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  • il y a 23 heures
Dans “Vivement dimanche” sur France 2, Sylvie Vartan revient sur ses souvenirs avec Johnny Hallyday et évoque leur histoire personnelle et artistique. Une séquence émouvante autour de l’une des unions les plus marquantes de la chanson française.

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Musique
Transcription
00:00Partie de la vie qui est triste ou qui paraît devenir un problème, il y a une raison je pense
00:05à ça.
00:06Pour revenir à Johnny, il y a plusieurs Johnny, tu connais Johnny par cœur, qu'est-ce qui avait le
00:12plus changé chez lui ?
00:13Cette mélancolie qu'il avait au départ s'est accentuée.
00:16Ah oui ? On a du mal à imaginer mais ceux qui le connaissent bien disent ça, il est resté
00:21seul.
00:22C'était un homme seul au milieu des autres.
00:24C'était quelqu'un de seul au départ.
00:27Évidemment c'est gommé par la jeunesse, par la force du métier que l'on faisait.
00:35Avec le temps évidemment ça devient plus profond.
00:39Quand on est jeune on a beaucoup de distractions, on a la force de la jeunesse aussi qui vous pousse,
00:44l'excitation.
00:46Et puis quand on a tellement vécu de choses, les sentiments aussi s'usent d'une certaine manière.
00:53Et quand on a une tendance mélancolique, c'est vrai que c'est compliqué parce qu'il y a beaucoup
00:59de raisons à ce que l'on se rende compte que la vie peut aussi être triste et douloureuse.
01:09Mais il y a deux façons de voir les choses.
01:11Et quand on est mélancolique de nature, c'est sûr que ça devient plus pesant.
01:18Et puis aussi l'enfance, c'est la clé de tout.
01:22Tout était écrit.
01:24Hélas, très difficile de sortir, de s'échapper de ce que l'on a connu enfant, en bien et en
01:30mal.
01:31Il y a dit une chose, Johnny, que je n'oublierai jamais, il m'a dit un jour, j'ai
01:34été jeune tellement longtemps que je ne me suis pas vu vieillir.
01:37Mais oui, mais ça, c'est vrai. Surtout quand on commence, comme nous, on a commencé très jeune, à 16
01:43ans, 17 ans, 17 ans, et avec un succès vertigineux et nouveau.
01:51Parce que tout était nouveau, en fait. Maintenant, je veux dire, même le public, les gens ont cette espèce de
01:59connaissance, du succès.
02:01Vous, tout était nouveau.
02:03Mais nous, tout était nouveau pour nous, à une échelle incroyable.
02:07Et donc, c'était vertigineux. C'était quelque chose de difficile à vivre, en fait. Mais tellement excitant aussi.
02:15Qu'est-ce que ça vous inspire, cette conversation, Johnny ?
02:19Moi, j'ai bien aimé la situation de Johnny, moi. J'ai un peu le syndrome de Peter Pan à
02:23essayer de rester enfant le plus longtemps possible.
02:26Mais quand on fait ce métier, on a cette chance de pouvoir rester enfant.
02:30De jouer, quoi, d'être acteur.
02:31Ben voilà.
02:32C'est le ludique, quoi. Donc, c'est rester enfant le plus longtemps possible, je crois.
02:35Exact.
02:36Ça vous inspire, quoi, Johnny, cette conversation ?
02:38Ah ben, c'est...
02:39Qu'est-ce que vous avez ressenti quand il est parti ?
02:42Vraiment une grande tristesse.
02:44Un grand chagrin.
02:45Parce que moi, j'ai eu la chance de le rencontrer une ou deux fois.
02:48Et je me rappelle, notamment après un concert, il m'avait dit cette phrase incroyable.
02:52Je lui ai dit, mais vous devez être crevé.
02:54Il me dit, non, j'ai la fièvre.
02:56Et j'avais trouvé cette phrase étonnante.
02:58Il venait de faire le Stade de France.
02:59Et j'avais trouvé cette phrase incroyable.
03:01Et puis, c'est une histoire d'amour, quand on a un tel rapport avec le public.
03:05Ah ben oui, surtout, oui.
03:05Une histoire d'amour.
03:06Dans cette émission, mais toujours dans la lumière des nouveaux talents,
03:09il y en a un qui est un jeune imitateur qui monte,
03:12qui s'appelle Marc-Antoine Lebray.
03:14Mais il a quitté.
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