00:00Malerie. RTL Matin.
00:03Il est 7h17, l'édito d'RTL Matin avec vous Etienne Jarnel.
00:06Raphaël Glucksmann s'est donc donné 3 mois, 3 mois pour dire si oui ou non, il ira au bout
00:11de son aventure présidentielle.
00:12Raphaël Glucksmann qui sort un livre ce jeudi.
00:14Bon, Etienne, ça récane pas mal dans son dos, surtout d'ailleurs chez ses amis socialistes.
00:19Mais vous, vous avez plutôt tendance à le prendre au sérieux le patron de place publique.
00:23Vous savez Thomas, dans les campagnes présidentielles, il y a deux manières de se tromper.
00:26La première, c'est de couronner quelqu'un à l'avance.
00:29On se souvient par exemple du président Strauss-Kahn et du président Juppé, ça a bien marché.
00:34Le président Balladur aussi.
00:35Le président Balladur.
00:36La deuxième manière, c'est d'enterrer des gens trop tôt.
00:38Il irait également sur Jacques Chirac, sur François Hollande ou sur Emmanuel Macron même, on s'en souvient très bien.
00:43Alors, il est de bon ton dans les milieux médiatiques d'expliquer que Raphaël Glucksmann se fera manger tout cru
00:50par Jean-Luc Mélenchon.
00:51Rappelons tout de même qu'il y a deux ans, lors d'une élection, une vraie, pas un sondage dans
00:56un dîner en ville,
00:57Raphaël Glucksmann a réuni sur son nom presque 14% des électeurs et que la liste de la France insoumise
01:03est arrivée sous les 10%.
01:05Alors certes, c'était une élection européenne, son terrain favori, et ça n'était pas Jean-Luc Mélenchon en face,
01:10mais Manon Brie, mais quand même.
01:12Cela dit, derrière, il n'a pas complètement transformé l'essai après la dissolution.
01:16Le nouveau Front populaire était plutôt dominé par les insoumis.
01:19Oui, c'est son péché politique originel, Raphaël Glucksmann.
01:21Le soir de la dissolution, c'est chez lui qu'aura dû avoir lieu la réunion de la gauche.
01:25C'est lui qui était en tête.
01:26Grosse erreur.
01:27Mais normalement, on apprend de ses erreurs.
01:30Alors après, il y a une autre critique sur Raphaël Glucksmann.
01:32Il ne ferait pas à ses peuples.
01:35Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
01:36Est-ce que François Mitterrand faisait vraiment à ses peuples ?
01:39On a beaucoup parlé de cette note interne de place publique non validée par lui
01:43et qui recommandait de ne pas s'adresser à un public trop populaire.
01:47Mais qu'est-ce que ça vaut, cette note ?
01:50Réponse rien.
01:50Il a dit qu'il l'avait mise à la poubelle.
01:52Absolument.
01:52Elle ne vaut rien.
01:53Ce qui était amusant dans cette affaire, c'est que la critique sur ce point
01:56et sur le caractère populaire du candidat vient souvent du monde médiatique.
02:01C'est-à-dire, quoi qu'on en dise, des élites.
02:03Vous en faites un petit peu partie quand même du monde médiatique, Étienne Jernel.
02:06Bien sûr.
02:06Donc vous y croyez ou pas, l'hypothèse Glucksmann ?
02:08Pour l'Elysée, disons que c'est un sacré défi.
02:10Le problème de Raphaël Glucksmann, c'est avant tout que la gauche,
02:13c'est pas énorme au premier tour des législatives.
02:17129% toutes mouillées.
02:18Le premier enjeu pour lui, c'est la question de la prééminence au sein de la gauche,
02:23entre la gauche sociale-démocrate, disons, et la gauche radicale.
02:27Alors Raphaël Glucksmann, il assume son positionnement de gauche de gouvernement.
02:31Il assume de parler d'immigration, de sécurité et même de patriotisme,
02:34qu'il ne veut pas laisser au RN.
02:36Éternel débat de la gauche de gouvernement qui doit se justifier en France d'être de gauche quand même.
02:41Il y a 120 ans, en 1906, Georges Clemenceau, ministre de l'Intérieur,
02:46qui était de gauche, Clemenceau, et archétype de la gauche de gouvernement,
02:50lancé à René Viviani, cofondateur de l'Humanité, et je le cite,
02:54« Je vous demande pardon, j'ai la prétention d'être socialiste ».
02:57Merci beaucoup, Etienne Janel, directeur du Point, cette semaine en une du journal.
03:01Ne pas oublier l'Ukraine.
03:02L'Ukraine, l'armée qui stupéfie tout le monde.
03:05C'est-à-dire...
03:05Sous-titrage Société Radio-Canada
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