00:00– Mais est-ce qu'il y a un moment où toi, alors que tu étais blessé,
00:03à un moment tu te dis qu'il a quand même une force de conviction, de folie quoi ?
00:09On dirait que quand il dit « on va tout gagner », on dirait que c'est vrai.
00:12– Bien sûr, parce qu'il y croit déjà.
00:14– Mais c'est ça.
00:14– Il faut y croire pour le faire.
00:16– Il est fou ou il est génial, je ne sais pas.
00:17– Non, fou, non, mais il est sûr de lui et il est sûr des joueurs qu'il a à
00:23disposition aussi.
00:25Il a un groupe, comme je l'ai dit, qui était plus jeune.
00:27Donc quand on a un groupe plus jeune aussi, c'est plus maniable.
00:32Il avait des joueurs un peu moins d'expérience, mais il savait qu'il pouvait façonner à sa façon.
00:39– C'est effectivement une explication aussi qui est…
00:42Bon, après, il faut savoir où on va aussi quoi.
00:44– Exactement.
00:45– Évidemment.
00:46La première année, tu fais une année blanche.
00:47Ce n'est pas de la faute de Louis-Sénriquet, là, pour le coup, tu es blessé.
00:50– Non, c'est vrai.
00:51La deuxième année, on sent…
00:52– La deuxième, ce n'est pas sa faute.
00:53– Non, mais on sent que tu te dis « mais peut-être que je pourrais rentrer ».
00:56De l'extérieur, on a l'impression que tu te sens prêt et que tu aimerais avoir plus de temps
01:01le jeu.
01:02Est-ce que parfois, ça t'est arrivé, et ce serait naturel, d'avoir un peu de ressentiment,
01:06de te dire « franchement, ce n'est pas cool, il pourrait au moins me faire jouer une demi-heure
01:09».
01:09– Plusieurs fois.
01:10Et il le sait.
01:11– Tu lui as dit ?
01:12– Bien sûr.
01:13– Mais la réalité des choses, elle est là.
01:17Il faut savoir s'y accepter.
01:19Et je pense que ça fait partie aussi de mes forces.
01:24Je suis quelqu'un qui sait où il met les pieds.
01:27Et voilà, c'est compliqué parce qu'on est des compétiteurs.
01:31Et un compétiteur, il veut jouer, il veut tout le temps jouer, il veut tout le temps gagner.
01:35Et pour ma part, ce n'était pas le cas à ce moment-là.
01:37Mais voilà, j'ai su accepter aussi les choses.
01:41– Quand tu pars du club, je trouve, j'avais un peu scruté les images et le comportement de Louis
01:46-Henriquet,
01:47je trouve qu'on sent beaucoup de respect dans la façon dont il te dit « au revoir ».
01:51Est-ce que tu l'as senti aussi ?
01:52Que tu avais quand même gagné son respect, même si tu n'avais pas pu beaucoup jouer ?
01:56– Bien sûr.
01:56Si je n'avais pas son respect, je ne serais pas resté dans le groupe.
01:59– Ah ouais, tout simplement.
02:00– Clairement. Tous les joueurs, ils le disent quand ils jouent avec Louis.
02:05Que si tu ne fais pas le boulot, tu vas t'asseoir.
02:09– Et pour le coup, tu as joué.
02:11Parce que tu as joué quand même dans plusieurs matchs.
02:13Tu as notamment joué en Ligue des Champions contre Brest.
02:15Même si ce n'est pas beaucoup de minutes, c'est des moments aussi qui sont hyper…
02:18– Bien sûr, il m'a montré qu'il comptait sur moi.
02:21Et cette confiance-là, je lui ai rendue.
02:23Je lui ai donné, il m'a rendue, il m'a rendue, je lui ai donné.
02:25C'est pareil.
02:25– Donc il y avait du respect.
02:26– Énormément.
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