00:00D'abord, info, Lisa Hadev qui est tombée ce soir.
00:02Oui, Donald Trump a posté, surtout trop chaud.
00:05Préparez-vous.
00:06Suite à l'élection réussie du président de la Pologne, que j'ai eu l'honneur de soutenir,
00:10et compte tenu de nos excellentes relations avec lui, j'ai le plaisir d'annoncer
00:14que les Etats-Unis ont environ 5000 soldats supplémentaires en Pologne.
00:18Absolument.
00:18Je vous remercie de votre attention.
00:20Alors, Elisabeth, là il faut décoder, parce que Trump menace les pays de l'OTAN,
00:25a menacé même plus que ça de retirer un certain nombre de troupes des pays européens.
00:30C'est qu'en Allemagne notamment, ça a été très tendu avec le chancelier Merz.
00:33Ce soir, il nous dit, la Pologne, voilà 5000 soldats.
00:36Oui, alors plusieurs choses.
00:38D'une part, on peut le voir comme un signe de punition du chancelier allemand Friedrich Merz
00:44qui n'avait pas hésité à dire publiquement que les Etats-Unis n'avaient pas de stratégie en Iran
00:48tout en prétendant que la relation était bonne avec Donald Trump.
00:51Donc, la semaine dernière, Donald Trump a annoncé qu'il retirerait 5000 militaires américains des bases en Allemagne.
00:58On voit donc qu'il y a un jeu de vase communiquant.
01:00Il vient récompenser Karol Nawrotsky qui a deux atouts du point de vue de Donald Trump.
01:06D'une part, c'est un nationaliste fervent, nationaliste polonais,
01:10assez hostile à dépenser de l'argent pour soutenir l'Ukraine.
01:13En revanche, très motivé par des dépenses de défense conséquentes
01:18qui font de la Pologne, avec l'Estonie, je pense, le plus grand investisseur dans la défense en point de
01:25PIB,
01:25rapporté à son PIB, ce qui fait que Donald Trump a un intérêt total pour la Pologne.
01:32Pardon, le vieux souvenir de géographie familiale, la Pologne, c'est quand même pas très très loin de la Russie.
01:38C'est pas loin du tout de la Russie.
01:41Disons que c'est frontalier.
01:42C'est frontalier avec la Biélorussie et c'est frontalier avec le Kalingrad.
01:47Oui, exactement.
01:48Et donc, c'est frontalier avec la Russie.
01:50Donc, c'est frontalier avec la Russie.
01:51Ou en tout cas avec la salle influence de la Russie.
01:53Donc, Poutine, voyant ce poste sur Tutschol ce soir, qu'est-ce qu'il se dit ?
01:58Bah, il se dit rien du tout, parce que Poutine, il se dit, c'est mon ami Trump, il a
02:02environ des soldats pour s'amuser, ça n'a aucune importance.
02:08Non, non, Poutine, par rapport à ça, il ne va pas très réagir.
02:13Loukachenko va réagir.
02:15Le Biélorusse.
02:16Le Biélorusse, il va dire, ah, là, on vous a dit que le pays de l'OTAN se préparait pour
02:21nous envahir,
02:23et donc, j'ai bien eu raison de demander à Poutine de transférer l'arme nucléaire,
02:29et donc, là, ça va nous donner une escalade verbale de la part de Biélorussie.
02:35Général Silos, avant de parler des armes.
02:37Oui, enfin, ça veut dire également que le chantage à la disparition au départ de l'OTAN est bidon,
02:42puisqu'on fait simplement repositionner une brigade d'Allemagne en Pologne, potentiellement, c'est ça, il semble à ça.
02:47Ce qui n'est pas mauvais, d'ailleurs.
02:48De ce qui, d'ailleurs, géographiquement, tactique, au niveau opérationnel, est très bon,
02:51la question ne se pose effectivement pas, elle est très bonne,
02:53mais en tout cas, ce n'est pas la mort de l'OTAN, loin de là.
02:55Mais très très court, n'oublions pas que aujourd'hui et demain,
02:58il y a la réunion des ministres d'affaires étrangères de l'OTAN à Helsingborg, en Suède,
03:01donc, effectivement, ça ne tombe pas à n'importe quel moment.
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