00:00Au Burkina Faso, le cheval occupe une place particulière dans l'histoire, la culture et les traditions.
00:09À l'occasion de la Journée mondiale du cheval, célébrée chaque enjouer,
00:14nous sommes allés à la rencontre de passionnés qui lui consacrent leur quotidien.
00:19Éleveur, entraîneur et mâme de la Fédération Burkinavée des Sports Équestres,
00:24Madi Dernier est tombé amoureux du cheval dès son enfance.
00:28Pour moi, j'ai élité ça de mes grands-parents, parce que quand j'étais petit,
00:36je suis né dans une grande famille où on élevait beaucoup de chevaux à York-Saint.
00:46Parce que la famille d'Hermé, c'est le cheval et puis l'artisanat du bronze, le travail du bronze.
00:55Voilà, donc c'est comme cela.
00:58Moi aussi, quand j'étais petit, voilà, j'ai été un choqué.
01:04Et maintenant, du fil du temps,
01:06et cet amour m'a
01:15pas abordé comme cela.
01:16J'ai payé mon premier cheval en 1998.
01:23À ce moment-là, il y avait le BHB.
01:26Voilà.
01:27Donc, avec aujourd'hui, ça fait presque 20 et 20.
01:31Aujourd'hui, propriétaire de plusieurs chevaux,
01:34il consacre une grande partie de son temps à leur élevage,
01:38à leur entraînement et à leur bien-être.
01:41Le cheval, il faut aimer le cheval d'abord,
01:46parce que si tu ne veux pas être un esclave du cheval,
01:51tu ne peux pas entretenir un cheval.
01:53Voilà.
01:54Parce que le nourrir, ce n'est pas facile.
01:57Le cheval aussi a besoin de l'intention.
02:02Donc, tout ça, c'est un boulot en même temps.
02:06Un esclave du cheval, il faut le nourrir,
02:13le traiter et aller même chercher de l'herbe.
02:18Voilà.
02:19Tu peux faire tout, n'importe quoi,
02:20quand tu es amoureux du cheval.
02:22Au-delà de la passion,
02:25il alerte sur les difficultés
02:26auxquelles sont confrontés les acteurs du secteur.
02:29Actuellement, on a beaucoup de difficultés
02:31parce que l'encadrement idéal,
02:36on n'en a pas ça au Burkina Faso.
02:39Parce que quand on va à l'hippodrome,
02:43ça ne ressemble pas comme dans les différents pays qu'on voit.
02:47Il y a beaucoup à aménager.
02:49Parce qu'en 1998, au moment du PHB,
02:52l'hippodrome était fiable, praticable.
02:55Les chevaux, même, tu peux les entretenir
02:58à compétir longtemps.
02:59Mais actuellement, notre hippodrome,
03:00même si on invite les étrangers,
03:02ils viennent, ils disent que non.
03:04Notre hippodrome, la piste est due,
03:06c'est un petit cimetière des chevaux.
03:07Donc, ça ne nous fait pas plaisir.
03:09Ça ne reflète pas l'image même de notre pays.
03:12Alors, le cheval, c'est notre emblème.
03:14Donc, c'est un souci pour moi pour ça.
03:17Quand tu aimes le cheval,
03:18tu viens voir la piste,
03:20ça ne motive pas, quoi.
03:23Ça, c'est un souci, vraiment.
03:25Et on peut dire qu'avec le temps,
03:27qu'on puisse avoir un hippodrome norme,
03:30voilà, idéal.
03:32Et puis, les chevaux aussi vont bien se courir.
03:36Et puis, chacun va gagner sa passion des dents.
03:40Pour lui, le développement de la filière équine
03:44représente aussi une véritable opportunité économique.
03:47Et partout, là où il y a le développement du cheval,
03:50c'est un travail, c'est un boulot.
03:53Donc, le cheval nourrit beaucoup de monde.
03:56Si on arrive à le valoriser,
03:58ça va donner beaucoup de l'emploi à la jeunesse.
04:03Par exemple, un seul cheval peut entretenir
04:07quatre ou cinq personnes, si c'est développé.
04:10Ancien jockey, Sidi Mohameda
04:13garde également de nombreux souvenirs
04:16de sa carrière sur les hippodromes.
04:18J'étais dans le quartier une fois.
04:20Je voyais les chevaux passer.
04:22Voilà.
04:23Et je les suivais aller à l'hippodrome.
04:26Voilà.
04:27Et j'avais peur.
04:28Pour m'approcher aussi, j'avais peur des chevaux.
04:30Voilà.
04:32Et deuxièmement,
04:34c'est dans la famille d'Ernay
04:35que j'avais commencé,
04:36avec les anciens vieux aussi.
04:39Voilà.
04:40Après ça, j'avais commencé à compétir.
04:43L'hippodrome, comme ça, je montais,
04:45on m'a pris comme ça,
04:46monter Sidi Cheval,
04:47sans souci ni rien.
04:50Et les jours-là,
04:50je suis rentré plus loin.
04:53Et depuis, c'est parti maintenant.
04:58Après plusieurs années de compétition,
05:01il se rappelle les grandes victoires,
05:03mais aussi les risques du métier.
05:07Tant que j'ai remporté,
05:08j'ai un cheval aussi qui a remporté,
05:10qui a pris une moto même.
05:11Tâché, donné à manger,
05:13seulement quand je me suis retourné,
05:15il a pris mon dos.
05:16C'était un cheval agressif, quoi,
05:18dans son temps.
05:19Au Burkina Faso,
05:20le cheval demeure bien plus qu'un animal.
05:23Il incarne un héritage culturel,
05:26une passion transmise de génération en génération,
05:30et un secteur que les passionnés
05:32souhaitent voir davantage valoriser.