Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 13 minutes

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:03C'est le moment de retrouver Jean Dabour pour la chronique Perspective.
00:06Bonsoir, Jean.
00:06Bonsoir, Jean-Philippe.
00:07On va parler de politique provinciale.
00:09Bon, évidemment, pour le Parti québécois, on sentait déjà l'effervescence avec l'annonce d'une candidature.
00:14Il y a eu, avec Ariane Boyer, bon, ensuite, Majorline Veilleux qui a décidé, finalement, de retirer sa candidature hier
00:20soir.
00:21Est-ce qu'on peut dire que le Parti québécois a échappé le ballon, même si on n'est pas
00:25encore en campagne?
00:25Bien, tout le moins, il y a eu beaucoup d'improvisation. Et Mme Veilleux n'est pas strictement la deuxième.
00:31C'est la troisième. Je comprends qu'il y a eu un certain Simon Beauchêne avant.
00:36Honnêtement, je pense que la décision du chef, c'est de définir une candidature.
00:40Et je dirais que c'est sa prérogative. Et ça se passe dans tous les partis.
00:44Tous les partis politiques, le chef, à un moment donné, dans un comté, dit « Écoute-moi, là, j'ai
00:48besoin de m'entourer de gens compétents
00:49et je considère que tel homme ou telle femme a toutes les compétences. Je veux cette personne-là dans tel
00:55comté comme candidat et candidate. »
00:57C'est légitime aussi. Mais ça, on a de la misère à le dire clairement.
01:00On peut toujours dire aux militants « C'est le choix des militants. Il y aura une convention, une assemblée
01:05d'investiture
01:06et vous choisissez celui ou celle qui va porter nos couleurs aux prochaines élections. »
01:10C'était vrai à une époque. À une époque, tu avais dans des comtés parfois trois, quatre, jusqu'à cinq
01:15candidatures
01:15pour représenter un parti en particulier, peu importe lequel. Les gens sont moins intéressés maintenant par la vie politique.
01:21C'est très intense avec les médias sociaux. Ça amène une dimension différente qui fait que les gens sont moins
01:26attirés par cette fonction-là.
01:28Donc, tu as moins de monde. Bon. Alors, le chef peut définir. C'est tout à fait sain et normal,
01:33sauf que le chef doit le dire.
01:35Pas créer des attentes et des espoirs. Il y a un vieux principe en politique que j'ai appris il
01:38y a très longtemps.
01:39En politique, tu ne soustrais pas, tu additionnes. Alors là, qu'est-ce que le PQ fait dans Révière-du
01:45-Loup-Témiscou?
01:45C'est-à-dire qu'on crée des divisions au sein des troupes. Tu sais, l'organisation potentielle du candidat
01:51Beauchesne à l'époque est probablement un peu froissée de ça.
01:54Mme Veilleux avait probablement commencé à travailler avec une équipe autour d'elle. Du moins, si elle ne l'a
01:59pas fait, je pense qu'elle n'était pas à la bonne place.
02:01Et dans le cas de Mme Boyer, elle semble avoir l'appui du parti. Alors, vous voyez, tu sais, il
02:05faut ramasser tout ce monde-là, là, puis faire une campagne électorale.
02:08On est à un peu plus de quatre mois, je crois, de l'élection à ce moment-ci. Alors, il
02:13y a encore moins du déclenchement de l'élection.
02:15C'est comme employer un langage de hockey, là. On est d'actualité. C'est comme une passe à la
02:19palette aux autres partis politiques.
02:20Et je suis convaincu que ce n'est pas simple pour le Parti québécois actuellement. Ceci dit, en toute objectivité,
02:27là, moi, je commente une situation.
02:28Je ne suis pas en train de dire « votez pour les autres partis ». La situation, elle n'est
02:32pas idéale dans le contexte politique actuel pour le PQ dans Rivière-du-Loup-Témiscouine.
02:36Et ça, c'est déjà vu dans d'autres partis aussi que le parti annonce une candidature, choisit une candidature,
02:41mais que l'exécutif local n'est pas d'accord.
02:43Bien, voilà. Mais ce à quoi je réponds, mais parlez-vous. La démocratie, c'est aussi ça, là. Entre un
02:49chef de parti et son équipe de comté, son association de comté, ces gens-là peuvent se parler.
02:55Ça arrive. Vous savez, des candidatures qui font l'unanimité, bon, parfois c'est le cas, parfois ce n'est
02:59pas le cas.
03:00Moi, personnellement, j'ai été candidat à cinq reprises. Je n'ai jamais eu d'assemblée d'investiture. Bon, c
03:05'est un choix qui avait été fait.
03:07Est-ce que j'aurais affronté des adversaires pour représenter les couleurs de mon parti?
03:11Si l'occasion m'avait été donnée, si quelqu'un s'était présenté, bien oui, je l'aurais fait.
03:15C'est arrivé aussi où le chef m'a dit, écoute, c'est à l'époque de M. Charest, Jean,
03:19c'est toi.
03:20C'est réglé. C'était sa liberté à lui. Aujourd'hui, c'est la même chose.
03:23Sauf que, cette parenthèse-là, elle est importante, que le chef du PQ ait le courage de dire, c'est
03:28telle personne que je veux, ça vient de cette aide.
03:30Alors, démocratiquement, on nous dira, bien, ce n'est pas la bonne façon de faire.
03:34On ne gagne pas à se diviser en politique à l'intérieur de la même formation.
03:38Merci, Jean.
03:39Bonne semaine.
03:39Bonne semaine.
03:41Bonne semaine.
Commentaires

Recommandations