- il y a 19 heures
Le grand rendez-vous agricole "Terres de Jim" est de retour les 11, 12 et 13 septembre 2026 à Metz-Magny, plus de 10 ans après la dernière édition en Moselle. Un événement à ne pas rater et que nous évoquons dans ce nouveau numéro du Mag' de la rédaction. Dans cet épisode, nos invités évoquent les circuits courts en Moselle.
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00:05Générique
00:11Bienvenue dans le mag de la rédaction pour notre deuxième numéro de l'émission Terre de Jim.
00:16Gros événement agricole qui se tiendra du 11 au 13 septembre prochain à Messmanie.
00:22Après l'agriculture au féminin pour le premier numéro, nous faisons la part belle sur ce plateau au circuit court.
00:28Et pour en parler autour de la table, Pauline Lecomte, responsable du marché des producteurs justement à Terre de Jim
00:34et membre des Jeunes agriculteurs de Moselle.
00:37Merci d'être avec nous.
00:38Merci à vous pour l'invitation.
00:40Pour définir rapidement ce que sont les circuits courts, c'est un mode de commercialisation de produits agricoles, de producteurs,
00:47aux consommateurs directement.
00:49Donc sans intermédiaire ou alors avec très peu d'intermédiaires.
00:51C'est bien ça.
00:53Donc ça permet de valoriser localement les produits de chez nous bien évidemment.
00:57Justement, quels sont les produits que vous, vous préparez chez vous sur votre exploitation ?
01:02Alors moi je suis salariée agricole sur une exploitation en vente directe de volailles et d'œufs.
01:08Donc installée sur la ferme familiale.
01:11Nous, nous produisons donc des œufs en plein air et des volailles en plein air.
01:16Donc on abat les volailles et on transforme tout sur la ferme.
01:20Et après on commercialise alors avec un magasin sur la ferme ou directement dans des circuits courts, les drives fermiers,
01:27les magasins de producteurs et des marchés.
01:29Ça a toujours été une vocation pour vous ou vous êtes arrivée sur l'exploitation ?
01:34Alors pas du tout.
01:35Après coup ?
01:36Alors au départ, j'ai fait des études en boulangerie-pâtisserie pour réaliser mon rêve de petite fille et d
01:42'être pâtissière.
01:43Le Covid est arrivé.
01:45Donc je me suis retrouvée à la maison pendant mon année du bac.
01:49Et donc du coup, on avait énormément de travail sur la ferme vu que les magasins n'arrivaient plus à
01:54se fournir correctement.
01:56Donc c'est une exploitation familiale ?
01:57Oui, c'est ça. Il y a ma mère et mon père qui sont installés dessus.
02:00Et donc au fur et à mesure, il fallait donner un coup de main sur l'exploitation.
02:05Et puis c'était la grande révélation.
02:08Et je me suis dit en fait, c'est vraiment ça que je veux faire.
02:10Donc retour aux sources.
02:12J'ai poursuivi sur un BTS agricole avec une option de transformation de viande.
02:20Et donc ensuite, je suis revenue sur l'exploitation à la fin de mes études.
02:24Il y a toujours eu de la vente directe sur votre exploitation familiale ?
02:27Ou c'est venu fait à fait ?
02:29Alors oui, ça fait 10 ans maintenant que l'exploitation est en route.
02:34Et il y a toujours eu de la vente directe.
02:36Donc on a commencé petit à petit avec 250 poules pondeuses.
02:41Où on s'est dit, mais comment on va faire pour vendre tous ces œufs ?
02:44Et puis au fur et à mesure, on a commencé les marchés.
02:47Et puis on y a pris goût.
02:48Et du coup, à l'heure actuelle, nous avons 3000 poules sur trois lots différents.
02:54Comme ça, elles ont tout l'espace qu'elles veulent et elles peuvent gambader tranquillement à l'extérieur.
02:59Donc on évoquait vente directe sur exploitation, point de vente collectif, drive fermier, marché.
03:04Je vous propose de découvrir tout ce que nous avons sur le territoire, justement.
03:10Du champ à l'assiette, il n'y a qu'un pas.
03:13Et en Moselle, de plus en plus de lieux sont propices au consommé local,
03:17sans avoir à faire des kilomètres ou casser sa tirelire.
03:21Rien que sur l'Eurométropole de Metz, 9 magasins de producteurs sont recensés,
03:25dont les Grands Prés, à Ony, les Mets Fermiers, à Ogimontois-Flanville,
03:30ou encore l'Ayotte, à Aïe-sur-Moselle.
03:32Dans le reste du département, 9 autres points de vente collectifs ont été créés
03:37à Sarbourg, Volminster, Dieuse ou encore Bassam.
03:43D'ailleurs, consommer local en achetant en ligne, c'est possible.
03:48La map de Metzblida, la ruche qui dit oui à Neuro-Alvener
03:51et les drives fermiers de la Chambre d'Agriculture et Amarly
03:54disposent de sites internet, de quoi faciliter vos commandes tout au long de l'année.
04:01Mais si vous préférez vous balader entre les stands,
04:04rien ne remplacera les marchés hebdomadaires, mensuels ou ponctuels
04:08à l'occasion d'événements dans votre commune.
04:10Plus d'une centaine de rendez-vous sont recensés à travers le département
04:14pour faciliter le lien entre consommateurs et producteurs.
04:18Retrouvez-les sur jourdemarché.fr
04:22Est-ce que vous avez vu un véritable engouement autour de la vente directe,
04:27le fait d'avoir moins d'intermédiaires chez le consommateur ?
04:30Alors, pendant le coronavirus, comme je vous l'ai dit, bien sûr,
04:33les gens venaient se fournir beaucoup plus chez les petits producteurs,
04:38je pense, parce que les grandes surfaces avaient du mal à réussir à trouver tous les produits.
04:44Certains y ont pris goût et y sont restés,
04:46mais ça reste quand même minime par rapport au nombre qui venait à cette époque-là.
04:51Par contre, on voit qu'il y a de plus en plus de jeunes
04:54qui viennent au circuit court et qui veulent consommer autrement.
04:59Alors, la phrase qu'on entend le plus, c'est « consommer moins, mais mieux ».
05:02Et ils ont raison, ils font attention à la provenance des produits,
05:08au bien-être animal, tout ça.
05:10Donc, c'est une fierté pour nous de voir que même la jeunesse s'intéresse à ça.
05:15– Et c'est devenu essentiel aussi à votre métier de pouvoir participer à la promotion du circuit court ?
05:21– Bien sûr, parce que sans les clients, on n'existe pas non plus.
05:25Et donc, c'est important pour nous d'avoir un lien assez particulier avec eux
05:29où on peut vraiment leur expliquer toutes les étapes de production,
05:33donc de l'élevage de la volaille, par exemple,
05:36jusqu'à comment ils la retrouvent dans leur assiette.
05:39On maîtrise toute la filière et ça, c'est un énorme avantage pour nous, bien sûr.
05:42– Donc là, c'est au côté sensibilisation, communication et lien avec le consommateur.
05:48Est-ce que financièrement, avoir une exploitation uniquement en vente directe, c'est pérenne ?
05:54– Alors, ça dépend de la production.
05:58Mais dans notre cas, on fait exclusivement de la vente directe.
06:03Et oui, bien sûr, ça fait maintenant 10 ans qu'on y est, donc je pense que oui, c'est
06:08pérenne.
06:10– Est-ce que vous auriez quelques conseils à donner peut-être à quelqu'un
06:13qui soit déjà une exploitation et aimerait la faire évoluer avec du circuit court
06:17ou alors va démarrer de zéro et souhaite intégrer dans son projet le circuit court ?
06:22Qu'est-ce qu'on pourrait dire à ces personnes ?
06:24– Alors, pour moi, le plus important, c'est d'avoir une exploitation à son image
06:29et surtout de bien avoir en tête les valeurs qu'on veut transmettre et montrer aux clients.
06:37Et pour moi, c'est le plus important après.
06:40– Il existe de l'accompagnement si on n'est pas vraiment sûr de ce qu'on souhaite faire ?
06:44– Bien sûr, il faut s'adresser aux chambres d'agriculture
06:46et elle nous accompagne sur nos projets.
06:49Il y a notamment la partie point accueil installation
06:53qui est proposée à la Chambre d'agriculture avec Coralie
06:55qui s'occupe très bien des jeunes qui veulent se lancer.
06:59– Concrètement, on a beaucoup parlé des consommateurs, de la jeunesse notamment.
07:04Il y a aussi les collectivités locales qui cherchent de plus en plus
07:07à faire vivre le circuit court et à intégrer des produits locaux,
07:11notamment dans tout ce qui est cantines scolaires.
07:13Est-ce que vous, par exemple, vous profitez de ce dispositif-là ?
07:17– Oui, alors on travaille avec une collectivité
07:20qui est la cantine scolaire de Boulay, Moselle.
07:23Et donc on travaille avec eux pour les œufs et la volaille.
07:26Donc pareil, c'est une fierté pour nous de se dire
07:29que même nos produits sont proposés aux plus jeunes
07:34et on intervient parfois pour leur expliquer comment élever nos volailles,
07:38comment on arrive à avoir un poulet, les étapes.
07:41– Ils s'intéressent ?
07:42– Bien sûr, oui.
07:43Est-ce que les producteurs Mosellans sont aujourd'hui capables
07:46de répondre à tous ces besoins ?
07:47Parce qu'on arrive de plus en plus dans la valorisation du circuit court,
07:51notamment au sein du département de la Moselle.
07:54Est-ce qu'on arrive aujourd'hui à faire augmenter la cadence
07:57ou à avoir des exploitations qui peuvent évoluer ?
08:00– Alors, dans notre cas, c'est toujours compliqué.
08:04En fait, rien que pour la cantine, il faut qu'ils nous commandent
08:07six mois à l'avance, le temps d'élever les volailles, tout ça.
08:10Donc, c'est un planning à mettre en place à l'année.
08:13Mais après, bien sûr, c'est faisable.
08:16La preuve pour Terre de Gym, on les prévient assez tôt, les producteurs,
08:20pour qu'ils puissent s'organiser et réussir à produire tout ce qu'il nous faut pour l'événement.
08:24Donc, oui, les exploitations savent répondre présente quand on a besoin d'elles.
08:27– On y reviendra sur l'événement, justement.
08:30Quelques chiffres clés.
08:31En 2026, le département de la Moselle a voté 2 millions d'euros de budget
08:35pour soutenir les projets portés par les agriculteurs.
08:38Alors, parmi les priorités soulignées, la mise en place de circuits courts.
08:42On parlait de restauration, d'alimentation pour les particuliers,
08:47mais il y a tout ce qui est restauration hors domicile, dans les EHPAD, par exemple,
08:50mais surtout les cantines scolaires.
08:5271 demi-pensions de Moselle sont sous la responsabilité du département,
08:57avec, selon les chiffres 2025, un prix unique pour le repas à 3,96 euros.
09:03On parle tout de même de 24 000 repas par jour sur le territoire.
09:06On pense aussi à la fameuse baguette de Moselle,
09:10recette donc bien de chez nous, proposée dans les collèges.
09:13Et puis, du circuit court, vous l'avez dit, il y en aura à Terre de Gym,
09:16le grand rassemblement agricole qui prendra place en Moselle, à Messmanie,
09:21plus précisément du 11 au 13 septembre.
09:23Avant de tenir les stands, les agriculteurs ont du pain sur la planche.
09:26Vous allez le voir, exemple, à Tonville où Florine et Quentin Hague
09:29ont choisi une production originale, l'élevage d'escargots.
09:32Mais ce n'est pas tout, regardez.
09:40Ici, les stars de l'exploitation ne pèsent que quelques grammes.
09:45A Tonville, Florine et Quentin élèvent des escargots en plein air
09:49dans 8 parcs spécialement aménagés.
09:51Chaque année, ils en lâchent près d'un million
09:53et environ 500 000 sont récoltés puis transformés.
09:57Ils poussent plus vite que dans la nature parce que justement,
09:59tous les soirs on les arrose, tous les soirs ils se réveillent pour manger,
10:02toutes les nuits ils mangent.
10:03Mais les escargots ne sont pas leur seule production.
10:06Ils cultivent également des pommes de terre
10:08qu'ils transforment en gnocchi et en galettes maison.
10:10Et en ce moment, pas le temps de souffler.
10:13Et voilà les galettes pour les terres de Jim.
10:16Florine doit produire 18 000 galettes de pommes de terre,
10:19soit un peu plus d'une tonne d'oeufs,
10:21pour l'événement agricole Terre de Jim au mois de septembre.
10:24C'est une fierté d'avoir déjà été choisie pour avoir nos produits
10:30qui seront dépistés par des gens de toute la France.
10:35Et en plus des galettes qui accompagneront les plats servis pendant l'événement,
10:38le couple aura un stand et pourra proposer des dégustations d'escargots.
10:43Mon mari sera à l'arrière pour la cuisson des galettes,
10:47pour participer à la cuisson.
10:48Et moi je serai sur le stand du marché du terroir.
10:53Le reste de l'année, le couple privilégie les circuits courts.
10:57Leurs produits sont vendus localement, comme ici, à la cueillette de Peltres.
11:01Ça va ? Qu'est-ce que tu nous ramènes de bon aujourd'hui ?
11:04Comme d'hab les galettes de pêche.
11:05Ah les super galettes de pommes de terre.
11:07Ce matin, Quentin effectue justement une livraison.
11:11Escargot, galettes de pommes de terre, le couple approvisionne le magasin deux à trois fois par mois.
11:16Les clients aiment bien, puis comme on vend de la charcuterie, de la viande,
11:19avec une bonne salade verte, c'est un bon mix.
11:21Ça reste dans la logique du circuit court.
11:25De bosser ensemble, c'est normal, c'est de l'entraide.
11:28Et puis, entre guillemets, j'ai envie de dire, ça reste un peu vertueux quand même.
11:31Donc, c'est une bonne chose.
11:33Un circuit très court qui permet aux consommateurs de retrouver des produits locaux.
11:38Et d'ici quelques semaines, Florine et Quentin pourront faire découvrir leur production à travers ce grand événement.
11:44Pauline, vous serez responsable des producteurs exposants lors de cet événement Terre de Gym en septembre prochain.
11:51Qu'est-ce que cet événement représente déjà pour vous, mais également pour eux ?
11:55Alors, pour nous, l'événement, c'est une grande envergure.
11:59On s'y prépare depuis maintenant plus d'un an.
12:01On a encore un peu de travail qui nous attend.
12:04Donc, ça occupe bien nos soirées, nos semaines.
12:07Mais pour nous, c'est très important de mettre à l'honneur tout ce qu'on peut retrouver sur le
12:12territoire français
12:14et notamment sur le territoire mozélan.
12:16Donc, le marché de producteurs est ouvert à toute la région Grand Est.
12:20Donc, on a beaucoup de producteurs mozélans qui ont répondu présents.
12:22Et pour nous, ça nous permet de les mettre en avant,
12:26de montrer qu'on sait aussi faire des excellentes choses sur notre territoire.
12:32Il y aura quoi, par exemple, comme produit ?
12:34Alors, on a vu pour escargots et galettes de pommes de terre, mais est-ce qu'il y aura d
12:38'autres choses ?
12:38Bien sûr, il y aura des producteurs de miel, donc des apiculteurs, pardon.
12:43Il y aura également des producteurs de viande.
12:47On aura des producteurs de fruits et légumes, des distilleries, enfin vraiment beaucoup, beaucoup de choses
12:54pour permettre au grand public de découvrir tout ce qu'on peut fabriquer chez nous et dans le Grand Est.
12:59Et donc, les portes sont toujours ouvertes.
13:02S'il y a des producteurs qui veulent encore s'insoucrire, on a encore un petit peu de place pour
13:05eux.
13:06Est-ce qu'il y aurait potentiellement d'autres types de produits que vous aimeriez mettre en avant
13:10s'il y a de la place et que certains de nos téléspectateurs sont producteurs ?
13:14Alors, on cherche encore un petit peu de personnes qui font de la viande,
13:17donc du bœuf, du porc, de la volaille, peu importe, on est ouvert à tout.
13:22Et après, s'il y a des productions plus originelles,
13:25comme on a vu les escargots chez Florine et Quentin, on est bien évidemment preneurs.
13:29Vous aurez à peu près combien d'exposants sur l'événement ?
13:34Alors, on a une soixantaine de places, donc on espère les remplir
13:39et pouvoir faire découvrir plein de bonnes choses à nos visiteurs.
13:43Alors, découvrir, goûter aussi, déguster ces produits-là, en effet.
13:48Le grand public pourra aussi poser des questions.
13:50Est-ce que vous avez l'impression que ça intéresse les gens de comprendre,
13:54vous l'avez dit, la chaîne de production, mais aussi tout ce qui gravite autour ?
13:57Oui, bien sûr. C'est important pour eux de connaître toute la chaîne de production,
14:02comme on l'a dit auparavant.
14:04Et donc, on va prévoir des petits affichages afin d'expliquer au mieux les productions de chacun.
14:11Et après, chaque producteur est libre à lui d'organiser,
14:14de mettre en place les affichages qu'il souhaite pour expliquer sa production et son exploitation.
14:20Donc, on va essayer de faire quand même quelque chose d'assez intuitif.
14:25Et pour les visiteurs qui viendront sur le marché du terroir.
14:29Est-ce que vous allez aussi parler peut-être des difficultés ?
14:33Parce que l'agriculture, on peut l'avoir de manière très positive.
14:36Il y a beaucoup d'exploitations qui fonctionnent.
14:37Mais il y a aussi des difficultés présentes.
14:40On en parle souvent, de toute façon, sur Moselle TV.
14:43Mais est-ce que vous allez pouvoir répondre aussi à ces enjeux-là
14:45et expliquer que le circuit court, tenir une exploitation,
14:49aujourd'hui, c'est des enjeux complètement différents d'il y a 30 ans en arrière ?
14:52Ah oui, bien sûr, c'est le but.
14:54Donc, on aura, sur l'événement, on aura aussi une partie exposition matériel ancien.
15:00Donc, on veut vraiment expliquer comment étaient gérés et travaillés les sols
15:06dans l'ancien temps, avec le matériel, tout ça.
15:09Et comment ça a évolué jusqu'à aujourd'hui.
15:12Donc, c'est pour ça qu'on cherche des partenaires et des exposants
15:15qui puissent nous montrer les nouvelles technologies
15:19et montrer vraiment comment l'agriculture a évolué,
15:22les besoins d'avant, les besoins de maintenant.
15:25Et on veut vraiment montrer toute la filière.
15:29Parce qu'il y a encore des idées reçues autour de l'agriculture aujourd'hui
15:32et du circuit court ?
15:34Oui, bien sûr, il y a encore des idées reçues à ce sujet.
15:37On essaye de se battre quotidiennement pour faire changer la vision de l'agriculture,
15:43mais ce n'est pas tous les jours facile, on va dire,
15:45notamment quand on est une femme.
15:46C'est-à-dire, est-ce qu'il y a des choses en particulier,
15:49des points de difficulté vraiment précis ?
15:53Alors, on a quand même bien évolué par rapport à dans l'ancien temps
15:58où maintenant, une femme qui est dans l'agriculture
16:00est un peu plus considérée, on va dire.
16:05Mais oui, il y a encore des points à travailler.
16:07Pour certains, une femme n'a encore rien à faire au volant d'un tracteur
16:11ou au milieu d'animaux.
16:13Mais c'est bien dommage.
16:14D'ailleurs, on a toute une émission qui a été consacrée à l'agriculture au féminin
16:17que je vous invite à aller regarder en replay sur notre site moselle.tv.
16:21Et on va continuer sur l'événement Terre de Gym.
16:24Vous parliez tout à l'heure de fierté, de partage, de transmission auprès du public.
16:29Mais c'est aussi un événement où vous allez rencontrer d'autres agriculteurs,
16:33d'autres personnes du milieu agricole.
16:36Qu'est-ce que vous en attendez de ce rendez-vous-là sur l'aspect professionnel ?
16:41C'est toujours intéressant pour nous d'échanger avec d'autres agriculteurs.
16:45Certains ont des techniques différentes,
16:47ont des manières de faire auxquelles on ne pense pas.
16:51Et donc du coup, c'est vrai que le monde agricole est un très grand monde,
16:54un très beau monde où on peut chacun échanger sur notre manière de faire
16:59et des fois se donner des petites astuces, des petites choses.
17:02Donc on mise surtout sur cet événement pour que ce soit un événement de partage
17:08et de transmission, notamment des anciens aux plus jeunes.
17:13– Il y a une nouvelle génération d'agriculteurs qui émergent ?
17:18– Oui, bien sûr, avec de nouvelles idées, de nouvelles façons de faire,
17:21de nouvelles façons de travailler.
17:23Et on est beaucoup plus dans la communication et dans l'explication
17:27de pourquoi est-ce qu'on travaille le sol de cette manière,
17:31pourquoi à cette époque, afin de faire connaître à tout le monde,
17:34il y a une utilité derrière.
17:36– Alors qu'est-ce qu'il reste à faire pour les producteurs,
17:39mais pas qu'eux, avant le rendez-vous qui va vite arriver en septembre ?
17:43– Alors on leur conseille de se reposer parce que ça va être intense
17:47et de préparer au mieux leur arrivée et leur venue.
17:51Nous, on essaye de mettre en place un maximum de choses
17:53pour que l'événement plaise à tous.
17:57– Ce sera un événement familial aussi ?
18:00– Bien sûr.
18:00– Il y a des animations qui sont prévues ?
18:01– Oui, alors l'entrée est payante pour les adultes
18:06et gratuite pour les moins de 12 ans.
18:08Et on s'engage à ce que toutes les animations sur le site soient gratuites,
18:13afin qu'un maximum de familles puissent venir.
18:15Il y aura juste la partie restauration, buvettes,
18:18et puis les vols en hélicoptère, vraiment les grosses, grosses animations
18:20qui seront bien évidemment payantes.
18:23Mais sinon, il y aura du tractopouling, des moisses boîtes grosses,
18:27plein d'animations pour les enfants qui seront gratuites.
18:30– Est-ce qu'à travers cet événement, vous espérez encore plus de personnes
18:34qui se tournent vers la production locale,
18:37les producteurs aussi, et créer une vraie fidélisation au sein du public ?
18:42– Ah oui, oui, c'est notre but, de faire connaître les producteurs
18:46qui seront présents sur le marché, de faire connaître toute la partie
18:50terroir et vente directe qu'il puisse y avoir sur notre territoire,
18:55afin de fidéliser les clients, et pourquoi pas leur faire découvrir
18:59de nouvelles adresses ?
19:00– Et vous aussi, vous allez en découvrir, vous pensez ?
19:02– Ah oui, je pense et j'espère.
19:04– Pour terminer, quelques questions peut-être,
19:07on l'a déjà évoqué à demi-mot, sur la pérennité d'une exploitation
19:11quand elle se tourne vers le circuit court.
19:13Dans la tête du consommateur, on parlait d'idées reçues,
19:17c'est souvent consommer local égale coûte plus cher.
19:21Est-ce que dans les faits, c'est vérifié ?
19:24– Alors non, on a déjà fait en interne le test où on va dans un supermarché
19:30et on prend un caddie moyen, on va dire.
19:34Globalement, il n'y a pas une grosse marge de différence,
19:37justement parce qu'en circuit court, on a moins d'intermédiaires,
19:40donc ça nous permet d'avoir un prix plus juste
19:43et plus adapté, on va dire, à notre mode de production.
19:47Et donc non, c'est complètement une idée reçue de se dire
19:50que si je vais en supermarché, les prix vont être moins chers
19:53que si je vais chez le producteur.
19:54Et justement, on met en place des groupements de producteurs
19:58avec les drails fermiers ou les magasins,
20:01afin de pouvoir faciliter au grand public
20:04de venir faire ses courses chez les producteurs
20:07tout en ayant tout au même endroit.
20:09– Qu'est-ce qu'on peut dire aux personnes
20:10qui hésitent à passer le cap du circuit court
20:13parce que dans la rapidité aussi du quotidien,
20:16on préfère tout acheter au même endroit,
20:17ne pas trop se poser de questions ?
20:19– Eh bien, je les invite à faire le test,
20:23d'aller dans un magasin de producteurs
20:25ou sur un drail fermier,
20:26de faire leur course, de goûter déjà les produits
20:29parce qu'en général, on n'est pas déçus
20:30et on revient grâce à ça,
20:32parce qu'on sait quand même la qualité qu'on vend.
20:35Et ils verront qu'on propose vraiment,
20:39je ne vais pas dire autant de choses
20:41que dans un supermarché,
20:42mais en termes d'alimentation,
20:44une très très belle gamme
20:45qui passe des huiles à la viande
20:47en passant par les pâtes, le riz,
20:49on essaye vraiment d'avoir une gamme
20:52très très grande.
20:53– Merci beaucoup en tout cas pour tous ces éléments.
20:55Alors on va peut-être conclure avec un dernier message.
20:59Vous pouvez vous adresser aux consommateurs mozellans,
21:02aux producteurs qui hésitent encore,
21:03aux collectivités qui hésitent aussi
21:05peut-être encore à franchir le pas du local.
21:08Qu'est-ce qu'on pourrait leur dire ?
21:09– Alors je leur dirais de venir nous voir,
21:12de prendre des renseignements,
21:13d'essayer.
21:14Et pour nous, ça serait une grande fierté
21:17vraiment de pouvoir travailler avec eux.
21:18Et c'est avec grand plaisir.
21:20– Merci beaucoup Pauline Lecomte
21:21d'avoir participé à notre mag de la rédaction.
21:24Je vous rappelle que vous pouvez vivre
21:25l'expérience Terre de Gym
21:27à Messmanie du 11 au 13 septembre prochain.
21:31Toutes les informations sont à retrouver
21:32sur la page Facebook du même nom,
21:34pour le coup,
21:35et également sur la page Facebook
21:37des jeunes agriculteurs de Moselle.
21:39En attendant, cet événement
21:41que nous attendons tous,
21:42l'information continue sur Moselle TV.
21:44– Sous-titrage ST' 501
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