00:13Ce métier requiert d'avoir deux compétences, une d'elles c'est d'administrer l'anesthésie donc
00:23pour donner des médicaments aux patients qui vont abolir toutes ces sensations notamment la
00:29sensation douloureuse qui permet de réaliser certains actes. La chirurgie, c'est un acte qu'on dit invasif
00:38parce qu'on va introduire un instrument dans l'organisme ce qui peut être désagréable ou
00:43douloureux. On va également administrer cette anesthésie quand on a besoin que le patient reste
00:49totalement immobile lors d'examens d'imagerie comme le scanner par exemple. Pour ce qui est de la deuxième
00:57compétence, faire de la réanimation, ça va consister à supplier les fonctions défaillantes de l'organisme,
01:07ce qu'on appelle les fonctions vitales, le coeur, la respiration, le système nerveux, la fonction rénale.
01:15Quand ces systèmes là ne fonctionnent plus très bien, il faudrait les ramener à leur état de fonctionnement
01:22normal et également pouvoir corriger les troubles qui ont été engendrés par leur dysfonctionnement.
01:29C'est ça qu'on appelle la réanimation, donc ramener à la vie en quelque sorte un organe qui était
01:36en train de mourir.
01:47Avant l'intervention chirurgicale, je dirais que nous sommes les consuls, c'est nous qui allons
01:51donner le visa d'entrée au bloc opératoire. Et donc pour conclure si oui ou non le patient peut être
02:00opéré, on va faire ce qu'on appelle la consultation d'anesthésie. Le patient viendra voir le médecin
02:07anesthésiste et cette consultation a pour objet de faire connaître le patient à l'anesthésiste.
02:15Donc l'anesthésiste va se chercher à comprendre pour quelles raisons le patient sera opéré,
02:22où est-ce qu'on va l'opérer, est-ce qu'il a d'autres maladies en plus de celles
02:26qui nécessitent
02:27l'intervention, est-ce qu'il a des allergies, il a des habitudes par exemple qui peuvent influer
02:33l'anesthésie comme le fait de consommer de l'alcool ou du tabac et on va s'enquérir
02:39d'un certain nombre d'informations comme cela. Après quoi, le médecin va examiner le patient.
02:47A la fin de cet examen, il va donc décider si oui ou non le patient peut être opéré. S
02:54'il ne peut pas
02:54être opéré, on va corriger les dysfonctionnements qui font qu'il ne peut pas être opéré dans l'immédiat.
03:01Et s'il peut être opéré, la deuxième étape sera de choisir le type d'anesthésie, de concert avec le
03:09patient, lui donner des consignes. Voici ce que vous devez faire, voici ce que vous ne devez pas
03:14faire par exemple. Le préparer, si on a de minimes dysfonctionnements, on va les corriger avant.
03:23Également informer le patient sur la douleur post-opératoire. Quelle en sera l'intensité,
03:30comment on va prendre en charge cette douleur-là. Également obtenir le consentement éclairé du
03:39patient. On ne devrait pas l'opérer, lui administrer l'anesthésie sans qu'il ait donné son aval. Et pour
03:47terminer cette consultation d'anesthésie, on laisse là l'attitude au patient de poser des
03:53questions, d'exprimer ses inquiétudes pour qu'on puisse y répondre. Voilà ce qu'on va faire en
04:03pré-opératoire. La différence entre l'anesthésie générale et l'anesthésie loco-régionale réside dans
04:16l'impact que chaque technique a sur l'organisme du patient, notamment sur son état de conscience.
04:23Quand on va faire de l'anesthésie générale, on va endormir entièrement et complètement le patient,
04:30qui n'est au courant de rien. Tout ce qui se passe autour de lui, il n'en sait absolument
04:36rien. À
04:37l'inverse, l'anesthésie loco-régionale va consister à endormir la partie qui est concernée par
04:45l'intervention chirurgicale. Et dans ce cas, le patient est conscient. On peut discuter avec
04:50l'équipe chirurgicale, l'équipe d'anesthésie autour de lui.
04:58Quels sont les risques de l'anesthésie ?
04:59De toute façon, il n'y a pas de risque zéro. À nulle part, on a de risque zéro. Donc
05:05oui,
05:06l'anesthésie a des risques, mais ces risques, comme pour le choix de la technique d'anesthésie,
05:16ce risque est lié au patient et son âge. Un nouveau-né, par exemple, on sait bien qu'il a
05:24plus
05:24de risques de faire des complications liées à l'anesthésie qu'un adolescent ou un adulte. Un patient
05:36qui a d'autres maladies, un hypertendu par exemple, quelqu'un qui a un diabète, s'il faut l'opérer
05:43pour
05:43quelque chose, il est plus à risque que quelqu'un qui n'a ni un diabète, ni une hypertension ou
05:49juste
05:49un autre terrain spécifique, c'est la femme enceinte. D'endormir une femme enceinte, ça comporte plus de
05:57risque d'endormir une autre catégorie de patient. Il y a la gravité de la maladie en elle-même. Ce
06:03pourquoi on doit
06:04opérer le patient, c'est une maladie très grave, ça va avoir plus de conséquences en termes de
06:11dysfonctionnement au niveau de l'organisme qu'une pathologie qui est béni. Il y a la chirurgie, la
06:19complexité de la chirurgie qui peut constituer un risque pour le patient. Est-ce une chirurgie qui va
06:28saigner beaucoup ? Est-ce qu'elle est très douloureuse ? Parce que la douleur, on la néglige, mais elle
06:34a pas mal de
06:35conséquences. Donc une chirurgie très douloureuse, voilà, on n'aura pas le même risque pour le patient
06:42qu'une chirurgie qui n'est pas très douloureuse. Bon, la douleur, ça sera plus en post-opératoire. Et enfin,
06:48l'anesthésie en elle-même, parce qu'on va administrer des médicaments qui ont des effets
06:53secondaires qu'on connaît. Mais sur un terrain particulier, ces effets secondaires là peuvent
07:00être plus marqués que sur un terrain qui n'est pas débilité.
07:13Conseil, je dirais, c'est de s'assurer de voir un chirurgien, un anesthésiste. Donc il faut
07:19les voir. C'est un médecin que j'ai vu un chirurgien, un anesthésiste pour ma consultation. Et pour ce
07:29qui est de
07:29l'anesthésiste, il faut donner toutes les informations. Est-ce qu'on peut se dire que telle chose est anodine,
07:37mais ça ne l'est pas au fond. Même une allergie à un médicament, du moins ça, un aliment. Allergie
07:45à
07:45l'avocat, au kiwi par exemple, ça peut être considéré banal, mais pour nous non, parce qu'on a ce
07:52qu'on
07:52appelle des allergies croisées. Donc quelqu'un qui est allergique à l'avocat, au kiwi, il y a des
07:59risques qui soient allergiques au latex, les gants qu'on utilise. Donc la consigne, répondez
08:06franchement aux questions de l'anesthésiste. Dites toutes vos maladies que vous avez, en
08:14dehors de celles qui vont conduire à l'intervention chirurgicale, vos allergies, vos habitudes de
08:23vie. Ce n'est pas pour vous condamner si vous consommez excessivement d'alcool, vous êtes
08:29consommateur chronique, il faut le dire. Si vous consommez du tabac, il faut le dire,
08:34parce que le fait de prendre du tabac, ça peut entraîner des complications respiratoires
08:39au cours de l'intervention. Donc c'est de tout dire à l'anesthésiste. Ensuite, respectez les consignes
08:47qu'on va donner, donc le jeûne préopératoire. Pour vous des questions, vous pouvez être rassuré.
08:56Je dirais qu'il ne faut pas lire sur internet, écouter, voilà, tenir compte de ce qui se
09:02fait sur les réseaux sociaux. Même si vous l'avez fait, il faut en discuter avec le chirurgien
09:10ou l'anesthésiste et le jour de l'intervention du jeûne préopératoire. Il faut le signaler. La
09:19consultation d'anesthésiste, c'est pour des chirurgies programmées, ça se fait. Les recommandations,
09:24c'est 48 heures avant l'intervention chirurgicale. Mais entre les deux, donc la consultation et le jour
09:34qu'on doit vous opérer, il peut se passer des choses. Donc il faut également signaler cela à votre
09:41anesthésiste. Vous avez été enrhumé entre temps, vous avez fait une infection quelconque entre temps,
09:46il faut le dire. Les médicaments que vous avez pris aussi entre temps, voilà, il faut signaler tout ça
09:52à l'anesthésiste pour qu'il en tienne compte dans la décision de est-ce qu'on vous opère ou
09:58bien on va se
09:59donner le temps donc de voir comment on règle ces petites choses là avant de vous opérer.