00:00Emmanuel Macron soutient l'abrogation du code noir et évoque la question des réparations pour l'esclavage.
00:05Ce jeudi, lors d'une réception à l'Elysée pour le 25e anniversaire de la loi Taubira,
00:10reconnaissant l'esclavage comme crime contre l'humanité, le chef de l'État a déclaré ceci.
00:14En effet, il subsiste encore un texte qui n'aurait jamais dû survivre à l'abolition de l'esclavage,
00:19encore moins traverser les siècles jusqu'à nous.
00:22Un texte qui n'a jamais fait l'objet d'une abrogation formelle par la République,
00:26au point que cet oubli est comme devenu une faute.
00:33Je veux ici citer évidemment ce qu'on appelle le code noir promulgué en mars 1685.
00:38Promulgué par Louis XIV à l'instigation de son ministre Colbert,
00:42le code noir c'est un ensemble de 60 articles destinés à organiser la mise en esclavage d'êtres humains
00:47dans les colonies françaises.
00:48Les articles permettaient de réduire les Africains à l'état de biens meubles
00:51ou encore de prescrire des châtiments corporels.
00:53Ce texte n'a jamais été formellement abrogé malgré l'abolition de l'esclavage le 27 avril 1848,
00:59mais même s'il n'a évidemment plus d'effet juridique, Emmanuel Macron affirme que son maintien est une offense.
01:05Emmanuel Macron a ainsi demandé au gouvernement de soutenir officiellement la proposition de loi
01:09visant à abroger définitivement le code noir, qui sera examiné le 28 mai prochain à l'Assemblée nationale.
01:15Mais le chef de l'État a aussi évoqué une question particulièrement sensible en France,
01:19celle des réparations liées à l'esclavage.
01:21Il a notamment annoncé le lancement avec le Ghana d'un travail scientifique international
01:25pour faire des recommandations très concrètes aux décideurs politiques,
01:29sans pour autant préciser si elles pourraient déboucher sur des réparations financières.
01:32La réflexion sur les réparations reste encore inachevée selon Emmanuel Macron,
01:36mais le chef de l'État a rappelé avoir également lancé un travail d'historien
01:40pour évaluer le prix de la liberté imposée par la France à Haïti,
01:44qui lui sera remis en décembre.
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