[#Journal] Le 19H30 du 31 mai 2026
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00:07Bonsoir à tous et bienvenue dans votre édition du 19h30 sur GMT TV.
00:11A la une ce soir, la Banque africaine de développement qui anticipe un sérieux coup de frein sur les finances
00:16publiques gabonaises avec un déficit budgétaire projeté à moins 5,7% pour 2027.
00:22On commence par cette polémique qui secoue le paysage politique national. Des cartes du parti au pouvoir, UDB, ont été
00:28aperçues à l'argent à bord d'un avion de l'armée de l'air gabonaise.
00:32S'agit-il d'un usage abusif des moyens de l'État ou d'un déplacement encadré ? Les explications
00:37dans ce reportage.
00:38Alors que l'Union démocratique des bâtisseurs, le parti du président de la République poursuit sa tournée nationale afin de
00:45renforcer son implantation territoriale après ses larges victoires aux élections législatives et locales de 2025.
00:50Une polémique enfle sur les réseaux sociaux en cause des images montrant le secrétaire général du parti Maïs Moussi et
00:58plusieurs cadres UDB descendants d'un avion estampillé armé de l'air gabonaise.
01:03Pour certains internautes et observateurs, cette scène traduit un usage des moyens de l'État à des fins partisanes.
01:09Une accusation qui ravive le débat récurrent sur la frontière entre activités politiques et ressources publiques dans un contexte où
01:16les attentes en matière de gouvernance exemplaire demeurent fortes.
01:19Les images devenues virales en quelques heures montrent notamment Maïs Moussi, la présidente de la Ligue des femmes de l
01:25'UDB, Laurence Ndon, ainsi que les responsables de la Ligue des jeunes Anissé Ngo,
01:30à leur arrivée à l'aéroport de Koulamutu, accueillie par une foule de militants si la scène aurait pu passer
01:35inaperçue dans le cadre d'un déplacement politique classique.
01:38La présence visible d'un aéronef militaire à l'arrière-plan a rapidement suscité interrogations critiques.
01:45Sur certaines séquences, Laurence Ndon apparaît même descendant directement de l'appareil.
01:49Pour de nombreux internautes, le recours à un avion de l'armée de l'air pour une mission politique pose
01:54un problème d'éthique et d'image,
01:55malgré l'absence à ce stade d'éléments attestant d'une quelconque irrégularité.
01:59Face à l'ampleur de la polémique, la direction de l'UDB a tenu à apporter des précisions.
02:03Cité par Gabon Revue, elle affirme que le transport aérien a bien été facturé au parti par l'armée de
02:08l'air gabonaise.
02:09Selon cette version, l'UDB aurait déboursé 8,6 millions de francs CFA financés par les cotisations de ses militants
02:15pour les trajets Libreville, Koulamutu-Libreville et Libreville-Mbengue-Libreville.
02:19Le parti assure ainsi qu'aucun moyen public n'aurait été utilisé gratuitement ou détourné au profit de ses activités
02:25politiques.
02:26Au-delà des explications, fournit cette affaire met surtout en lumière la sensibilité de l'opinion publique sur les questions
02:31liées
02:31à l'utilisation des moyens de l'État.
02:33Dans un contexte politique marqué par une forte surveillance citoyenne,
02:37chaque geste des responsables publics est désormais scruté et commenté.
02:40Même lorsqu'elles sont légalement encadrées,
02:43certaines pratiques peuvent rapidement alimenter soupçons et procès d'intention.
02:47En choisissant de recourir au service d'un aéronef militaire,
02:50l'UDB et ses dirigeants ont involontairement ouvert la voie à une controverse
02:54qui soulignent l'importance pour le parti présidentiel d'adopter une communication et des pratiques irréprochables
02:59afin d'éviter toute confusion entre l'État et appareil politique.
03:04En détention préventive, l'ancien premier ministre Alain-Claude Bilibizé est au cœur des préoccupations du groupement EPG.
03:10Son parti Ensemble pour le Gabon tire la sonnette d'alarme et qualifie les conditions d'incarcération des préoccupantes.
03:16Le point sur les revendications.
03:17Le parti politique Ensemble pour le Gabon a lancé une nouvelle alerte sur les conditions de détention de son président
03:23Alain-Claude Bilibizé,
03:25toujours incarcéré à la prison centrale de Libreville.
03:28Dans un communiqué lu le 28 mai par son vice-président Théophile Makita Niembo,
03:33la formation politique dénonce des conditions jugées particulièrement préoccupantes, indignes
03:38et contraires aux exigences élémentaires de respect de la dignité humaine.
03:43EPG affirme que l'ancien premier ministre subirait un isolement physique, intellectuel et humain de plus en plus sévère,
03:49appelant les autorités gabonaises à mettre un terme à une situation qui, selon le parti, n'honore pas notre pays.
03:56Selon le communiqué, Alain-Claude Bilibizé ne serait plus autorisé à sortir marcher dans la cour de la prison centrale
04:02de Libreville
04:03et ne verrait quotidiennement que la personne chargée de lui apporter sa nourriture.
04:07Ces contacts avec l'extérieur seraient strictement limités à ses avocats trois jours par semaine
04:13et à sa famille uniquement le dimanche.
04:16EPG estime que ces restrictions aggravent une détention déjà dénoncée par les proches de l'opposant,
04:22lesquels avaient récemment alerté l'opinion nationale et internationale
04:26sur la dégradation continue de ces conditions de détention.
04:30Le parti souligne également que cette détention intervient dans un contexte de forte contestation procédurale.
04:36Les avocats de l'ancien chef du gouvernement ont introduit une nouvelle requête en nullité de procédure
04:42examinée le 26 mai 2026 par la deuxième chambre d'accusation près la cour d'appel judiciaire de Libreville.
04:48Cette audience portait notamment sur le respect strict des délais imposés aux magistrats instructeurs
04:54ainsi que sur les demandes d'actes formulées par les différentes parties.
04:58La juridiction doit rendre sa décision le 29 mai 2026,
05:02notamment sur la demande de l'évée du mandat du dépôt visant à l'inclos de Libreville.
05:07Dans son communiqué, EPG affirme que des pratiques, des décisions et des situations manifestement
05:13en dehors du cadre fixé par le code de procédure pénale apparaissent à plusieurs étapes du dossier.
05:19Le parti cite notamment la prescription des faits vieux de plus de 18 ans,
05:23le non-respect des délais légaux et des interrogations sur la qualification même des faits reprochés.
05:30Ensemble pour le Gabon estime que cette affaire dépasse désormais le seul cas de son président
05:34et engage la crédibilité même de notre justice, l'équilibre de nos institutions
05:39et l'avenir de l'état du droit au Gabon.
05:42Le mouvement appelle enfin les démocrates, les organisations de défense des droits humains
05:47et les consciences libres à rester vigilants face aux dérives observées dans cette affaire.
05:52Parlons économie à présent, le Gabon face au déficit de la rigueur budgétaire.
05:57Dans ce dernier rapport, la Banque africaine de développement, la BAD, tire la sonnette d'alarme
06:01et anticipe un glissement des comptes publics avec un déficit qui pourrait atteindre moins 5,7% d'ici 2027.
06:08Qu'est-ce qui explique cette trajectoire ? Éléments de réponse.
06:11Selon les perspectives économiques en Afrique 2026 de la Banque africaine de développement,
06:16Le Gabon devrait voir son déficit budgétaire se creuser pour atteindre moins 5,7% du PIB en 2027
06:24contre moins 4,4% en 2026.
06:27Cette détérioration attendue intervient dans un contexte de ralentissement de la croissance des recettes publiques
06:33et de maintien d'importants besoins de financement de l'État.
06:36Malgré une croissance économique projetée à 3,1% en 2027, portée notamment par les secteurs hors pétrole,
06:43les finances publiques continuent de subir les effets de la dépendance au revenu des matières premières
06:48et des contraintes liées aux dépenses publiques.
06:51A l'échelle du continent, le niveau du déficit budgétaire gabonais apparaît supérieur à la moyenne africaine attendue pour 2027,
06:57estimée à moins 4,6% du PIB.
07:00Le pays se situe ainsi parmi les économies confrontées à des déséquilibres budgétaires persistants,
07:06même si sa situation demeure moins préoccupante que celle de certains États fortement déficitaires.
07:11L'Abad souligne que les tensions sur les finances publiques restent un défi majeur pour de nombreux pays africains,
07:16notamment dans un environnement marqué par l'incertitude économique mondiale
07:20et la volatilité des cours des matières premières.
07:23En 2027, des pays comme le Ghana, le Togo ou encore le Cameroun afficheraient des déficits plus contenus,
07:30traduisant une meilleure maîtrise budgétaire.
07:32A l'inverse, le Malawi, l'Algérie ou le Sénégal devraient enregistrer des déficits nettement plus élevés que celui du
07:40Gabon.
07:40Ces écarts reflètent des structures économiques différentes,
07:43mais aussi des niveaux variables de dépendance aux ressources naturelles et à l'endettement public.
07:48Pour le Gabon, cette projection de déficit à moins 5,7% constitue un signal de vigilance.
07:54Elle souligne l'importance d'accélérer les réformes destinées à diversifier les sources de revenus de l'État,
07:59renforcer la mobilisation fiscale et améliorer l'efficacité des dépenses publiques.
08:03Dans un contexte où plusieurs économies africaines s'emploient à assainir leurs finances,
08:06la capacité du pays à réduire progressivement son déficit sera déterminante
08:11pour préserver sa stabilité macroéconomique et soutenir ses ambitions de développement
08:15fixées dans le plan national de croissance et de développement.
08:18Un regard sur l'éducation et le niveau d'instruction dans notre pays.
08:21Les données issues du dernier récent seulement montrent que le taux de l'alphabétisme recule.
08:26Moins des efforts ressentis à faire.
08:28En 2024, 4,9% de la population gabonaise n'était toujours pas instruite.
08:32Focus sur les zones les plus touchées.
08:34En 2024, le niveau d'instruction de la population gabonaise âgée de 5 ans et plus
08:40révèle une progression notable, même si les disparités demeurent.
08:44Sur l'ensemble de la population, seulement 4,9% des personnes de 5 ans et plus n'étaient pas
08:50instruites.
08:51Si cela reste salutaire, des efforts restent encore à faire afin de permettre une scolarisation totale
08:58et accessible à toutes les populations.
09:00Dans le rapport intitulé « L'enquête nationale sur l'emploi et le chômage pour l'année 2024 »,
09:05la majorité de la population a au moins franchi le cap de l'enseignement primaire
09:10avec un taux estimé à 31,8%, cumulé à 50,8% de personnes ayant atteint le niveau secondaire.
09:18C'est donc un total de plus de 80% de la population qui a reçu une éducation.
09:24L'enseignement supérieur, pour sa part, ne concerne que 12,4% des personnes âgées de 5 ans et plus.
09:31Ces chiffres traduisent une base scolaire relativement large,
09:35mais aussi un accès encore limité aux études universitaires qui restent réservées à une minorité.
09:41Les 4,9% de la population non-instruite posent la question de la disparité territoriale qui est encore très
09:48marquée.
09:49En effet, les proportions de personnes non-instruites dépassent légèrement 10% dans les provinces de l'Angoumier et de
09:56l'Ogué-Lolo, précise le rapport,
09:58chacune ayant respectivement 11,5% et 11,6%.
10:03A l'inverse, la ville de Libreville ainsi que les communes Louvendo et d'Akanda enregistrent les taux les plus
10:10élevés de personnes
10:10ayant atteint l'enseignement supérieur avec des proportions comprises entre 18% et 28%.
10:16Cette concentration traduit l'attractivité des grands centres urbains
10:20où les établissements d'enseignement supérieur et les opportunités de formation sont plus accessibles.
10:26Au-delà des chiffres, c'est plutôt la question de l'adéquation formation-emploi qui se pose.
10:31Entre la massification de l'accès à l'école et les attentes d'une économie en mutation,
10:37l'enjeu n'est plus seulement de scolariser, mais aussi de mieux orienter les parcours vers l'emploi,
10:42l'entrepreneuriat et les compétences pratiques.
10:45Pour refermer ce journal, il y a une mesure de santé et de sécurité publique qui fait réagir.
10:50Le gouvernement tape du poing sur la table et somme les maires, gouverneurs,
10:53et préfèrent de procéder à l'internement des personnes souffrant de troubles mentaux visibles dans les rues.
10:59Comment les municipalités comptent-elles appliquer cette directive ?
11:02C'est le dossier de la rédaction de ce jour.
11:05Les autorités administratives et les forces de l'ordre sont désormais appelées à jouer un rôle actif
11:10dans la prise en charge des personnes atteintes de troubles mentaux présentant un danger pour l'ordre public.
11:15Cette disposition est clairement encadrée dans les articles 731 et 732 du Code de la Santé
11:20qui définissent les responsabilités des autorités locales face à cette problématique.
11:25Le législateur tire la sonnette d'alarme car, selon l'article 731,
11:30en cas de troubles à l'ordre public ou atteintes aux bonnes mœurs causées par un malade mental,
11:35les gouverneurs, les préfets, les maires et les forces de l'ordre sont chargés
11:38de prendre toutes les mesures nécessaires en vue de son internement.
11:42Le texte précise que cette intervention doit être menée en collaboration avec la famille,
11:47le responsable du centre ou de l'unité spéciale en santé mentale, ainsi que les services sociaux compétents.
11:53Au-delà des situations de troubles à l'ordre public, les autorités sanitaires,
11:57par le Code de la Santé, se penchent également sur les cas de personnes atteintes des maladies mentales
12:02vivant dans la rue. Pour cela, les personnes assignées au respect de l'ordre public
12:07se doivent de les enregistrer.
12:09En vue de préserver l'ordre public, les autorités citées à l'article ci-dessus
12:14et les forces de l'ordre sont chargées d'identifier et de récupérer tous les malades mentaux errants,
12:19dispose l'article 732 du Code de la Santé.
12:23Cette mission doit également être conduite en étroite collaboration avec les familles,
12:28les responsables des centres de santé mentale et les services sociaux compétents.
12:32Une fois récupérées, les personnes doivent être orientées vers des structures adaptées.
12:36Le texte indique à l'article 732 alinéa 1 que cette récupération conduit à leur hospitalisation
12:44dans les centres ou unités spéciales de santé mentale en vue de leur prise en charge.
12:49À travers ces dispositions, le Code de la Santé entend concilier impératif de sécurité publique
12:54et prise en charge médicale des personnes souffrant de troubles mentaux.
12:58Et puis le chiffre du jour, 387 637, c'est le nombre de migrants régularisés en 2022 et 2025 au
13:06Gabon.
13:08En tant que gouvernement, nous avons l'obligation de demander aux gars-femmes,
13:12aux grandes plateformes, d'avoir des représentations nationales ici,
13:16d'avoir un siège leur permettant d'être identifiés et d'employés des Gabonais.
13:20Mais en tant qu'État, le Gabon a également l'ambition d'imposer une fiscalité numérique
13:25comme ça se passe ailleurs. Le gouvernement dit de patienter un peu que cette baisse...
13:30Je commence.
13:32En tant que gouvernement, nous avons l'obligation de demander aux gars-femmes,
13:36aux grandes plateformes, d'avoir des représentations nationales ici,
13:39d'avoir un siège leur permettant d'être identifiés et d'employés des Gabonais.
13:43Mais en tant qu'État, le Gabon a également l'ambition d'imposer une fiscalité numérique
13:47comme ça se passe ailleurs. Le gouvernement dit de patienter un peu
13:51pour que cette base soit définie, acceptée par tous les acteurs.
13:55Ces mots sont de Germain Biadjo, ministre de la Communication et des Média.
13:59Voilà qui referme cette édition de 19h30 sur GMT TV.
14:03Merci de votre fidélité. Restez calme sur nos programmes.
14:06Très bonne suite de soirée à tous. Au revoir.
14:08Et surtout, bonne fête de mère à tous.
14:11Trouvez GMT TV sur vos différents réseaux sociaux.
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