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  • il y a 2 jours
Sébastien Lecornu tenait une conférence de presse ce jeudi 21 mai, depuis l'hôtel de Matignon, pour faire des annonces concernant l’augmentation du prix des carburants depuis le début de la guerre en Iran. Roland Lescure, ministre de l’Économie, était également présent lors de cette prise de parole. 

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Transcription
00:00Vous l'avez dit, le CNE dans lequel le conflit serait d'extrême courte durée, il est désormais derrière nous.
00:06Nous le savons et nous adaptons nos propositions évidemment à cette situation.
00:11Les entreprises françaises le savent aussi. Elles regardent l'actualité internationale comme vous et comme nous.
00:16Et donc elles sont conscientes. Et c'est ce qui explique d'ailleurs le retournement du climat des affaires
00:21qu'on observe ici ou là dans des enquêtes, y compris une qui est sortie ce matin,
00:24qui montre que les industriels vont eux aussi adapter évidemment leur scénario à cette situation nouvelle.
00:32Ce scénario de conflit plus durable, c'est celui qui a été partagé à l'occasion du G7 Finance
00:37que j'ai eu le plaisir et l'honneur de présider lundi et mardi.
00:41C'est le scénario sous-jacent aux prévisions des institutions internationales.
00:45Vous avez vu la Commission européenne qui prévoit 0,8% de croissance ce matin pour la France, très proche
00:49de la nôtre,
00:50et le FMI à 0,7%. On est évidemment dans des chiffres extrêmement proches les uns des autres.
00:57Pour autant, j'entends depuis plusieurs jours des prophètes de malheur se multiplier,
01:01y compris chez certains de vos plateaux, pour nous annoncer le pire, à la fois en croissance et en inflation,
01:07la récession ici, l'hyperinflation là.
01:09Je veux être très clair, nous ne serons ni des prophètes de malheur ni des marchands de bonheur.
01:12Nous, on va s'appuyer sur des faits.
01:15Aujourd'hui, il y a des facteurs d'inquiétude, il y a des facteurs de préoccupation, et on les connaît.
01:20La croissance, vous le savez, a marqué une pause au premier trimestre de cette année.
01:24Une partie de cette pause, il y a des facteurs exceptionnels.
01:28La clémence de l'hiver qui fait qu'on a moins consommé d'énergie.
01:31Les exportations d'Airbus un peu en dessous de la tendance habituelle.
01:34La construction un peu en retrait du fait du cycle électoral.
01:37La croissance était à l'arrêt.
01:39L'inflation, elle est en hausse indéniablement.
01:41On est à 2,2% d'inflation sur les derniers chiffres, essentiellement lié à une hausse des tarifs de
01:48l'énergie.
01:48On est bien en dessous de ce qu'on observe partout ailleurs en Europe et dans le monde.
01:52La zone euro est à 3%.
01:54L'Espagne, qui a baissé de manière importante à coups de milliards d'euros le prix à la pompe, est
02:01à 3,5% d'inflation.
02:03Une fois prises en compte ces mesures, on est aux alentours de 2, un peu au-dessus.
02:07Je rappelle, vous parliez, M. le Premier ministre, de la guerre en Ukraine.
02:10A l'époque, on avait dépensé 80 milliards d'euros.
02:13Et l'inflation, après, tout ça était à 5,5%.
02:17Donc on est dans une phase où, évidemment, la croissance ralentit.
02:20Une phase où l'inflation augmente un peu, un peu au-dessus de 2.
02:24Mais on n'est évidemment pas dans un scénario tel que nous les présentent les prophètes de malheur qui font
02:29florez ces derniers jours.
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