00:00Partie de la vie qui est triste ou qui paraît devenir un problème, il y a une raison je pense
00:05à ça.
00:06Pour revenir à Johnny, il y a plusieurs Johnny, tu connais Johnny par cœur, qu'est-ce qui avait le
00:12plus changé chez lui ?
00:13Cette mélancolie qu'il avait au départ s'est accentuée.
00:16Ah oui ? On a du mal à imaginer mais ceux qui le connaissent bien disent ça, il est resté
00:21seul.
00:22C'était un homme seul au milieu des autres.
00:24C'était quelqu'un de seul au départ.
00:27Évidemment c'est gommé par la jeunesse, par la force du métier que l'on faisait.
00:35Avec le temps évidemment ça devient plus profond.
00:39Quand on est jeune on a beaucoup de distractions, on a la force de la jeunesse aussi qui vous pousse,
00:44l'excitation.
00:46Et puis quand on a tellement vécu de choses, les sentiments aussi s'usent d'une certaine manière.
00:53Et quand on a une tendance mélancolique, c'est vrai que c'est compliqué parce qu'il y a beaucoup
00:59de raisons à ce que l'on se rende compte que la vie peut aussi être triste et douloureuse.
01:09Mais il y a deux façons de voir les choses.
01:11Et quand on est mélancolique de nature, c'est sûr que ça devient plus pesant.
01:18Et puis aussi l'enfance, c'est la clé de tout.
01:22Tout était écrit.
01:24Hélas, très difficile de sortir, de s'échapper de ce que l'on a connu enfant, en bien et en
01:30mal.
01:31Il y a dit une chose, Johnny, que je n'oublierai jamais, il m'a dit un jour, j'ai
01:34été jeune tellement longtemps que je ne me suis pas vu vieillir.
01:37Mais oui, mais ça, c'est vrai. Surtout quand on commence, comme nous, on a commencé très jeune, à 16
01:43ans, 17 ans, 17 ans, et avec un succès vertigineux et nouveau.
01:51Parce que tout était nouveau, en fait. Maintenant, je veux dire, même le public, les gens ont cette espèce de
01:59connaissance, du succès.
02:01Vous, tout était nouveau.
02:03Mais nous, tout était nouveau pour nous, à une échelle incroyable.
02:07Et donc, c'était vertigineux. C'était quelque chose de difficile à vivre, en fait. Mais tellement excitant aussi.
02:15Qu'est-ce que ça vous inspire, cette conversation, Johnny ?
02:19Moi, j'ai bien aimé la situation de Johnny, moi. J'ai un peu le syndrome de Peter Pan à
02:23essayer de rester enfant le plus longtemps possible.
02:26Mais quand on fait ce métier, on a cette chance de pouvoir rester enfant.
02:30De jouer, quoi, d'être acteur.
02:31Ben voilà.
02:32C'est le ludique, quoi. Donc, c'est rester enfant le plus longtemps possible, je crois.
02:35Exact.
02:36Ça vous inspire, quoi, Johnny, cette conversation ?
02:38Ah ben, c'est...
02:39Qu'est-ce que vous avez ressenti quand il est parti ?
02:42Vraiment une grande tristesse.
02:44Un grand chagrin.
02:45Parce que moi, j'ai eu la chance de le rencontrer une ou deux fois.
02:48Et je me rappelle, notamment après un concert, il m'avait dit cette phrase incroyable.
02:52Je lui ai dit, mais vous devez être crevé.
02:54Il me dit, non, j'ai la fièvre.
02:56Et j'avais trouvé cette phrase étonnante.
02:58Il venait de faire le Stade de France.
02:59Et j'avais trouvé cette phrase incroyable.
03:01Et puis, c'est une histoire d'amour, quand on a un tel rapport avec le public.
03:05Ah ben oui, surtout, oui.
03:05Une histoire d'amour.
03:06Dans cette émission, mais toujours dans la lumière des nouveaux talents,
03:09il y en a un qui est un jeune imitateur qui monte,
03:12qui s'appelle Marc-Antoine Lebray.
03:14Mais il a quitté.
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