00:14Bonjour et bienvenue dans la Revue de Presse.
00:16On commence au Maroc avec une question centrale.
00:18L'école publique peut-elle encore réduire les fractures sociales ?
00:21Selon Kwid.ma, la Banque mondiale a salué les réformes des écoles pionnières lancé en 2023.
00:25Le programme concerne aujourd'hui plus de 4600 écoles publiques et plus de 2 millions d'élèves.
00:31Son objectif, renforcer les apprentissages fondamentaux et cela dès le primaire,
00:36mais surtout réduire les écarts scolaires liés aux inégalités sociales et territoriales.
00:40Après seulement un an, les élèves dans ces établissements affichent déjà de meilleurs résultats
00:44que ceux de 82% des écoles comparables.
00:47Mais cette réflexion dépasse l'école publique.
00:50Selon Mediament4, même les établissements privés et étrangers,
00:53très longtemps perçus comme une garantie de qualité, sont de plus en plus contestés.
00:57A Casablanca, des parents d'élèves des écoles françaises dénoncent une gestion opaque des finances
01:03avec près de 15 millions d'euros collectés,
01:05alors qu'aucun chantier majeur n'aurait réellement commencé.
01:08Le tout dans un contexte déjà tendu autour des frais de scolarité élevés
01:13et surtout d'un niveau d'enseignement jugé en baisse par plusieurs familles.
01:18Et derrière ces tensions sociales se cache aussi une inquiétude plus large sur l'avenir des jeunes.
01:23Selon Challenge qui relaie les chiffres du HCP,
01:25près de 2,9 millions de jeunes marocains âgés entre 15 et 29 ans
01:29sont aujourd'hui sans emploi ni études et ne sont pas aussi en formation.
01:32Le chômage des 15-24 ans atteint près de 37%.
01:37Le rapport alerte surtout sur une jeunesse qui décroche progressivement
01:40à la fois du système éducatif mais aussi du marché du travail.
01:43Car au fond, si l'éconne ne parvient plus à réduire les inégalités,
01:46la jeunesse peut-elle encore croire qu'étudier permet réellement de changer sa condition sociale ?
01:53Plus largement au niveau du continent où on mesure les multiplications de mesures
02:00face au risque de propagation du virus Ebola.
02:03Selon la relève, Africa CDC considère désormais une dizaine de pays africains
02:07comme exposés, principalement des états frontaliers de la République démocratique du Congo
02:11comme le Soudan du Sud, le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie ou encore l'Angola et la Zambie.
02:16Et l'épidémie commence déjà à avoir des conséquences au-delà du secteur sanitaire.
02:20Selon la BBC, le stage de préparation des léopards de la RDC avant la Coupe du Monde
02:24a été annulé à Kinshasa.
02:26La sélection préparera finalement la compétition en Belgique.
02:30Dans le même temps, les Etats-Unis ont interdit l'entrée à certains voyageurs
02:33ayant récemment séjourné en RDC en Ouganda ou au Soudan du Sud.
02:38Des restrictions qui affectent les déplacements internationaux
02:41mais aussi le secteur du tourisme.
02:43Et c'est justement ce que tend d'éviter l'Ouganda.
02:46Selon The Africa Report, l'Office du tourisme du pays cherche à rassurer les visiteurs
02:50en affirmant que la situation reste sous contrôle.
02:53Mais malgré ces messages, plusieurs touristes commencent déjà à annuler
02:57ou reporter leur voyage.
02:58Une baisse d'activité qui menace toute la chaîne du secteur touristique.
03:02Au-delà des frontières évidemment et des restrictions,
03:05les humanitaires appellent surtout un élément essentiel,
03:09la sensibilisation des populations.
03:10Selon RFI et RDC, les ONG insistent désormais sur le travail de proximité
03:15auprès des communautés locales.
03:16Car dans certaines zones touchées, les rumeurs, la méfiance et l'insécurité
03:20compliquent fortement le travail des équipes sanitaires.
03:23Face au virus Ebola, la première ligne de défense reste souvent la même.
03:27Informer, sensibiliser et créer de la confiance au plus près des populations concernées.
03:31– Alors qu'un accord pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient
03:36est présenté comme imminent, pourrait-il ainsi encore éviter
03:40un choc économique mondial ?
03:41Selon De Gardienne, les marchés pétroliers sont entrés dans une zone dangereuse
03:45et à court terme, un échec des négociations pourrait provoquer des pénuries
03:48et une forte inflation.
03:49À plus long terme, les économistes craignent surtout un ralentissement
03:52de la croissance mondiale, voire une récession dans plusieurs pays
03:56importateurs de pétrole.
03:57Et selon Challenge, cette inflation devient de plus en plus difficile à combattre
04:01car elle est désormais géopolitique.
04:03Quand les prix augmentent à cause d'une guerre ou d'un choc énergétique,
04:06les outils classiques des banques centrales comme la hausse des taux d'intérêt
04:09deviennent moins efficaces.
04:11Pire encore, cela peut ralentir la consommation sans réellement faire baisser les prix.
04:16Les économistes redoutent surtout.
04:18En effet, en chaîne, hausse des prix, revendication salariale,
04:21hausse des coûts de production, puis de nouveau une hausse des prix.
04:24Un cercle inflationniste particulièrement difficile à briser.
04:28Et face à cette situation, plusieurs États cherchent des soutiens financiers.
04:32Selon Africa News, qui relaie une information de Reuters,
04:3527 pays auraient déjà activé ou préparé des mécanismes d'urgence
04:39auprès de la Banque mondiale.
04:40Beaucoup hésitent encore à solliciter le FMI en raison des politiques d'austérité
04:45souvent associées à ces aides.
04:46Car pour conclure, disons-le, les tensions géopolitiques mondiales
04:50finissent toujours par se répercuter directement sur le pouvoir d'achat,
04:54l'emploi et le quotidien des populations, et cela partout dans le monde.
04:59C'était l'essentiel des titres présentés par la presse du jour.
05:01Sous-titrage Société Radio-Canada
05:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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