00:02Bernard, c'est contrat, c'est oui. Régis, ça vous agace ? Non, pas plus que ça.
00:08Moi, je donne la parole à l'agacé. Bernard Lianz, vous avez la priorité. On vous écoute. Le président Beneteau
00:14vous écoute.
00:15Ça me rend fou de rage même parce qu'on a comblé notre retard au niveau du football mondial avec
00:20la sélection française, avec ses Coupes du Monde, c'est drôle.
00:24On a comblé un peu en Ligue des Champions, on espère avec le doublé avec la Ligue des Champions. Puis
00:28on se dit là, on a quand même des compétitions qui sont accessibles.
00:30On a des budgets, on a des équipes, on a des clubs, des infrastructures. Pour la Ligue Europa, peut-être
00:34pas, c'est un peu compliqué parce qu'il y a vraiment des grosses équipes.
00:36On s'est dit quand même, on a dit confiance, on va y arriver. Strasbourg, le budget colossal qu'ils
00:39avaient cette année, sera moins dû aller en finale.
00:41Eh bien non, toujours pas. On n'y arrive jamais. Ça a été le cas avec Miss il y a
00:44trois ans qui s'est fait éliminer par l'immense équipe du FC Ball.
00:48Donc oui, ça m'agace, je trouve ça insupportable.
00:50Ok, vous êtes agacé, mais vous êtes long. Faites gaffe Bernard. Pas agacé, c'est la vie, c'est comme
00:54ça ?
00:54Non, ça ne m'agace pas parce qu'on a attendu 38 ans pour gagner la C1, 39 ans pour
01:01gagner la C2. Il n'y a pas quand même d'urgence à gagner la C4.
01:05En plus, on ne fait pas des trajectoires qui sont catastrophiques. Si on n'avait pas été là du tout,
01:09mais on fait quand même deux demi-finales et deux quarts de finale.
01:12Quand tu fais deux demi-finales d'une compétition, ça veut dire que tu es tout prêt finalement.
01:15Donc on est loin d'être ridicule. Après, il n'y a qu'un vainqueur par an. Il y a
01:18des grands noms quand même. Il y a trois clubs anglais.
01:21Je trouve qu'on est dans les clous et ce n'est pas si catastrophique que ça de faire deux
01:25demi-finales en cinq saisons.
01:29Le roi de la championniste.
01:31À vous de jouer.
01:32On a le droit de relancer ?
01:34En fait, moi, j'ai resté. Il n'y en a aucun des deux qui m'a convaincu. Je suis
01:37désolé.
01:38Pourquoi ? Ils étaient nuls ?
01:39En fait, leurs arguments, moi, mon idée première, c'est que je ne suis pas agacé.
01:45Mais pour contrer les arguments de Bernard, c'est que pour moi, les clubs français ne sont pas des grands
01:49clubs.
01:50Parce qu'on a un palmarès en Coupe d'Europe qui est familique et qu'on a des clubs qui
01:55restent au sommet en France juste sur 4-5 ans.
02:00Et qui est dans la durée.
02:01Je veux dire, on parle de l'OM, c'est mon club de cœur.
02:04On dit que c'est l'un des plus grands clubs de France.
02:06Toutes mes congrérences, Julien.
02:07Mais ils ont quoi ? Ils ont neuf titres de champion de France ?
02:09Dix titres de champion de France dans leur histoire ?
02:10Si on compte sur les 93, on ne compte pas ?
02:11Dix et Saint-Etienne.
02:12Voilà.
02:13Mais je veux dire, neuf titres de champion de France dans leur histoire sur plus de 100 ans d'existence.
02:18C'est rien du tout.
02:21Et c'est pareil pour Lyon, pour Saint-Etienne, pour Bordeaux, pour Nantes, tous ces clubs.
02:26Et donc, du coup, on n'existe pas sur la scène européenne de manière durable.
02:30Donc, qu'on n'ait pas de palmarès en C4, pour l'instant, moi, ça ne m'agace pas.
02:34C'est juste la logique de ce qui se fait depuis de nombreuses années dans le football français.
02:39Donc, je reviens à ce que j'ai dit.
02:41C'est ce que j'ai dit.
02:42Vous n'êtes pas agacé, mais vous avez d'autres arguments.
02:45Donc, c'est normal.
02:45Avec d'autres arguments, c'est point.
02:46Oui, mais il n'y a pas de tradition de vainqueur de coups.
02:49Et ça commence à changer.
02:51Mais on paye aussi le fait que depuis de nombreuses années, la C3, le fameux match du jeudi soir,
02:58il y avait des clubs français qui ne jouaient pas, qui faisaient tourner.
03:00Ils ne peuvent pas jouer le jeudi, ils ne peuvent pas jouer le dimanche en championnat, etc.
03:03Ça, ça commence à changer les mentalités.
03:04Mais ce n'est pas parce qu'on change de mentalité en un ou deux ans qu'on va tout
03:07de suite avoir des résultats.
03:09On va retrouver Johan Rioux.
03:11Oui, vous savez, depuis hier, Johan Rioux, rallye Paris-Budapest-Théâtre de la finale Ligue des Champions.
03:17C'est vrai.
03:17C'est le pari fou du guide du Ryoutard.
03:19Oui, une contraction entre Ryoux et le guide du Ryoutard.
03:21C'est bon, ça.
03:21Vous êtes du côté de Leipzig où, Johan, vous avez assisté à la finale.
03:26Et me dit-on, bah oui, ils ont été éliminés en demi-finale, mais ils sont qualifiés pour la finale.
03:31Deux Strasbourgeois paumés.
03:33Bonsoir, Johan.
03:33Vous allez acheter les billets.
03:35Et oui, bonjour à tout le monde.
03:37Bonjour, Mémé.
03:37Regardez, nous sommes devant le stade.
03:38C'est la sortie.
03:39Les supporters sont à sortir.
03:40Et deux supporters de Strasbourg.
03:41Vous aviez pris vos billets quoi avant la demi-finale, pensant que ça allait être bon ?
03:44Franchement, c'est ça.
03:45On pensait vraiment que ça allait le faire.
03:46Malheureusement, ça ne l'a pas fait.
03:47On voulait quand même vivre une belle soirée.
03:48Je pense qu'on a vécu un beau truc ce soir.
03:50Oui, c'est ça.
03:51Après, on est très content quand même d'avoir été là pour voir le match.
03:54On ne regrette pas.
03:56C'est vrai qu'on aurait aimé que ce soit à Strasbourg, mais ce n'est pas grave.
03:58On a kiffé le moment.
03:59C'est l'essentiel.
04:00Vous avez vécu une saison absolument extraordinaire.
04:01Et vous avez vu l'ambiance aujourd'hui dans le stade.
04:03L'amitié entre les supporters espagnols et les supporters anglais.
04:05Il y avait une ambiance absolument.
04:06Et ce stade magnifique.
04:07Oui, vraiment, il n'y a aucun problème.
04:09Vraiment, nous, on est venu fièrement présenter nos maillots de Strasbourg.
04:13Et n'empêche, merci.
04:14Let's go, let's go.
04:16Let's fucking go.
04:17It's Leipzig, guys.
04:19Et n'empêche qu'on n'a eu que des félicitations.
04:21Tout le monde était là pour nous.
04:23Vraiment, c'était de la bonne humeur.
04:25Et vraiment, c'est top.
04:26Crystal Palace, Crystal Palace fan ?
04:27Non, Paris Saint-Germain, on est mieux.
04:28Paris Saint-Germain.
04:29Vous allez à Budapest ou pas ?
04:30Évidemment qu'on va à Budapest.
04:31On est venu répéter la finale, là, le mercredi soir.
04:33C'est pas vrai.
04:34Bien sûr que...
04:34Et là, quoi, vous rentrez à Paris ?
04:36Vous allez directement à Budapest ?
04:37Non, non, non, on rentre à Paris.
04:39On est salariés, on doit travailler.
04:41Et on rentre à Budapest.
04:43RTT demain, RTT demain.
04:44RTT demain.
04:45Allez, un petit chant pour le Paris Saint-Germain, là, avant le mal, juste samedi.
04:48Non, pas de truc insultant.
04:49Non, pas d'insultant, s'il vous plaît.
04:50Non, non, non, non, non, non.
04:52Allez, Paris, SG, ouais.
04:54Allez, Paris, SG, oh, oh, oh.
04:57Donc, bien, il y a des supporters du Paris Saint-Germain, des supporters de Strasbourg.
04:59Et on va parler, évidemment, avec les supporters de Crystal Palace dans quelques ans.
05:02Ils viennent de sortir du Saint-Germain d'un instant.
05:03Ouais, j'ai l'impression que vous n'êtes pas du tout à l'éphique.
05:07Vous êtes en France.
05:08Il y a la main de l'eau.
05:08Il y a la main de l'eau, Johan.
05:09Oui, non, mais je vous crois, je vous taquine.
05:12Ça vous agace, Philippe et Damien, le fait que la Ligue n'y arrive toujours pas dans cette compétition qui
05:17a été créée
05:18et qui est peut-être un peu mieux dimensionnée pour nous, nos clubs français,
05:21puisqu'on n'a pas de tradition, on va dire, de permanence au très haut niveau.
05:24C'était le constat de Julien.
05:26Moi, je n'ai pas de points à donner ce soir, mais je vais quand même le donner au président.
05:28Non, parce qu'on ne sait jamais pour la suite de l'émission.
05:31Merci beaucoup.
05:33Je suis d'accord qu'il y a un manque de culture, en fait, de la gagne en France
05:36et que, heureusement, en ce moment, et on espère que ça dure jusqu'à samedi,
05:42il y a le Paris Saint-Germain, mais qu'il y a un épiphénomène qui est à part dans le
05:46monde du football français.
05:49Et l'état de la Ligue 1, en ce moment, nous rappelle quand même que la fragilité,
05:51elle est structurelle, au-delà d'être conjoncturelle.
05:55Donc, quand je vois effectivement l'AS Roma, Chelsea ou même Crystal Palace à un niveau moindre cette fois-ci,
06:02je me dis qu'il ne faut pas oublier quand même que Strasbourg s'est fait dominer de la tête
06:07et des épaules
06:08par le Radio Vallée Cano.
06:09Qui ce soir, bon, parce que Crystal Palace, sur la fin, lâche un peu, se créent des occasions,
06:15mais globalement, pendant une heure, ils n'existent pas physiquement, ils sont mangés.
06:18– Il ne faut pas oublier que Crystal Palace s'est fait battre par Strasbourg,
06:22dans cette même ligne de confiance, c'est des arguments réversibles.
06:25– Mais là, tu arrives en demi-finale, tu arrives en finale, c'est autre chose.
06:28En gros, il y a un moment où…
06:30– C'est la gagne, Bernard.
06:31– Ah oui, oui.
06:32– Je sais que vous êtes agacés.
06:34– Tu ne joues pas pour te qualifier, c'est vrai que quand tu es en phase de groupe,
06:36tu ne joues pas pour te qualifier.
06:37– Bernard, que vous soyez agacé par la Ligue 1,
06:39mais Philippe vous parle avec une certaine confiance.
06:42– Je ne suis pas agacé non plus, parce que je n'ai pas un amour démesuré pour cette compétition.
06:46C'est-à-dire qu'on ne va pas mettre sur le même plan ce qu'est aujourd'hui la
06:52Ligue Conférence,
06:53avec ce qu'était à une époque la Coupe des Coupes ou la Coupe UFA.
06:57Quand tu avais des équipes qui arrivaient dans le dernier carré,
07:00qui, parce que l'année précédente, ils s'étaient un peu ratés,
07:03qui finissaient deuxième et que finalement ils gagnaient la Coupe.
07:06Enfin, en gros, tu avais un coup sur deux le Real, un coup sur deux le Barça,
07:09qui était en Coupe des Coupes.
07:10Et donc tu te retrouvais avec des demi-finales et des finales
07:13qui avaient le même niveau ou quasi que la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions.
07:18Aujourd'hui, on est sur, en fait, c'est des divisions.
07:21C'est-à-dire qu'il y a la division 1, la division 2 et la division 3.
07:24La Ligue Europa Conférence ne sait jamais que le 15e de Première Ligue
07:27contre une équipe qui finit pas trop mal en Ligue 1,
07:30mais que c'était pas loin de la relégation.
07:31Ce n'est pas gassant que même la troisième division n'arrive pas à...
07:33On a même une compétition qui est dimensionnée pour nos clubs.
07:37Et je ne suis pas d'accord sur les difficultés de la Ligue 1
07:40parce qu'il y a une cassure très nette entre...
07:42Non, mais aujourd'hui, l'argent est fléché vers l'Europe.
07:45Tu as une cassure très nette entre les 6-7 premiers et tout le reste
07:48parce que tu mets la Ligue 2 en même temps.
07:49Mais tu ne peux pas dire qu'un club comme Strasbourg,
07:52qui est placé sous le pavillon de Bluco,
07:53se retrouve dans une totale récession économique,
07:55a fait ce qu'il a pu, malheureusement, en e-conférence,
07:58en ayant investi que 130 millions d'euros.
08:00Ils sont arrivés en demi-finale, Bernard !
08:02Si tu as 130 millions d'euros, si tu as 130 millions d'euros...
08:04Tu vas m'expliquer de se faire élimer par le Rayo Vallée-Canon en demi-finale
08:07qui n'a aucun passé, aucun vécu européen.
08:10C'est formidable, c'est une belle performance.
08:12Bernard, si tu investis 130 millions d'euros à l'intersaison
08:14pour construire une équipe équilibrée en termes d'expérience,
08:17une équipe qui est à maturité pour aller jouer la gagne cette saison-là,
08:21tu ne fais pas le même recrutement que celui de Strasbourg
08:24qui ne prend que des joueurs pour le trading
08:27ou qui récupère des mecs que Chelsea ne veut plus.
08:30Tu vois, ce n'est pas exactement la même chose, ton investissement.
08:32Le budget de Strasbourg...
08:33Le budget, c'est un argument, mais c'est un argument qui a ses limites.
08:36Le budget de Strasbourg cette année, c'est plutôt...
08:38C'était 100 millions d'euros, c'est pile-poil.
08:40Le budget de Crystal Palace, 240 millions.
08:44Alors, pour situer cette somme de 240 millions,
08:46ce serait, on va dire, le troisième club de Ligue 1.
08:49C'est à peu près l'OM, puisque l'OM émarge à 260.
08:52Donc, à 20 millions près, je vous fais ce petit cadeau-là.
08:54On est très généreux, surtout quand ce n'est pas notre argent.
08:56Damien Degor, la Ligue n'arrive pas à gagner la C4.
09:01Vous, finalement, c'est un train qui arrive à l'heure.
09:03Vous avez cette culture de la louse.
09:05Et puis, c'est comme ça.
09:07J'ai la culture du pays dans lequel je vis.
09:11On se réjouit des finales qu'on a perdues.
09:13Exactement.
09:14Et continuons comme ça.
09:15Mais je ne suis pas agacé, parce qu'en fait, je ne suis pas surpris.
09:21Bernard dit, à juste titre, que Strasbourg a battu Crystal Palace en face de Poulos.
09:27En face de Ligue.
09:28Lyon, c'était super.
09:30Lyon a été premier de la Ligue 1.
09:33Brest a fait une énorme Ligue des champions il y a deux ans,
09:35en battant Gratz, Linz, je ne sais plus qui.
09:41Mais je trouve que, voilà, on relativise.
09:44Cette première partie de l'automne ne dit rien du niveau de la Ligue 1.
09:48On est une Ligue 1.
09:49Tu parles de division 1, 2 des Coupes d'Europe.
09:52On est en D2 de l'Europe.
09:54On est derrière les 4 gros.
09:56On veut être dans les 5 gros, mais ça n'existe pas, les 5 gros.
09:58Il y a les 4 gros.
09:59Puis derrière, il y a le Portugal, il y a la France et les Pays-Bas.
10:01Et éventuellement, parfois, la Belgique, les Iglises ou la Turquie.
10:05Mais on ne fait pas partie de l'élite du foot européen.
10:08Et dès qu'il y a des matchs à élimination directe, systématiquement,
10:12matchs à élimination directe contre des clubs italiens, des clubs anglais, des clubs espagnols.
10:16Là, exceptionnellement, Strasbourg a sorti un club allemand.
10:19Mais à chaque fois, on se fait taper, systématiquement.
10:22Donc, je n'attends rien.
10:23Je n'attends pas qu'on gagne la C4 parce que Nice est capable de perdre contre balle.
10:28C'est en demi-finale, non ?
10:30Je n'attends pas qu'on gagne la C3.
10:33Et il est évident qu'il y a le PSG.
10:35Mais le PSG, ce n'est pas la Ligue 1, c'est le PSG.
10:36On revient du côté de Leipzig qui a retrouvé notre envoyé très spécial, Johan Riou.
10:40Alors que nous avons plutôt l'agacement qui triomphe.
10:43Bernard, allez, comment l'émission ?
10:44Elle n'est pas truquée.
10:45Merci beaucoup, Bernard.
10:47Et c'est le signal de Bernard qui résonne.
10:48Parce que j'ai un plateau de looser ce soir.
10:51On perd, on a perdu.
10:52Donc, l'équipe de France n'aurait jamais dû gagner une Coupe du Monde.
10:55C'est différent.
10:55C'est différent.
10:56Tu l'as dit, le football de sélection, c'est différent.
10:59Non, on a rattrapé le retard.
11:01Parce qu'on a changé les mentalités.
11:02Après, on ne peut pas...
11:03Pourquoi on a changé les mentalités ?
11:04C'est différent.
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