00:00François Clémenceau, ce qu'on comprend bien aujourd'hui, c'est que sans la paix entre Israël et le Hezbollah,
00:05il n'y aura pas d'accord avec l'Iran.
00:06Oui, c'est une évidence maintenant pour Donald Trump, et on le comprend bien à travers ce coup de fil
00:10à Benjamin Netanyahou,
00:12où il essaye absolument de sauver ce qui reste à sauver de son plan, qui consiste à, non pas faire
00:19la paix, mais à obtenir un accord de paix avec l'Iran.
00:23Et c'est une évidence depuis le début, et on l'a suffisamment répété ici sur ce plateau, quoi qu
00:29'on en pense,
00:29que pour l'Iran, il ne peut pas y avoir de paix au Moyen-Orient sans qu'il y ait
00:34la paix au Liban.
00:35Pourquoi ? Parce que c'est sa réalité stratégique. L'Iran, le Liban, la Syrie, l'Irak, le Yémen, c
00:42'est l'arc chiite,
00:43et qui constitue sa zone d'influence et donc sa puissance au Moyen-Orient.
00:47Il considère à tort, enfin à tort en droit en tout cas, que le Liban est une forme de colonie,
00:54que c'est chez lui.
00:56Non, ça n'est pas chez lui, mais il se trouve que le Hezbollah, son proxy, y fait la loi
01:01depuis trop longtemps,
01:02a pris en otage en partie l'État libanais, et c'est ce qui permet effectivement au Hezbollah d'avoir
01:08un levier dans cette négociation avec son parrain iranien.
01:12Et donc, pour Donald Trump, on le voit, la grande difficulté, c'est de savoir s'il peut continuer à
01:17tordre le bras de Benjamin Netanyahou
01:19pour qu'il n'aille pas trop loin au Liban, pour ne pas faire capoter tout le reste, c'est
01:23-à-dire la paix au Moyen-Orient.
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