas tant que ça.
00:16On va essayer de passer de la piste à la route,
00:19et voir même de la route à la piste avec la même volonté d'aller le plus vite possible.
00:24Alors si j'ai bien compris Pascal, pour la partie piste,
00:27on va recevoir quand même quelqu'un qui compte dans le paysage de la moto française,
00:31à savoir Kenny Foray.
00:32Oui, on va recevoir une famille plutôt.
00:35Oui, on peut le dire comme ça.
00:36Entre le père, la maman et les deux jumeaux, il y a largement de quoi raconter l'histoire.
00:41Alors, Quintuple champion de France de Superbike, champion du monde d'endurance,
00:44mais aussi on parlera, comme tu le disais, de la famille et des valeurs que représente la famille Foray
00:50avec la transmission sur la KF78, la KDDI.
00:54Oui, il prévoit de mettre à la disposition des jeunes le monde du sport pour mieux le réaliser.
01:00Pas pour créer forcément des champions, mais pour créer, je dirais, le monde du sport.
01:05Alors, ok, maintenant tu m'as parlé de la route, ça veut dire quoi ?
01:08Ça veut dire course sur route ?
01:10Pareil, il y a un chrono qui démarre, on va le plus vite possible sur une route fermée, bien sûr.
01:14Ce n'est pas une route ouverte, donc Wayne Bourget, ça va vite.
01:18Donc Wayne Bourget, lui, il nous parlera du Touristrophy et de ses ambitions sur ce Touristrophy
01:23pour lequel il va revenir pour la troisième fois.
01:26La troisième fois, oui.
01:28Voilà, donc vous l'avez compris, un programme riche et varié, encore une fois, sur Power Sport News.
01:32Donc maintenant, on rentre tout de suite dans le vif du sujet.
01:51Voilà, on rentre dans le vif du sujet de cet nouvel épisode de Power Sport News
01:55en recevant un invité de qualité, Kenny Foray, quintuple champion de France de Superbike.
02:00Salut Kenny.
02:00Salut, bonjour à tous.
02:02Ça va ?
02:02Ouais, ça va super.
02:03Bon, Pascal, je pense qu'on commence bien l'émission avec un quintuple champion de France.
02:08Quintuple, ça devrait aller.
02:10Ça devrait aller.
02:11On a évidemment, on va parler de la fratrie Foray parce qu'on rappelle que tu es jumeau
02:18avec ton frère Freddy, évidemment, qui lui a arrêté la compétition.
02:23Mais tu es aussi issu d'une famille où ton père, Jean, a animé les plateaux du championnat de France
02:30mais aussi des Grands Prix dans les années 80.
02:32J'allais presque dire que ça aurait été une faute professionnelle si tu n'avais pas poursuivi.
02:36Bah, écoute, c'est venu naturellement.
02:38C'est-à-dire que ça n'a pas été… J'en parlais avec une personne il n'y a
02:42pas très longtemps.
02:43Et c'est vrai que mon père a été… Mon grand-père aimait le sport mécanique.
02:47Mais c'est vraiment mon père qui s'est mis là-dedans à une époque où, en fait, l'accès
02:51à la compétition était presque indispensable
02:53parce que les gens roulaient très, très vite sur la route.
02:55Et en fait, il arrivait au circuit, il y a pris une passion qui était énorme.
02:59Et nous, en fait, tout est venu, comment dire, de manière naturelle.
03:03Aujourd'hui, on voit beaucoup de gens qui essayent de mettre dans chaque sport leurs enfants pour essayer d'être
03:08les meilleurs.
03:09Nous, en fait, faire de la moto, c'était comme jouer au foot.
03:11C'est-à-dire que… Par contre, c'était le paradoxe.
03:13C'est qu'après, on n'arrivait pas à se rendre compte qu'on avait de la chance
03:16parce qu'on a tellement été vite mis sur une moto
03:18que va dire à quelqu'un qui, depuis ses trois ans, est assis sur une moto
03:22qu'en fait, il a de la chance.
03:22Ben non, en fait, je pensais que c'était normal.
03:24C'était juste normal.
03:25Donc ça, on l'a compris un peu plus tard.
03:27Mais en tout cas, au début, pour nous, c'était cool.
03:30Qu'est-ce que ça fait, justement ?
03:31Je ne sais pas si tu as des flashs qui te reviennent, etc.
03:34Mais comme tu le dis, à trois ans, vous accompagnez ton père.
03:37Enfin, je dis vous avec ton frère, bien évidemment.
03:39Il y a ta mère aussi qui est là.
03:41Et vous évoluez au milieu des têtes d'affiches des Grands Prix.
03:45Vous vous rendez compte de ça, justement, par rapport au fait que tu disais
03:48qu'on avait de la chance ?
03:49C'est comme si aujourd'hui, je dirais, un gamin qui fait du foot
03:53est au milieu de l'équipe de France de foot, entre Bappé, Rabiot, Chevalier, etc.
03:58Tu le perçois avec du recul ou sur l'instant, tu ne t'en rends absolument pas compte ?
04:03À l'époque, je ne me rendais pas compte, clairement,
04:06parce qu'en fait, moi, ça me paraissait encore une fois quelque chose de plus ou moins normal.
04:09Et puis, il n'y avait pas toute cette médiatisation qu'il y a aujourd'hui avec les réseaux sociaux.
04:13Maintenant, aujourd'hui, quand j'ai eu l'occasion de revenir en Grand Prix
04:17par le biais du Moto E en 2019, je me suis rendu compte de la chance que j'avais
04:22et puis surtout de l'accessibilité des pilotes.
04:23Aujourd'hui, c'est beaucoup plus compliqué.
04:25Moi, j'étais fan quand j'étais gamin de Biagi.
04:29Il y a un moment, j'allais lui serrer la main avant chaque course.
04:32Il n'y a personne qui m'en empêchait.
04:33Je me rappelle d'être monté dans son camping-car parce qu'en fait,
04:36je voulais qu'il me signe des trois trucs, etc.
04:38Mais en fait, c'était normal, tu croisais les douanes, tu croisais l'échoance.
04:42Comme nous, avec mon frère, on était toujours en train de faire de la moto sur le paddock, etc.
04:47Finalement, en fait, tout le monde nous connaissait un petit peu.
04:49Et en fait, oui, c'est avec le temps parce que quand tu es gamin et que tu as entre
04:526 et 10 ans,
04:53en fait, tu es dans ton terrain de jeu.
04:56Mais c'est une époque où quand on avait peut-être 4 ou 5 ans, même un peu avant,
04:59on prenait les piouilles et puis on était autorisés à faire le tour du circuit avec juste un casque.
05:05Mais on était à fond, tout le long du circuit, on faisait des tours comme ça.
05:08Aujourd'hui, c'est quelque chose qui… enfin, c'est plus possible.
05:11Et encore, ce n'est pas possible avec un gamin de 15 ans, mais encore moins un gamin de 5
05:14ans.
05:15Et en fait, nous, on passait toujours devant le bus de mon père en me disant
05:18« Non, papa, on roule pas à vie. »
05:20Et puis après, il y avait les potes, ce n'était pas les téléphones, mais ils revenaient au bus.
05:23Ils font « Je pense que tes enfants, là, ils sont à fond dans le paddock.
05:26Il faudrait peut-être un peu les calmer. »
05:28Enfin, tu vois, c'était une génération qui était…
05:30Et c'est aussi pour ça que j'apprécie, alors même si ça a changé aussi parfois plus le paddock
05:34d'endurance de FSBK que le Grand Prix,
05:38parce que ça me rappelle plus le côté genre où en fait, on est tous dans le même panier et
05:43on fait tous la même passion.
05:45Et en fait, on échange beaucoup plus que sur un paddock de MotoGP où c'est très professionnel, il y
05:49a beaucoup, beaucoup d'argent.
05:51Donc voilà, c'était assez fou quand ils repensent un petit peu.
05:55Donc c'est mon père qui a toujours dit « J'en favoriserai jamais un plus que l'autre. »
05:59À part s'il y en a un qui décide, qui n'a pas envie, qui ne veut plus en
06:03faire ou quoi que ce soit.
06:04Et mon père, quand on faisait de la compétition, à aucun moment, c'était pour qu'on soit professionnel.
06:10C'est juste pour qu'on s'amule.
06:11Il y en a un qui aurait pu faire du cross et l'autre qui aurait pu faire de la
06:13vitesse.
06:13En fait, de la manière, je n'ai pas l'impression qu'on ait eu le choix, c'est que
06:18pour lui, le cross était pour s'amuser et la vitesse, c'était pour faire des courses.
06:23Et en fait, nous, clairement, on n'a jamais eu envie de faire des courses de cross.
06:29On ne nous l'a jamais mis dans la tête et ça ne nous a jamais donné envie.
06:32Par contre, faire des courses en vitesse, comme on voyait les grands prix, on voyait tout ça, c'était pour
06:35nous, c'était grand prix.
06:37C'était plus logique.
06:38Mais logique, mais non, mais nous, on avait six ans, on n'avait jamais fait de vitesse, on n'avait
06:43fait que du cross.
06:43Mais on disait déjà, on voulait être champion du monde de vitesse.
06:46Du coup, jusqu'à 17 ans, on voulait être champion du monde, mais on n'avait toujours pas fait de
06:49vitesse.
06:51Votre maman qui a suivi votre père toute sa carrière, elle ne s'est pas dit à un moment.
06:56Écoute, Jean, franchement, aujourd'hui, maintenant que je suis papa, je me dis, je ne comprends pas.
07:05Franchement, d'avoir les trois qui roulent.
07:08Oui, parce que c'est ce que j'allais dire.
07:09Je te coupe, excuse-moi, Kenny, mais quand vous commencez, ton père, il roule toujours.
07:14Et puis, il ne s'est pas arrêté tout de suite.
07:16Ah non, non, non, il roulait toujours.
07:17Et en plus, alors, on n'avait pas des moyens, comment dire, qui étaient extraordinaires.
07:22Ça veut dire qu'on avait quand même la règle d'or de ne pas tomber.
07:25C'était une règle d'or.
07:26Et je suis oublié de vous raconter l'anecdote de la première course, parce que mon père roulait en 250
07:30et nous, on roulait en 125.
07:32Et en fait, on roule avec, on roule nous deux et en fait, on tombe, mon frère et moi, qui
07:36sommes jumeaux, exactement au même endroit, sur la même tâche d'eau, parce que c'était sur le séchant.
07:41On tombe nous deux au même endroit.
07:44Moi, je n'avais pas encore reçu mon casque, donc je prends le casque de mon père, je tombe sur
07:47la tête, donc je casse le casque.
07:49Mon frère, il tombe de l'autre côté, dans la gadoue, donc le carénage très sale, avec un peu arraché.
07:56On est nous deux restés au même endroit.
07:59On a attendu le départ de la course de mon père.
08:01On est rentré au box.
08:03Freddy, il a nettoyé sa moto, il a remis du scotch sur les carénages, il l'a remis dans le
08:07truc comme s'il n'avait pas grand-chose.
08:08Et moi, de mon côté, j'ai pris le casque de mon père, je l'ai mis dans sa housse
08:11et je l'ai mis au fond du car en disant, il va l'oublier, c'est sûr et certain.
08:14Et en fait, quand il est revenu, ça va, ça va, tout va bien.
08:17Et c'est le soir, en fait, ma mère a dit, je crois que Kenny, il ne veut pas te
08:21dire qu'il a cassé ton casque, etc.
08:23Parce qu'en fait, voilà, c'était, on était déjà trop content d'être là.
08:27Mais en fait, par contre, on ne pouvait pas parce que forcément, quand tu es deux, ça coûte quand même
08:30deux fois plus cher.
08:31Et à la fin, mon père, forcément, il n'a rien dit.
08:33Il a dit, non, mais ce n'est pas grave, c'est fait pour ça aussi un casque, c'est
08:35pour ça m'aimer.
08:36Mais j'avais fait une première course, déjà un bon impact sur le casque.
08:40Et voilà, tu vois sur quel rythme on a commencé la compétition.
08:43Bon, après, ça a été beaucoup mieux.
08:452006, tu passes au Supersport.
08:47Et là, j'ai repris sur ton historique, Supersport, première course, pôle.
08:53Pas mal.
08:54En Promosport.
08:54En Promosport.
08:55C'est ça.
08:55En Promosport.
08:55J'avais jamais fait, en fait, mon père me dit, alors moi, en fait, je reprends beaucoup cette phrase avec
09:00tous les enfants qu'il y a aujourd'hui dans les jeunes enfants,
09:03c'est qu'arrêter de penser qu'en fait, il n'y a que les Grands Prix dans une carrière.
09:08Et moi, c'était ce que je pensais quand j'étais jeune.
09:10Et le deux temps, à l'époque, ça coûtait cher et le quatre temps, ça ne coûtait pas cher.
09:14Et mon père, il a dit, non, mais là, je t'explique.
09:15Fin 2005, je ne peux plus te faire rouler en deux temps.
09:20Donc, on roule en quatre temps.
09:21Donc, il ne m'a pas laissé le choix.
09:22Il m'a juste dit, c'est terminé.
09:24Donc, on a appris en quatre temps.
09:25Et puis, on découvre la moto.
09:26Et puis, je me dis, tiens, je vais faire les Promosport pour aller m'amuser.
09:31Et donc, à l'époque, mon père n'aimait pas les Promosport.
09:33Donc, il m'a dit, tu vas tout seul.
09:35Je suis allé tout seul.
09:37Et en fait, je prends la moto, je roule et je fais la pôle.
09:40Je fais la pôle le samedi.
09:42Donc, je suis jeune.
09:43Je me prends pour un boss.
09:45Et la course, je tombe.
09:46Donc, du coup, forcément, en plus, je me pète la cheville et je dois rentrer chez moi.
09:51C'est allé, non.
09:51J'étais tout seul avec mon pote.
09:52Comment tu t'arrives à peut-être l'expliquer pourquoi ça n'a pas marché sur le deux temps
09:57et pourquoi tout d'un coup, tu te sens à l'aise sur le quatre temps ?
10:00C'est une question de gabarit de machine, de comportement moteur ?
10:03Non, non, c'est ce que je dis tout à l'heure.
10:04C'est que je pense que clairement, le deux temps, c'était beaucoup plus élitiste dans la performance.
10:09Plus par rapport aux moyens, etc. qu'il fallait déployer.
10:11C'est beaucoup moins le cas aujourd'hui parce qu'aujourd'hui, tu ne peux plus.
10:13Les motos sont tous d'origine.
10:15Maintenant, c'est presque plus inversé le système.
10:17Mais à l'époque, en fait, le deux temps, tu pouvais avoir des distances,
10:20tu pouvais avoir des différences de 20 à 25 km heure dans la ligne droite
10:23juste parce qu'il y en avait un kit qui coûtait 15 000 euros
10:27et que l'autre, il avait un kit d'origine.
10:29Et en fait, je pense que le talent n'était pas mis en avant
10:33ou en tout cas le travail ou l'abnégation, tout ce que tu veux,
10:35autant qu'il pouvait naître à l'époque en quatre temps
10:38parce qu'en quatre temps, à l'époque, c'était moto d'origine.
10:40Il n'y avait pas d'électronique.
10:41Les pneus, c'était tous plus ou moins les mêmes.
10:43Donc à la fin, tu faisais vachement plus la différence.
10:45Et en fait, nous, on a commencé à comprendre
10:48qu'en fait, on n'était peut-être pas si nul que ça
10:50quand on est passé aux quatre temps.
10:52Alors, la découverte du quatre temps, ça t'amène évidemment
10:56l'évolution logique à l'endurance en 2008.
10:58Et là, tu vas rouler avec ton frère au Junior Team.
11:01C'est ça.
11:01Donc en 2007, je suis remplaçant au Junior Team.
11:04Et en 2008, en fait, je suis entre guillemets promu.
11:07Et en fait, je fais équipe avec mon frère
11:09pour les 24 heures du mois et le bol d'or.
11:11Alors malheureusement, début 2008, mon frère se blesse.
11:15Donc je ne peux pas faire les 24 heures du mois avec lui,
11:17mais je fais le bol d'or avec lui.
11:18Mais lui, à l'époque, avait une expérience.
11:20Il avait déjà, je ne veux pas dire de bêtises,
11:22mais je pense qu'il avait déjà trois ans en mille d'expérience.
11:25Alors que moi, j'arrivais vraiment là-dedans.
11:27Toi, tu venais du championnat de France
11:29où tu avais été champion en super sport.
11:31En 2007.
11:31J'avais été champion en 2007.
11:32Avec la Triumph, c'est ça ?
11:33C'est ça, avec la Triumph.
11:34Et du coup, après, en 2008, j'avais eu mon guidon,
11:37comment dire, en endurance.
11:39Et c'était là où j'ai commencé à découvrir la mille.
11:41L'anecdote qui est rigolote, c'est que mon père se retrouve dans un team
11:45avec deux jeunes.
11:46Et la moto n'était apparemment pas facile.
11:48Et les deux jeunes n'arrivent plus à rouler.
11:49Et mon père, il doit finir la course.
11:51Mais je dis, attendez, c'est quand même mon père qui avait à l'époque,
11:53donc si c'est en 2010, il avait, je ne sais pas, 55 ans.
11:56Je dis, les gars,
11:58et en fait, je le vois,
11:59et dans mon dernier relais,
12:01je le double trois fois.
12:03Et le pauvre, il n'arrivait même plus à se relever au freinage.
12:06C'est-à-dire qu'en fait, il était toujours couché.
12:07Et je ne le voyais même plus faire ça au freinage.
12:09Et je me dis, et je repensais,
12:11je ne me rappelle plus les noms des deux jeunes pilotes.
12:13Il me dit, mais ça ne se fait pas.
12:14Et puis mon père, lui, il dit, non, mais moi, il n'y a aucun problème.
12:16Et je me rappelle l'avoir croisé,
12:18parce que pour le coup, il était le box à côté de moi,
12:21assis sur une chaise, comment dire, derrière le box.
12:23Et il me regarde, il me fait,
12:25plus jamais, plus jamais.
12:27Bon, deux heures après, il avait repris un peu d'énergie.
12:29Il me dit, non, mais en fait, c'était bien, calme-toi, calme-toi.
12:32Et en fait, j'avais cette image-là où lui, il a connu l'époque
12:36de l'endurance qui était plus de la gestion,
12:39comment dire, moteur, etc., plus qu'aujourd'hui.
12:43Et encore, en 2010, on n'était pas encore dans les grandes années
12:45où tu pouvais attaquer comme on le fait aujourd'hui.
12:47Et pour le coup, c'était déjà très difficile.
12:49Donc non, c'était rigolo, c'est un bon souvenir.
12:51Et aujourd'hui, je me rappellerai comme si c'était hier,
12:54bien entendu, j'ai eu mon baccalauréat,
12:57je suis parti un petit peu à la fac.
13:01Après, j'ai commencé un BTS, après, je suis parti à la fac.
13:05Et au bout d'un an de fac, j'étais voir ma mère,
13:09je lui ai dit, non, mais en fait, je vais faire de la moto.
13:12Je vais faire de la moto, c'est ça qui m'anime, etc., etc.
13:15Sauf que quand je lui dis ça, on n'est rien, quoi.
13:18Et là, en fait, à aucun moment,
13:21elle m'a dit, est-ce que tu es sûre de toi ?
13:23Elle m'a dit, OK, d'accord.
13:24Par contre, il faut que tu trouves un travail dans un premier temps
13:28pour que tu gagnes de l'argent, il faut que tu fasses des formations,
13:30passer mon bras d'État.
13:31Et là, je me suis dit, moi, maintenant, qui suis père,
13:35et puis ma mère, elle me le redit au gourmet,
13:36elle me dit, moi, je pensais qu'il y en a un qui allait faire de la moto,
13:38l'autre qui allait être médecin.
13:39Je me suis retrouvé à avoir deux pilotes,
13:42enfin, deux enfants qui font de la moto.
13:44Et ce qui était joli, c'est qu'en fait, on a été officiel au même endroit.
13:48J'ai pris quelques notes et on parlait de ta faculté à gagner, etc., etc.
13:52Les statistiques de sa saison 2025.
13:5512 victoires sur 14 courses.
13:59111 tours en tête sur 201 parcourus.
14:01100% des épreuves terminées.
14:03345 points marqués.
14:05Voilà.
14:06C'est...
14:07C'est réglé.
14:08C'est réglé.
14:09C'est le genre de saison où, en fait, c'est extraordinaire,
14:13mais ce n'est pas celle que je garde le plus, comment dire...
14:16Ce n'est pas celle qui t'a marqué le plus.
14:17Non, parce qu'en fait, si tu veux, quand tu...
14:19En fait, moi, je me suis toujours battu pour être champion,
14:21pas pour gagner un maximum de courses.
14:23Alors, si, plus tu gagnes de courses, plus tu vas être champion.
14:26Mais on se rappelle de Deby's en 2022,
14:28c'est lui qui a gagné plus de courses, il n'a pas été champion.
14:30Donc, à la fin, moi, mon but, c'est d'être champion.
14:33Et de vivre une saison comme ça, en fait,
14:34je me suis retrouvé à avoir une pression qui était différente
14:37que celle que je me mets depuis des années,
14:38c'est de savoir si j'ai gagné toutes les courses.
14:41Et en fait, ça a presque enlevé cette saveur d'être vraiment champion,
14:44de se dire que la saison...
14:46Ça t'a plus mangé l'esprit de dire...
14:48Ça ne m'a pas mangé l'esprit, parce qu'en fait,
14:50c'est une chance d'avoir cette possibilité de pouvoir se battre
14:54pour gagner toutes les courses.
14:55Mais c'est juste qu'en fait, si tu veux,
14:57il y a un moment...
15:01Tu sais, c'est des trucs que j'ai appris,
15:02à gérer, que je ne savais pas avant, etc.
15:05Et forcément, ça te met un petit peu plus de pression.
15:07Mais sauf que je pense que, de manière générale,
15:09ce qui a été le plus dur, c'est que quand tu as été champion
15:11et que tu as fait ta part de travail,
15:14il y a un moment où la pression, elle se relâche.
15:16Obligatoirement.
15:16Et je pense que nous, clairement,
15:17et ce n'est pas moi, c'est en général,
15:19on est arrivé au Vigeant
15:21avec un petit peu plus de dilettante, etc.
15:24Et en fait, moi, j'ai adoré.
15:27Parce qu'en fait, à la première course,
15:29on nous a mis en place.
15:30En disant, mais mec, tu peux être le meilleur
15:32à avoir gagné 12 courses,
15:33il s'empêche que là, tu as pris 6 ou 7 secondes à la course.
15:36Et pourtant, j'étais à fond.
15:37Et en fait, moi, je trouve que c'était parfait
15:39de finir l'année comme ça,
15:41pour se dire,
15:43à tout moment, ça change.
15:44Il n'y a pas de genre,
15:45tu es champion, tu as gagné 12 courses,
15:46l'année prochaine, tu vas en gagner encore 12.
15:47Non, c'est vraiment de...
15:49Et c'est pour ça qu'il y en a plein de personnes,
15:52je leur ai dit, moi, je préfère
15:53avoir gagné que 12 courses sur 14
15:55que d'avoir gagné les 4 courses
15:56parce que je ne suis pas sûr que...
15:57L'échec, tu apprends beaucoup plus de choses
15:58que la victoire.
15:59Et gagner les 14 sur 14, en fait,
16:01c'est pour arriver comme un coq en 2026
16:03et te prendre une claque à la première course.
16:05Là, on sait.
16:06Alors, on arrive un petit peu
16:08sur la fin de notre échange.
16:10Et on a vu derrière toi
16:11beaucoup d'images défiler avec des jeunes.
16:14Et ça aussi, c'est quelque chose,
16:16comme disait Pascal,
16:17gentiment, tu as 41 ans.
16:19Il y a ce phénomène de transmission.
16:21Ça aussi, c'est important,
16:22cette KF78, cette académie
16:25que tu as créée avec ton frère,
16:26KF, Kenny, Freddy.
16:28Il y a José Kuhn aussi
16:29qui vous accompagne sur ça.
16:33Pourquoi ? Comment ?
16:34Qu'est-ce que ça traduit ?
16:37Alors, c'est arrivé quand Freddy...
16:40Juste avant que Freddy arrête sa carrière,
16:41je crois que c'était en 2021.
16:4321 et 22, il arrêtait en 2022,
16:44mais c'est en 21 qu'il a commencé à le faire.
16:47Et en fait, on s'est dit, on monte ça
16:48parce qu'aujourd'hui,
16:51alors déjà, je pense que la moto française
16:53avait besoin d'une structure
16:55où en fait, tu puisses te programmer.
16:57Alors, de toute façon,
16:57ce n'est pas une école de pilotage.
16:58On n'apprend pas aux enfants
16:59à faire de la moto.
17:00Ils peuvent l'apprendre
17:00avec plein de clubs en France
17:01qui s'occupent très bien de ça.
17:02Nous, c'est vraiment pour permettre aux enfants
17:04de se perfectionner et faire de la compétition,
17:07d'apprendre le haut niveau.
17:07Parce qu'en fait, on s'est rendu compte
17:09quand on observait,
17:10il y avait de moins en moins de Français
17:11et on se rendait compte
17:12que les gamins, en fait,
17:13ils n'étaient pas encadrés pour...
17:16Ils n'étaient pas, comment dire,
17:17formatés pour être bons au moment T.
17:19Ils sont avec leurs parents
17:20et tout d'un coup,
17:21ils sont sélectionnés quelque part
17:22et là, tout d'un coup,
17:23ils se retrouvent avec des gens
17:24qui ne connaissent pas,
17:24des mécaniciens qui ne connaissent pas
17:25et en fait, ils n'y arrivent plus.
17:26Ils ont besoin de six mois, un an
17:28pour pouvoir performer.
17:29Souvent, on ne leur laisse pas
17:30les six mois, un an
17:31et puis après, les enfants,
17:32ils partent aux oubliettes.
17:33Et nous, on s'est dit...
17:35Et là, clairement,
17:36il faut donner tout le mérite à mon frère
17:37parce que c'est quand même lui
17:38qui s'occupe à 90% de tout ça.
17:40Moi, je suis là dès que je peux
17:42mais il a mis quelque chose en place
17:43avec toute la méthode de travail
17:45qu'il a eue avec José
17:45pendant des années
17:47et moi qui suis beaucoup avec lui
17:49sur les courses,
17:50il a une capacité
17:53à voir les bonnes choses
17:54et les mauvaises choses
17:55chez les enfants
17:55qui est extraordinaire.
17:57Alors, des fois,
17:58il le fait avec son temps bervent
18:00qui est le sien
18:01mais moi, je n'ai jamais connu
18:03quelqu'un qui a cette faculté
18:04de tout de suite voir
18:05ce qui ne va pas sur un gamin
18:07parce qu'on ne parle que des gamins
18:08qui roulent très vite.
18:09Il faut chercher l'élite à chaque fois
18:11et nous, en fait,
18:13on a créé ça
18:14pour justement ouvrir la possibilité
18:17à des enfants qui aiment la moto
18:19qui ne sont pas mauvais
18:20à des prix qui sont, comment dire,
18:22moins importants que les autres
18:23tout simplement grâce
18:25à nos partenaires qu'on a
18:26pour que plus le prix est réduit
18:29et plus, en fait, nous, on est content
18:31parce que plus on va laisser
18:31l'opportunité à des jeunes enfants
18:33de pouvoir découvrir
18:34et pourquoi pas découvrir
18:35la nouvelle pépite.
18:36Et s'il y en a une nouvelle pépite
18:37qui n'a pas d'argent,
18:37ça sera à nous de trouver des solutions
18:39et pas que aux parents
18:40parce qu'en fait,
18:41on est aussi responsable
18:42d'aller voir certains
18:44de nos partenaires
18:44et leur dire,
18:45ben voilà, là, on a une pépite.
18:46Là, il faut l'aider
18:47parce qu'en fait,
18:49il y a quelque chose à faire.
18:49Et l'idée, c'est de monter, monter.
18:51Et aujourd'hui,
18:52quand on voit le nombre de victoires
18:54qu'on a,
18:55la technique d'apprentissage
18:58dans la compétition
18:59et qu'on voit qu'on a un gamin
19:01qui avait quasiment fait
19:02tous les échelons
19:02et qui a gagné à chaque fois
19:03et qui arrivait en moto 3
19:04l'an dernier
19:05alors que c'était sa première saison
19:06et qui a directement été
19:07champion de France
19:09alors que nous,
19:10on n'avait aucune expérience
19:10dans cette catégorie,
19:12on se dit, ok,
19:13on a trouvé quelque chose,
19:14on a trouvé une formation
19:14pour le haut niveau
19:15qui est intéressante.
19:16Maintenant, nous,
19:17ce qu'on veut
19:17et on n'a pas peur de le dire,
19:19c'est d'emmener des enfants
19:22sur un podium
19:22en cheval du moto 3.
19:23C'est le but ultime,
19:24c'est de voir un gamin
19:25qui est passé par la KF
19:26et qui, à un moment,
19:28a réussi à briller internationalement
19:30parce qu'aujourd'hui,
19:31c'est ce qui manque en France
19:32et tout le monde est à fond là-dessus.
19:34Mais en fait,
19:35je pense que clairement,
19:36on est les meilleurs
19:37parce qu'en fait,
19:38nous, on fait ce que personne ne veut faire.
19:39On s'occupe des enfants
19:40quand ils ont entre 8 ans
19:41et 13 ans.
19:42Tout le monde veut les récupérer
19:43à 13, 14 ans
19:44en tant qu'ils sont tout beaux,
19:45tout neufs,
19:45tout préparés.
19:46Et nous,
19:46on s'occupe vraiment
19:47de ce qui est le plus difficile,
19:48c'est qu'en fait,
19:48c'est vraiment de leur faire comprendre
19:49que ça ne va pas être facile.
19:50C'est important.
19:51Merci Kenny.
19:52De rien.
19:53Avec plaisir.
19:53Alors, j'ai juste une dernière question
19:55qui me tenait à cœur pour finir.
19:57Tu peux nous parler de Brad Pitt ?
20:00Pourquoi ?
20:03Ouais, ouais,
20:04je peux te parler de Brad Pitt.
20:05Alors, en fait,
20:06je vous explique,
20:07je vous explique
20:08parce qu'on a posé une fois
20:09une question à Kenny
20:10sur quel acteur
20:12il verrait pour son biopic.
20:14Si on faisait un biopic sur Kenny
20:16et Kenny a répondu Brad Pitt.
20:18Est-ce que tu as écouté
20:18ce que j'ai dit juste après ?
20:20Oui, j'ai écouté.
20:21J'ai dit,
20:21c'est parce que c'est celui
20:23qui venait de faire
20:24le film Formula One
20:26et comme il connaît très bien
20:29ce qui est sport mécanique,
20:31autant qu'il fasse le bien.
20:32J'en serais très flatteur,
20:33mais bon,
20:34il ne faut pas exagérer quand même.
20:35Bon, en tout cas,
20:36merci.
20:36merci ton énergie,
20:39ta passion.
20:39Je pense que c'est ce qui traduit
20:41clairement ton intervention,
20:42Kenny.
20:43Et puis, écoute,
20:442026, c'est parti.
20:45On espère qu'il y aura
20:46une très belle conclusion
20:46à la fin de la saison.
20:48Et puis, bonne chance aussi
20:49pour l'endurance.
20:49Merci beaucoup.
20:50À bientôt.
20:51Allez, nous,
20:52on poursuit notre émission.
20:57Allez, on poursuit ce numéro
20:58de Power Sport News
20:59en parlant maintenant
21:00d'une discipline
21:01ô combien spectaculaire
21:03et qui fait monter
21:04un petit peu l'adrénaline.
21:05On a Wayne Bourget,
21:07notre invité.
21:07Salut, Wayne.
21:08Salut.
21:09Et comme je disais,
21:10on va parler d'une discipline
21:11qui fait vraiment monter
21:12l'adrénaline.
21:12On va parler du touristrophie,
21:14les courses sur route.
21:15Donc, on voit les images
21:16derrière toi.
21:17C'est des courses de vitesse
21:18sur le réseau routier.
21:20Exactement.
21:20En fait, c'est là,
21:22le TT, du coup,
21:23le touristrophie,
21:24c'est une île.
21:26Et dans l'île,
21:26ils ont fait un circuit
21:27qui fait 61 kilomètres.
21:29Il y a 254 virages.
21:32Et du coup,
21:32on est à fond partout.
21:33Et c'est des vitesses
21:35de l'ordre de combien
21:36de kilomètres heure à peu près ?
21:37Ça dépend des catégories.
21:38Dans la Super Twin,
21:40moi, je fais du 260.
21:42Et après,
21:42ça peut aller à 320,
21:44340.
21:45Et c'est des grosses vitesses.
21:46Et on roule avec soi-même.
21:49Oui.
21:49Il faut être confiant
21:52et surtout bien préparé
21:54par rapport à sa machine
21:56et à l'environnement.
21:56Parce que,
21:57comme tu le disais,
21:57plus de 250 virages,
21:58c'est quasiment impossible
22:00à retenir du premier coup.
22:01Non, non.
22:02Il faut le faire au fur et à mesure.
22:04Ça ne se fait pas
22:04en un claquement des doigts.
22:05C'est beaucoup de travail
22:06en haleine derrière.
22:07Avant, pendant.
22:08Et on se progresse
22:10à chaque fois.
22:11Mais le problème,
22:11c'est que plus on va vite,
22:13plus il y a de choses
22:13à prendre en compte.
22:14Et du coup,
22:14plus il faut freiner plus vite
22:15ou plus tard
22:16et ainsi de suite.
22:17Et c'est ça
22:19qui est mythique là-bas.
22:20Alors,
22:21Pascal,
22:22loin de parler
22:22de course mythique,
22:24c'est le moins qu'on puisse dire.
22:25Le Tourist Trophy,
22:26ça fait partie du monde
22:27des Grands Prix
22:27pendant un moment.
22:28C'est une course
22:29que tu connais bien
22:30parce que tu t'y es rendu
22:30à plusieurs reprises.
22:32C'est quoi,
22:33je dirais,
22:34le feeling
22:35qui règne autour
22:36de l'île de Man
22:37pendant cette course
22:38du Tourist Trophy ?
22:40Le feeling,
22:41c'est le flègue
22:43des Anglais.
22:44Donc,
22:44ils ont commencé
22:45il y a un siècle.
22:46Il y a un siècle,
22:47ils ont mis,
22:48ils sont mis à disposition
22:49un terrain
22:50pour s'amuser.
22:52Au début,
22:53c'était des voitures.
22:54Après,
22:55c'est la moto
22:55qui a pris le pli.
22:57Et puis,
22:58comme ce monde
22:59vit autour
23:00principalement
23:00du monde de liberté,
23:02de pouvoir faire
23:03ce qu'on a envie
23:04de faire
23:04quand on a envie
23:05de le faire,
23:06effectivement,
23:07ça a été pendant
23:08très longtemps
23:08au Continental Circus
23:09quand ils sont aperçus
23:10qu'effectivement,
23:11les motos allaient
23:11de plus en plus vite,
23:12les choses étaient
23:13forcément de plus en plus
23:14dangereuses.
23:15On a tous un souvenir
23:17d'un oncle,
23:19d'un copain,
23:19d'un ami
23:20qui a toujours dit
23:21à une époque,
23:21regarde cette cassette,
23:22regarde cet environnement
23:24de la course moto,
23:25elle est exceptionnelle
23:27et tout ce qui est
23:27un peu exceptionnel
23:29attire le participant,
23:31attire le public,
23:33un peu le côté
23:34des arènes de l'Utès
23:35à l'époque.
23:36C'est ça.
23:37C'est des gladiateurs,
23:38on les compare souvent
23:40à des gladiateurs.
23:41Ceux qui ne connaissent pas
23:42les comparent à des fous.
23:43Moi,
23:44ça fait 10 ans
23:44que je vais
23:45au Touristrophie
23:46puisque la marque
23:48que je représente,
23:48Métule,
23:49on est partenaire.
23:50Donc,
23:51effectivement,
23:52au début,
23:52on se demande pourquoi
23:54et à la fin,
23:55on s'aperçoit
23:56que les gens
23:56sont tellement demandeurs
23:57pour y aller
23:58qu'on ne se demande plus
23:59pourquoi.
24:00Parce que c'est à la fois
24:01une vraie fête
24:03et puis un environnement
24:04qui est top.
24:05Exceptionnel.
24:06Alors,
24:06justement,
24:07par rapport à ce que vient
24:07d'expliquer Pascal,
24:09Wenn,
24:09comment toi,
24:10ça t'est venu,
24:11j'allais dire,
24:12ce démon du Touristrophie ?
24:13Comment tu as attrapé le virus ?
24:14Alors,
24:15du coup,
24:16comment j'ai attrapé le virus ?
24:17Comme il disait,
24:17mes parents avaient une cassette
24:19à l'époque.
24:19Ah oui,
24:20d'accord.
24:20Donc,
24:20on était vraiment dans le bon exemple.
24:22Et du coup,
24:23comment il y avait
24:24de la motocross
24:25et tout dans la cassette
24:27et en fait,
24:27il y avait un passage
24:28que sur le TT
24:29et en fait,
24:29je suis tombé amoureux,
24:30j'étais tout petit.
24:31La cassette,
24:32je crois,
24:32c'est 97 ou 98
24:35et du coup,
24:35après,
24:36j'ai commencé le circuit
24:36et puis mon but de team,
24:38c'était d'aller en course sur route.
24:40Alors,
24:40comment on se prépare,
24:42comment on franchit les étapes
24:45pour arriver au Touristrophie ?
24:46Parce que j'imagine,
24:47enfin,
24:47je n'y connais pas,
24:48pour être très franc,
24:49je n'y connais pas grand-chose
24:50aux courses sur route
24:51mais j'imagine
24:52que le Touristrophie,
24:52c'est le Graal.
24:53On ne peut pas y aller
24:54du jour au lendemain
24:54en disant,
24:55tiens,
24:55j'ai ma moto,
24:55aujourd'hui,
24:56je vais faire le Touristrophie.
24:57Non,
24:57il faut faire des sélections.
24:58Il y a plusieurs méthodes
24:59pour y aller.
25:00Soit un invité,
25:01on peut aller directement au TT
25:02pour ceux qui vont très vite.
25:04Après,
25:04sinon,
25:05il y a plein de petites courses
25:06en Europe
25:07où j'ai fait des podiums.
25:08Moi,
25:08du coup,
25:08en République tchèque,
25:09c'est le TT,
25:10mais sur 6 km.
25:11J'ai fait plusieurs podiums là-bas
25:13et après,
25:14je me suis engagé,
25:14moi,
25:15du coup,
25:22il faut faire ses preuves,
25:22il faut faire un chrono de référence
25:23pour pouvoir aller au TT
25:24et je l'ai fait
25:25et du coup,
25:26maintenant,
25:26ça va être mon troisième TT
25:28et ma huitième participation.
25:29Il faut savoir qu'à une époque,
25:31tu t'inscrivais,
25:32tu étais sur une liste,
25:33il y avait 10 ans d'attente
25:34pour participer au TT.
25:36Tu n'allais pas au TT,
25:37comme ça,
25:37tu ne faisais pas le Touristrophie.
25:40Pour ceux qui n'étaient pas
25:41des stars du piloteur,
25:45il y avait une liste d'attente.
25:46Qu'est-ce qui est le plus difficile
25:48la première fois qu'on roule ?
25:49C'est la vitesse
25:50avec la perception
25:51parce que tu as dit
25:53que tu avais fait un peu de circuit,
25:54tu fais aussi de l'endurance.
25:55Sur un circuit,
25:56on n'a pas d'environnement proche.
25:58Là,
25:59tu es entre les murs,
26:00on le voit sur ces images-là,
26:01c'est juste incroyable.
26:03C'est cette perception de la vitesse
26:04qui est difficilement assimilable au début.
26:06C'est quoi le plus dur ?
26:07Le plus dur,
26:08j'ai fait 54 tours de voiture
26:10la première année
26:11que j'y suis allé.
26:12Avant mes premiers tours de roue,
26:14je suis parti
26:14et en fait,
26:15j'étais perdu.
26:16Parce qu'entre la...
26:17J'étais perdu dans le sens
26:19où avec la vitesse,
26:20on arrivait tellement vite
26:21à des virages
26:22que du coup,
26:22je ne savais plus du tout
26:23où j'étais.
26:24Et en fait,
26:25du coup,
26:26le soir,
26:27j'ai refait des tours des tours.
26:28J'ai retravaillé différemment
26:29parce que j'ai été voir
26:30John McGuinness
26:30qui m'a dit
26:31regarde une vidéo plutôt de moto.
26:34Tu prends ma...
26:34Il avait des vidéos embarquées.
26:36Du coup,
26:36j'ai pris sa vidéo
26:37et j'ai travaillé avec ça
26:39et j'ai fait un tour
26:40et j'ai fait un tour
26:40avec Dean Harrison
26:41à l'époque
26:41qu'il avait gagné
26:42avec mon team
26:43avec qui j'avais roulé.
26:45Il m'a beaucoup épaulé
26:46et en fait,
26:46c'est en roulant
26:47qu'on apprend vraiment
26:48à y aller.
26:51Après,
26:51c'est à notre rythme
26:52et puis avec nos points
26:53de repère
26:54et puis on y va.
26:55Toi,
26:55ton meilleur tour
26:56au Tourist Trophy,
26:57c'est quoi ?
26:58Alors,
26:58mon meilleur tour,
26:59du coup,
26:59c'est en Super Twin
27:00parce que je ne l'ai pas fait
27:01encore en 600
27:02et en 1000.
27:02c'est à 111,
27:05111,
27:07394 miles
27:08pour de moyenne
27:09sur un tour.
27:10Ce qui fait
27:11167,
27:12je crois,
27:12de mémoire.
27:12Est-ce que tu penses
27:13que c'est plus facile
27:14de passer du circuit
27:16à l'île de Man
27:17ou de faire,
27:18au contraire,
27:19un pilote de course
27:21sur route
27:22passe au circuit ?
27:23Je pense que c'est plus facile
27:24de la vitesse
27:26sur circuit
27:27et aller à l'île de Man.
27:28Après,
27:29ce n'est pas pareil
27:29parce que du coup,
27:30moi,
27:30je fais les deux
27:30et je sais que
27:31quand je roule
27:32notamment là au Bol d'or,
27:33j'avais du mal
27:34à enlever cette limite
27:35que je me fixais
27:36tout le temps.
27:37Du coup,
27:37j'avais toujours
27:38une garde un peu
27:39trop importante.
27:40Du coup,
27:40je perdais beaucoup
27:41de temps
27:41sur certains secteurs.
27:43Alors,
27:43Owen,
27:43tu parlais justement
27:44de l'adrénaline
27:45et il n'y a rien
27:46qui remplace
27:46le Tourist Trophy.
27:47Pourtant,
27:47tu fais de l'endurance.
27:49J'ai une question
27:50toute bête.
27:50Tu as été champion
27:51du monde production
27:52cette année
27:53sur la nouvelle catégorie
27:54qui a été créée.
27:56Tourist Trophy,
27:57le titre de champion,
28:00tu les positionnes comment ?
28:01Le TT est là,
28:03l'endurance est là.
28:04Ah ouais ?
28:05On en parlait aussi
28:06avec John,
28:07pareil,
28:08parce que du coup,
28:08il a gagné le TT.
28:09Il m'a fait,
28:10moi,
28:10je suis là,
28:10mais toi,
28:10tu es là
28:11parce que c'est l'endurance,
28:11c'est plus facile.
28:12Enfin,
28:13c'est plus facile,
28:13entre guillemets,
28:14mais non,
28:15c'est deux courses
28:16complètement différentes
28:17et on ne réagit pas pareil.
28:18Ce n'est pas du tout
28:20ce n'est pas trop comparable.
28:22D'accord.
28:23Parce que ce n'est pas du tout
28:24la même ambiance,
28:24ce n'est pas du tout
28:26les mêmes...
28:27Il y a trop de choses
28:29à prendre en compte
28:29sur OTT
28:30que sur circuit,
28:31en fait,
28:32on répète toujours
28:32la même chose,
28:33on va toujours freiner
28:33au même endroit,
28:34accélérer au même endroit
28:35qu'OTT,
28:36c'est différent.
28:37Mais les pilotes d'antan
28:38du Continental Circus,
28:40il ne faut quand même
28:41pas croire qu'à l'époque,
28:42quand on les regardait rouler
28:43avec des casques Cromwell,
28:45avec des lunettes posées,
28:46des combinaisons de cuir
28:47qui ressemblaient
28:48à pas grand-chose,
28:49des petits gants,
28:50des petites bottes,
28:51des motos
28:51qui ne respiraient pas
28:52la sécurité
28:53et ils allaient très très vite,
28:55peut-être même encore plus vite
28:56si on comparait
28:58la technologie d'aujourd'hui
28:59et les circuits d'aujourd'hui
29:02et les circuits d'antan.
29:03Donc, quand ça se loupait
29:04à une certaine époque,
29:05on a toujours été
29:06à la recherche de la performance.
29:082026,
29:09Challenge,
29:10donc,
29:11retour au Tourist Trophy.
29:12Tu continues aussi l'endurance ?
29:13Oui, du coup,
29:14je continue l'endurance
29:16et l'ETT.
29:17Donc là,
29:17on s'est engagé
29:18avec Basson Bar Racing.
29:19Ça fait deux ans
29:19que je roulais avec eux.
29:21Donc,
29:21on a gagné deux fois
29:22les 24 heures de Barcelone
29:23en 600.
29:24L'année dernière,
29:24on a fini septième
29:26avec les 1000 confondues
29:27sur 54 motos.
29:29Et à la fin de la course
29:31avec Ramon,
29:32du coup,
29:32qui est le team manager,
29:33on s'est tapé dans la main.
29:34Bon,
29:34l'année prochaine,
29:35on fait les 24 heures du Mans.
29:36Et du coup,
29:37là,
29:37on a tout donné
29:38pour y arriver.
29:39Donc là,
29:39les motos
29:39ne sont pas encore finies,
29:41mais ça arrive.
29:42Tu vas rouler
29:43sur quelle minute ?
29:44Il y a ma R1,
29:44du coup.
29:45On en a deux,
29:46dont une prêtée
29:47par un des partenaires.
29:49Donc,
29:49ça aide énormément.
29:50Et ensuite,
29:51on part directement
29:52à la Nord-Ouest,
29:54le TT
29:55et on revient au mois de juin.
29:56OK.
29:57Écoute,
29:57merci beaucoup,
29:58Wend,
29:59de nous avoir
29:59un petit peu transporté
30:01avec l'aide de Pascal
30:02dans cette atmosphère.
30:03Parce qu'on peut parler
30:05vraiment d'atmosphère particulière,
30:06de cette bulle
30:07un peu particulière
30:08du Touristrophie.
30:09Et puis,
30:10bien évidemment,
30:10on te souhaite le meilleur,
30:11tant sur tes courses sur route
30:13que sur l'endurance.
30:15Merci à vous
30:15de m'avoir invité.
30:16C'est une très belle émission.
30:17Et je vous invite
30:18à regarder toutes les émissions
30:19parce que c'est
30:20toute la moto.
30:21Et c'est ça qui est magnifique
30:23dans Power Sport Newt.
30:25Merci, Wend.
30:25Merci beaucoup, Wend.
30:26Merci.
30:26Merci.
30:26Sous-titrage Société Radio-Canada
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