00:00Vous l'avez dit, le CNE dans lequel le conflit serait d'extrême courte durée, il est désormais derrière nous.
00:06Nous le savons et nous adaptons nos propositions évidemment à cette situation.
00:11Les entreprises françaises le savent aussi. Elles regardent l'actualité internationale comme vous et comme nous.
00:16Et donc elles sont conscientes. Et c'est ce qui explique d'ailleurs le retournement du climat des affaires
00:21qu'on observe ici ou là dans des enquêtes, y compris une qui est sortie ce matin,
00:24qui montre que les industriels vont eux aussi adapter évidemment leur scénario à cette situation nouvelle.
00:32Ce scénario de conflit plus durable, c'est celui qui a été partagé à l'occasion du G7 Finance
00:37que j'ai eu le plaisir et l'honneur de présider lundi et mardi.
00:41C'est le scénario sous-jacent aux prévisions des institutions internationales.
00:45Vous avez vu la Commission européenne qui prévoit 0,8% de croissance ce matin pour la France, très proche
00:49de la nôtre,
00:50et le FMI à 0,7%. On est évidemment dans des chiffres extrêmement proches les uns des autres.
00:57Pour autant, j'entends depuis plusieurs jours des prophètes de malheur se multiplier,
01:01y compris chez certains de vos plateaux, pour nous annoncer le pire, à la fois en croissance et en inflation,
01:07la récession ici, l'hyperinflation là.
01:09Je veux être très clair, nous ne serons ni des prophètes de malheur ni des marchands de bonheur.
01:12Nous, on va s'appuyer sur des faits.
01:15Aujourd'hui, il y a des facteurs d'inquiétude, il y a des facteurs de préoccupation, et on les connaît.
01:20La croissance, vous le savez, a marqué une pause au premier trimestre de cette année.
01:24Une partie de cette pause, il y a des facteurs exceptionnels.
01:28La clémence de l'hiver qui fait qu'on a moins consommé d'énergie.
01:31Les exportations d'Airbus un peu en dessous de la tendance habituelle.
01:34La construction un peu en retrait du fait du cycle électoral.
01:37La croissance était à l'arrêt.
01:39L'inflation, elle est en hausse indéniablement.
01:41On est à 2,2% d'inflation sur les derniers chiffres, essentiellement lié à une hausse des tarifs de
01:48l'énergie.
01:48On est bien en dessous de ce qu'on observe partout ailleurs en Europe et dans le monde.
01:52La zone euro est à 3%.
01:54L'Espagne, qui a baissé de manière importante à coups de milliards d'euros le prix à la pompe, est
02:01à 3,5% d'inflation.
02:03Une fois prises en compte ces mesures, on est aux alentours de 2, un peu au-dessus.
02:07Je rappelle, vous parliez, M. le Premier ministre, de la guerre en Ukraine.
02:10A l'époque, on avait dépensé 80 milliards d'euros.
02:13Et l'inflation, après, tout ça était à 5,5%.
02:17Donc on est dans une phase où, évidemment, la croissance ralentit.
02:20Une phase où l'inflation augmente un peu, un peu au-dessus de 2.
02:24Mais on n'est évidemment pas dans un scénario tel que nous les présentent les prophètes de malheur qui font
02:29florez ces derniers jours.
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