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MEDI1TV Afrique : La guitare comme muse : David Osah se confie - 24/05/2026

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00:09And it's with a great pleasure to meet you on Median TV for our Escalculture of the Semaine Escalculture Artistique.
00:20In a moment, we will be able to discover or discover the universe of Amadou Sanugo
00:27and how the art can give us access to the truth, the truth of Amadou Sanugo.
00:34We will also talk about cinema with a little detour to the Croisette with Congo Boy.
00:41We will also talk about literature, but before all, place to our guest today.
00:52Today, we have the immense pleasure of receiving a mellowman, a musician hors pair, the best of Africa.
01:02David Dossa is with us.
01:03Hello David.
01:05Bonjour Amadou, comment ça va ?
01:08Très bien, merci infiniment d'être avec nous et c'est un véritable plaisir que de vous recevoir aujourd'hui,
01:16afin de parler de cette passion, de cette vocation, de cette deuxième nature pour vous.
01:22Et c'est vrai que vous avez un rapport à la guitare, à la musique qui est très instinctif, organique.
01:31C'est un peu une deuxième nature pour vous, si ce n'est même votre nature première.
01:36Comment vous expliquez cela ?
01:39Alors, naturellement, je suis quelqu'un de très sensible, des signes d'eau, comme on dit.
01:47Donc, la musique pour moi, j'ai commencé à la ressentir en écoutant et en ressentant les émotions qu'elles
01:57transmettent en fait.
01:58Et c'est comme ça que ça a commencé pour moi.
02:04Directement aussi, j'ai commencé vite à écouter avec l'ambiance familiale, le reggae, la soul, le jazz.
02:10Et en écoutant tout ça, j'ai compris qu'au-delà de toutes les notes qui étaient jouées, il y
02:16avait un langage, il y avait une histoire qui était racontée derrière chaque style en fait.
02:22Et c'est vraiment ce qui m'a touché.
02:25Au point où je me suis dit, ah bien, du coup la guitare, ça peut être quelque chose qui peut
02:29me permettre de raconter ce que je veux, ce que les mots ne peuvent pas forcément dire.
02:34Et vraiment, à l'instant, avec toutes ces années d'expérience, j'allais instinct, émotion avant d'aller technique et
02:48virtuosité.
02:49Et d'ailleurs, ça se ressent dans votre jeu.
02:54Et c'est vrai que le continent africain, peu importe le pays d'où l'on vient, la musique, c
03:00'est quelque chose de naturel, d'évident.
03:03Chez nous, le rythme, c'est dans notre quotidien, même dans nos dialectes, dans nos langages.
03:10On a des dialectes très chantants, des sonorités particulières.
03:13Donc c'est vrai que la musique, c'est un peu une seconde nature, on le disait tout à l
03:17'heure.
03:17Et je pense que vous avez été pétris par ces différentes sonorités musicales africaines, notamment dans votre manière de jouer
03:28de la guitare.
03:30Et comment avez-vous trouvé l'équilibre entre musique traditionnelle africaine, donc au pluriel,
03:36et la guitare et le jeu dit entre guillemets moderne contemporain ?
03:44Ah, ok.
03:47Ça s'est fait naturellement, ça s'est fait naturellement.
03:50Et comme je disais là, déjà grandi dans un environnement musical, plus ou moins avec les sonorités traditionnelles,
03:57les parents aussi qui partaient souvent à l'église, plein de choses.
04:03Je me suis imprégné de ça, influencé par toutes mes sonorités d'écoute et les styles de musique occidentaux.
04:14J'ai vite réussi instinctivement, comme on disait tout à l'heure, à faire le jumellage vraiment naturellement, très naturellement.
04:23Et voilà, comme si c'était une mise à jour pour moi.
04:26Le pont, il est vite fait, en tout cas.
04:30Et si vous deviez, David, définir votre style musical, si vous deviez poser des mots, qu'est-ce qui vous
04:38viendrait en premier à l'esprit ?
04:41Mon style de musique, musique du monde, musique universelle, dans laquelle on peut retrouver tout ce qui est sonorités européennes,
04:55africaines, américaines, anglaises.
05:01On est mot, je dirais, musique du monde, mon style, musique du monde.
05:10Musique du monde.
05:11Et c'est vrai que dernièrement, il y a plus de dix ans, à peu près, on voit une véritable
05:19explosion des artistes africains sur la scène africaine, mais également à l'international.
05:26Peu importe le domaine évoqué du cinéma en passant par la peinture, par la musique, par l'architecture.
05:36Et c'est vrai que c'est la littérature également.
05:38Et c'est vrai que c'est une véritable fierté pour nous en tant qu'africains.
05:43Et vous faites d'ailleurs partie de cette génération-là qui s'exporte avec une identité 100% africaine à
05:50l'international.
05:51Et j'aimerais bien avoir votre avis dessus, votre ressenti.
05:57Et vous, comment vous vous placez dedans ?
06:01De façon générale, d'abord, je suis content pour l'Afrique parce qu'on a longtemps attendu ça.
06:11Le fait de pouvoir exporter notre...
06:15Parce que moi, au-delà de la musique et autres, comme tu disais tout à l'heure, l'art, la
06:20peinture,
06:21c'est plus l'identité africaine qui est exportée et qui est en train de...
06:26que le monde est en train de découvrir, quoi.
06:29Et ça, c'est une énorme fierté pour moi.
06:31Et moi, comment je me place dans tout ça ?
06:34C'est juste que j'apporte ma pierre à l'édifice avec ce que je sais faire, avec mon histoire,
06:41avec ce que j'arrive à raconter avec mon instrument.
06:46Et voilà.
06:46Ma petite part, c'est vendre aussi l'Afrique, présenter l'Afrique au monde entier,
06:53pour dire que voilà, c'est pas forcément l'idée, la marginalisation,
07:00les préjugés qui sont faits, qui sont pas forcément vrais, quoi.
07:07Du coup, moi, pour ma part, je continue de faire ce que je fais
07:12et le pouvoir, grâce à vous aussi, présenter cela au monde entier.
07:18Et je voudrais savoir également un peu, dans cette continuité de cette question,
07:25comme vous l'avez très bien dit, on a attendu peut-être un peu trop longtemps
07:29avant de s'affirmer dans notre singularité, dans notre complexité,
07:34dans notre diversité, en tant qu'Africains, avec une identité qui nous est propre,
07:39se réapproprier qui nous sommes, après des années de colonisation.
07:44Ce ne sont pas des chemins faciles, se retrouver en tant qu'individu,
07:51mais aussi le collectif, bien sûr, se réconcilier avec tout ça.
07:56Et je voudrais savoir, est-ce que vous pensez que le regard sur l'art africain,
08:01que ce soit la musique ou un autre art, pour vous la musique pour être plus précise,
08:07a changé, a évolué ? Est-ce qu'il est plus sincère, plus honnête,
08:13envers ceux que nous sommes, en tant qu'Africains ?
08:17Oui, je pense que c'est plus honnête, cette musique-là a vraiment évolué.
08:27Les Européens, peu importe où les gens viennent,
08:31ils arrivent à retrouver cette identité, à reconnaître cette identité.
08:36Et ça, moi, je pense que c'est quelque chose de capital et de fondamental
08:40pour un Africain, de savoir qu'il est écouté, qu'il est reconnu,
08:47et qu'il est entendu partout dans le monde et voilà quoi.
08:52Directement, quand tu entends, tu entends les sonorités,
08:55ça fait bouger la tête.
08:56L'Européen, il te dit, mais ça c'est bon, c'est comme si, voilà quoi.
08:59Et ça, moi, je pense que c'est une très grosse avancée.
09:02Actuellement, tous les artistes africains arrivent à vendre la musique africaine.
09:07On fait des stades, on fait des grandes salles européennes,
09:11donc partout dans le monde et c'est plein à craquer quoi.
09:14Enfin, c'est pas que des Africains qui viennent, c'est tout le monde entier,
09:19du nord au sud, de partout quoi.
09:21Et c'est vraiment, vraiment, pour moi, quelque chose de très, très bien.
09:26Et avant de nous quitter, David, votre actualité, celle tout de suite,
09:33ou plus ou moins proche, est-ce que vous nous préparez quelque chose ?
09:37Oui, oui, oui.
09:39Il y a beaucoup de choses qui se préparent, surtout pour cet été.
09:43Mais ça reste, comme je dirais, à l'équipe technique de pouvoir annoncer.
09:52Cet été à Paris, en Angleterre aussi, au Sénégal aussi.
09:58Du coup, il y a beaucoup de choses qui se préparent.
10:02Et sur mes liens YouTube, Instagram et Facebook, je pense que les mélomanes pourront me voir.
10:08Voilà.
10:09Il y a un EP aussi qui se préparent, instrumentale, que je vais appeler OSA Fusion.
10:20Et on sera à l'affût. En tout cas, merci beaucoup, David OSA, d'avoir été avec nous.
10:25C'était un plaisir de vous recevoir et bon courage à vous.
10:28Merci beaucoup.
10:29Merci beaucoup.
10:31À très bientôt.
10:32Au revoir.
10:41Et tout de suite, nous parlons art avec un grand A avec Amadou.
10:46Sanugo, né en 77, à Ségu au Mali Amadou.
10:51Sanugo grandit dans une culture où la philosophie Bambara est maître.
10:56Il se nourrit justement de cette tradition.
10:58Elle devient le socle même de ses peintures, source d'inspiration intarissable.
11:03Ces peintures sont d'ailleurs souvent constituées d'un personnage principal
11:07qui se met sur un fond uni.
11:09Son œuvre singulière explore des questionnements universels.
11:13Et c'est vrai qu'à y voir de plus près, chaque œuvre est une sorte de fable, de conte
11:16à travers lequel, grâce à la métaphore, l'artiste nous parle avant tout du monde.
11:21Et c'est justement à travers cette narration métaphorique avant tout
11:24que Amadou Sanugo exprime son africanité.
11:27Un système de mise en abîme dans cette figuration qui laisse les personnages
11:31dans une sorte d'anonymat voulu que Amadou Sanugo exprime ses idées et ses vérités.
11:37On écoute tout de suite.
11:39Aujourd'hui, sur le marché international, les œuvres de Sanugo se vendent jusqu'à
11:435 à 10 000 euros.
11:44Mais pour Amadou, l'objectif, ce n'est pas le prix.
11:46L'important, c'est que les Maliens comprennent le message qu'ils souhaitent véhiculer.
11:50C'est une très belle exposition que j'ai trouvée magnifique, d'abord par l'expression
11:56des couleurs, avec des couleurs assez vives et très diversifiées.
12:01Pour Abdoulaye Konate, grande figure des arts plastiques au Mali et directeur du Conservatoire
12:05des arts et métiers multimédia de Bamako, Amadou Sanugo est promis un bel avenir.
12:09De sa génération, je pense qu'il est vraiment, je dirais pour moi, le seul qui est constant
12:16dans cette démarche de travail continue.
12:21Et il cherche, il cherche, il commence à trouver quelque chose, mais je pense que ça nécessite
12:30encore un autre volume de travail, une réflexion, une démarcation.
12:37Et c'est vrai que l'univers d'Amadou Sanugo reste difficile à sonder.
12:43Une chose est sûre, son œuvre est viscéralement politique, sociale, philosophique.
12:49L'œuvre d'Amadou Sanugo parle de la réalité des réalités de notre monde.
12:53Il dira lui-même, je le cite donc,
12:55« Le plus difficile, c'est de trouver une harmonie dans la toile
12:58pour que le public comprenne ce que j'essaie de dire.
13:01Ce qui importe, c'est de transmettre une vérité.
13:04Le reste n'est que convention.
13:06Je ne cherche pas à ce que mes œuvres soient belles, ce n'est pas mon intention.
13:10La beauté fane rapidement, ce qui m'intéresse et ce qui ne m'intéresse pas.
13:14Et pour moi, toutes les œuvres ne sont pas faites pour être appréciées.
13:17Je pense même que certaines doivent déranger. »
13:20D'ailleurs, il crée en 2014 l'atelier Badalian, un collectif destiné à offrir aux jeunes artistes maliens
13:25un lieu d'expression et de création, un lieu de résidence, atelier et centre d'art
13:31pour soutenir la scène artistique locale et accueillir les artistes du continent entier.
13:38« Je suis Amadou Sanugo, peintre malien.
13:42Je vis de la peinture. »
13:44« À l'époque, il y avait des rallyes par Dakar qui passaient par Sébou.
13:52Et à chaque fois que les rallyes passaient, on était très impressionnés par leurs casques.
13:57Après leur passage, on se mettait à confectionner des casques en fil de fer.
14:04À Sébou, il y a rare des gens qui ont la télé.
14:08Quelques gens qui avaient la télé et un microscope transformaient leur maison en petite salle de ciné.
14:14Et nous, on partait regarder les films que je ne cesse de dire,
14:18qu'il y a un peu comme des propagandes américains. »
14:21Amadou Sanugo a toujours refusé l'académisme véritable autodictac.
14:28Il s'efforce tout d'abord à s'exercer sur des draps et des toiles de tailles différentes
14:33récupérées au marché, aux tissus.
14:35Il s'affranchit alors rapidement d'un cadre formel.
14:38Il invente ses propres codes picturaux.
14:40Amadou Sanugo est avant tout un conteur, un poète,
14:43qui raconte autant l'histoire de son pays que ce soit les épopées historiques
14:48ou bien les événements récents que ses expériences de vie.
14:51Il mène sa propre bataille artistique toujours avec humour et une infinie poésie.
15:18Amadou Sanugo est un artiste peintre.
15:23C'est un artiste peintre.
15:25Amadou Sanugo est un artiste peintre.
15:28as creators to put our knowledge into the service of the public.
15:36The idea of what has motivated us is that this time,
15:41there is no support for those who are,
15:43it is the artists who have financed their own creations.
15:46It is with a lot of means that they have exposed their creations
15:53by inviting people to come see them.
15:56In fact, it is the friendship between men and animals.
16:01I try to talk about this topic because we often say that
16:06animals are nice or protect animals, etc.
16:12But I put myself in a bit more context.
16:15Do we not have friendship between men and animals?
16:19I serve as good companions of men, like the horse,
16:24to work on this topic.
16:26The point is the question that is around the friendship between men and horse.
16:33It is the torture of men.
16:36If men are angry, they are eaten by their own ordeal.
16:40If they are dominated by their own ordeal,
16:42what will they still dominate their own ordeal?
16:46I think it is the good will and the good spirit.
16:50It is just that.
17:08And as soon as we will talk about cinema with Congo Boys
17:12with Congo Boys.
17:12Besty of taste,
17:14Certains regards lors de cette édition du festival de Cannes 2026, Congo Boy de M. Fariala suit Robert, un adolescent
17:25réfugié congolais vivant en Centrafrique.
17:28Il a seulement 17 ans, il doit s'occuper de ses frères et soeurs pendant que ses parents ont tout
17:34simplement été emprisonnés.
17:35Entre violences quotidiennes et préparation du baccalauréat, Robert nourrit un rêve, devenir musicien et faire entendre sa voix sous le
17:43nom de Congo Boy.
17:45On regarde tout de suite un extrait de la bande d'annonce.
17:48Je suis Congo Boy, mon l'engue ticodro.
17:51Biten a anzo, quoi tene !
17:56Mais sois tes mignons ou sois tes parents ?
17:58Mes parents sont en prison.
17:59C'est pas parce que vous êtes réfugiés que vous croyez tout permis ?
18:02C'est pas parce que vous êtes en prison, c'est pas parce que vous êtes en prison.
18:05Bonne nuit !
18:07C'est pas parce que vous êtes en prison, mais vous ne savez pas que vous ne savez pas.
18:13Vous êtes en prison, vous êtes en prison, vous êtes en prison, vous êtes en prison, vous êtes en prison.
18:13La musique est pour les voyous.
18:14Tu dois inscrire sur moi.
18:16Tu dois voir ton bac avec mon fils.
18:19C'est un bac qui est en prison.
18:21On se sent tout le temps que tu es en prison.
18:23C'est 15 000.
18:24Tu arrives normalement à l'étranger, il y a 15 000.
18:27Tu n'as pas l'étranger.
18:29Tu n'as pas l'étranger ?
18:29Il est 16.
18:30Allez, tu ?
18:31Tu n'as pas l'étranger.
18:34Tu n'as pas l'étranger, tu n'as pas l'étranger.
18:34Elle vient de se débarquer.
18:37Tu te dis que tu n'as pas l'étranger.
18:43Notre propriété, je t'ai donné une situation de trafic.
18:43Des fois, tu me suis en prison.
18:43Oui, on ne vit pas Kashi, papa.
18:45J'ai commencé à un baguette.
18:52Il s'ensuit en prisonnement.
19:00Il est un baguette.
19:00Oui, c'est le baguette.
19:09Congo Boy is present in the section Un Certains Regards during this 79th edition of Cannes Festival of Cannes.
19:17Un Certains Regards fait la part belle à this very beautiful film.
19:21Ce qui frappe d'ailleurs dans Congo Boy, c'est la manière dont le film refuse le misérabilisme.
19:26Malgré la précarité, la guerre et les discriminations subies par les réfugiés congolais en Centrafrique,
19:32le personnage de Robert reste traversé par une énergie vitale constante.
19:36La musique devient alors plus qu'une passion, une manière d'être, d'exister, de résister et d'affirmer son
19:42identité.
19:43Les critiques d'ailleurs soulignent à juste titre cette capacité du film à mêler dureté du réel et élan lumineux.
19:50Les scènes musicales, souvent filmées dans des clubs ou dans la rue, créent des moments de respiration au milieu de
19:56ce chaos ambiant.
19:58Le film parle aussi d'une jeunesse africaine prise entre responsabilité et désir de liberté d'émancipation.
20:05Robert doit travailler, nourrir sa famille, éviter les violences des milices, tout en essayant de poursuivre ses rêves artistiques de
20:12jeune homme.
20:12Et cette tension entre survie et aspiration personnelle donne au personnage une grande humanité, une très belle densité.
20:19D'ailleurs, plusieurs critiques ainsi sur le fait que le film ne réduit jamais son héros à sa condition de
20:24réfugié.
20:25Au contraire, Robert est montré comme un adolescent complexe, drôle, ambitieux et profondément vivant.
20:32D'ailleurs, le film Congo Boy est fortement inspiré de la propre adolescence de Rafiki Fariala, déjà remarqué avec son
20:40documentaire Nous étudiants.
20:42Et cette dimension autobiographique de nos récits, une authenticité toute particulière.
20:47Donc, Congo Boy, un film qui a fait le buzz lors de la dernière croisette, telle la 79e édition du
20:54Festival de Cannes qui a clôturé ses portes le 23 mai.
21:05Et place tout de suite à la littérature avec le rêve du pêcheur de la Camerounaise Emlé.
21:10Boum est donc un film qui nous parle de ses trajectoires, de la trajectoire de Zacharia, notamment ancien pêcheur camerounais
21:19qui se bat tout simplement après des épreuves de son petit-fils Zachari, psychologue installé en France.
21:25Et à travers leur parcours croisé, le roman interroge finalement les silences familiaux, les héritages invisibles et la quête profonde
21:32de soi.
21:33L'autrice Emlé Boum donc met en tension deux mondes, celui de l'enracinement et celui de l'exil, de
21:38la tradition et de la modernité pour mieux explorer peut-être les fractures intérieures qu'ils engendrent.
21:43La mer omniprésente devient quant à elle une métaphore puissante.
21:46Elle incarne à la fois le passage, la perte, l'absence mais aussi la possibilité d'un renouveau.
21:52On écoute tout de suite Emlé Boum, l'autrice.
21:55C'est un roman qui commence dans un petit village de pêcheurs au Cameroun, dans les années 50 à peu
22:01près, où je raconte la destinée d'un pêcheur qui voit sa vie changer, bouleversée,
22:06par l'arrivée d'une compagnie forestière et de la pêche industrielle qui vient finalement aussi porter ses rêves.
22:14Parce que lui, il se voyait plus que pêcheur, il voulait faire d'autres choses plus belles, aller plus loin
22:18que son village.
22:20Et quelques décennies plus tard, il y a son petit-fils, les deux s'appellent Zach et Zacharias pour le
22:24petit-fils.
22:29Les deux ne se connaissent pas pour la simple raison que le grand-père est mort quand le petit-fils
22:35vient au monde.
22:36Et leurs deux histoires sont complètement en parallèle, dans une espèce de destin au miroir où ils commettent les mêmes
22:43erreurs, ils ont les mêmes aspirations, des rêves trop grands pour eux.
22:46Et une étrange capacité à la fois d'être aimé, de rencontrer et d'être aimé de personnes exceptionnelles et
22:55de ne pas savoir reconnaître leur bonheur.
22:59Et puis les deux histoires vont en parallèle jusqu'à ce que d'une certaine façon, ils se croisent quand
23:04le petit-fils fait la démarche de savoir qui il est.
23:08Emelie Boum, donc le rêve du pêcheur, un roman à découvrir d'urgence si ce n'est pas encore fait.
23:14On arrive à la fin de l'Afrique en culture, c'est toujours un plaisir de vous accompagner pour cette
23:19escale culture au cœur de notre continent.
23:21Merci d'avoir été avec nous, on se donne rendez-vous dès la semaine prochaine, sans doute, portez-vous bien.
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