00:04Bonjour Sylvie, j'ai adoré le geste. Est-ce que vous avez vu la capacité qu'a Sylvie par un
00:12geste d'incarner quelque chose ?
00:14Alors nous commençons en Bulgarie, 1952, la Bulgarie est sous le joug du régime communiste stalinien.
00:26J'ai dit sous le joug parce que vous avez été figurante enfant dans ce film, mais je trouve que
00:33ce film et le titre de ce film est exceptionnel parce que la Bulgarie est réellement sous le joug du
00:38communisme.
00:39Oui, mais c'était un film qui était, l'histoire a été tirée d'un grand grand roman classique bulgare
00:47d'un auteur.
00:48Mais c'était prémonitoire.
00:50Alors regardez bien, sortant de la gueule de Staline, ce fameux train, ce train nommé Liberté, qui vous emmène tous
01:00les quatre,
01:03et sur le quai, il y a la dernière image de votre grand-père en larmes, qui vous dit adieu,
01:11il sait qu'il ne vous reverra pas,
01:12et vous allez vers la France, vous allez vers la liberté, et vous êtes la plus grande artiste française.
01:19C'est incroyable, c'est extraordinaire.
01:22C'est incroyable, c'est incroyable de cette situation.
01:23Un petit mot, il y avait Staline partout.
01:26Partout.
01:27Partout.
01:28Oui.
01:28À l'école tout le temps.
01:30À l'école, sur les balcons, d'ailleurs ceux qui ne l'avaient pas étaient suspectés de trahison.
01:36Bien sûr.
01:37Disparaissaient souvent.
01:38Tout à fait.
01:40Alors, je voulais rendre hommage à Edi Vartan, à votre frère, qui est avec nous, parce que finalement, il n
01:47'y aurait pas eu ce désistement,
01:50cette chanteuse n'aurait pas posé un lapin, et bien, il ne vous aurait pas appelé avec son téléphone.
01:55Alors j'ai un problème, et vous arrivez du lycée Hélène Boucher, regardez...
02:00Et tu rappelles le cours de maths.
02:02Oui, bien sûr, je rappelles de tout.
02:04Voilà, vous êtes en dépanneuse, regardez, vous reconnaissez le fameux lycée Hélène Boucher, magnifique lycée.
02:09Hélène Boucher derrière, oui.
02:11Et vous avez regardé, le crochet est une clé de sol.
02:15Oui.
02:16Ça, c'est pas mal.
02:16Une belle symbolique.
02:18Et il y a quelqu'un qui a joué un rôle important, je crois qu'on a en photo, c
02:20'est Daniel Philippa, qui ?
02:22Bien sûr.
02:22Salut les copains.
02:23Salut les copains.
02:24L'immense Daniel Philippa, qui ?
02:25Match, tout ça, c'est lui.
02:27Alors, Sylvie, je vais vous présenter un dessin historique.
02:31Regardez bien, d'abord il y a Cocatrix, Cocatrix qui vous regarde, parce qu'il vous adore, Cocatrix.
02:38Ah oui, j'aimais beaucoup Bruno, il était merveilleux.
02:41Il y a l'homme tout en cuir, c'est...
02:44Vince Taylor.
02:45Vince Taylor, oui.
02:46Et il y a un gars qui s'appelle, je crois, Jean-Philippe Smed, Johnny.
02:50Voilà, et mon frère.
02:52Et votre frère, et il dit, cette fille-là, elle est terrible.
02:54Alors, il a dit autre chose, mais il a dû dire, elle est...
02:58Bon, et...
02:59Non, la vérité, c'est qu'il s'adresse à Edi, qui c'est cette nana, dit-on, elle me
03:04plaît bien.
03:05Et il lui dit, c'est ma soeur.
03:06C'est ma soeur.
03:07C'était ça, la vérité.
03:08C'était plus ou moins ça, la vérité.
03:10Pas tout à fait, mais...
03:11Enfin, ce ne sont pas les mots qu'il a envoyés.
03:13Oui, attends, je veux dire.
03:14Mais bon.
03:14Donc le début...
03:15C'est correct.
03:16Le début, c'est à l'Olympia, quand même.
03:18C'est vraiment le lieu de naissance.
03:20Oui, oui.
03:20Bon, alors, il y a le service militaire, Offenburg, alors lui, c'est 64, il part à l'Est.
03:29Mais vous, vous vous engagez dans la Royale, avec les Beatles, Yellow Submarine, regardez, vous avez un pompon.
03:39Voilà, parce que vous allez les côtoyer à l'Olympia.
03:43Alors justement, une photo, les Beatles.
03:45Ah bah oui, regardez ça.
03:46Parce qu'il faut quand même...
03:47Non mais ça, on a joué pendant trois semaines, à guichet fermé, et c'était un souvenir...
03:54Alors si ma mémoire est bonne, il devait y avoir Pierre Vassilu.
03:56Oui, oui, oui.
03:58Trini Lopez, tiens, regarde.
03:59Trini Lopez.
03:59Ils étaient très amusants, les Beatles.
04:01Oh, c'était formidable.
04:03Beaucoup d'esprit.
04:05Beaucoup d'esprit, une musique extraordinaire, et un look.
04:09Mais il avait un peu flashé sur toi, John Lennon, non ?
04:12Oh...
04:13Oui, oui, oui, oui.
04:14Si, si, si.
04:14Oui, oui, enfin...
04:15Si, si, si.
04:15Non, non, mais...
04:16Si, si, si.
04:17Il y a un dessin là-dessus.
04:18Non, non, pas du tout.
04:19Moi, je...
04:19Ah non, non, il n'y a pas de dessin.
04:21Non, je sais, il n'y a pas de dessin.
04:22Non.
04:22Cher Sylvie, justement, puisqu'on parle des Beatles, vous savez que la France est orpheline d'une famille royale.
04:27Mais en fait, la famille royale française, c'est Johnny et Sylvie.
04:31La France a suivi ce couple pendant des années.
04:37C'est vrai.
04:38Alors, regardez, cette passion, je la représente là.
04:42Qu'est-ce qui fait pleurer les blondes ?
04:44Johnny...
04:45D'abord, l'amour, c'est comme une cigarette.
04:46L'amour, c'est comme une cigarette.
04:49Et allumer le feu.
04:50Voilà, ça, c'est le couple mythique.
04:52Et allumer le feu, off-court.
04:53Éternel.
04:54Le couple éternel.
04:55C'est adorable.
04:56C'est très bien fait.
04:57Ah ben, c'est...
04:58Bravo, bravo.
04:59Je vais mettre ça dans ta loge au dôme.
05:01Exactement.
05:03Alors, une des plus belles chansons, en tout cas une chanson, vous l'avez dit Michel, la chanson qui part
05:08au Japon, qui fait connaître Sylvie au Japon, c'est...
05:11C'est la plus belle pour aller danser.
05:13Voilà.
05:13Aznavour et Georges Garvarens.
05:15Voilà.
05:15Son beau-frère.
05:16Ah oui.
05:16Exactement.
05:17Et dans cette chanson, il y a l'esprit du couturier.
05:20Et j'ai voulu associer Aznavour et Yves Saint-Laurent, qui vous a magnifiquement habillé.
05:29Regardez cette scène.
05:30Oui, très jolie.
05:30La plus belle pour aller danser.
05:32Votre robe n'est pas froissée, parce que c'est Yves Saint-Laurent qui va la confectionner.
05:36Et vous avez deux maîtres autour de vous.
05:39Deux maîtres.
05:59Deux maîtres.
06:00Quand on quitte sa maison, quand on quitte son pays.
06:02Et il y a un lieu qui est très important, qui se trouve dans le Vexin, Loconville, Manoir
06:08de Gagny.
06:09C'est un cocon.
06:11Et vous permettez qu'au travers de cette maison, je rende hommage.
06:17Ah oui ?
06:18J'ai cru que j'étais château de la star.
06:19Oui, mais là, pas du tout.
06:20C'était un peu ça.
06:22Le village de Loconville, quand tu t'es marié, ils n'ont pas dû comprendre ce qui t'arriva.
06:25Ah non, mais c'est incroyable, oui.
06:26C'était une foule énorme.
06:28Alors, votre papa, on lui rend hommage.
06:30Alors, dans Mon Père, qui est une chanson qui fait pleurer.
06:34Ah oui.
06:35Et puis, il ne faut pas oublier que David, que j'ai représenté, tu ne m'as pas laissé
06:40le temps.
06:41C'est en hommage à son grand-père, car cette année 1970, c'est votre anus horribilis.
06:48Il y a l'accident.
06:50Il y a la mort de votre papa.
06:51Mais comme vous êtes un phénix, quand vous partez aux Etats-Unis, vous allez revenir
06:59avec un show incroyable.
07:01Donc, en même temps, c'est la tristesse et vous allez renaître en 1970.
07:06C'est vrai.
07:08Mon métier m'a apporté tellement de bonheur et m'a sauvé de beaucoup de malheur aussi.
07:17Alors, David...
07:18Tu as dit une chose importante.
07:20Pardon.
07:20Tu as eu deux accidents très graves.
07:23Oui.
07:23Tu aurais pu y rester.
07:25Oui.
07:25Dans le premier accident, une de tes amies est morte.
07:27Oui, c'était terrible.
07:29Dans le deuxième accident, c'est Johnny qui conduisait.
07:31Et à chaque fois, tu t'en es bien sorti, mais tu n'es pas passé loin.
07:34C'est parce qu'à l'époque, vous tourniez tellement vite, ça allait tellement vite.
07:38Les tournées, etc.
07:39C'est même miraculé qu'il n'y ait pas plus d'accidents.
07:41Oui.
07:42Vous chantiez 200, 300...
07:43C'est vrai.
07:43Oui, oui, oui.
07:44200 à 300...
07:45Les tournées d'été, tournées d'hiver.
07:47Oui, tout le temps.
07:48Tout le temps.
07:48L'hiver, de printemps, une de mes tournées est répertoriée comme 300 galas dans l'année.
07:55C'est énorme.
07:56Alors, juste une chose, David a rendu hommage à sa grand-mère, puisque sa fille est née
08:02s'appelle...
08:03Ilona.
08:04Ilona.
08:04Donc, nous rendons hommage, au travers de ce dessin, à vos parents.
08:07Alors, voyez un homme extraordinaire dans votre vie.
08:11On va lui rendre hommage.
08:13C'est Tony.
08:14Tony Scotti.
08:15C'est vrai.
08:15Fais gaffe à ce que tu dis, il est en régie.
08:16Ah bon, zut.
08:18Tony, m'entends-tu ?
08:20Non, mais justement, on va lui rendre hommage.
08:21Il est formidable, Tony.
08:22Il a eu cette idée dont rêve tout publicitaire, tout dessinateur, tout affichiste rêve de
08:28ça.
08:29Je l'ai plagié dans ce dessin.
08:30J'ai juste rajouté quelque chose à ma sauce.
08:32Vous allez reconnaître tout de suite la magnifique affiche de Las Vegas.
08:37Tony, c'est pour toi.
08:38Sylvie Barton à Las Vegas, le plus beau cadeau de la France depuis la statue de la
08:42liberté.
08:44Eiffel et Bartholdi.
08:47Et vous, regardez, vous êtes exceptionnel.
08:49Il faut offrir ce dessin à Tony.
08:51Par contre, vous avez rajouté le flambeau.
08:52Je vais l'encadrer et lui donner.
08:54Bah oui, parce que j'ai rajouté ma patte.
08:56J'ai mis le flambeau et la fameuse couronne, parce que vous êtes une reine, Sylvie.
08:59Ah oui, il y a tout, là.
09:00Il y a tout.
09:00Bah oui, alors merci à Tony.
09:02Il nous écoute, Tony.
09:03Bravo, Tony.
09:04Bon, il fallait finir avec un dessin hommage.
09:08Parce que vous nous dites que vous nous quittez.
09:10Non, vous êtes éternel.
09:13Ça ne veut rien...
09:13Oui, non, mais peut-être.
09:16Mais dans l'inconscient des gens, vous serez toujours là.
09:19Parce que vous faites partie de ce...
09:20Mais c'est pas gentil.
09:22Regardez bien.
09:25La Maritza m'a vu naître.
09:27La Maritza, c'est cette rivière bulgare
09:30qui est devenue l'hymne de la liberté,
09:32des bulgares.
09:33Et c'est sur scène que je suis né.
09:37Avec un double sens.
09:38Parce que Paris vous a ouvert les bras
09:41et vous allez nous faire encore rêver.
09:44Cher Sylvie Vartan.
09:46Longue vie à vous, Sylvie Vartan.
09:48Bravo.
09:50Bravo.
09:51Emmanuel, c'est venu.
09:53Bravo.
09:55Mais...
09:56Applaudissements.
09:57Applaudissements.
09:57...
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