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  • il y a 2 jours
Le célèbre tiktokeur Chef Peper, originaire du Mans (Sarthe), vient de sortir son premier livre. Il y évoque notamment son enfance qu'il a passé dans le quartier des Sablons.

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Transcription
00:00Ma grand-mère, quand j'allais la voir le week-end, m'emmenait régulièrement ici,
00:04me montrait les pavés et les bâtiments qu'elle avait connus à l'époque,
00:09parce que je n'ai pas une enfance forcément tous les jours facile,
00:11mais j'aimais bien me retrouver dehors avec les copains,
00:15jusqu'à parfois assez tard pour me changer les idées.
00:19Donc moi j'avais avec les copains, c'est un peu le quartier des sabons qu'on retrouve maintenant.
00:24On brise le quatrième mur, je ne spoil pas trop,
00:27mais j'aime bien m'adresser directement au lecteur, soit pour expliquer des choses, soit pour faire des blagues,
00:32mais c'est important justement, c'est un peu comme on dit, le lien armée-nation.
00:39Bonjour, je suis avec le Chef Pepper,
00:42alors si vous ne connaissez pas, c'est ce qu'on appelle un TikToker aujourd'hui,
00:45qui a des millions d'abonnés et qui vient de Sarthe.
00:50C'est ça, du moment même.
00:51Du moment même, et du coup, je vous laisse savoir comme première question,
00:56pourquoi avoir choisi ici le Vieux-Mans en particulier ?
00:59Le Vieux-Mans pour moi, c'est un peu, c'est le quartier historique du Mans,
01:03c'est moi qui aime bien l'histoire de base.
01:08Je trouvais que ça représentait bien la ville du Mans,
01:11et en plus, le fait que ma grand-mère, quand j'allais la voir le week-end,
01:17m'emmenait régulièrement ici, là, me montrer les pavés
01:20et les bâtiments qu'elle avait connus à l'époque.
01:23Voilà, pour moi, ça avait du sens de vous montrer cet endroit.
01:27C'est elle qui vous a appris un peu l'histoire de la ville ?
01:30Oui, alors l'histoire de la ville, oui, on en a parlé justement avec ma grand-mère,
01:33mais sinon, c'est vrai qu'après, moi, j'ai cherché un petit peu
01:37tout ce qui est cité plantagénée, etc., et maintenant, voilà,
01:40je suis un fidèle de Stéphane Berne, donc quand il vient ici,
01:45je regarde les reportages, et puis voilà, je regarde ce qui se fait un peu
01:49sur les réseaux, sur la ville du Mans, sur ce qu'on peut retrouver en ce moment.
01:53Vous ne l'avez pas encore rencontré ?
01:55Stéphane Berne, si, si, je ne l'ai pas rencontré au Mans,
01:57mais je l'ai rencontré à Thionville, on a mangé ensemble en plus
02:00à l'occasion d'un événement militaire, parce qu'il était parrain de là-bas.
02:04Donc d'ailleurs, si Stéphane Berne nous regarde, il peut très bien être parrain
02:08de la ville du Mans.
02:09Ah bah ça, il faut lui demander, et il faut voir avec la ville.
02:13Un autre Stéphane pourrait lui demander, le maire.
02:16Oui, oui, c'est vrai.
02:18Alors, on disait justement, vous êtes du Mans,
02:20donc vous avez forcément passé votre enfance ici.
02:23Est-ce que, déjà, d'où vous venez ?
02:26Où vous avez passé votre enfance ?
02:28Alors, moi, je viens des Sablons, donc j'ai vécu un quartier des Sablons au Mans,
02:34ben voilà, pour l'âge d'où je viens.
02:37Et puis ensuite, mes parents se sont séparés,
02:41et ensuite, on a été un coup à la Cité des Pins,
02:44un coup j'étais à Pontlieu, voilà, pour les manceaux, ils les reconnaîtront.
02:47Il y a un livre qui sort, qui est sorti, plutôt, depuis le 23 avril.
02:51C'est ça.
02:52Donc, vous y racontez un petit peu les différents aspects de l'enfance.
02:57Comment c'était un peu le quartier des Sablons à l'époque ?
03:00Bon, alors, moi, j'ai des très bons souvenirs au quartier.
03:03Bon, ben voilà, j'aimais bien, parce qu'on en parle dans le livre, justement,
03:07parce que je n'ai pas une enfance forcément tous les jours facile,
03:09mais j'aimais bien me retrouver dehors avec les copains, voilà,
03:13jusque parfois assez tard, pour me changer les idées.
03:16Donc, moi, j'avais, voilà, avec les copains,
03:19c'est un peu le quartier des Sablons qu'on retrouve maintenant,
03:22même si je trouve que maintenant, quand j'y vais,
03:24je vois beaucoup moins de jeunes dans la rue, voilà.
03:27Alors, est-ce que c'est bien ou c'est pas bien, ça, je ne sais pas.
03:29Mais en tout cas, moi, j'avais ce côté avec les gars,
03:32on allait chez les copains, on allait, ben à l'époque,
03:36il n'y avait pas les Atlantides ou etc.,
03:38donc on se promenait au bord de l'huile, on faisait des foot, voilà.
03:41Donc, c'était bonne ambiance.
03:43Il n'y avait pas la permission de plus de 20 heures ?
03:47Oui, parfois, j'avais la permission de plus de 20 heures,
03:49parce qu'en fait, dans les quartiers, souvent,
03:50tout le monde se connaît, et puis sinon, j'allais jouer,
03:55je rentrais, et puis je jouais en bas de la tour.
03:57Donc, ma mère, elle avait quand même un oeil sur moi
04:01s'il y avait du grabuche, quoi, comme on dit.
04:05Oui, voilà.
04:07Après, vous avez passé votre enfance, donc la partie scolaire également.
04:12J'ai lu un peu dans le livre que vous n'étiez pas forcément
04:14le plus discipliné, ce qui peut être un paradoxe
04:18quand après, on veut devenir militaire par la suite.
04:21C'est un paradoxe, parce qu'on se dit toujours,
04:23oui, militaire, discipline, ce qui est vrai.
04:26Ce qui est vrai, mais par contre, avant de rentrer à l'armée,
04:28il y a beaucoup de gens qui ne sont pas forcément très disciplinés
04:31qui viennent.
04:32Voilà, il y a un peu de tout, c'est vrai,
04:34quand on rentre à l'armée, mais moi, j'aimais bien
04:37la musée à la galerie, donc je n'étais pas discipliné,
04:39mais en fait, j'aimais bien faire rire les gens.
04:41Et à l'armée, par contre, on retrouve vraiment ça,
04:43cet aspect camaraderie, cet aspect, voilà,
04:47on aime bien rigoler, quoi, à l'armée aussi.
04:49Ça, c'est un peu ce que j'ai voulu montrer aussi
04:51autour de mes vidéos et que je montre aussi dans le livre.
04:54Et puis, c'est un peu votre ADN aussi.
04:56C'est mon ADN complètement, donc voilà, on ne se change pas.
04:59Après, voilà, pendant les classes, les six mois,
05:01c'est quand on se forme à l'armée.
05:03Bon, là, je n'ai pas commencé à ouvrir ma tronche, comme on dit.
05:06Et puis, je me suis, j'ai écouté les ordres et là, j'ai dit reçu.
05:10Alors, on parlait de faire le pitre, on parlait que c'était l'ADN.
05:15Est-ce que ça a été préjudiciable pendant la scolarité ?
05:19Ah oui, pour ma scolarité, complètement.
05:22Régulièrement, j'allais en dehors de la salle de classe.
05:25Des fois, même les professeurs n'attendaient même plus
05:28que je sorte ma blague.
05:30Ils sentaient que j'étais un peu énervé.
05:32Et ils me disaient, bon, allez, va te calmer 5-10 minutes dehors.
05:36Donc, oui, oui, forcément, sur toute ma période scolaire,
05:39que ça, alors je ne vais pas dire de la matérielle,
05:41mais au moins de la primaire au lycée, c'était une vraie galère.
05:44Donc, abonné aux heures d'école ?
05:45Abonné aux heures d'école, mercredi, samedi matin.
05:48Voilà, j'étais en place.
05:50Du coup, j'ai au moins le mérite d'avoir été plus en cours que les autres.
05:52Et finalement, c'est au lycée, je crois, que finalement,
05:59le goût, ou plutôt l'envie d'intégrer l'armée s'est fait sentir ?
06:04C'est ça, en fait.
06:05Moi, je partais pour être menuisier.
06:08J'étais bac pro bois matériaux associés.
06:10Donc, en effet, je devais être menuisier.
06:12Et puis là, voilà, comme des circonstances de la vie,
06:15il y a une connaissance qui part à l'armée,
06:18qui fait des bons retours.
06:19Voilà, tu vas voyager, tu vas faire du sport.
06:23Et puis, à partir de là, bouche à oreille,
06:26j'ai un autre pote qui veut intégrer aussi.
06:29Et puis moi, je me dis, pourquoi pas ?
06:30Moi, je n'avais jamais voyagé.
06:31Je me suis dit, bon, allez, on va voir.
06:33Et on se lance et au départ, on prend, on va dire, une baffe
06:36ou au contraire, on se dit, on s'y attendait ?
06:39Non, non, je m'étais préparé.
06:40Pour moi, l'armée, c'était sûr, c'était rigueur discipline.
06:43Ça, je l'avais bien calé.
06:46Et au final, je n'ai pas été surpris en arrivant.
06:50On avait une limite gauche, une limite droite.
06:52Maintenant, j'ai appris un point central d'observation.
06:54Il ne fallait pas en déroger.
06:57Mais après, je me suis très bien adapté à ce milieu-là
06:59parce qu'en fait, je m'étais préparé pour ça.
07:02Donc, bien préparé.
07:04C'est-à-dire que là, il y a eu des mois de formation.
07:07Ça a été très difficile physiquement, mentalement ?
07:11J'ai un épisode, j'en parle dans le livre, où je me casse la main.
07:14Donc, ça va me mettre du plomb dans l'aile, mine de rien.
07:18Mais sinon, à côté de ça, j'étais bon sportivement.
07:21En théorie, je m'étais très bien...
07:23J'apprenais mes cours, plus qu'à l'école d'ailleurs.
07:27Parce que j'avais pris conscience que j'allais apprendre un métier.
07:30Voilà. On parle souvent de vocation.
07:32Mais pour moi, c'était aussi apprendre un métier.
07:33Et je voulais en faire une carrière.
07:35Donc, voilà.
07:36Oui. Donc, finalement, le manuel est mieux que la théorie.
07:40Oui.
07:40À vos yeux ?
07:41Oui, oui, complètement.
07:42En fait, l'armée, c'est beaucoup de théorie.
07:44Parce qu'il faut apprendre un métier.
07:45Mais il y a de la pratique.
07:46Et c'est ponctué.
07:47Donc, on alterne.
07:49Voilà. Il y a de la théorie, il y a de la pratique.
07:50Il y a du tir, il y a du combat.
07:52Mais avant de passer au combat, forcément, il y a la théorie au combat.
07:55Bref, c'est plein de choses comme ça qui font que ça déroule.
07:58Voilà. Et donc, après des mois de formation, on est lancé.
08:01Voilà.
08:03Une première mission déjà à l'étranger.
08:05C'est ça ?
08:05Voilà.
08:06On dit une OPEX.
08:07C'est ça.
08:08Alors, c'est une opération extérieure que je fais.
08:09Donc, une OPEX.
08:10Mais on fait aussi des MCD, des missions de courte durée.
08:13Donc, l'opération extérieure première en Côte d'Ivoire.
08:15RCI, République de Côte d'Ivoire.
08:18Voilà. On part pour quatre mois.
08:19Bon, je ferai un peu plus.
08:20J'en parle encore une fois dans le livre.
08:22Donc, je ne vais pas trop spoiler.
08:23Mais voilà. Super, super.
08:26Moi, je n'avais pas eu l'occasion de voyager avant.
08:28Donc, voilà.
08:31Première mission sur le continent africain.
08:33Et comment ça s'est passé dans les grands…
08:36Dans les grandes lignes, très bien.
08:38J'ai appris un métier.
08:39Parce que, oui, il y a un métier de militaire.
08:41Mais à côté, il y avait le métier…
08:44J'étais pilote de véhicule de l'avant-blindé.
08:47Donc, ça, c'était vraiment mon métier
08:49que j'allais apprendre pendant cette mission.
08:52J'avais une mission.
08:53C'était piloter un groupe de combat.
08:54Et justement, il y a eu des bonnes expériences en tant que pilote.
08:57Ah oui, oui.
08:58Non, mais là-bas, il y a eu des très bonnes expériences.
09:00Et puis, c'est là-bas que j'ai vraiment compris
09:03ce qu'attendaient les cadres de moi.
09:06Et sans trop spoiler,
09:08il y a eu des personnes de haute importance que vous avez conduit.
09:12Oui. Alors, ce n'est pas en Côte d'Ivoire,
09:15mais c'est sur une autre opération.
09:16Voilà.
09:18Donc, je tairai l'endroit pour le moment.
09:20Mais oui, oui, j'ai eu la chance d'être le pilote d'un général.
09:25Voilà.
09:27Et alors que ce n'était pas du tout ma fonction.
09:29Mais des fois, ça arrive comme ça dans la carrière.
09:30Voilà.
09:31On est attendu à un moment donné de notre carrière sur quelque chose.
09:36Et puis, voilà.
09:37On a beau être chef de groupe en compagnie de combat,
09:39on va peut-être partir sur une autre fonction.
09:42sur deux, trois jours.
09:43Parce qu'on nous avait demandé quoi.
09:44On le voit dans le livre.
09:45Il y a vraiment une notion d'adaptation.
09:48Notamment, quelle est la mission qui vous a le plus marquée ?
09:52La Centrafrique.
09:54Voilà.
09:54Pour moi, qui est la mission la plus opérationnelle,
09:56la plus compliquée aussi.
09:58parce que c'est ce qu'on s'entraîne toute notre carrière
10:00pour une mission un peu, comme on dit, une mission engageante.
10:04Et on dit qu'elle engage le potard.
10:06Voilà.
10:06Là, elle a engagé le potard, mais sur le côté psychique, voilà,
10:10et physique.
10:12Donc, il y avait les deux choses qui étaient reliées.
10:13Et ce n'était pas forcément évident.
10:16Parce qu'en plus, déjà, quand je pars sur cette mission-là,
10:18moi, de base, je dois partir au Gabon.
10:20Et du coup, je ne suis pas préparé forcément
10:21à vivre une guerre civile.
10:24Et en guerre civile, justement,
10:26on est pratiquement tout le temps sollicité, au final.
10:29Oui.
10:29Oui, oui.
10:30Il n'y a pas de QL.
10:31Il n'y a pas de quartier libre.
10:33Voilà.
10:33C'est soit on est sur le terrain, soit on est en QRF.
10:36Donc, on alerte.
10:37Et c'est ça pendant 4, 5, 6 mois, si l'émission dure.
10:41Et c'est éprouvant, j'imagine, physiquement,
10:44mais aussi sur le plan mental,
10:45il y a des scènes que l'on vit
10:47qui peuvent marquer une vie ?
10:49Oui.
10:50Oui, oui.
10:50Après, il y a des images, forcément, qu'on voit.
10:55Il y a des choses qu'on vit
10:58et qui ne sont pas forcément évidentes.
11:00Après, voilà, il faut prendre le maximum de recul
11:02par rapport à une mission,
11:03si on le peut, évidemment.
11:05C'est facile de le dire en théorie,
11:06mais dans la pratique, des fois, ce n'est pas évident.
11:10Mais, voilà, c'est une mission complexe,
11:12donc avec tout ce qui va avec,
11:14avec son lot positif et négatif.
11:19On disait que c'est des missions, parfois, de longue durée.
11:22Du coup, ça a éloigné parfois de la famille.
11:27Comment on le vit, à la fois de son côté
11:29et comment la famille le vit aussi ?
11:34Pour les missions complexes, je me mettais vraiment une bulle.
11:37Donc, c'est vrai que des fois, c'est dur à dire,
11:40mais il faut couper un peu avec la famille,
11:42en tout cas, se mettre dans une bulle
11:44pour ne pas que ça nous entame sur ce côté un peu dit opérationnel.
11:49Après, sur une mission flex, parfait.
11:51On donne des nouvelles dès qu'on peut,
11:53tous les soirs, tous les deux jours, s'il faut.
11:55Après, sur les missions où ça engage,
11:57déjà, de toute façon, on ne peut pas téléphoner tous les jours.
11:59Et puis, voilà, donc, il faut prendre du recul.
12:03À l'armée, on appelle, il y a la base arrière,
12:05donc c'est ceux qui restent en arrière,
12:07donc la femme ou l'homme qui reste pour gérer la famille.
12:12Donc ça, c'est encore une autre partie.
12:14Bon, c'est bien, elle en parle, en l'occurrence,
12:16Fanny, dans le livre.
12:17On a vraiment, on voit les deux côtés.
12:20Il y a le côté militaire du mec qui est en opération
12:22et puis la femme qui gère quand même toute la famille.
12:25On dit souvent que, de toute façon,
12:27c'est elles qui ont tout le mérite.
12:29Moi, je parle pour les femmes,
12:30mais évidemment, si c'est une femme militaire, un homme,
12:33c'est souvent eux qui font le plus
12:35et qui doivent s'adapter à la vie de famille
12:38parce qu'il y a quand même le rôle d'un des deux qui n'est pas là.
12:43Et du coup, il faut combler.
12:45Et puis, en plus, il faut tout gérer derrière.
12:46Alors, il y a aussi certaines missions
12:48où la famille peut accompagner,
12:50c'est-à-dire sur place.
12:52Un séjour, oui.
12:52Parce qu'il y a eu un séjour en Guyane
12:53où, justement, la famille est venue
12:55qui n'était pas encore au complet comme aujourd'hui, on peut dire.
12:59Oui, c'est un séjour.
13:01Alors, la Guyane, on dit souvent,
13:02ce n'est pas vraiment un séjour
13:02parce qu'en plus, j'arrive là-bas,
13:04je suis encore en compagnie de combat.
13:05Donc, du coup, pour moi,
13:08ça reste quand même un super moment à vivre en famille.
13:11Donc, un séjour, c'est deux, trois, voire quatre ans, parfois.
13:14Nous, ça a été deux ans, en l'occurrence, en Guyane.
13:16Mais moi, j'ai kiffé.
13:17J'étais sur la mission Harpy,
13:19la lutte contre l'orpaillage illégal.
13:22Et du coup, on l'a bien vécu.
13:25Et puis, c'était quand même des moments
13:26où on s'est retrouvé beaucoup plus en famille.
13:28Parce qu'un rythme en compagnie de combat,
13:30c'est 150 à 200 jours, pas là, par an.
13:32Et là-bas, on était plus sur 150 jours sur deux ans.
13:35Donc, moi, j'ai quand même plus vu la famille.
13:38Et puis, on a vécu des moments sympathiques
13:41en dehors de la métropole.
13:42Et quand on dit moments sympathiques,
13:44c'est de quel style ?
13:46On était à la plage, clairement.
13:48Bon, l'eau était marron en Guyane.
13:49Mais voilà, c'est beaucoup plus de restaurants le soir.
13:53On est en short claquette toute l'année.
13:55On peut aller au Brésil
13:56parce qu'il y a le Brésil qui est juste à côté.
13:58Bref, on peut aller à cacao.
14:01On peut faire des grands marchés ensemble.
14:04Des choses qu'on ne vit pas habituellement déjà en métropole.
14:07Et puis, on avait quand même beaucoup plus de temps
14:08pour se retrouver.
14:09Et en plus, là-bas, par exemple,
14:10tous les midis, je rentrais, on avait une piscine.
14:12Ça, je n'ai jamais fait de ma carrière.
14:14Je rentrais le midi, je mangeais en famille.
14:16Pareil, je ne mangeais jamais en famille.
14:18Et puis, on allait à la piscine avec les enfants.
14:20Vous avez visité un peu le Brésil aussi,
14:22soit les plages ou soit la forêt amazonienne ?
14:25Alors, j'étais juste à la frontière.
14:27Je n'ai pas poussé jusqu'à la plage
14:29parce que mine de rien, il y avait quand même
14:31un peu de route avec les enfants
14:32et il y avait Chiara qui était en bas âge.
14:34Donc, on n'a pas poussé,
14:35mais on a été à la frontière.
14:37Et puis, pour là, il y a la forêt qui n'est pas loin.
14:39La forêt n'est jamais loin,
14:40de toute façon, entre la Guyane et le Brésil.
14:43Après toutes ces expériences,
14:4518 ans de carrière quand même,
14:47qu'est-ce qu'il fait qu'on se dit
14:49ou qu'on décide d'arrêter ?
14:50Il y a un moment où on se dit qu'on arrête ?
14:55C'est l'accumulation aussi de la famille qui grandit.
15:00À un moment donné, on fait un petit peu le point aussi.
15:02On se dit qu'est-ce que j'ai loupé ?
15:04Qu'est-ce que j'ai pu faire avec les enfants ?
15:06J'avais quand même loupé pas mal de choses.
15:07J'ai même réussi à louper le mariage de mon frère.
15:09Je me suis dit qu'à un moment donné,
15:11ça m'avait mis un petit stop, ces choses-là.
15:14Et puis, le séjour que j'avais demandé,
15:18je n'ai pas eu forcément ce que je voulais.
15:19J'ai eu la Guyane, même si j'ai bien aimé.
15:21Je me suis dit qu'après 15 ans de service,
15:24je n'ai pas forcément eu non plus ce que je demandais.
15:27Je me suis dit que c'est le moment de quitter.
15:31Ce n'est pas évident, en vrai, dans une carrière,
15:37quand on se dit qu'on se donne, on se donne, on se donne.
15:40Et puis, des fois, c'est vrai qu'on attend des choses.
15:43C'est normal.
15:44Je pense que c'est humain.
15:45Et puis, on ne les a pas.
15:46Et puis, à chaque fois, ça nous met un petit coup d'arrêt.
15:48Un petit coup d'arrêt.
15:48Et puis, peut-être que c'était le coup d'arrêt de trop, la Guyane.
15:52Et je me suis dit, bon, c'est bon, Chiara est née.
15:56C'est la dernière fois, je pense, que je pars en mission.
16:01Et puis, retour en métropole.
16:03Et puis, j'arrête.
16:04Et du coup, ça a dû changer au niveau du quotidien ?
16:08Oui.
16:08Je suis plus présent.
16:10Ma femme, je la vois tous les jours.
16:13Donc, oui, déjà, ça ne m'était jamais arrivé de ma carrière.
16:16Non, non, c'est bien.
16:17Mais là, je n'ai que les bons côtés, je trouve.
16:20J'emmène les enfants à l'école.
16:21C'est pareil, je n'avais jamais pu faire.
16:24Je ne loupe pas de Noël.
16:26Là, Noël, je savais que j'étais là.
16:28Les vacances, on peut les prévoir.
16:30Parce qu'en compagnie de combat, on ne peut pas forcément prévoir nos vacances.
16:33C'est le rythme de la compagnie.
16:35Donc, il y a plein de choses comme ça.
16:36Mais ce ne sont que des petites choses qui pourraient paraître anodines pour certains.
16:39Mais pour moi, je peux planifier, en fait.
16:43Et quand on parle de planifier et de vivre de nouvelles aventures,
16:48c'était vers 2019-2020, on se lance sur TikTok, finalement.
16:53C'est ça, oui.
16:54Les réseaux, ça commence en 2019 pour Fanny.
16:56Moi, je rejoins en 2020.
16:58Concept famille, concept couple.
17:02Et puis, avant de mettre l'armée sur les réseaux,
17:04avant d'avoir l'aval de l'armée
17:06et de mettre des vidéos pour en 2021 sur l'armée.
17:12Donc, oui, voilà, ça fait déjà six ans.
17:14Et qu'est-ce qui fait qu'on se décide à se lancer sur les réseaux,
17:20sur un réseau comme TikTok,
17:21qui, on va dire, en 2020, était encore nouveau, entre guillemets,
17:26pour, je dis, en tout cas dans l'hexagone ?
17:29Oui, oui, c'était nouveau.
17:32TikTok était nouveau.
17:34Après, c'est Fanny, moi, qui a insisté.
17:36Elle m'a dit, tu vas voir,
17:37ça, c'est vraiment un réseau où tu peux développer quelque chose, etc.
17:42C'est vrai, on est vraiment en immersion, c'est ça qui est beau.
17:46Oui, voilà, TikTok, pour elle, c'est un réseau
17:50où on pouvait faire des trucs sympas, rigoler en couple.
17:53Parce qu'au début, c'était vraiment couple.
17:55Et puis après, on s'est dit, bah, on va faire des vidéos en couple
17:58alors que les enfants étaient à côté.
18:00On les mettait un peu de côté.
18:01On dit, bah, on va faire en famille.
18:02Ça n'a pas de sens.
18:04Et puis, du coup, on a fait des vidéos en famille.
18:06Et puis, voilà, c'est comme ça que ça s'est fait.
18:08Tout est grâce à Fanny, en fait.
18:10Au début, on disait, c'était souvent des sons qu'on prenait.
18:14Oui, avant, oui.
18:15Qu'on faisait ça.
18:16Et ça a évolué petit à petit, les conduits.
18:20Comment, du côté de la famille, on a vu tout ça,
18:22cette évolution de passer d'un certain type de contenu
18:26jusqu'à un contenu aujourd'hui ?
18:28Ça se fait comme ça, en fait.
18:29On ne réfléchit pas.
18:30En fait, on a toujours fait ce qu'on aimait.
18:34Donc là, on aimait bien faire caler des vidéos sur les voix.
18:38Voilà, ça faisait voix off.
18:40Et puis, c'était la mode aussi avant des réseaux.
18:44Après, ça s'est développé.
18:45Puis nous, à un moment donné, on tournait un peu en rond là-dessus.
18:47Mais on s'est dit, moi, je me suis dit, on va écrire nos sketchs.
18:50On va faire des sketchs.
18:51Puis sketch famille, sketch couple.
18:53Et puis voilà, on va développer comme ça.
18:55Et donc, petit à petit, ça a développé vers l'armée.
18:59On voit du contenu de plus en plus, soit au sein du deuxième RIMA,
19:05soit sur d'autres lieux, on va dire.
19:10Donc, il y a eu l'aval qui a été obtenu via l'armée de terre.
19:15Du coup, qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
19:19Quel type de contenu vous proposez pour ceux qui ne vous connaîtraient pas ?
19:24Bon, forcément, j'ai fait 18 ans en compagnie de combat.
19:26Donc, moi, je propose du contenu militaire qui est axé sur l'armée.
19:33Mais compagnie de combat, régiment d'infanterie, voilà.
19:35Ça, globalement, tout le temps que j'étais à l'armée, ça s'est passé comme ça.
19:38Ensuite, après, on a mis en avant, j'ai travaillé avec l'armée de ta recrute.
19:43Donc là, c'était, oui, dans un cadre de recrutement, mais pas forcément.
19:45Moi, je n'ai jamais eu ça dans un cadre de recrutement.
19:47C'était montrer de nouvelles choses que je ne connaissais pas forcément dans le milieu militaire.
19:51Mais j'avais quand même, je pensais que j'étais quand même suffisamment crédible pour en parler.
19:57Donc, voilà, j'en ai parlé sur les raisons.
19:59Et est-ce qu'il y a des projets à l'avenir, justement ?
20:01Oui, il y en a plein.
20:03J'imagine.
20:04Mais j'en ai plein.
20:05Mais après, bon, voilà, je veux développer le format long.
20:08Parce que je ne suis que sur le format court.
20:09Je veux développer des immersions sur ma chaîne principale, mais notamment sur YouTube.
20:16Voilà, bon, voilà, il y a le livre, forcément.
20:19En fait, il y a plein de choses que je veux faire.
20:22En priorité, c'est vraiment de développer ce format long YouTube.
20:25Des gens qui travaillent pour le drapeau toute l'année.
20:27Montrer le côté humain qu'on ne voit pas forcément avec la police, gendarmerie, les pompiers.
20:33Et voilà, tous ceux qui travaillent vraiment, les forces, les mettre en avant, rigoler sur le côté où on peut,
20:39coulisses.
20:39Et le côté opérationnel, voilà, apprendre des choses aux gens, comme on peut voir.
20:44Moi, j'aime bien mêler les deux, en fait.
20:46Je pense qu'on peut tout amener.
20:47On peut passer plein de messages avec l'humour.
20:48Donc, pédagogie et l'humour.
20:50Exactement.
20:51Et dans le livre, on retrouve un petit peu tout ça.
20:53Parce qu'il y a de la pédagogie, il y a un peu d'humour aussi.
20:56On voit dans des petits apartés.
20:58On brise le quatrième mur.
20:59Je ne spoil pas trop, mais voilà, j'aime bien m'adresser directement au lecteur.
21:03Soit pour expliquer des choses, soit pour faire des blagues.
21:06Mais c'est important, justement.
21:07C'est un peu, comme on dit, le lien armée-nation.
21:10C'est comme ça que je l'ai vu.
21:13Je voulais vraiment que les gens apprennent quelque chose.
21:15Il y a des civils qui vont lire ce livre, forcément.
21:17Il n'y a pas tout que l'armée.
21:18Et je voulais vraiment qu'ils comprennent, voilà, comment nous, la réflexion qu'on a,
21:23les termes qu'on emploie.
21:27J'explique parfois pourquoi on fait ça.
21:29En tout cas, dans quelle mesure, voilà, les actions pour lesquelles j'ai effectué des choses.
21:40Je les explique.
21:42Et voilà.
21:44Et pour terminer, en quelques mots, face caméra,
21:49quels mots vous pourriez dire pour acheter le livre et puis un peu teaser tout ça ?
21:55Ben voilà, le livre, c'est complètement une autobiographie,
21:58même si de base, c'était vraiment ma carrière militaire.
22:01Et j'ai essayé de montrer, voilà, mon enfance, pourquoi je suis rentré justement à l'armée.
22:07L'armée, il y a le quotidien que les militaires voient dans la vie de tous les jours.
22:12Et il y a le côté aussi opérationnel des actions qu'on a ponctuellement dans une carrière
22:18ou des fois qu'on n'a pas, mais qu'on attend.
22:20Et puis, il y a une particularité aussi dans ce livre, c'est que comment je suis venu à l
22:24'influence.
22:26Parce que ça, c'est vrai que l'armée n'était pas sur les réseaux avant.
22:29Et donc voilà, j'ai voulu montrer comment ça avait été appréhendé du côté de l'armée
22:34et de quel œil ils ont vu le chef PEPER sur les réseaux.
22:39Voilà.
22:39Donc, si vous voulez apprendre des choses et que vous me suivez, notamment sur les vidéos, n'hésitez pas.
22:44Et c'est disponible ?
22:46C'est partout en librairie, Cultura, la FNAC, voilà, sur Internet, sur les sites Amazon, etc.
22:53Et justement, sur Internet, pour ceux qui ne connaissent pas encore, on vous retrouve où ?
22:57Alors, c'est Chef PEPER sur TikTok, Instagram, YouTube, Facebook, Snapchat, on est partout.
23:05C'est Chef PEPER ou Levilone Family.
23:07Voilà.
23:08Levilone Family, avec les deux termes, on me retrouve forcément.
23:13Eh bien, merci.
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