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  • il y a 17 minutes
Jordan Bardella, président du Rassemblement national, était l'invité du Face-à-face sur RMC et BFMTV ce lundi 1er juin. Il est revenu sur les débordements après le sacre du PSG.

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Transcription
00:00Vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Jordan Bardella.
00:03Bonjour.
00:04Merci de répondre à mes questions ce matin dans ce studio.
00:06Vous êtes le président du Rassemblement National, député européen et candidat bis, je l'appellerai comme ça, à l'élection
00:11présidentielle.
00:12On va revenir évidemment sur ce qu'il s'est passé après la victoire du PSG en Ligue des Champions,
00:16nuit de violence à Paris et dans plusieurs villes de France.
00:19Le ministre de l'Intérieur annonce ce matin qu'il y a eu 890 interpellations, 45% de plus que
00:25l'an dernier.
00:26On va revenir évidemment sur ces interpellations, sur ce qu'il s'est passé, sur les quelques jugements qui devraient
00:31arriver dès cet après-midi avec les premières comparutions immédiates.
00:34Mais je voudrais qu'on se projette, qu'on essaie d'imaginer qu'on est dans un an.
00:38Dans un an, même jour, même heure quasiment.
00:41Imaginons le scénario où vous auriez été élu deux semaines plus tôt que la Ligue des Champions, élu président de
00:47la République, vous ou Marine Le Pen.
00:49Deux semaines après les élections présidentielles, il y a la finale de la Ligue des Champions.
00:53Le PSG, imaginons, est en finale et gagne.
00:56Comment est-ce que vous, vous feriez pour que ce ne soit pas la même chose ?
00:59D'abord, très certainement, deux semaines après le second tour des élections, il aurait été très certainement du rôle du
01:05président de la République,
01:05puisque la passation n'aurait pas eu lieu, de gérer de tels incidents.
01:09Mais d'abord, j'aimerais dire comme...
01:10Vous vous défaussez un peu quand même.
01:11Non, non, non, non, je vais vous présenter...
01:14Non, non, non, non, je vais peut-être remettre un peu les choses en perspective.
01:17Alors, imaginons que c'est trois semaines après.
01:18Trois semaines après, c'est vous.
01:20Ce qui apparaît pour beaucoup de Français comme une non-réponse de la part de l'État.
01:25Parce que moi, je suis comme beaucoup de gens, j'ai été horrifié par les scènes du week-end.
01:29Nous avons vu en plein Paris des scènes de quasi-guerre civile.
01:33Des commerces ont été pillés, vandalisés.
01:36Des policiers ont été pris à partie.
01:38Des journalistes.
01:39Des abribus ont été cassés.
01:42Et on a vu un climat et un déferlement de violence auquel nous sommes malheureusement en train de s'habituer
01:47et qui ne fait qu'empirer mois après mois, année après année.
01:51Et si j'ai accepté votre invitation ce matin, c'est pour lancer un message d'alerte aux Français et
01:57leur dire réveillez-vous.
01:58Réveillez-vous parce que la France est en train de devenir un pays où la vie et la fête sont
02:03devenus aujourd'hui totalement impossibles.
02:05Il n'y a plus une seule manifestation liée au football, une seule manifestation sportive.
02:11Il n'y a plus de fêtes populaires, de fêtes de village dans notre ruralité sans que cela dégénère systématiquement
02:17et que l'on voit se reproduire des comportements qui sont des comportements de prédateurs
02:21et qui sont systématiquement déployés selon le même mode opératoire.
02:26On arrive systématiquement, on commence par défier les policiers que l'on considère être une bande rivale.
02:34On s'en prend aux forces de sécurité, aux policiers, aux gendarmes, aux pompiers.
02:37On détruit tout sur son passage.
02:39On casse les commerces, on casse les abris de bus, on brûle des voitures et ensuite on pille.
02:46Et je dis aux Français, réveillez-vous parce que dans quelques temps, ils casseront la porte des immeubles et ils
02:52rentreront dans vos appartements.
02:53Si l'État ne reprend pas la main sur sa politique de sécurité, sur sa politique pénale et par-dessus
03:01tout sur sa politique migratoire.
03:03Parce qu'il y a évidemment un lien, madame, entre notre incapacité depuis 30 ans à maîtriser l'immigration,
03:09à assimiler des populations qui sont arrivées dans notre pays et dont beaucoup aujourd'hui sont physiquement en France,
03:16mais dont l'âme et dont le cœur est ailleurs et n'aura jamais une occasion pour exprimer leur mépris
03:21à l'égard des institutions,
03:23leur haine de la France et pour s'en prendre à des symboles.
03:26C'est vrai avec les commerces, c'est vrai avec les voitures de familles modestes qui n'ont que leurs
03:32yeux pour pleurer au petit matin.
03:33Vous dites ce matin, Jordan Bardella, que ce qu'il s'est passé dans la nuit de samedi à dimanche,
03:37c'est un lien avec l'immigration ?
03:40Je ne suis pas certain qu'il y ait beaucoup de Français qui vous répondent non.
03:43Il y a même des Français issus de l'immigration qui, lorsqu'ils sont arrivés en France,
03:48il y a très longtemps ont fait un effort exigeant pour devenir Français,
03:52pour respecter les institutions, pour apprendre la langue, pour épouser le roman national.
03:57Et il y a aujourd'hui des jeunes qui sont issus de cette immigration,
04:00qui ne semblent pas soumis à cet effort et qui n'auront jamais encore une fois une occasion
04:05pour exprimer leur rejet des institutions et pour exprimer leur rejet dans notre pays.
04:10Et c'est vrai que c'est bien souvent lié au football, c'est bien souvent lié à certains clubs
04:13de foot.
04:14Il y a quelques jours, je ne crois pas qu'il y ait eu des incidents de ce type
04:16lors de la victoire du RC Lens lors de la Coupe de France.
04:20Lorsqu'il y a des manifestations liées au rugby ou à Roland-Garros,
04:23on ne voit pas ce type de scène se produire.
04:26Donc le monde ce matin nous regarde effarés.
04:29Nous avons perdu notre grandeur, nous avons perdu notre rayonnement
04:32et nous sommes désormais en train de perdre la main sur notre propre territoire,
04:35dans un pays qui se tribalise et dans lequel il n'y a plus aujourd'hui un seul territoire,
04:40plus une seule commune, une seule ville, une seule banlieue, un seul village français
04:45où on est à l'abri de la violence et de l'insécurité.
04:47Donc cette question, elle sera évidemment au cœur de la campagne présidentielle
04:51et nous serons toujours, nous, au Rassemblement National avec Marine Le Pen,
04:54du côté de la protection des Français, de la tolérance zéro et de la sanction
04:58avec les délinquants et les criminels qui pourrissent la vie des honnêtes gens.
05:01Il y a énormément de choses dans tout ce que vous venez de dire.
05:03C'est une sorte de long plaidoyer.
05:06On va s'arrêter sur votre tolérance zéro, sur les conséquences.
05:09Je vous reposerai quand même la question parce qu'à un moment ou à un autre,
05:11si vous venez au pouvoir, il faut pouvoir assumer ce que vous dites.
05:14Et donc, quand je vous dis deux semaines après,
05:16il y a potentiellement le même scénario, comment on change.
05:19Mais vous dites, il y a un rapport avec l'immigration.
05:22Est-ce que vous dites comme Éric Zemmour,
05:24vous avez peut-être entendu ses propos ce week-end, il dit,
05:27« Les violences d'hier n'ont rien à voir avec le foot.
05:30Elles sont les premiers symptômes d'une guérilla de civilisation. »
05:34Nous avons vu à l'évidence des scènes de guerre civile.
05:38Je ne vois pas bien le rapport entre le football,
05:40la victoire d'un club de foot du Paris Saint-Germain,
05:43dont il faut se réjouir et se féliciter,
05:45et les drapeaux palestiniens que j'ai pu voir, par exemple.
05:49Je ne vois pas bien le lien entre la victoire d'un club de football
05:53et la nécessité de mobiliser près de 22 000 policiers,
05:56notamment dans l'agglomération parisienne,
05:58parce qu'on sait que ces territoires sont fracturés.
06:01Ils sont fracturés par le communautarisme.
06:02Ils sont fracturés par la présence autour de Paris
06:05de nombreux quartiers sensibles.
06:07Souvenez-vous de cette finale en 2022
06:09entre Liverpool et le Real Madrid au Stade de France,
06:13où on a vu des rasiats de jeunes qui sont descendus des cités
06:16pour piller les supporters,
06:18pour piller les supporters britanniques notamment,
06:22pour casser, pour vandaliser et pour piller.
06:24Pour vous, ce sont les mêmes comportements de prédateurs.
06:27Vous avez dit tout à l'heure,
06:28je voudrais réveiller les Français,
06:30parce que demain, ils viendront fracasser
06:32les portes de vos immeubles,
06:35ils rentreront dans les immeubles.
06:36C'est qui, ils ?
06:37Ce sont ces jeunes qui se comportent comme des prédateurs.
06:40Ce sont ces jeunes qui, bien souvent,
06:45sont en situation d'échec scolaire,
06:48qui expriment régulièrement leur contestation de l'autorité,
06:53leur contestation de notre identité,
06:55de notre langue, de nos valeurs, de nos policiers.
06:57Je ne vois pas encore une fois bien le rapport
06:59entre la victoire d'un club de football
07:01et le fait de cibler des forces de police
07:03au tir de mortier,
07:04lorsque l'Olympique de Marseille, dans les années 90,
07:06a remporté la Ligue des champions.
07:08Je ne crois pas qu'il y ait eu nécessité
07:10de déployer des forces de police
07:11pour arrêter des cassages d'abribus
07:15ou pour abriter des incendies de voiture.
07:17Vous vous mettez à la place, madame,
07:18et je sais que vous le faites
07:20et que vous donnez régulièrement la parole aux honnêtes gens,
07:22mais des Français qui se réveillent le matin,
07:24qui travaillent très dur
07:26et qui voient leur voiture incendiée.
07:27Des gens qui se lèvent très tôt le matin,
07:30qui vont bosser et qui en ont ras-le-bol
07:32de payer pour les autres,
07:34de payer pour ceux qui ne font rien
07:35et pour ceux qui cassent tout.
07:36Donc, si demain, nous sommes à la tête du pays,
07:38nous sifflerons la fin de la récréation.
07:39Il faut d'abord mettre en place systématiquement
07:42le principe du casseur-payeur.
07:44Et deuxièmement, nous sommes favorables
07:45à la suppression des allocations familiales
07:47aux parents de mineurs récidistes,
07:49parce qu'il y en a assez,
07:50que les gens qui travaillent,
07:51que les gens qui bossent
07:51et qui se lèvent le matin
07:52soient contraints de payer
07:53pour ceux qui cassent tout.
07:54C'est insupportable.
07:55Casseur-payeur, allocation...
07:58Comme beaucoup de Français,
07:58insupportable de voir la septième puissance économique mondiale
08:01être tenue en échec par des ordres de prédagogie.
08:04Jordan Bardella, vous avez vu les mots
08:06de Geert Wilders, le néerlandais,
08:09les mots d'Alice Wider,
08:10qui est à la tête de l'AFD en Allemagne.
08:12Geert Wilders, il dit,
08:14avec des images de ce qu'il s'est passé samedi soir,
08:17arrêtez-les et déportez-les tous.
08:19Alice Wider, elle dit,
08:21« Remigration »,
08:22est-ce que vous vous sentez proche
08:24de cette analyse-là ?
08:25Non, moi je me sens proche
08:26de l'analyse qui consiste
08:28d'abord à faire preuve
08:29de la tolérance zéro
08:30à l'égard de ce type de comportement.
08:32Oui, mais vous avez parlé de migration.
08:34Je l'ai dit.
08:34Oui, je pense qu'il y a un lien,
08:35évidemment, avec l'immigration.
08:36Alors, maintenant, je vous pose la question.
08:37Et la première mesure, madame...
08:38Est-ce que, au fond,
08:39vous pensez comme eux ?
08:40Je ne vais pas sur les mots.
08:41Le premier moyen pour établir
08:43la sécurité en France,
08:44c'est d'arrêter l'immigration.
08:45Vous voyez ?
08:45Mais vous n'allez pas renvoyer chez eux
08:47des gens qui sont là
08:47depuis deux générations,
08:48une génération ?
08:49Non, mais en revanche,
08:50nous allons expulser systématiquement
08:52les délinquants
08:52et criminels étrangers.
08:54Deuxièmement,
08:54si on n'arrête pas les flux,
08:55on ne peut pas relancer
08:56la politique d'assimilation.
08:57La plupart sont nés en France.
08:59Oui, mais le savent-ils.
09:00Ils ont été élevés en France.
09:01Oui, mais le problème,
09:02c'est qu'on a fait venir
09:03dans notre pays
09:04et c'est le problème
09:05de l'effondrement de l'école,
09:07de l'effondrement
09:07de notre système culturel,
09:09de notre politique d'assimilation
09:11depuis des années.
09:13Alice Weidel est une députée allemande.
09:15Donc, je ne vais pas me mettre
09:16à condamner.
09:17Enfin, l'AFD,
09:19parce qu'elle est la présidente
09:20d'un parti politique allemand
09:21qui s'appelle l'AFD,
09:21ne siège pas dans le groupe
09:22du Rassemblement National
09:23au Parlement européen.
09:24Mais vous avez déjeuné avec elle ?
09:26Oui, j'ai déjeuné avec elle
09:27il y a peut-être deux ou trois ans.
09:29Oui, c'est ça.
09:29Deux ans, me semble-t-il.
09:30Gerd Wilders,
09:31vous vous êtes retrouvé avec lui
09:33à un rassemblement des Patriotes
09:34à Milan.
09:35Donc, vous pensez qu'avec ce qu'on vient
09:38de vivre ce week-end,
09:39le sujet, c'est d'aller observer
09:41les déclarations
09:42de ressentir politiquement au Pilar.
09:44Ma question, c'est jusqu'où vous allez
09:45dans la logique,
09:46puisque vous dites
09:46c'est un problème,
09:48je l'entends parfaitement,
09:49vous dites,
09:50vous l'avez exprimé,
09:51c'est un problème
09:52qui est lié à l'immigration.
09:54Maintenant, je vous pose la question,
09:55c'est un problème lié à l'immigration,
09:56mais les jeunes,
09:58la plupart de ceux
09:59qui ont été arrêtés,
10:00ils sont de nationalité française.
10:01Ils sont nés en France.
10:02Absolument.
10:03Mais il y a un lien évident
10:04avec l'immigration.
10:06Et c'est la raison pour laquelle
10:07je vous explique depuis quelques minutes
10:08que nous avons un problème
10:10avec notre politique d'assimilation.
10:11Donc, c'est très simple.
10:13Ceux qui sont étrangers,
10:14qui commettent des crimes
10:15ou des délits,
10:16seront expulsés.
10:17Ceux qui sont français
10:19devront se confronter
10:20à un système pénal
10:23qui aura été remis en ordre
10:24et qui fera preuve
10:26de la fermeté la plus totale.
10:27Donc, nous allons rétablir,
10:29madame, des peines planchées.
10:30Lorsque vous vous en prenez,
10:31par exemple,
10:32à un policier,
10:33que vous attentez
10:34à l'intégrité physique
10:35de la personne
10:35qui doit retrouver
10:36un caractère sacré
10:37dans le droit français,
10:38il ne sera plus possible
10:39d'aménager les peines.
10:40Il y a des peines maximales
10:41dans le droit français.
10:42Il doit donc exister
10:43des peines minimales
10:43et nous les mettrons en œuvre
10:44à compter du printemps 2027
10:46si nous arrivons
10:47à la tête du pays.
10:48Deuxièmement,
10:48nous devons développer
10:49des lieux d'incarcération
10:50pour les mineurs.
10:51Une grande partie
10:52de cette délinquance
10:53est liée
10:53à notre impuissance totale
10:56à l'égard de la délinquance
10:57des mineurs
10:58depuis trop longtemps.
10:59Donc, si demain,
11:00nous sommes en capacité
11:01de diriger le pays,
11:02nous développerons
11:03des lieux d'incarcération
11:04pour les mineurs.
11:05Il y a aujourd'hui
11:05une cinquantaine
11:05de centres éducatifs fermés
11:07qui sont en nombre dérisoire.
11:08Et sur le modèle
11:09des pays d'Europe du Nord,
11:10nous développerons
11:10des peines courtes
11:12applicables immédiatement
11:13dont la récidive
11:15entraînera
11:16une multiplication
11:18exponentielle.
11:18Parmi les personnes interpellées,
11:20il y en a une partie
11:20qui sont mineures
11:21mais pas tant que ça.
11:23Et ces mineurs
11:24de l'an dernier,
11:24par exemple,
11:25ont pris pour la plupart
11:26en effet
11:26plutôt des avertissements
11:28que c'est une peine
11:30mais qui ne sont pas forcément
11:31des peines d'emprisonnement
11:32à proprement parler.
11:33Je pense que les peines
11:34de privation de liberté
11:36doivent être systématiques
11:37parce que
11:38quand on s'en prend
11:39à un policier,
11:40qu'on tire au mortier
11:41sur un fonctionnaire
11:42de la République française,
11:43quand on détruit
11:44un abribus,
11:45quand on pille
11:46des magasins
11:47comme ça a été le cas
11:48samedi soir
11:49sur les Champs-Elysées,
11:50quand on chahute,
11:51on meute
11:51des supporters anglais
11:53et que ces images
11:54font le tour du monde,
11:55comprenez bien
11:55que quand vous avez
11:56en face de vous
11:57un État qui non seulement
11:58ne fait plus peur,
11:59est incapable
11:59de soutenir
12:00ceux qui protègent
12:00la population française
12:01mais qui en plus
12:03vous appliquent
12:04un avertissement
12:05alors le caractère
12:06dissuasif n'existe pas.
12:08Il faut revenir
12:08à un caractère
12:10dissuasif de la paix.
12:10890 interpellations,
12:13Laurent Nunez dit
12:14la situation
12:14était globalement
12:15sous contrôle.
12:17Heureusement
12:17qu'est-ce que ça aurait été
12:19si la situation
12:20n'avait pas été sous contrôle ?
12:21Voyez bien que
12:23Madame,
12:23quand on a
12:24des représentants
12:24de la République française
12:25et des députés
12:26qui sont proches
12:27de M. Macron
12:28ou de M. Attal
12:29et je pense
12:29à Karl-Olive
12:30qui monte sur une voiture,
12:32sur un capot de voiture
12:33avec des jeunes...
12:33Alors il a reconnu
12:34à posteriori
12:34que c'était assez puéril
12:35et que c'était la voiture
12:36dit-il d'un de ses amis.
12:38Voyez bien Madame,
12:38le symbole
12:39et l'appel d'air
12:40qui est lancé.
12:41Quand vous avez
12:42des députés
12:42de la France Insoumise,
12:43j'ai entendu
12:44Mme Clémence Guettet,
12:45députée de la France Insoumise
12:46proche de M. Mélenchon
12:47qui, dans un tweet,
12:49appelle les forces de police
12:51à quelques heures
12:52des incidents
12:53que nous avons vécu
12:54très grave.
12:54Elle accuse la police
12:55d'avoir, je cite,
12:56chargé des gens
12:56qui ne commettaient
12:57aucun débordement.
12:57Voilà, mais comment
12:58vous pouvez vous étonner
12:59derrière que des jeunes
13:00qui voient ces symboles
13:01de la République française
13:03se fourvoyer
13:04dans la violence,
13:05dans l'incitation
13:06à l'insurrection
13:07et au désordre,
13:08comment peuvent-ils
13:09ensuite prendre
13:10ces gens-là
13:11comme modèles
13:11et comprendre
13:12qu'ils doivent se tenir
13:13à carreaux ?
13:13Donc, nous allons
13:14profondément changer
13:15la doctrine non seulement
13:16de la sécurité en France
13:18mais changer précisément
13:19la doctrine pénale.
13:20Et on a bien vu
13:21l'aperçu samedi soir
13:22dans les rues de Paris
13:23de la nouvelle France
13:24de Jean-Luc Mélenchon,
13:25la France du tous contre tous,
13:26de l'insurrection
13:27et peut-être demain
13:28de la guerre civile.
13:28Pour vous,
13:29c'est une France
13:30qui vote à l'FI,
13:31celle qui est en arrière ?
13:32À mon avis,
13:33elle ne vote pas
13:33pour le Rassemblement National.
13:34Ça, je peux vous l'assurer, oui.
13:35En revanche,
13:36ceux qui ont vu
13:36leur véhicule brûler
13:39et leur commerce se casser
13:40très certainement
13:41ont beaucoup plus
13:42de sympathie pour moi
13:42et pour Marine Le Pen
13:43qui l'en ont pour Jean-Luc Mélenchon.
13:44Vous avez dit,
13:45Jordan Bardella,
13:46on en a ras-le-bol.
13:47Le mot,
13:47il a été aussi prononcé
13:48par le président de la République,
13:51Emmanuel Macron,
13:51qui dit ras-le-bol,
13:53c'est fini,
13:53je ne veux pas
13:54qu'on s'habitue à ça,
13:55on n'en veut plus.
13:56C'est dommage
13:57qu'il ne puisse pas
13:58se présenter
13:58à l'élection présidentielle
13:59pour nous éclairer
14:00de ses analyses sécuritaires
14:02et de la fermeté
14:03qui est aujourd'hui
14:04attendue par les Français.
14:05Ça fait dix ans
14:05qu'il est au pouvoir.
14:07Ça fait dix ans
14:07que l'insécurité explose.
14:09Ça fait dix ans
14:10que la politique d'immigration
14:11dans notre pays
14:12est hors de contrôle.
14:13Je me rappelle
14:13d'un président de la République
14:14qui, à vos confrères de Brut,
14:16il y a quelques années,
14:17parlait de violence policière
14:19en épousant les thèses
14:20de l'extrême-gauche
14:21et de Jean-Luc Mélenchon.
14:22Je me souviens
14:22d'un ministre de l'Intérieur,
14:23M. Castaner,
14:24qui indiquait
14:25qu'il fallait poser
14:26un genou à terre
14:27devant tout ce que notre pays
14:29comptait de mouvances anti-flics
14:30et de mouvances d'ultra-gauche.
14:31Donc, vous voyez bien
14:32que c'est un changement de mentalité.
14:33Donc, si demain,
14:34nous sommes à la tête du pays,
14:35non seulement nous mettrons
14:36en place une politique sécuritaire
14:37et une politique pénale
14:38qui protégera les Français,
14:39qui mettra hors d'état de nuire
14:41les prédateurs,
14:41les mineurs,
14:42les majeurs,
14:42mais d'abord et avant tout
14:43les récidivistes
14:44et surtout,
14:44nous reprendrons la main
14:45sur l'école
14:46parce qu'on voit bien aujourd'hui
14:48que l'école n'est plus capable
14:49de fabriquer des citoyens éclairés,
14:53capable d'aimer le pays,
14:54de partager le roman national.
14:57Je pense qu'il faut
14:58totalement changer.
14:59Les profs sont là,
15:00ils seront encore là.
15:01Encore faut-il
15:02qu'ils soient soutenus.
15:03Vous voyez, par exemple,
15:04dans le choc d'autorité
15:05que nous proposons à l'école,
15:06nous souhaitons bannir
15:07l'usage des téléphones portables
15:09au collège,
15:09mais aussi au lycée.
15:10Nous souhaitons rendre
15:11le vouvoiement obligatoire.
15:13Nous souhaitons, par exemple,
15:14qu'il puisse y avoir
15:14une tenue uniforme à l'école.
15:16Une tenue unique,
15:17ça ne veut pas dire
15:17un uniforme forcément dégradant.
15:19Ça n'a pas totalement fait ses preuves.
15:20Vous l'avez vu,
15:21il y a eu des études
15:22qui ont été faites,
15:22il y a eu des tests
15:23qui ont été faits.
15:24Perpignan,
15:25qui est dirigé par Louis Alliot,
15:26s'est porté volontaire
15:29pour précisément expérimenter
15:30cette tenue.
15:30Je pense que d'avoir
15:31une tenue unique
15:32qui bannisse les différences sociales
15:34entre les élèves,
15:34qui permette de recréer du commun,
15:36on manque de structure,
15:37on manque de politique
15:38qui recrée du commun
15:39et ce n'est pas une mesure
15:40qui va permettre
15:41de soigner la situation.
15:42Mais je dis aux Français,
15:43réveillons-nous
15:44avant qu'il ne soit trop tard
15:45et dans quelques mois,
15:46lors de l'élection présidentielle,
15:48il n'y a que deux possibilités
15:49qui vont s'offrir à vous.
15:50Soit continuer comme avant,
15:51continuer avec les mêmes,
15:52continuer avec des gens
15:53qui ferment les yeux
15:54sur ce qui est en train
15:55de se passer aujourd'hui
15:56dans notre pays
15:56et dans tous nos territoires
15:58ou alors voter pour des gens
15:59qui ont l'intuition
16:00et qui au fond d'eux-mêmes
16:01le sentiment
16:02que le pronostic vital
16:03de la France est engagé.
16:04Maintenant, je vous pose la question
16:05de l'efficacité de vos mesures.
16:07Encore une fois,
16:08imaginons, vous êtes élu,
16:09il y a la Ligue des champions,
16:10est-ce que vous en venez presque
16:10à espérer que le PSG
16:13ne gagne pas une troisième fois ?
16:14De toute manière,
16:15qu'il gagne ou qu'il perde,
16:17une grande partie des supporters
16:19casse quand même.
16:20Et je pense que tout le monde
16:21a une responsabilité,
16:22que le Paris Saint-Germain
16:23a une responsabilité,
16:24que la direction du Paris Saint-Germain
16:27et du club de foot
16:28a aussi une responsabilité
16:29et doit nécessairement,
16:31madame,
16:31à chaque fois qu'il y a
16:32des manifestations de ce type,
16:34appeler l'ensemble des supporters
16:36au calme,
16:37à la retenue
16:37et à la responsabilité.
16:38Même si...
16:39Les joueurs ont dit
16:40il faut être sage,
16:41soyez sage
16:41en fêtant la victoire.
16:44Vous avez entendu
16:45Nasser
16:46qui lui aussi
16:46a dit qu'il condamnait
16:47et les joueurs ont applaudi
16:48Emmanuel Macron
16:49lorsqu'il a dit
16:50qu'il condamnait les viols.
16:51Alors ça ne vous suffit pas ?
16:52Ils ont eu raison de le faire.
16:53Mais il faut distinguer
16:54ce qui relève
16:54des festivités,
16:56ce qui relève de la fête
16:57et ce qui relève de cette victoire
16:58dont beaucoup de Français
16:59se réjouissent.
16:59Je vous repose
17:00de la question de l'efficacité.
17:01On est en train de s'habituer
17:02à l'irrémédiable
17:03et donc il va falloir
17:04muscler les dispositifs
17:06de maintien de l'ordre
17:07dans ce type d'événements.
17:08Moi je suis favorable
17:08par exemple
17:09à ce qu'on développe
17:10la reconnaissance faciale
17:11pour favoriser l'identification
17:13des perturbateurs
17:14et des prédateurs.
17:15Bruno Retailleau
17:16y est favorable aussi.
17:17Je pense qu'une majorité
17:18de Français
17:19est favorable
17:19à toutes les mesures
17:21qui permettront
17:21de renforcer la sécurité.
17:22Donc reconnaissance faciale.
17:23Il faut que la politique pénale
17:25suive.
17:25Il faut réformer totalement
17:26notre politique pénale
17:28et faire en sorte
17:29que lors de ce type
17:30d'incident
17:30l'avertissement
17:32ne soit pas
17:32la norme
17:33et la mesure privative
17:34de liberté
17:35l'exception
17:35mais que ce soit l'inverse.
17:36Et enfin
17:36il faut reprendre la main
17:37sur notre politique
17:38d'immigration
17:39avant qu'il ne soit trop tard.
17:40Quand vous dites
17:40les casseurs payent
17:42et éventuellement
17:43une suspension des allocations
17:44pour ceux qui auraient
17:45commis des méfaits
17:46vous faites comment ?
17:47Gabriel Attal
17:48il dit aussi
17:48tu casses tu payes.
17:50Eh bien je vais systématiser
17:52un principe
17:52qui existe aujourd'hui
17:53dans la loi
17:53et qui est malheureusement
17:55trop peu utilisé
17:56qui veut que lorsque
17:58par exemple
17:58vous détruisez un abribus
18:00eh bien
18:01le fait de devoir
18:02payer cet abribus
18:03en retour
18:04n'est pas systématique.
18:05Donc ça prendra
18:06le temps que ça prendra.
18:07Bruno Rottagio parle
18:07du rétablissement
18:08d'une responsabilité
18:09financière solidaire.
18:11Si le mineur
18:11ne peut pas payer
18:12alors ce sont les parents
18:14qui paieront
18:15et ça prendra
18:15le temps que ça prendra
18:16mais il faut aussi
18:17lorsqu'il y a des carences
18:18éducatives qui sont manifestes
18:20mieux responsabiliser
18:21les parents.
18:21Je pose une question
18:22très simple.
18:23Sur les vidéos
18:24que nous avons vu circuler
18:26vers minuit
18:26une heure du matin
18:27on a vu beaucoup
18:28de mineurs
18:28dans les rues de Paris
18:29cassés et s'en prendre
18:30aux policiers
18:30ils sont où les parents ?
18:32Que font les parents ?
18:33Donc il faut évidemment
18:33mieux responsabiliser
18:34les parents
18:35et si demain
18:36je suis chef du gouvernement
18:37je donnerai instruction
18:38au préfet
18:39pour que les allocations
18:39familiales soient
18:40systématiquement suspendues
18:41en cas de récidive.
18:43Voyez bien que c'est
18:44toute une philosophie
18:45qu'il faut changer
18:45et que lorsque nous avons
18:47deux candidats
18:48à l'élection présidentielle
18:49qui sont les héritiers
18:50d'Emmanuel Macron
18:51M. Edouard Philippe
18:52et M. Macron
18:52qui n'ont pas eu
18:54pardon M. Attal
18:55le lapsus
18:56Macron Junior
18:56qui n'ont pas eu
18:57un seul mot madame
18:58il n'y a pas une seule
19:00déclaration de leur part
19:01sur les violences
19:01et bien permettez-moi
19:02de vous dire que
19:03si ces deux personnalités
19:05devaient se retrouver
19:05au pouvoir
19:06dans quelques mois
19:06dans la continuité
19:07d'Emmanuel Macron
19:08et bien ça promet.
19:09il n'y a pas eu
19:09d'emmanuel Macron
19:09qui n'ont pas eu
19:09d'emmanuel Macron
19:09d'emmanuel Macron
19:09d'emmanuel Macron
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