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  • il y a 13 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Lisa Hadef, où se cache Mostaba Khamenei, le guide suprême ?
00:04Invisible depuis fin février, je vous préviens, on n'a pas la réponse.
00:07Mais, mais, on a bien compris qu'il se cachait et Fox News fait un parallèle ce soir, Lisa, entre
00:12Khamenei et Ben Laden.
00:14Oui, Fox News a interrogé plusieurs spécialistes du contre-terrorisme pour comprendre un peu les coulisses de la disparition de
00:20Mostaba Khamenei
00:21et il y a selon eux plusieurs points communs avec la disparition de Ben Laden.
00:24Souvenez-vous, après les attentats terroristes du 11 septembre 2001, Ben Laden est introuvable.
00:30Il se cache au cœur d'un complexe fortifié près d'Abotabad au Pakistan.
00:34C'est à moins de 2 km d'une prestigieuse école militaire, celle de Kakoul, l'équivalent pakistanais de Saint
00:40-Cyr.
00:40Et il est caché derrière des murs en béton, de plus de 4 mètres de haut, débarbelé.
00:46Il est rendu complètement invisible pendant plusieurs années.
00:48En Iran, l'équivalent de ce type de site correspond, ou correspondrait, au complexe fortifié sous les installations du corps
00:55des gardiens de la révolution islamique
00:56ou aux abords de ces installations.
00:58Comme Mostaba Khamenei, Ben Laden s'efface dans tous les sens du terme puisqu'il ne laisse aucune trace numérique.
01:02Il n'y a aucune vidéo de lui.
01:04Les fenêtres du complexe dans lequel il se cache sont opaques.
01:07Il n'y a pas d'ordures puisque les ordures sont brûlées, elles ne sont pas jetées.
01:10Rien ne sort de cet endroit.
01:11Il n'y a pas de câble qui sort du complexe.
01:13Il n'y a pas de communication virtuelle.
01:15Chaque message est transmis à la main par le biais de l'intermédiaire dit de confiance, un peu comme des
01:20coursiers.
01:20Et c'est justement en suivant l'un de ces coursiers jusqu'au complexe que les services de renseignement américains
01:26ont réussi à retrouver la trace de Ben Laden.
01:29Des officiels américains utilisent des images satellites pour identifier les occupants de ce complexe.
01:36Sept mois de préparation et une vingtaine de forces spéciales plus tard.
01:40Ils lancent le raid.
01:41Les militaires entrent à l'intérieur du complexe et ressortent avec la dépouille de Ben Laden en 40 minutes.
01:46Mais il leur aura fallu dix ans pour retrouver Ben Laden dans cette planque.
01:49Sergueï.
01:50Dans le renseignement, là on est deux.
01:55Vous trépignez tous les deux.
01:56Je le vois, je le vois, je le vois.
01:57Dans le renseignement, la partie la plus vulnérable, c'est la communication.
02:03Ça veut dire, vous pouvez avoir votre info, vous pouvez avoir votre source, mais dès que vous voulez la transmettre,
02:10dès que vous voulez donner de l'argent à votre agent, dès que vous voulez recevoir quelque chose, c'est
02:14là où ça pose problème.
02:15Et donc c'est là où ils l'ont pris.
02:17Et d'ailleurs, ça pose beaucoup plus de problèmes à Mosh Taba qu'à Ben Laden.
02:21Pourquoi ?
02:22Parce que Mosh Taba, il est obligé de passer les messages.
02:25Ça veut dire que Ben Laden, lui, il a disparu des radars.
02:28À un moment donné, on se posait la question s'il n'était pas tout simplement mort.
02:31Tandis que Mosh Taba Khomeini, lui, il est obligé, en fait, où il y a des gens qui se font
02:37passer pour lui.
02:38Mais en tout cas, nous savons actuellement qu'en Iran, il y a les coursiers actuellement qui circulent.
02:44Et les Israéliens, ils suivent ça à la trace.
02:48Jérôme, ensuite, Général Sidos.
02:49Pour dire, là, on a l'illustration, justement, de l'opération multicapteur pour arriver, finalement, à trouver Ben Laden.
02:55Après, sur l'extraction, à grands traits, ça ressemble à l'extraction Maduro.
02:59C'est à peu près le même schéma sur le plan opérationnel.
03:01Mais pour arriver à localiser la maison et savoir qu'il est dedans.
03:05Il y a un des éléments, c'est du renseignement humain.
03:07Mais qui a pu se faire par interception de communication et ensuite par du renseignement humain.
03:10Vous savez ce que c'est ?
03:11C'est parce qu'à un moment, ils ont détecté, en fait, que la personne qui faisait des courses pour
03:15alimenter la maison en aliment faisait des courses pour plus, en termes de personnes, que ce que la maison était
03:22censée renfermer.
03:23Et c'est ce delta, je veux dire, ce défaut de masse.
03:25C'est un peu comme ça qu'on trouve les planètes aussi dans le cosmos.
03:27C'est le défaut de masse qui a fait qu'ils se sont dit qu'il se fasse quelque chose
03:30dans cette maison.
03:31Et comme la zone était déjà fortement contrôlée, fortement surveillée, eh bien, petit à petit, ils sont arrivés à trouver
03:37Ben Laden.
03:37On a trouvé comme ça Neptune, la huitième planète de notre système solaire.
03:42On ne savait pas, mais on a calculé, il y avait une masse quelque part et on a dit, il
03:46doit y avoir un truc là-bas.
03:48Et donc, après, on a découvert...
03:49C'est bien qu'à vous deux, en parlant, en partant de Khamenei et Ben Laden, on arrive à Neptune.
03:53Vous êtes très, très fort.
03:54Général Sidos, je reviens à Khamenei.
03:57Il se cache.
03:58On ne le voit pas.
03:59Il est invisible.
03:59Est-ce qu'il est forcément une scie pour les Américains ?
04:02Est-ce qu'il y aurait un intérêt pour les Américains à éliminer Khamenei aujourd'hui ?
04:07Alors, si les Américains parlent de l'affaire Ben Laden, effectivement, c'est l'avant-dernier succès américain.
04:12Effectivement, c'est quand même un gros succès qui leur a permis, effectivement, d'atteindre la ligne rouge, l'objectif,
04:17un peu centre de gravité, de la guerre en Afghanistan, le responsable des attentats.
04:22Et puis, c'est à partir de ce moment-là que l'intervention américaine commence à décliner, que l'intérêt
04:25pour l'Amérique existant commence à disparaître.
04:28Et puis, effectivement, c'est quand même une grosse réussite de la CIA et des forces spéciales.
04:32Donc, effectivement, s'ils en parlent en ce moment-là, à ce moment-là, c'est pour un peu redorer
04:35leur blason, quelque part, un petit peu publicitaire.
04:38Et puis, pour, effectivement, potentiellement faire peser une menace sur Aménaï, effectivement, en disant, vous voyez, les Iraniens, faites attention,
04:46on a eu des capacités, on est capable de les remettre en œuvre,
04:49on est capable de faire une toute petite opération qui réussira, donc vous êtes vulnérable.
04:54Donc, vous voyez, je le verrai un petit peu comme ça, dans le sens de la communication américaine.
04:57– Sauf que Ramenei a potentiellement à disposition des moyens, comment dire, incomparables par rapport à Ben Laden.
05:05Il est à la tête d'un État qui peut éventuellement…
05:08– Il était milliardaire, hein ?
05:09– Oui, certes, mais ça ne vaut pas, j'allais dire, l'organisation militaire, etc., qu'il peut y avoir
05:18en Iran.
05:18– Surtout que l'Iran, c'est son propre pays. En gros, il est chez lui.
05:24Ben Laden était invité au Pakistan, il n'était pas chez lui.
05:27Tandis qu'effectivement, Ramenei, il est sur…
05:30– Ce n'est jamais semblable, mais l'image, effectivement, peut-être un peu valorisante pour les Américains,
05:35est d'injecter ça en ce moment, c'est possible.
05:37– Elsa, ça a un intérêt pour les Américains d'éliminer Ramenei ?
05:39– Voilà, c'est ça la question.
05:41– Ben oui.
05:41– Oui.
05:42– C'est vraiment la question.
05:43– Oui, bien sûr, c'est un intérêt parce que ça reste malgré tout une autorité spirituelle,
05:49même s'il n'a pas la même emprise et la même compétence théologique que son père pouvait l'avoir.
05:55Il est très en lien avec une partie des négociateurs et des dirigeants actuels.
06:00On en avait fait une chronique qui sont présentées comme des durs,
06:03avec qui il avait l'habitude, notamment Vaidi, mais aussi Halibaf,
06:07de déjeuner une fois par semaine, avec qui, pour certains,
06:10il avait combattu dans le même bataillon en Irak,
06:14enfin plutôt contre l'Irak, et qui avait contribué à élaborer sa stratégie.
06:20Et surtout, ce serait un signe d'une très grande puissance.
06:23– Je vois le signe de puissance, mais puisque les Américains,
06:27on l'a bien compris, on parlera tout à l'heure, discutent avec les Iraniens,
06:30discutent avec ceux dont vous parlez,
06:31quel intérêt à éliminer de l'équation, Ramenei ?
06:34– L'idée, c'est plutôt de faire entendre que, faute d'accord, on pourrait éliminer.
06:38– Ah.
06:38– C'est aussi un élément de menace.
06:41– Jérôme ?
06:41– Oui, pour peu qui craignent pour sa vie, effectivement, c'est un élément de menace, Elsa.
06:45Et puis, c'est un élément symbolique, et ce n'est pas à négliger, en effet.
06:48Elsa l'a rappelé, je ne reviens pas là-dessus.
06:50Néanmoins, sur le plan stratégique et opérationnel, effectivement,
06:53je ne suis pas sûr que ça facilite vraiment les opérations américaines,
06:57l'avancée dans les négociations, donc il n'y a pas vraiment d'enjeu opérationnel au sens large.
07:01Le cas de Ben Laden était très différent, c'était une question presque d'honneur,
07:06voire, pour dire le mot, un peu de vengeance.
07:08– Vengeance !
07:08– Il fallait ramener le scalp de Ben Laden.
07:11– Oui, c'est pas un peu, c'est facile.
07:13– Voilà, là, l'enjeu n'est pas du tout le même.
07:16– Personne n'attend le scalp de Ramenei, tout le monde attend un accord,
07:19et la réouverture du détroit d'Hormuz.
07:20Et ce pauvre homme, vraisemblablement, n'y peut rien.
07:23– Sauf que, information ce soir, Lisa Aleph.
07:25– Oui, une source iranienne de Oran dit ce soir à Reuters
07:28qu'aucun accord n'a été conclu avec les Etats-Unis,
07:30même si les divergences ont été réduites, et vous vous en doutez,
07:33parmi les points de blocage, sans surprise,
07:35l'enrichissement de l'uranium iranien et aussi le contrôle de Téhéran sur le détroit d'Hormuz.
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